Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

Septembre 2011 : L'édition Deluxe d'Incantations avec le remixe de l'album de 1978, des raretés ("Pipe Tune") ainsi que des extraits inédits est sortie. Dans une interview donnée au site Drowned in Sound, Mike indique qu'il a commencé à travailler sur les remixes de Platinum et que son "grand projet" sera le mix 5.1 d'Amarok.

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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /Jan /2008 20:00
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Bonne année 2008 à tous les lecteurs habitués ou occasionnels de mike-oldfield.net !

undefined L'année 2008 promet d'être riche pour les fans de Mike Oldfield, puisque le vingt-troisième album du musicien, Music of the Spheres, devrait sortir avant la fin de l'hiver, à une date précise qu'il reste encore à guetter (en principe vers la mi-mars mais la sortie pourrait être anticipée à fin février).

Mike Oldfield avait indiqué en 2007 envisager une tournée européenne avec un orchestre pour porter son oeuvre dans des salles de concert de taille moyenne. Différentes rumeurs ont été relayées sur le blog espagnol et dans le fanzine allemand Hiawatha II. Un concert de lancement aurait été envisagé un temps en Espagne. Mike Oldfield aurait également pris des contacts pour organiser une tournée. Il convient donc de guetter d'éventuelles dates de tournée en 2008, en gardant à l'esprit que Mike Oldfield a souvent annoncé de tels projets sans les concrétiser dans les années 1987-2000.

Il faudra également porter attention aux éventuelles interviews que Mike donnera en 2008 pour savoir si les changements importants opérés dans sa vie en 2007 (départ du Royaume-Uni, vente d'une grande partie de ses instruments) correspondent à un virage musical voire à une semi-retraite du musicien.

Rappelons aussi que 2008 correspond aux 35 ans de Tubular Bells ! Se souvenir que Tubular Bells III est sorti il y a déjà dix ans ne rajeunit personne ! L'album Children of the Sun est sorti il y a quarante ans, et Mike Oldfield fêtera ses 55 ans en mai prochain...

En ce qui concerne ce blog, l'année 2008 devrait voir la poursuite des articles biographiques qui aborderont la riche période 1973-1975. Quelques albums seront chroniqués en détail, quelques articles et interviews supplémentaires traduits (notamment la tourographie qui sera poursuivie). Je vais essayer de continuer à ouvrir ce blog à des contributions extérieures et essayer de continuer à maintenir un rythme de publication d'au moins un article par mois, ce qui est la principale difficulté pour votre serviteur compte tenu de mes priorités familiales et professionnelles !




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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /Déc /2007 09:00

La hotte du Père Noël est garnie cette année de nouvelles photos de l'ami Yannick !




Le concept Night of the Proms est de faire se rencontrer la musique classique et d'autres genres de musique, tels que le rock, le rap... L'orchestre de la tournée se produit dans plusieurs pays d'Europe avec, à chaque fois, des artistes nationaux en invités vedettes. Ces derniers peuvent être aussi bien des gloires actuelles que passées.

En 2006, la tournée allemande a vu avec grand bonheur la participation de Mike Oldfield en invité vedette. La tournée s'est déroulée dans 13 villes différentes en 18 dates. Mike y a joué des morceaux choisis parmi ses plus grands succès, à savoir des extraits de Tubular Bells et Ommadawn, Moonlight Shadow, To France et Shadow on the Wall.

Je me suis personnellement rendu à deux concerts, celui de Stuttgart et celui de Francfort, où j'ai remarqué que la popularité de Mike en Allemagne était intacte.

Ce concept a rencontré un succès énorme et tous les concerts se sont produits devant des salles combles de plus de dix mille personnes !

Un DVD regroupant quelques prestations des concerts vient de paraître. On peut y retrouver le Tubular Bells joué par Mike ! Il s'agit du DVD n°2 présenté à http://www.notp.com/france/dvd

                                                                                                             Yannick


Clic droit + Enregistrer la photo sous... pour enregistrer les images en meilleure résolution !

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Lire également :
Le collectionneur et son joyau
Programme du festival de Knebworth - 1980

Note de Nicolas : où l'on retrouve la Fender Stratocaster que Mike a vendu en décembre (on reconnaît bien les éraflures de la laque rouge).
Par Nicolas - Publié dans : La collection de Yan
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 23:00

Un petit nombre de morceaux de Mike Oldfield est associé à l'esprit de Noël. Parmi ceux-ci, le plus connu est sans contexte le petit instrumental In Dulci Jubilo.

Ce cantique de Noël est attribué, selon les disques de Mike Oldfield, à R.L Pearsall (généralement) ou à Bach (sur The Platinum Collection).


Aux origines

In Dulci Jubilo ("dans une douce joie") est à l'origine un cantique qui date du XIVe siècle. Il aurait été écrit en 1328 par le moine allemand Henrich Suso qui l'aurait entendu entonné par des anges. La première trace écrite de ce morceau remonte à 1400 environ en Allemagne et à 1540 environ en Angleterre. Plusieurs compositeurs –surtout allemands– ont repris ce morceau, notamment Buxtehude, Praetorius et Jean-Sébastien Bach (Prélude pour orgue BWV 729).
 

Version de Michael Praetorius (1571-1621), texte en latin et allemand

In dulci jubilo,
nun singet und seid froh!
Unsers Herzens Wonne
leit in præsepio
und leuchtet als die Sonne
matris in gremio
Alpha es et O
(x2)

Le compositeur britannique Robert Lucas de Pearsall (1795-1856) en fait une adaptation et une traduction en anglais en 1837 (à partir d’une version de 1570), à une époque où les anglais dépoussièrent tout une série de cantiques de Noël du moyen-âge.


Version de R.L. Pearsall, texte en latin et anglais

  
In dulci jubilo,
Let us our homage show!
Our heart's joy reclineth
In praesepio
And like a bright star shineth
Matris in gremio
Alpha es et O!


L'arrangement de Mike Oldfield

C’est sur cette adaptation de Pearsall que s’est basé Mike Oldfield pour enregistrer, avec le flûtiste Leslie Penning, une première version d’In Dulci Jubilo, en novembre 1974, au Beacon (sa petite maison dans le Herefordshire), peu après que Virgin lui ait fait installer un studio à domicile.

Le morceau a certainement été enregistré en même temps que Don Alfonso, ce dernier étant sans doute une commande de Virgin pour qu’un titre d’Oldfield soit présent sur une compilation qui devait sortir en début d’année 1975.

La compilation V sort en janvier 1975 et contient la version dite "longue" de Don Alfonso. Une version courte est mixée pour une sortie en 45 tours, pour lequel In Dulci Jubilo est prévu en face B. Ce même mois de janvier 1975, Mme Maureen Oldfield, mère du musicien, décède subitement à Harold Wood. C'est à ce titre que la mention « For Maureen » est ajoutée au titre de la face B, une dédicace qui se veut un hommage.


don-alfonso-uk.jpg


Tout au long de cette année 1975, Mike Oldfield travaille sur l’enregistrement d’Ommadawn, qui sort à la fin octobre. C’est très probablement Virgin qui encourage Mike Oldfield (alors la locomotive du label) à remixer une nouvelle version d'In Dulci Jubilo pour le sortir en vue des fêtes de fin d’année. De nouvelles pistes sont enregistrées au Manoir (probablement le synthétiseur et le kortholt de Leslie Penning), un nouveau mixage est réalisé et le nouveau 45 tours est sorti le 14 novembre 1975. Un vidéo-clip apparemment filmé à Througham suivra peu après.

Cette nouvelle version d'In Dulci Jubilo est aujourd'hui un classique de Mike Oldfield. Le titre est reparu sur de nombreux supports (EPs, coffrets, compilations) et c'est, avec Portsmouth, le morceau le plus fréquemment trouvé sur les compilations de Mike Oldfield.


Les deux versions

Les deux versions ont le même tempo et répètent toutes les deux dix fois le même couplet musical. Leur construction et les instruments qui s'y succèdent sont cependant lègèrement différents.

Le morceau In Dulci Jubilo (For Maureen) dure 2’45 environ.
Dans les trois premiers couplets s’entremêlent deux flûtes jouées par Les Penning sur un piano rythmique joué Par Mike Oldfield.
Dans le 4e couplet s'ajoute une troisème flûte plus basse.
Dans le 5e couplet,  la caisse claire (snare drum) de William Murray fait son entrée.
Dans les 6e et 7e couplets, Mike Oldfield déroule un solo de guitare sur deux couplets, dans la veine de ce qu’il fera sur Ommadawn (sans doute joué sur sa première Gibson SG).
Les 8e et 9e couplets sont tout à fait spécifiques de cette première version : le piano disparaît et l'on entend un son de guitare électrique affaibli et la caisse claire.
Dans le 10e et dernier couplet, tous les instruments reviennent et est reprise la deuxième partie du solo de guitare.


Neuvième couplet d'In Dulci Jubilo (For Maureen)
 
Le morceau In Dulci Jubilo (remixé) conserve le même tempo et le même nombre de couplets que la version antérieure, mais est rallongé de six secondes par une introduction à la guitare acoustique, d'où sa durée de 2'51 !
On arrive bien à suivre les allées et venues des différents instruments grâce au vidéo-clip tout à fait particulier de cet instrumental, où chaque instrument occupe un petit carré dans une partie de l'écran !

IDJ.jpg

Le 1er couplet expose la base piano / flûte / guitare acoustique / basse.
Le 2e couplet y ajoute un kortholt (instrument à vent proche du cromorne).
Le 3e couplet substitue au kortholt un synthétiseur et une seconde flûte.
Dans le 4e couplet, le synthétiseur, la seconde flûte et le kortholt jouent de concert.
Dans le 5e couplet, le kortholt ressort et entre la caisse claire de William Murray.
A cheval sur les 6e,7e et 8e couplets, un solo de guitare (rallongé par rapport à la version antérieure) remplace les flûtes.
Dans le 9e couplet, la guitare sort et l'on entend les flûtes, le kortholt, les synthétiseurs, la batterie et des percussions,
Dans le 10e couplet, le milieu du solo de guitare est repris et se superpose aux flûtes. 

Cette deuxième version se caractérise par un miaulement de chat que l'on entend dans les dernières secondes (voir la fin de cet article) !
 

Les supports
On peut maintenant facilement comparer les deux versions, puisque l'une est incluse dans la réédition Deluxe d'Hergest Ridge, l'autre dans la réédition Deluxe d'Ommadawn, toutes deux sorties en 2010 !
Outre dans Boxed et dans la plupart des compilations parues depuis, la deuxième version d'In Dulci Jubilo est également parue sur trois supports, tous sortis à l'approche des fêtes de fin d'année :


In Dulci Jubilo

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Paru le 14 novembre 1975
La face B difère selon les pays : On Horseback  a été face B en général, sauf au Canada (un extrait d’Ommadawn) et surtout en France (version remixée inédite de la fin de la part 1 d’Ommadawn).


Take Four

take4.jpg

Paru le 1er décembre 1978.
Ce Maxi de 4 titres contient PortsmouthIn Dulci Jubilo, le rarissime Wrekorder Wrondo et The Sailor's Hornpipe.
 
The Mike Oldfield Christmas EP

ChristmasEP.jpg
Paru le 19 novembre 1993
Ce Maxi CD sorti la même année que le coffret Elements (et en partie pour en assurer la promo) contient In Dulci Jubilo, une version courte de Wonderful LandPortsmouth et l'inédit Vivaldi Concerto In C.
Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 23:58

Si l'actualité musicale de Mike Oldfield  est marquée cet automne par des atermoiements (report de la sortie de son prochain album), ce n'est pas le cas de sa vie personnelle. Et les deux évènements ne sont pas sans rapport. Il est donc temps de faire le point sur les évènements de ces derniers mois. 

MikeOldfield-Sunday-Times.jpg

En octobre 2007, Mike Oldfield a annoncé son nouveau départ du Royaume-Uni pour l'Espagne et mis en vente sa maison du Gloucestershire. Dans un entretien pour This is London publié le 12 octobre, il a exprimé son ras-le-bol des interdictions et précautions croissantes en Angleterre, en particulier des restrictions frappant les fumeurs et de la multiplication des caméras. Dans un autre entretien, paru le 28 octobre dans le Sunday Times, il a relativisé ses propos précédents et précisé que l'élément de décision principal était sa recherche d'un climat plus présent "je ne pense pas que je pourrais vivre dans un climat froid de nouveau. Cela affecte mon humeur tout entière."

Ces annonces avaient été précédées de peu par l'annonce du report de la sortie du nouvel album, qui de novembre 2007 a été repoussée d'abord à janvier 2008 puis au mois de mars...

La raison initialement invoquée était la prochaine naissance du septième enfant de Mike et Fanny Oldfield, attendue pour la fin d'année 2007. Apparemment, Fanny attend un garçon qui sera appelé Eugène. Mike Oldfield souhaiterait rester près de sa famille et ne pas s'engager dans la promotion d'un nouvel album au même moment. Cela se comprend évidemment.


Roland-GP-8.jpg


Cependant, l'évènement était sans doute prévisible depuis un moment, et c'est probablement tous les autres changements de la vie de Mike Oldfield qui restreignent sa disponibilité en cet automne-hiver 2007. En effet, non content de quitter l'Angleterre pour de bon (en 1996, Mike s'était installé à Ibiza sans vendre sa propriété anglaise), Mike semble décidé à mettre un grand coup de balai dans son passé. Il s'est débarrassé d'un grand nombre de ses vieux équipements qui ont été depuis mis en vente sur ebay (sans doute des affaires non déballées lors de son déménagement précédent) et a également mis en vente son piano Steinway et son glockenspiel.

Lot #77: Glockenspiel A 3-octave glockenspiel d'orchestre ; propriété de Mike Oldfield. £500 - £700

Lot #118: Steinway No 137655 (vers 1910) Un modèle B de piano à queue de 6 pieds 11 pouces utilisé par Mike Oldfield dans ses enregistrements de 1987 à 2007. £8,000 - 12,000


Mise à jour du 13/12/2007

A peine avais-je posté cet article qu'une nouvelle plus étonnante est tombée via le site de Chandlers Guitar : Mike met en vente trois nouveaux instruments : 
- une guitare Ramirez relativement récente (1999)
- sa mandoline de la fin des années 70 que l'on voit dans le Live à Montreux (1981)

Mandoline3.jpg

- et surtout, ce qui était réputé être sa guitare favorite (!), la Fender Stratocaster "salmon pink" qui était une de ses guitares emblématiques depuis plus de vingt ans, et qu'il avait encore utilisé récemment dans la tournée Night of the Proms...

Strat.jpg


Mike Oldfield avait déjà vendu de la même sorte une dizaine de ses guitares en 2006, mais celle-ci semblait aux fans un instrument inséparable du musicien, un rêve de gosse qu'il s'était offert après le succès de Moonlight Shadow. Inutile de préciser qu'une certaine tristesse et de l'inquiétude planent sur les forums de discussion anglais, allemands et espagnols...


Il ne reste plus qu'à espérer que ce nouveau départ d'Angleterre à l'occasion duquel Mike largue décidément beaucoup d'amarres soit aussi un nouveau départ musicalement plutôt que ce qui ressemble de plus en plus furieusement à une sorte de retraite...


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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 09:00

Le Mike Oldfield Music Reference Guide est un guide établi par Chris Kimber, traduit pour ce site avec l'autorisation de son auteur.

Chris Kimber, dipômé de la Guildhall School of Music, est un compositeur (voir son
site personnel) né en 1972, dont le parcours musical a été influencé par Mike Oldfield, découvert lors de son adolescence.


Ce guide référence des moments intéressants de la musique de Mike et comprend plusieurs parties qui couvrent les reprises qu'il a fait de lui-même et d'autres compositeurs, les liens entre les morceaux, les erreurs et d'autres détails intéressants qui ne sont pas facilement audibles.

Quand c'est approprié, les temps des versions CD ont été utilisé pour permettre à l'auditeur de  s'y retrouver facilement et rapidement. La musique concernée par ce guide n'est que ce qui a été publié officiellement, et ne comprend pas les vidéos, pirates ou les promos rares, etc.

Bien que certains de ces points peuvent faire l'objet de débats, ce guide est fait dans l'optique de trouver des détails et de décider par soi même s'ils sont pertinents ou pas.

Chris K.


Note : La version reprise ici est la version 1.6, disponible également (en anglais) sur tubular.net.
L'auteur ne l'a pas mise à jour depuis plusieurs années, les derniers albums ne sont donc pas présents dans ces grilles.



    Reprises   

1. La suite d’accords de Tubular Bells part 2 pendant le passage du Piltdown Man (l’homme des cavernes) est utilisée comme riff dans le passage de fuzz guitar d’Hergest Ridge part 2. 
[14’29] dans TB part 2

[11'58] dans HR part 2


2. L’introduction de Tubular Bells s’est glissée au début de la chanson Five Miles Out
[00'00] - TB Part 1
[00'10] - FMO


3. Pendant le solo du concert de Tubular Bells part 1 dans l’album Exposed, le solo reprend des passages d’Hergest Ridge et d’Ommadawn
[10'53] à [11'17] – TB Live
[11'23] - HR
[06'11] - Ommadawn


4. Le riff de basse à la fin de Tubular Bells est repris dans Charleston dans l’album Platinum.
Merci à Adam Cohen
[17'23] - TB
[02'07] - Charleston


5. Le thème "Horseback" utilisé dans la chanson située à la fin d’Ommadawn part 2, que Mike avait à une occasion évoqué sous le nom de « air de promenade », apparaît plusieurs fois dans sa musique.
[0'00] - On Horseback (soit [13'56] - Ommadawn part 2)
[11'58] - HR part 2
[04'40] - First Excursion
[07'24] & [07'43] - Taurus 1 
et sans doute d’autres encore...


6. La ligne de basse dans Incantations part 4 dans le passage avec les Marimbas est reprise dans Taurus 1 (QE2). Cependant, l’idée de cette ligne de basse est également évidente dans Hergest Ridge
[03'00] - Incantations part 4
[03'34] - Taurus 1
[02'38] - HR


7. Le solo au synthétiseur dans Conflict (QE2) est réadapté au début d’Orabidoo (Five Miles Out). 
[02'02] - Conflict

[00'54] à [01'20] - Orabidoo


8. Un des nombreux thèmes d’Amarok s’entend très clairement dans She Moves Through the Fair (Voyager). Il est interprété au violon du côté droit. 
[37'54] - Amarok (par exemple)
[03'15] - She Moves Through the Fair

9. Un autre thème d’Amarok sert de base à la mélodie de Let There Be Light (TSODE). 
[08'37] - Amarok, à la flûte

[09'44] - Amarok, à la guitare électrique
[00'10] - LTBL, bien que cette mélodie apparaisse plusieurs fois tout au long de l’album.


10. Le thème de The Wind Chimes (Islands) est repris dans Amarok
[00'13] - TWC part 1
[12'45] - Amarok, avec une harmonie différente

11. Pendant Conflict (QE2) le synthétiseur reprend le dernier mouvement (appelé Badinerie) de la Suite No. 2 en Ré Mineur, BWV 1067, de J.S. Bach. 
[01'07] - Conflict
[11'58] dans HR part 2
 

12. Dans Incantations part 3, par dessus le long solo de guitare, on peut entendre le thème de Hergest Ridge part 2 joué très lentement sur des cordes aiguës. Bien que non identique, il suit les même mouvements de haut en bas. 
[03'15] - HR part 2, au chant

[02'34] - Incantations part 3


13. Une partie du solo de guitare de Incantations part 3 est réutilisé comme intro de Punkadiddle (Platinum). 
[03'54] - Incantations part 3

[00'00] - Punkadiddle


14. Pipe tune (Face B de Cuckoo song) reprend un thème de Incantations
[02'38] - Incantations part 1 (mais aussi à sa fin)
[02'48] à la fin - Pipe Tune
 

15. Pendant le solo de Guilty en concert (Exposed), deux passages de Incantations sont repris. 
[04'05 à [04'27] - Guilty
[11'24] - Incantations part 3
[09'41] - Incantations part 4
 

16. Dans Music For The Video Wall (Face B de Magic Touch), il y a une reprise du début d’Evacuation de The Killing Fields – avec le même son de Fairlight.. 
[02'26] - MFTVW
[00'00] - Evacuation
 

17. Et puisque il est question des reprises, dans les paroles de No Dream dans Heaven’s Open, deux titres de chansons de Mike sont cités - Shadow on the Wall (Crises) et The Time Has Come (Islands). Après SOTW, il y a même un son de guitare heavy proche de celui de la chanson originale. 
[01'49] - No Dream (SOTW)
[02'00] - No Dream (TTHC) 


Voir des reprises supplémentaires dans cet article.

 
     Liens     

Ici sont indiqués les endroits où Mike a réutilisé une idée plutôt qu’effectué une reprise directe. Ca peut être, par exemple, une simple similitude mais j’ai pensé que ça valait le coup de les relever. J’aurais pu inclure TB / TB2 mais cela aurait été trop évident – donc je ne l’ai pas fait ! 
1. Bien que pas à la note près, il y a une référence à Crises dans The Wind Chimes part 2
[00'37] - Crises, ici dans le style de TB.
[15'42] - TWC
2. Presque une reprise directe du riff du passage de fin de Tubular Bells dans The Wind Chimes part 2.
[17'23] - TB
[17'44] - TWC
3. Une idée rythmique est utilisée dans Sentinel (Tubular Bells 2) de la même façon qu’elle l’était dans Crises.
[00'37] - Crises
[00'34] - Sentinel 
Le rythme étant 0-0-00-0-0-00-0-
4. Un groupe de 5 notes montantes est présent dans Incantations, Pipe Tune et Only Time Will Tell (The Songs of Distant Earth)
[00'00] - I part 2 [01'05 - I part 1, par exemple.
[00'27] - Pipe tune
[02'12] - Only Time Will Tell
5. Une suite d’accord apparaît plusieurs fois dans la musique de Mike, sous toutes les clés possibles, par exemple Sol mineur, Fa, Ré mineur 7, (parfois Mi), Sol mineur.
Exemples: TB part 2 – Le solo de guitare avant le Sailor’s hornpipe (voir aussi liaison #7)
HR, solo de hautbois
Guilty est également basé sur ça bien qu’il y manque l’accord Fa et la fin du Ré majeur.
[09'18] - Orabidoo
Autres exemples : Only Time Will Tell, Northpoint, Jungle Gardenia
6. Le thème d’Incantations est préempté dans "First Excursion" (Boxed
[4'05] - First Excursion

Incantations, partout !
Il a été également souvent réemployé dans Platinum, par exemple : [01'05] à [01'38] - Charleston, au piano

Il est également repris pendant la reprise de TB (cf. Reprises #4) donc c’est que deux morceaux sont repris en même temps !!
7. En voici maintenant un qui est extraordinaire.Bien que ce ne soit pas un dsique de Mike Oldfield, le morceau Why Are We Sleeping de l’album "BBC Radio 1 Live in concert Kevin Ayers" préempte à la fois le passage final de Tubular Bells, et le contenu harmonique d’Incantations. Je ne peux que supposer que Mike a écrit ces parties de la chanson d’Ayers, sinon Ayers se serait plaint !
TB part 2, passage de solo de guitare (avant le Sailor’s hornpipe)
[05'07] à [08'48] - Why Are We sleeping
L’ouverture de WAWS fait vraiment penser à Incantations.
8. Orabidoo et Taurus 2 sont bien sûr très similaires – étant du même album – mais c’est inhabituel pour Mike de se copier lui-même si précisément dans deux différents morceaux.
Le passage de "fugue"
[07'00] - Orabidoo

[02'00] - Taurus 2

et le passage de [07'50] à [08'33] dans Orabidoo est pratiquement identique au passage de [02'18] à [03'03] dans Taurus 2 (bien que dans Taurus 2 il soit un peu plus lent et surtout plus court !)
 
 
    Erreurs       
Ici sont indiqués les endroits où quelque chose s’est mal passé ! Mike est bien sûr quelqu’un de très attentif en studio mais parfois les choses vont de travers. Ici j’ai relevé les endroits où je pense qu’il y a des erreurs dans l’interprétation ou plus souvent dans le mixage et l’édition.
1. Dans Hergest Ridge part 1, il y a quelque chose qui me fait penser à un raccord louche (quand deux segments de musique mixée sont collés ensemble). Cela est trahi par la perte de définition dans le son de guitare.
[11'26] - HR
2. Pendant Incantations part 2 il y a un tremblement qui laisse croire que le master a collé très brièvement pendant le mastering.
[[00'58] - Incantations part 2
3. Dans Tubular Bells part 1, pendant le morceau au grondement grave, la contrebasse du côté gauche disparaît pendant un instant –revient– et disparaît de nouveau. C’est probablement à cause du trop fort remplissage des pistes alors qu’ils essayaient d’enregistrer autant qu’ils pouvaient et quelqu’un a dû appuyer sur « enregistrement » trop tôt ! 
[07'37] - TB part 1 (côté gauche)
4. Une paire de tops fantômes sont audibles dans Taurus 2 (Five Miles Out) ainsi que dans Wild Goose flaps its wings (Voyager)
[07'14] - Taurus 2 (merci Paddy!)
[03'32] - Wild Goose flaps its wings
5. Dans la partie aux cymbales « Hi-Hat » de Taurus 2 (Five Miles Out) il y a quelque chose qui ressemble à un "punch-in" louche (quand un enregistrement est commencé pendant une prise précédente)
[08'25] - Taurus 2
6. Il me semble qu’il y a une fausse note dans la "Double Speed Guitar" pendant la partie avec Viv Stanshall dans Tubular Bells part 1.
[21'37] - TB part 1
7. J’ai bien peur que ce soit un cas d’impression à travers (quand l’information sur la bande fuit sur la couche voisine) qui ait touché Incantations part 2. Le résultat est que l’on entend la musique avant qu’elle ne démarre - une sorte de pré-écho. 
[07'15] - I part 2
8. Un autre raccord peu soigné dans Hergest Ridge où nous perdons presque un demi temps.
Merci à David Porter.
[19'40] - HR
9. L’album Five Miles Out souffre de nouveau pendant Orabidoo quand une section de cordes se trouve disparaître et réapparaître de façon plutôt louche. Merci à Marcus pour me l’avoir rappelé!
Orabidoo – la section de cordes du côté gauche est coupée à [10'37] et revient à [10'50]
10. Edition numérique amusante dans la chanson Gimme Back (Heaven's Open). Je suppose que MO devait mixer deux prises ensemble, mais cela ne rend pas très bien.
Merci à Rory Ewins.
[01'53] - Gimme Back (I want my b-eat)
 
 
    Autres détails intéressants      
1. Dans Amarok, "Fuck off RB" est transmis en morse !
[[48'05] à [48'42] - Amarok, joué sur un son de cuivres aigus
2. A la toute fin de In Dulci Jubilo il y a un miaulement de chat ! Cela a été vérifié par Leslie Penning.
Merci à David Porter.
[02'48] - In Dulci Jubilo 

3. Un autre animal présent dans Taurus 2 !
[07'05] à [07'10] - Taurus 2 (des oies qui jacassent)
 



Quelques détails pourraient être ajoutés à cette liste de Chris Kimber, par exemple :

- le rire et le "Fuck off (?)" de Mike à la fin de "Music from the Balcony" dansHeaven's Open
- la référence à la Grande sarabande d'Haendel dans "Women of Ireland" dans Voyager
- les reprises de thèmes de morceaux "disparus" (Sally et Excalibur) dans d'autres morceaux
- la basse de TB dans"Angelique" dans Light+Shade...

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 23:43
Cette autre nouvelle rubrique aura pour vocation de présenter, à un rythme régulier, des captures et scans de pièces de la collection de Yannick, qui s'est présenté dans cet article.

Les images sont présentées à un format réduit, mais un clic droit + "Enregistrer la photo sous..." devrait vous la sauvegarder dans sa taille normale, soit une grande taille !




Knebworth-80.Portrait.JPG Le premier objet de ma collection présenté ici est le programme du festival de Knebworth qui s’est déroulé le samedi 21 juin 1980. On peut y voir, entre autre, une photo pleine page de Mike qui est rare, par le fait qu’elle soit en couleur. En noir et blanc, elle est très connue puisqu’elle a été utilisée sur le DVD Live at Montreux et sur le programme de la tournée EUROPEAN ADVENTURE TOUR de 1981. 

Je n’ai jamais vu cette photo en couleur ailleurs que dans ce programme. Ce concert a été filmé et est sorti en cassette VHS sous le nom The Essential, en 1980 et en DVD non officiel, sous le même titre, en 2004.

Ce programme est assez rare, bien que de nos jours, le mot rare n’a pas vraiment de sens avec internet.

                                                                             Yannick 


Knebworth-80.1.JPG

Knebworth-80.2.JPG

Knebworth-80.3.JPG
 
Knebworth-80.4.JPG

  Knebworth-80.Portrait.JPG

Knebworth-80.6.JPG


Seules les pages en rapport avec Mike Oldfield sont présentées ici.

 

Articles en rapport :

Tournées 1980

Le collectionneur et son joyau

Par Nicolas - Publié dans : La collection de Yan
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 23:25

Cela fait un moment que je souhaite ouvrir une rubrique pour interviewer des fans de Mike Oldfield, ou présenter des musiciens qui s'inspirent de Mike, ou tout simplement laisser la parole à certains des visiteurs de ce site (par le biais de rubriques de type sondages etc. quand j'aurai pris le temps de trouver des outils adaptés.

La tâche m'est pour l'instant facilitée par Yannick, qui m'a proposé de mettre en ligne des scans des documents qu'il collectionne et à qui je laisse le soin de se présenter lui-même dans cette nouvelle rubrique.

J'en profite pour saluer Jean-Jacques et Salocin, qui m'ont également fait parvenir des scans et des propositions de collaboration ces derniers mois, ainsi que mes vieux acolytes de la TML, Geinoh, Vinz et Sam.



Je m’appelle Yannick, j’ai 42 ans et je vis dans le canton du Valais au cœur des Alpes suisses.

J’ai découvert Mike en juillet 1981, lors de l’émission « Les Canards Sauvages » de la télévision suisse romande, émission qui correspondait aux « Enfants du Rock » en France. Le présentateur parlait d’un musicien anglais qui venait de cartonner au Montreux Jazz Festival. C’était ma première rencontre avec Mike Oldfield. J’ai eu comme un déclic, ou plutôt un coup de foudre. Le lendemain, je suis allé m’acheter le premier vinyle que j’ai vu de lui. C’était la compilation Music Wonderland, qui venait de paraître. J’ai eu la confirmation de ce que je pensais : la musique de ce gars là me plaisait vraiment.

Je l’ai vu pour la première fois en concert à Lausanne, en octobre 1984, lors de la tournée Discovery Tour. J’avais 19 ans. En tout, je l’ai vu 6 fois. En 1984, 1993, 1999, 2 fois en 2006 et en 2007.

2006 et 2007 furent des années extraordinaires. En décembre 2006, j’ai parcouru 1500 kms en voiture pour aller le voir jouer deux fois 20 minutes en Allemagne ( !) lors de la tournée Night of the Proms. J’avais même été tiré au sort pour le rencontrer, avec 34 fans allemands, dans son hôtel de Francfort. On était tous réunis, juste à côté de sa chambre, dans une salle spécialement réservée pour l’occasion….et il n’est pas venu. Il n’avait plus envie ; il était soi-disant malade. En mars 2007, je suis allé revoir le même concert à Madrid. J’ai été récompensé par le fait que je l’ai rencontré par hasard dans un shop de l’aéroport. Il m’a donné un autographe, mais ne m’a pas adressé la parole.

Mais le plus grand événement est arrivé en février 2006. Sur son site personnel, il avait annoncé qu’il vendait une partie de ses guitares. J’en voulais absolument une ! Tous les jours, j’allais sur le site de Chandler, un grand vendeur de guitares de Londres, pour voir la liste. La chance que j’ai eue était que j’étais derrière mon PC au moment où la liste a été mise à jour. J’ai donc été le premier à appeler Chandler, ainsi j’ai pu choisir laquelle je voulais. J’ai pris la Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1961, que l’on voit beaucoup dans les clips et reportages de 1975 à 1984. C’était une de ses  préférées, avec la Fender rouge qu’il possède encore maintenant. Cette Gibson est très célèbre et on peut la voir dans les clips Shadow on the Wall, In Dulci Jubilo, Five Miles Out….et le DVD Live at Montreux. Et elle a servi à l’enregistrement de l’album Ommadawn. 

Yan.JPG

J’ai reçu la guitare 10 jours après le paiement et quelques semaines plus tard, un certificat signé par la direction de Chandler et ….Mike lui-même. C’est chaque fois un rêve de la voir. Le comble est qu’il l’a utilisée lors de mon premier concert en 1984 et qu’il l’avait également avec lui à Villars-Sur-Ollon lors de l’enregistrement de l’album Discovery. Au fait, j’habite à moins d’une demie heure de Villars !

Je collectionne tout ce qui ce rapporte à lui. J’ai des vinyles, cds, dvds, laser disc, mini-discs, ddc, 8 pistes, tape 71/2, cassettes, revues, livres, pirates officiels et home made, posters, cadre, disque d’or, coffrets, photos…tout cela dans toutes les langues ! Ma préférence va aux anciennes revues et vieux journaux anglais. Je n’ai pas la plus grande collection du monde, mais je pense que personne ne l’écoute autant que moi ! 3 heures par jour ! Qui dit mieux ? Ma collection a augmenté rapidement dès l’arrivée d’internet dans ma maison !

Concernant mes albums préférés, je suis comme le 90% des fans ; ce sont les premiers albums qui sont pour moi les meilleurs. Mais j’adore aussi Amarok, par exemple. Tubular Bells n’est pas un album, c’est une œuvre !

 

                  Yannick

Par Nicolas - Publié dans : Mike Oldfield et son public
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 23:35
Boy Genius 'Not Broke' Shock
par Karl Dallas
 (Melody Maker, 29 décembre 1979)

Les choses ne sont pas passées dans la douceur pour Mike Oldfield. Il a perdu de l'argent avec ses tournées, a mis au rebut du matériel onéreux et a eu une querelle avec son label à propos d'un morceau d'un album. KARL DALLAS prête son épaule. 



TRENTE mille fans de Mike Oldfield ont une chance modérée de trouver à leur insu une pièce de collection –et, incidemment de participer par procuration à la récente paternité de Mike– s’ils achètent un exemplaire de son dernier album.
Mike-Molly.jpg Tout est parti d’une querelle entre Mike et son label Virgin au sujet du contenu de l’album. Dans sa forme initiale, le deuxième morceau de la deuxième face contenait un hymne légèrement mièvre mais authentiquement naïf à la gloire de l’inamorata de Mike (et la mère de Molly, sa fille nouveau-né), l’étonnamment belle Sally Cooper, dont la présence au service de presse de Virgin pendant plusieurs années était pour les journalistes une meilleure raison de se traîner jusqu’à Vernon Yard que la marque particulière d’ironie laconique de son chef Al Clark.
Un coup d’œil rapide aux paroles du refrain vont vous donner une idée de la saveur de la chose :
« Sally, je ne suis qu’un gorille / Oui je t’aime toujours plus / Même un singe de Manille / Ne pourrait me faire cesser de frapper à ta porte. »
En tant que couplet, vous devez admettre que cela tend à élever Pam Ayers au niveau de T.S. Eliot, mais ça a aussi la même sorte de charme gauche que cette version qu’il a fait de "The Spaniard that Blighted My Life"1, sans parler du passage « homme-singe » de Tubular Bells, des inspirations qui doivent autant au cycle maniaco-dépressif de sa pulsion créatrice que ses mélodies les plus mémorables. De plus, Mike chante les paroles lui-même, ce qu’il n’a pas fait sur un album depuis qu’il a célébré les joies de la vie chevaline à la fin d’ « Hergest Ridge »2 -et ça ressemblait plus à un grognement de Lee Marvin.
 

CEPENDANT, comme c’est l’habitude des maisons de disques, même avec des artistes qui ont posé les fondations de leur prospérité actuelle, Virgin ne se sentait pas très disposé à céder à Mike à propos du morceau, et une longue dispute s’est ensuivie, qui à un moment a menacé de faire rater à l’album la période de ventes qui précède Noël.
lp-fr-back.jpg Pendant ce temps, les pochettes et les macarons devaient être imprimées, donc , pendant l’impasse, le deuxième morceau de la deuxième face portait le titre de la chanson originale, « Sally », et ils ont même pressé 30000 exemplaires de l’album avec la chanson initiale dessus avant que Mike ne cède, n’écrive une nouvelle mélodie –également appelée « Sally »3- qui aille avec la base rythmique d’Alan Schwartzenberg, la seule chose en commun sur les deux en dehors du titre.
Donc, de l’extérieur, il n’y a rien qui permette de distinguer les deux albums : ils ont tous la même pochette et les mêmes macarons. Mais si on lit le numéro de matrice gravé près du sillon de sortie, on voit que l’initial, comprenant « Sally » Mk I a le numéro V2141-B-1, tandis que la version approuvée par Branson, avec "Sally" Mk II, est numérotée V2141-B-3 (ce qui me suggère soudain, au fait, qu’il pourrait bien y avoir une deuxième version quelque part, numérotée B-2).
 

POURQUOI Mike, qui fut pendant plusieurs années une des étoiles les plus brillantes au firmament de Virgin, qui fut capable de les persuader à financer plus de la moitié des 500.000 Livres qu’a coûté sa dernière tournée, financièrement désastreuse4, se laisse-t-il malmener de la sorte ?
« Je trouvais que c’était charmant, » me dit-il. « J’étais vraiment sous le charme de la face entière jusqu’au moment où je leur ai donné et qu’ils l’ont détesté. J’ai tenu bon pendant un bon moment, et peut-être que je n’aurais pas dû en démordre.
« Les roadies étaient suffisamment émus pour me téléphoner et me supplier de ne pas l’enlever. Je n’aurais dû sans doute pas le faire.
“Mais vous devez conserver la conviction de ces gens, et leur faire savoir que vous coopérez.”
Il n’avait jamais eu à se préoccuper de telles choses dans le passé, lui rétorquai-je, et pendant un instant il acquiesça.
« Je n’en avais pas besoin. Mais maintenant, ce n’est pas seulement une nécessité, c’est aussi un souhait. »
 

PARLER de nécessité nous a amené, bien sûr, à l’état actuel de ses finances, qui ont fait l’objet de quelques commentaires dans la presse écrite. Il a été décrit dans des termes aussi variés que « pauvre » ou « sur la paille », ce qui est, comme je suis heureux de le révéler, une légère exagération.
5219.jpg Il projette, par exemple, de vendre son avion privé Beechcraft Sierra –mais seulement pour le remplacer par un hélicoptère, qu’il imagine naïvement pouvoir faire atterrir dans sa nouvelle résidence à Denham (Buckinghamshire), bien que je ne crois pas que les contrôleurs aériens à Heathrow seront très enthousiastes pour l’arrangement.
« Virgin et moi avons dépensé ensemble un demi million pour la tournée, sur lesquels j’ai perdu personnellement environ deux cent mille, ce qui signifie que je n’ai pas eu de royalties cette année. Ce qui veut dire que les choses ont été financièrement assez serrées, ce qui est une expérience nouvelle pour moi.
« Je sais que je ne suis pas indigent, mais je dois faire très attention. Tu sais, Virgin m’a avancé de l’argent pour payer la tournée, mais même si je n’ai jamais vu cet argent, du point de vue du percepteur, je l’ai eu, et je dois trouver les 60% d’impôt de cet argent que je n’ai jamais eu. »
En conséquence, Mike a passé des annonces pour recruter un gestionnaire pour s’occuper de ses affaires, bien qu’il pense qu’il sera en fait attendu de l’heureux élu qu’il se concentre sur le montage de tournées qui rapportent.
« Je m’en fiche si elles ne rapportent pas, tant que j’ai mes royalties l’année suivante. Je préfèrerais que mon argent ne soit pas utilisé du tout –et que quelqu’un d’autre mette l’argent et en tire ce qu’il peut.
« J’espère être de nouveau sur les routes l’an prochain, vers avril, et nous voulons conserver tous les morceaux de la dernière tournée qui ont bien marché. Quelques uns des morceaux ont bien marché, et je veux en inclure un peu du nouvel album, qui est ce que j’aurais aimé avoir à jouer l’an dernier. « Platinum » a été conçu pour être joué en concert. Les films ont bien marché, et je vais avoir plus de films.
« Le son de guitare a bien marché, bien que nous ayons fait cela d’une façon bizarre, avec une boîte à l’arrière. Le PA a plus ou moins marché, mais j’ai dû le reconstruire pour qu’il soit plus petit et plus facile à transporter.
450.jpg « J’ai jeté toutes ces affaires quadriphoniques qui n’ont pas marché, et nous vendons la table de mixage, qui n’a pas fonctionné.
« Je projette d’avoir 12 personnes, en comparaison avec le grand orchestre, mais je suis très conscient que cela ne soit pas être une déception la prochaine fois, juste parce que l’échelle a été réduite. J’ai des idées pour les films et je vais avoir Ian Eames pour les animer.
« David Bedford ne fera pas partie de la tournée. » Il a refusé de s’étendre là dessus.
« Quelques uns des concerts seront énormes, comme le stade de Wembley qui est réservé pour avril, je crois, mais je veux également jouer dans des endroits plus petits à travers le pays, jouer dans plus d’endroits, même s’ils sont plus petits. »
 

MIKE exprime un peu de déception, pour ne pas dire de la perplexité, au type d’accueil que le nouvel album a eu de la presse. Il pense –et je suis d’accord avec lui– que la plupart des critiques ont débité les mêmes clichés « éreintons-le parce que c’est ennuyeux et qu’il a tant de succès », sans remarquer la rupture considérable avec son propre passé que sa musique presque minimaliste représente.
Il reconnaît que des parties de « Platinum » sont plus simples que tout ce qu’il a composé jusqu’ici.
« J’ai appris qu’on n’a pas nécessairement à remplir chacune des pistes isolées avec 24 millions d’overdubs. Sur quelques parties, il n’y a que quatre instruments qui sont joués. Le début d’ « Incantations » était incroyablement complexe, dans chacune de ses notes et chacune de ses mesures, et les gens disaient déjà que c’était ennuyeux, donc évidemment ce n’est pas ce qu’il y dedans qui techniquement attire ou repousse les gens.
Mike-Molly2.jpg « Et puis il y a une section au milieu de « Platinum » où il y a des accords plus complexes que ce que j’ai fait avant. Ils s’insèrent d’une telle façon qu’ils semblent normaux, mais si on regarde cet accord sur un piano, c’est complètement ridicule, il n’y a même pas un nom pour ça. »
 

LA PREMIERE fois que j’ai rencontré Mike Oldfield, il était un virtuose de la guitare folk âgé de 15 ans avec des troubles de la personnalité, qu’il a appris à sublimer dans son « Tubular Bells ». Au fil des ans, j’ai appris à comprendre sa folie, et nous avons une fois passé une heure ridicule lors d’un dîner à échanger sur les dépressions nerveuses que nous avions traversés.
La fois suivante où je l’ai rencontré, après une pause raisonnable, à l’époque d’ « Incantations », il venait de suivre une thérapie et semblait plus frappé que jamais, en particulier quand il déclarait de façon si véhémente que maintenant, enfin, il était sain et il dirigeait sa propre vie.
Cette fois, je suis heureux de la rapporter, il semblait vraiment normal, plus du tout la créature animale et timide qui avait l’habitude de comparer des interviews avec des viols, et pas plus la centrale électrique régénérée que j’avais trouvé si aliénante un an plus tôt.
« J’étais très idéaliste à l’époque de ‘Tubular Bells’. Je suppose que l’on pourrait dire que j’avais une vision de ce que je voulais faire, mais c’était une vision de sûreté et de chaleur et de sécurité parce que je me sentais si peu en sécurité. Maintenant je veux réussir la clarté. Je ne peux la décrire qu’en termes picturaux, tu sais, comme si chaque album que j’avais jamais eu avait une pochette bleue dessus.
« C’est pour cela que je l’ai appelé ‘Platinum’, en partie comme une blague –tu sais, ‘Mike Oldfield est disque de platine’, mais aussi parce que c’est un métal étrange et adorable, lourd et flexible comme le plomb. Je voulais vraiment l’intituler ‘Airborne’, mais ils n’en voulaient pas.
Ils ont toujours fait des choses comme ça. Ils voulaient même que je mettre des paroles sur ‘Tubular Bells’.
"Je me sens bien et moyennement névrosé comme tout le monde, maintenant. "



Articles associés :
L'album Platinum
Les tournées de 1980
Article de Karl Dallas de 1975

Notes : 

(1) : Karl Dallas se réfère probablement à la chanson "Don Alfonso" (la chanson "The Spaniard that Blighted My Life" est une chanson existante dans le même style), mais il est difficile de savoir si l'approximation sous la plume de Dallas est volontaire.

(2) : Karl Dallas évoque la chanson "On Horseback" qui figure en fait sur l'album "Ommadawn".

(3) : Nouvelle erreur (!) de Dallas, puisque la chanson de remplacement s'intitule "Into Wonderland". Le titre n'a jamais (?) été porté sur les pochettes (sur mon exemplaire 33 tours de Platinum, le titre du morceau était effacé), mais a été correctement imprimé sur l'étiquette centrale du disque.

(4) : L'interview se situe entre la tournée 1979 ("Exposed") qui a été un désastre financier et la tournée 1980, qui se prépare au moment de l'entretien.

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 22:00

Mike Oldfield a sorti de nombreux titres inédits en albums, en particulier dans les années 70 et 80 : des singles isolés, mais aussi de nombreuses "faces B".

Beaucoup de ces morceaux sont inclus dans les deux compilations essentielles que sont
The Complete Mike Oldfield et The Platinum Collection. La plupart des autres semblent destinés à nourrir les rééditions Deluxe. Mais même l'heureux possesseur de tous les albums et de ces deux compilations ou des éditions Deluxe ne saurait être pleinement satisfait. Il y a encore de nombreux titres "officiels" (c'est à dire publiés, les autres seront abordés dans les volets suivants) qui restent à découvrir pour les amateurs de petits instrumentaux folks et de chansons bizarres.



Début du voyage au pays des "inédits et raretés" avec ce premier volet consacré aux simples "raretés".

 

"Ex-raretés" intégrées aux rééditions Deluxe

Les rééditions Deluxe changent la donne en ce qui concerne les morceaux "rares" de Mike Oldfield. En effet, sur ces disques, à la date de révision de cet articel (2011), plusieurs titres rares ont été inclus aux côtés de titres qui eux n'avaient jamais été sortis ! Par contre, certains semblent laissés de côté, voire ostracisés (ils ne sont même pas cités dans les livrets de ces rééditions)...

 

La version longue du Sailor's Hornpipe était la version enregistrée et prévue initialement par Mike Oldfield pour clore Tubular Bells. Elle commence par un long monologue imbibé d'alcool de Vivian Stanshall sur fond musical, avant que la musique ne prenne le dessus et n'accélère de la façon qui est bien connue. Virgin trouva ce morceau trop bizarre et l'édulcora en n'en gardant que le final instrumental. La version longue fut rétablie derrière la version remixée de Tubular Bells sur Boxed en 1976 (y compris dans la version CD parue ultérieurement), et il a fallu attendre 2009 pour la voir inclue dans un nouveau support, à savoir la réédition Deluxe de Tubular Bells.

 

Mike Oldfield's single (1974) - 45 tours, version hautbois des Guitar Sounding Like Bagpipes de Tubular Bells, intégré à la réédition Deluxe de Tubular Bells.

 


Hergest Ridge version originale (1974) - Version incluse sur les pressages vinyles jusqu'en 1976 et intégrée en bonus à la réédition Deluxe d'HR. La version 5.1 reprend certains détails de cette version originale.

 

In Dulci Jubilo (For Maureen) (1975) - Face B de Don Alfonso, première version de ce morceau, différente de la version ré-travaillée fin 1975, intégrée en bonus d'HR Deluxe.

 

Argiers est un instrumental dominé par la flûte de Leslie Penning, enregistré en même temps que Portsmouth, mais autant mélancolique que Portsmouth est guilleret. Il est proposé avec Portsmouth sur la réédition Deluxe de Ommadawn (2010)

Egalement présent sur cette réédition, l'instrumental First Excursion est un morceau d'août 1976 probablement enregistré spécifiquement pour Boxed. Mike Oldfield à la guitare électrique semble se livrer à une semi-improvisation accompagné de
Bedford au piano et synthétiseurs. Le jeu de guitare de Mike annonce déjà les grandes gammes que l'on entendra sur Incantations, et sans doute a t-il déjà, à l'époque, échangé sa Gibson SG contre la Gibson L6S qu'il utilisera en 1978 et 1979 (voir l'article sur les guitares de Mike Oldfield).


Pipe Tune
(1977) - Face B du 45 tours Cuckoo Song, thème à la flûte sur des arrangements qui rappellent Incantations. Le morceau est présent dans les bonus de l'édition Deluxe d'Incantations.

Wrekorder Wrondo
(1977) - titre sorti sur le Maxi 45 tours Take Four, typiquement oldfieldien, dans la veine de ses morceaux folks de l'époque. On le trouve maintenant sur l'édition Deluxe d'Incantations.


Wrekorder Wrondo (extrait)

 

 

"Demi-raretés" encore disponibles

Quelques morceaux de Mike Oldfield n'ont été inclus que dans des coffrets ou des éditions spéciales, et ont tendance, pour cette raison, à être absent des collections de tous ceux qui ne font pas l'acquisition de supports onéreux juste pour un ou deux inédits...


Boxed.jpg Le coffret Boxed, sorti en 1976, contenait à l'origine quatre 33 tours dont trois proposaient des versions remixées des trois premiers albums de Mike. le quatrième, intitulé Collaborations, rassemblait des collaborations avec David Bedford et Leslie Penning, dont la moitié étaient inédites à l'époque. Boxed a été réédité en un coffret 3 CDs et, avec le jeu des rééditions Deluxe, il a perdu beaucoup de son intérêt, puisqu'il ne recèle plus qu'un seul titre encore "exclusif" . En 2007, on trouvait encore Boxed à environ 45 Euro sur des sites de vente en ligne.

La chanson Speak' (Tho' You Only Say Farewell) est un duo décalé entre Mike Oldfield et David Bedford (également au piano), qui massacrent (volontairement ?) une chanson d'Horatio Nicholls composée dans les années vingt. La chanson a été enregistrée en novembre 1974 au Beacon, sans doute au même moment que la chanson Don Alfonso (David Bedford au chant) qui est une reprise des années trente.

 



Elements.jpg Le
coffret 4 CDs Elements est sorti en 1993, en même temps que le best of du même nom. Les morceaux et extraits rassemblés balayent toute la carrière solo d'Oldfield de 1973 à 1991 et comprennent un véritable morceau resté inédit jusque là (Vivaldi Concerto in C) et une dizaine de raretés. On trouve ce coffret à environ 55 Euro sur des sites de vente en ligne.

 Vivaldi Concerto in C, un morceau de Vivaldi (comme son nom l'indique) enregistré en 1976, probablement en même temps que The William Tell Overture (de Rossini) et semble t-il en même temps que d'autres reprises de morceaux classiques demeurées inédites.


Vivaldi Concerto in C (extrait)

The Path, un morceau également enregistré en 1976, présent sur la B.O. du documentaire
Reflection en 1978 et réapparu sept ans plus tard comme face B du 45 tours "Shine".

Punkadiddle Live, une version live parue auparavant en face B du 45 tours Five Miles Out.

Polka Live, une reprise rock et électrique de la polka de Ryan (dont une version traditionnelle peut être entendue dans le film Titanic), parue intialement en face B du 45 tours Arrival en 1980. Le morceau a été enregistré lors de la
tournée 1980 de Mike.

Afghan, un duo guitare électrique contre cornemuse, paru initialement en face B du 45 tours Tricks Of The Light. La face B du Maxi contenait en plus l'instrumental de Tricks Of The Light, également inclus dans
Elements.

One Glance is Holy Hard and Holy Mix, une version différente de Holy, intialement incluse sur le 45 tours de Holy.



Le
DVD bonus inclus dans certaines éditions de Tubular Bells 2003 contient les démos de Tubular Bells, bien qu'on ne sache pas exactement s'il s'agit des démos originales du printemps 1971 ou de démos retravaillées par Mike Oldfied en 1972 (ce qui semble beaucoup plus probable, voir cet article).



La
version britannique de Light+Shade (que l'on trouve par exemple sur amazon.co.uk) contient deux titres supplémentaires : 
Pres De Toi qui est une version celtique de
Closer
Lakme (Fruity Loops) qui est une version dance d'un air de l'opéra
Lakme de Leo Delibes.



La compilation
Collection est le seul support CD à contenir la version simple de Pictures in the Dark (la version maxi étant incluse dans The Platinum Collection).



Raretés sorties au moins une fois en CD

Les morceaux cités ci-dessous peuvent revendiquer le statut de "raretés" dans la mesure où ces supports sont (en principe) épuisés et donc nettement plus difficiles à trouver.

Passed You By avec Phil Beer (1979) - sorti sur l'album de 1986 Where Would You Rather Be Tonight ? -épuisé.

Sit You Down avec Phil Beer (1979) - sorti sur l'album de Phil Beer Official Bootleg Volume 1 -épuisé

moonlight.jpg Rite of Man (1983) - Face B du 45 tours
Moonlight Shadow, réédité sur le Maxi-CD Moonlight Shadow de 1984. Avec en face A le plus gros tube de Mike Oldfield, ce choix de chanson de marin fantaisiste en face B avait quelque chose de déconcertant...

In the Pool (1984) -  Face B du 45 tours To France, réédité sur le Maxi-CD Moonlight Shadow de 1993. Il paraît que ce morceau de guitare étincelant était prévu initalement pour être une chanson...


In The Pool (extrait)

Bones (1984) -  Face B du Maxi 45 tours To France, réédité sur le Maxi-CD
Moonlight Shadow de 1993. Comprend des chants Kecak du Bali (dans le genre des chants déjà entendus sur La Déchirure).

Early Stages
(1992) - Titre du CD single Sentinel. Sans doute la première intention de Mike Oldfield pour démarrer Tubular Bells 2, dans un style beaucoup plus proche de Tubular Bells 1.

Silent Night
(1992) - Titre du CD single Tattoo. Reprise du chant de Noël Douce Nuit à la guitare électrique.

The Spectral Army
(1994) - Titre du Maxi-CD Hibernaculum.

Song of the Boat Men
(1994) - Titre du Maxi-CD Hibernaculum.

Indian Lake
(1995) - Titre du Maxi-CD Let There Be light. Ces trois derniers morceaux étaient apparemment des morceaus non retenus pour The Songs of Distant Earth mais dont le style rappelle beaucoup plus Tubular Bells 2.

Mike's Reel
(1996) - Titre du Maxi-CD Women of Ireland XXV. Rappelle les instrumentaux rigolos des années 70.

Tubular X (1998) - Morceau mêlant notes de Tubular Bells avec le thème des X-Files (Mark Snow) pour l'album The X-Files : The Album sorti conjointement à la B.O. du long métrage. Ce morceau d'Oldfield semble curieusement absent des exemplaires disponibles à ce jour sur Internet.

Surfing (version courte)
(2005) - Mixage plus court que sur la version album. CD single promo sorti uniquement en espagne.

Ready Mix
avec Carl Palmer (1982) - inclus sur la compilation de Carl Palmer Do Ya Wanna Play, Carl ? semble toujours disponible



Raretés non sorties en CD

Les morceaux cités ci-dessous sont tous (à l'exception du dernier) sortis sur les 45 tours ou des 33 tours, mais n'ont jamais fait l'objet d'une réédition CD.

Froggy Went-A-Courting
(1974) - Face B du Mike Oldfield's single, chanson excentrique, avec un poème récité par Mike Oldfield et Vanessa Branson, sur une dentelle de guitare oldfieldienne. Cette chanson n'a jamais trouvé le chemin du CD, et il faut croire que Mike ne souhaite pas l'y aider.

Don Alfonso (1975) - 45 tours, dont une version non stéréo, apparemment extraite de la bande son du vidéo-clip a été incluse à la Platinum Collection. Le vidéo-clip ést également présent sur le DVD Elements. Pour autant, aucune mention n'en est faite dans les rééditions Deluxe d'Hergest Ridge et Ommadawn où ce morceau, sorti en plusieurs versions, aurait pu trouver sa place.
 

don-alfonso-uk.jpg  

Ommadawn 7" (1975) - Version raccourcie et remixée de la fin d'Ommadawn part 1, sortie uniquement en 45 tours en France - n'a pas été intégrée à la réédition Deluxe de l'album.

British Grenardiers
de Leslie Penning (vers 1977) - 45 tours de Leslie Penning, dans la veine de Portsmouth, sur lequel la participation de Mike Oldfield n'est pas établie.
  

Sally
(1979) - inclus uniquement sur les premiers pressages vinyles de Platinum

I've Got Rythm version live
(1979) - Version incluse dans la compilation Impressions, enregistrée le 26 mai 1980 au Southampton Gaumont pendant la tournée 1980 et mixée par Phil Newell en vue d'une sortie en 45 tours qui n'a finalement jamais eu lieu.

Blue Peter "dutch" version
(1979) - Version très différente de Blue Peter, incluse sur la compilation Wonderland, sortie uniquement au Bénélux, d'où son surnom donné par des collectionneurs. Note : il existe aussi une version proche de la version originale, avec une fin différente, dite "Refined ending", sortie sur les derniers exemplaires du 45 tours de Blue Peter, suite à des demandes de DJ pour les passages en radio.

Shine (7" version)
(1985) - Simple sorti en 1985, la version maxi est incluse dans The Platinum Collection.

The Trap
(1985) - Face B du Maxi 45 tours Pictures in the Dark, un thème inquiétant qui n'aurait pas dépareillé sur la B.O. de la Déchirure.

Music for the Video Wall
(1987) - Face B du 45 tours Magic Touch, instable et varié comme l'est l'instrumental The Wind Chimes sur Islands.

Cook's Tune
(2005) - Disponible en téléchargement aux acquéreurs de Light+Shade sur un site allemand (Conrad.de, sans doute fermé aujourd'hui).

 

Spheres (2008) - Un mix particulier reprenant des idées de Music of the Spheres mis en vente seulement en téléchargement 


                                   Prochain volet de la série : les inédits joués en live ou sortis sur des pirates.

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 23:30

Contrairement à la période précédente, l'époque de l'enregistrement de Tubular Bells est très documentée et abordée dans de nombreux ouvrages et beaucoup d'interviews. Le caractère quasi-légendaire de cet album y est pour beaucoup.
A la déficience d'informations succède la surabondance d'informations avec ses effets pervers : dates discordantes selon les sources ou bien anecdotes contradictoires. Malgré le niveau de détail développé ici, les informations gardent donc un petit degré d'incertitude...


Dans l'article précédent de sa biographie, il a été relaté comment la trajectoire de Mike Oldfield a croisé en 1971 celle de la jeune société Virgin, au Manoir(1), à Shipton-on-Cherwell, près d'Oxford.

La société Virgin Mail Order a été fondée par Richard Branson en 1970, alors que celui-ce n'a que vingt ans. Cette petite structure, où règne un certain esprit hippie, vend des disques par correspondance à des prix défiant toute concurrence. Le 20 janvier 1971, une grève postale débute au Royaume-Uni. Elle durera 7 semaines. Afin d'assurer la survie de son activité de vente, Branson ouvre dans l'urgence une boutique "Virgin Records" à Oxford Street. C'est le début d'un réseau de distribution qui va très vite couvrir l'ensemble du Royaume-Uni, et dont l'image branchée devra beaucoup au talent de Simon Draper, passionné de musique et acheteur chez Virgin.

Branson-Manor.jpg L'état d'esprit de Richard Branson est, déjà à cette époque, de développer ses activités par la diversification. Courant 1971, peut-être inspiré par un de ses employés appelé Tom Newman, il effectue son premier investissement important : l'achat d'un manoir au nord d'Oxford, afin d'y installer un studio-résidence permettant des sessions d'enregistrement avec hébergement au calme de la campagne. Le Manoir ouvre en novembre 1971 et accueille comme premier groupe The Bonzo Dog Band, qui vient y enregistrer son album Let's Make Up And Be Friendly. Avant son ouverture officielle et pendant les travaux de câblage du studio, le Manoir avait déjà accueilli le musicien Arthur Lewis, qui venait enregistrer une démo. Parmi les musiciens embauchés pour les sessions figurait un jeune guitariste de 18 ans appelé Mike Oldfield... l'article précédent a déjà raconté comment Oldfield avait saisi l'occasion pour remettre une démo d'une oeuvre instrumentale aux ingénieurs du studio, Tom Newman et Simon Heyworth.

En 1972, alors que le Manoir est lancé, Richard Branson et Simon Draper décident de passer à une nouvelle étape du projet Virgin : la création d'une maison de disques. Le premier disque prévu est au départ un album intitulé Manor Live, qui regroupe des sessions de différents artistes enregistrées au Manoir. Mais Branson et Draper songent également à donner une nouvelle chance à l'artiste de 19 ans qui leur avait laissé une démo l'année précédente, et pour laquelle Draper n'a trouvé aucune maison de disques intéressée. Vers août ou septembre 1972, Simon Draper appelle Mike Oldfield chez sa mère à Harold Wood, et lui propose un dîner avec P--niche-Branson.jpg Branson. Rendez-vous est pris à la deuxième boutique ouverte par Virgin, située à Notting Hill, et abritant les bureaux de la jeune entreprise. De là, Simon Draper guide Mike en voiture jusqu'à la péniche où réside Richard Branson et son épouse Kristen.

"Et voilà où j'étais, ce guitariste fou, paranoïaque, invité à un dîner sur le bateau de Richard. Je pensais qu'ils m'avaient probablement fait venir juste pour voir à quoi je ressemblais, et je savais que je devais faire un effort. Intérieurement, je pensais : "que diable fais-je ici ?" [...] Je déteste le poisson, donc bien sûr [Kristen] avait préparé du saumon. Je me forçais à le manger parce que j'étais trop terrifié de ne pas le faire, et je pense qu'ils m'ont donné un un verre de vin qui a disparu en environ une demi-seconde."

Au cours de ce dîner, Branson et Draper proposent à Oldfield de profiter du studio du Manoir pendant une semaine, afin d'y ré-enregistrer correctement sa musique. Branson demande à Mike Oldfield de quels instruments il a besoin pour faire un album et Mike déroule une liste d'instruments que l'on retrouve en partie au dos de la pochette de Tubular Bells. On lui indique que la semaine qui lui est laissée débute au Manoir, à Shipton-on-Cherwell, quinze jours plus tard.

Manor2006-3.jpg

                                                      Le Manoir en 2006



La première semaine d'enregistrement

La période où la possibilité est offerte à Mike d'enregistrer son album est un créneau d'une semaine de libre au Manoir entre des sessions d'enregistrement pour John Cale (ex-Velvet Underground) et pour The Bonzo Dog Band(2). Quand Mike Oldfield arrive au Manoir, il entend la musique de John Cale venant du studio 16 pistes construit dans l'ancienne écurie. 

Facture.jpg Il va ensuite poser ses bagages et sa Fender Telecaster et constate que la grande suite du Manoir, avec salle de bains, lui a été attribuée. Après avoir visité les lieux, il apreçoit les employés de la société de location d'instruments Maurice Placquet S.A. qui apportent les instruments loués pour sa session et reprennent ceux utilisés par Cale. Parmi ces derniers instruments, se trouvent des cloches tubulaires(3). Mike se dit qu'elles pourraient bien lui servir. Il s'adresse donc aux employés : est-il possible de les lui laisser ? Ceux-ci acceptent, précisant qu'elles seront portées sur la facture.

Dans "Mes Virginités", Branson (qui semble prompt à inventer des anecdotes) relate que "la guitare coûtait £35, la guitare espagnole £25, l'ampli Fender £45, la mandoline £15, et le triangle était au rabais à £1. Les cloches tubulaires coûtaient £20. £20 pour des cloches tubulaires ? dis-je. Elles ont intérêt à en valoir la chandelle."

Il est déjà 5 heures de l'après-midi quand arrivent enfin les ingénieurs du Manoir : Tom Newman, Simon Heyworth, Phil Newell et Dave Hugues. Dans une atmosphère que Mike ressent comme froide, débute l'enregistrement de l'introduction de l'album sur un piano à queue Steinway. Mike joue l'ensemble de la mélodie au piano, qui dure plusieurs minutes. De premiers overdubs sont effectués mais le son devient vite une bouillie sonore, Mike, pianiste somme toute moyen, n'étant pas arrivé à maintenir régulier son tempo au piano. Les premières heures de travail de soldent donc par un échec.

piano-steinway.jpg Le deuxième jour, l'équipe s'y prend autrement. A l'initiative de Simon Heyworth, le battement d'un métronome est transmis à Mike Oldfield par un casque, pendant qu'il joue. La solution s'avère fructueuse et le piano peut être correctement enregistré, suivi par la basse, puis par la "double speed guitar". Celle-ci correspond à une guitare à la vitesse doublée, et nécessite donc d'enregistrer la guitare électrique avec un magnétophone ralenti à demi. Après avoir enregistré l'orgue Farfisa, Mike souhaite ajouter un son du type de celui qu'il avait obtenu avec le jouet dont il s'était servi pour sa démo. Cela sera obtenu avec un glockenspiel (ou carillon), joué par Phil Becque et Mike Oldfield. Becque -qui est un ex-batteur- frappe les lames tandis que Mike stoppe les notes avec ses mains.

Le motif introductif répétitif mène à une première apothéose pour laquelle Mike souhaite un passage à la flûte. Tom Newman passe un coup de fil à John Field (ex-July, ancien groupe de Tom Newman) et celui-ci vient dans la journée. Dans le passage qui suit une contrebasse est nécessaire et c'est le violoncelliste et contrebassiste Lindsay L. Cooper qui assure la partie (à ne pas confondre avec la musicienne hautboïste Lindsay Cooper de l'album Hergest Ridge).

Pour la première aopthéose (vers 4:15) et pour l'apothéose suivante (vers 9:15 dans la partie 1), Mike Oldfield souhaite obtenir l'effet d'un accord d'orgue qui "décolle", mais il n'existe pas à l'époque de boutons sur les orgues pour faire varier la fréquence du son. Les ingénieurs du Manoir proposèrent alors de jouer sur la fréquence des moteurs des magnétophones. L'astuce fut alors d'enregistrer un long accord d'orgue sur une bande, puis de le lire dans un magnéto et d'accélérer la lecture grâce à un bouton sur un transfo relié au magnétophone. Crédit en fut donné sur la pochette de Tubular Bells, qui mentionne en septième position le mystérieux "Taped motor drive amplifier organ chord".

 
Tubular Bells part 1 - (4:14 - 4:45) avec le Taped motor drive amplifier organ chord et le premier coup de cloche tubulaire de l'album...

Progressivement, Mike Oldfield ressent une adhésion des ingénieurs du Manoir autour de sa musique. L'ambiance se réchauffe jour après jour et Mike développe une complicité particulière avec Tom Newman, avec qui il s'amuse parfois à lutter sur la pelouse du Manoir. Mike Oldfield apprécie également la présence rassérénante du chien Bootleg, qui est souvent couché sous la table de mixage. L'enregistrement est également accompagné d'une généreuse consommation de whisky, dans la cave du Manoir ou dans le pub The Jolly Boatman, au bord du canal d'Oxford, à environ un kilomètre du Manoir.

jollyboatman1.jpg                                                   Le pub The Jolly Boatman aujourd'hui


jollyboatman.jpg

            Peut-être l'endroit où la production de Tubular Bells s'est négociée autour de pintes de Guinness


Au bout de cette semaine d'enregistrement, Mike Oldfield attaque le final bâti sur une longue ligne de basse, "rapide et difficile", répétée pendant cinq minutes. Voulant apparemment impressioner quelques personnes du Manoir (parmi lesquelles Jackie Byford, ex-copine de Tom Newman), Mike prend quelques rasades de whisky, enlève son tee-shirt et entame l'enregistrement de la ligne de basse, sans métronome. "Je m'en fous si mes doigts saignent, je vais aller jusqu'au bout". Après cela, il effectue ses overdubs : la guitare qui double la basse, puis tous les instruments empilés les uns après les autres. C'est à ce moment là seulement que, d'après lui : "A ce moment, je me suis souvenu des cloches tubulaires qui avaient été laissées après les sessions de John Cale, et j'ai pensé que ce serait une bonne idée de les placer en final."(4)

Les premières prises avec les cloches tubulaires ne sont pas assez impressionantes pour Mike. Il abandonne donc le maillet traditionnel pour un gros marteau en acier et frappe une cloche d'un grand coup. Le son est fantastique, mais la cloche reste marquée d'une énorme bosse.

D'après Mike, la soirée est alors déjà bien avancée (vers les onze heures du soir) quand Mike et les ingénieurs du son ouvrent un jeroboam de Guinness et attaquent un premier mixage rapide des 16 pistes, afin de pouvoir livrer une démo à Richard Branson. Le travail dure toute la nuit et Mike part se coucher au petit matin.


La fin d'année 1972

Dans les jours qui suivent, Mike Oldfield  reste au Manoir où il est hébergé dans une chambre plus petite. Simon Draper ayant apprécié l'enregistrement livré par le studio, Richard Branson accepte que Mike demeure encore quelque temps au Manoir et semble-t'il accepte-t-il de même que l'enregistrement soit poursuivi. 

Cependant, le studio est loué pour tout l'automne, avec seulement quelques éparses journées de libres. Les sessions suivantes ont donc généralement lieu durant la nuit, et parfois pendant de rares journées de libre. Simon Heyworth est beaucoup plus impliqué dans ces sessions. Dans Changeling, Mike Oldfield explique qu'il a d'abord enregistré l'épilogue de la partie 1 (à la guitare acoustique) ainsi que les choeurs avec sa soeur Sally Oldfield et la gestionnaire du manoir Mundy Ellis (par ailleurs compagne de Tom Newman et ex-compagne de Branson...).

Oldfield72.jpg Ce même choeur féminin pose également ses voix sur les thèmes débutant  la deuxième partie de Tubular Bells. Celle-ci  se constitua par l'assemblage de morceaux que Mike avait conçu séparément, mais dont les transitions sont perfectionnées durant les longs moments où Mike ne peut enregistrer. Le début de la partie 2 est un cycle de plusieurs mélodies joué à la guitare que Mike a travaillé depuis longtemps (la section "Harmonics" sur TB2003). Mike y ajoute un autre morceau de guitare acoustique ("Peace"), qui représente pour lui "un véritable sanctuaire", un refuge contre ses crises de panique. Sur sa démo de Tubular Bells, la guitare était accompagnée d'un orgue farfisa dont les notes vibraient par le jeu de Mike sur un curseur de l'orgue(5). Mais Mike ne parvient pas à reconstituer cet essai sur le Farfisa du Manoir (dont le curseur est déficient) et finalement il réalise l'accompagnement sur un orgue Lowrey, en étant très mécontent du résultat. Cette déception est compensée par la satisfaction qu'il trouve dans les effets qu'il réalise avec les mandolines.

Après cette longue section de guitare acoustique, Mike réalise le passage des "guitares cornemuses" où il joue lui même des percussions avant d'empiler les guitares électriques. Derrière ce passage, Mike reprend un morceau qu'il avait travaillé en 1969 lorsqu'il jouait avec son frère Terry au sein de Barefeet. C'est le batteur Steve Broughton, que Mike avait fréquemment croisé lors de ses tournées avec Kevin Ayers, qui vient improviser un jeu de batterie et enregistrer la piste d'accompagnement avec Mike à la basse. La piste est réussie à la deuxième prise.


La fin de l'enregistrement - février/mars 1973

A ce stade de l'enregistrement, la période de Noël approche, et Mike est contraint de quitter le studio à la demande du groupe canadien qui prend alors possession des lieux pour enregistrer. Mike Oldfield retourne donc à Harold Wood, chez sa mère, jusqu'à ce que de nouvelles opportunités d'enregistrer au Manoir se présentent, à la fin de l'hiver 1973.

Entretemps, en janvier 1973, Richard Branson s'est rendu au MIDEM, à Cannes, avec une version provisoire d'Opus 1, pour constater que personne ne s'intéresserait à un morceau rock sans batterie ni paroles. Dés son retour au studio, Mike Oldfield se fait donc harceler par Richard Branson qui réclame plus de batteries et des voix. L'édition 73 du MIDEM aura été plus fructueuse pour le jeune groupe Queen, qui y décroche son premier contrat, avec la démo de ce qui sera son premier album !

D'après Changeling, Mike relate que c'est après son retour en studio, début 73, qu'il ajoute les parties de piano de la section Caveman, en frappant violemment le clavier comme s'il donnait des coups de karaté. Puis Mike conclue sa partie 2 par la section "Ambient guitars" en réutilisant un solo de guitare qu'il jouait lors de ses concerts avec Ayers.


Les voix sur Tubular Bells : Vivian Stanshall et l'homme des cavernes

La section "Caveman" demeure cependant inachevée. Il manque toujours un thème ou un instrument principal. A la demande de Branson (cf. ci-dessus), Mike avait bien jeté quelques paroles sur le papier, mais se sentait bien incapable de chanter. Finalement, après une soirée arrosée de Guinness au Jolly Boatman, Mike décide d'entrer en studio avec une bouteille de Jameson's dont il prend des rasades. La bande magnétique est ralentie grâce au variateur conçu par les ingénieurs et Mike Oldfield délivre un chant sans doute bien loin de ce qu'attendait Richard Branson !


Tubular Bells part 2 - Extrait (Mike mettra une semaine à refaire fonctionner ses cordes vocales !)

En dehors du passage intitulé Caveman (l'homme des cavernes), pour lequel l'instrument (vocal) cité est "Piltdown Man" (un équivalent "d'Homme de Néandertal" à ceci près que l'homme de Piltdown était une supercherie scientifique...), une voix est également ajoutée à la partie 1 de Tubular Bells. La participation de Vivian Stanshall est cependant difficile à situer dans le temps, deux versions s'opposant quant à sa venue en studio.

La version de Mike Oldfield a toujours été celle de l'intervention de Stanshall à la fin de la première semaine d'enregistrement. Selon Oldfield, le groupe qui a réservé le studio au terme de la semaine qui lui a été laissée est le Bonzo Dog Band, dont Vivian Stanshall est le leader. Or, toujours selon Oldfield, les Bonzo Dogs seraient arrivés au Manoir pendant qu'il enregistrait le final. C'est à ce moment que Mike aurait eu l'idée qu'un Maître des cérémonies introduise chacun des instruments de son final.

viv.jpg Simon Heyworth se serait chargé d'aller solliciter Vivian Stanshall. Oldfield et Stanshall chaussent alors chacun un casque. Mike donne une liste d'instruments à un Stanshall passablement éméché, puis un dernier overdub est réalisé en une prise, avec Stanshall indiquant les instruments au rythme où Mike les montre du doigt sur la liste : "Grand piano... Reed and pipe organ... Glockenspiel... Bass guitar... Double speed guitar... Two slightly distorted guitars... Mandolin... Spanish guitar and introducing acoustic guitar...  Plus, Tubular Bells !"

Or, la présence des Bonzo Dogs semble étrange, compte tenu des biographies du groupe qui existent sur Internet, en ce qui concerne The Bonzo Dog Band, dont le dernier travail collectif a bien eu lieu au Manoir mais à la fin 1971 (l'album...). Les sites consacrés au Bonzos ne mentionnent aucun enregistrement à la fin de 1972. A moins qu'il ne s'agisse de sessions précoces de Vivian Stanshall pour son album solo de 1974 (Men Opening Umbrellas Ahead)...

L'autre version est celle exposée par Al Clark dans le livret du coffret Boxed (1976), corroborée par les informations données par Phil Newell, dans le numéro 24 de Dark Star.

Selon cette version, Vivian Stanshall aurait été invité au Manoir à la toute fin de l'enregistrement d'Opus 1 pour énoncer les noms des instruments, ceci ayant constitué une des réponses à la demande de Branson de "plus de voix". Dans la foulée de cet enregistrement (ou plutôt après un intermède bien arrosé), Stanshall, Tom Newman et Oldfield auraient enregistré le délire qui constituait le prélude à Sailor's Hornpipe que Mike avait enregistré afin de conclure son album -il jouait déjà ce morceau pour les rappels lors des concerts avec Kevin Ayers.

Quoiqu'il en soit, il est possible que Mike ait eu l'idée des introductions et/ou du fait d'y convier Stanshall grâce au morceau farfelu des Bonzo Dogs intitulé "The Intro and the Outro" où Vivian Stanshall présente chaque membre du groupe et son instrument, avant de partir en délire ("John Wayne, xylophone, Général de Gaulle à l'accordéon", etc.)(6).

Enfin, et c'est sans doute le plus important, c'est à la suite des introductions de Stanshall que le titre de "Tubular Bells" s'est imposé comme une évidence pour l'album.


Le mixage

Le mixage définitif de l'album est un moment héroïque de la réalisation de l'album. En effet, les 16 pistes de l'album sont sur-utilisées, au point que des instruments différent se succèdent sur chacune des pistes, ce qui oblige à des manipulations intenses des 16 niveaux de la table de mixage, pour gérer les quelques 500 sections différentes présentes sur chacune des deux parties de l'album. Afin de pouvoir gérer les manipulations, Mike Oldfield, Tom Newman et Simon Heyworth se font assister de deux autres ingénieurs du son pour disposer de dix mains sur le pupitre ! Un tableau récapitulatif et un rouleau de trois mètres de long sont nécessaires pour guider les opérations, pilotées au son de la voix de Tom Newman qui enchaîne les comptes à rebours.

Ces manipulations demandent tellement de répétitions, qu'il faut presque une semaine à l'équipe pour être au point sur les quatre premières minutes de la partie 1. Le mixage nécessite finalement trois semaines de travail, soit autant que le temps cumulé nécessaire pour l'enregistrement de l'album...

Le mixage est également le moment où se décident beaucoup des effets sonores de l'album (comme on peut également le constater en comparant les différents mixages de Tubular Bells existant : Vinyle original, Boxed, 1ère édition CD, SACD, etc...). C'est un moment où Tom Newman met beaucoup de lui-même, comme le signale Phil Newell : "Tom était surtout le musicien qui voyait Mike comme un virtuose, mais considérait qu'il pouvait également introduire ses propres idées. Alors que quand je travaillais avec Mike, il s'agissait plus de lui rendre l'enregitsrement plus facile afin qu'il puisse se consacrer à l'interprétation sans avoir a trop se concentrer sur la technique, donc nous étions très différent."
 

Parfois, des conflits éclatent entre Oldfield et Newman sur la façon de produire l'album.


Tubular Bells part 1 - Cloche solitaire

"Il y avait la cloche solitaire sur la face une quand ça fait "dong, dong". 
Il y avait une pelletée d'autres musiques tournant autour d'elle dans la partie 1, et j'ai pensé que ça serait plus sympa si ça faisait comme la cloche de brume d'un bateau dans le brouillard. Nous avons donc eu un moment où nous tirions tous les faders comme cela il n'y avait plus que ça, et en ajoutant de l'écho, cela donnait l'impression d'être à une très grande distance. C'était mon idée. Mais j'ai du me battre pour l'obtenir car Michael avait une idée différente sur ça. Habituellement, je suggérais des choses qui étaient exagérées, en partie parce que j'étais animé par ce sens du filmique."
Tom Newman, cité dans The Making of Tubular Bells

Newman-desk.jpg
                                                 Tom Newman au pupitre

 


Devant le nombre de sources et la difficulté d'en faire une bonne synthèse (et une rédaction légère), l'article sera probablement fréquemment retouché, amendé et complété durant les mois de septembre et d'octobre.

Sources :
- Mike Oldfield - Changeling
- Richard Branson - Mes Virginités
- Richard Newman - The Making of Tubular Bells
- Phil Newell, entretiens dans les numéros 24 et 25 de Dark Star
- Al Clark - Livret du coffret Boxed



Notes

(1) The Manor est repris dans sa traduction française du Manoir.
(2) La présence de John Cale semble correspondre à l'enregistrement de son deuxième album solo The Academy in Peril. La présence des Bonzo Dogs à l'automne 1972 est plus étonnante -voir le chapitre sur Vivian Stanshall dans la suite de l'article.
(3) Elles semblent avoir été utilisées par John Cale dans 3 Orchestral pieces où on entend faiblement quelque chose qui ressemble a des cloches. Cale a enregistré deux autres morceaux au Manoir : Brahms et Intro (l'introduction de Days of Steam).
(4) les cloches tubulaires ont déjà été jouées sur la partie 1 vers 4 mn 30.
(5) Les deux démos du morceau "Peace" s'achèvent toutes les deux par un thème abandonné dans Tubular Bells mais repris dans Amarok pour la section nommée "Diddlibom"
(6) Sur l'album Gorilla des Bonzo Dog Band - extrait : "Like to introduce `Legs' Larry Smith, drums / And Sam Spoons, rhythm pole / And Vernon Dudley Bohay-Nowell, bass guitar / And Neil Innes, piano. / Come in Rodney Slater on the saxophone / With Roger Ruskin Spear on tenor sax. / I, Vivian Stanshall, trumpet. / Say hello to big John Wayne, xylophone / And Robert Morley, guitar. / Billy Butlin, spoons. / And looking very relaxed, Adolf Hitler on vibes. Nice! / Princess Anne on sousaphone. Mmm.  / Introducing Liberace, clarinet / With Garner "Ted" Armstrong on vocals...



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Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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