Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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Mercredi 19 septembre 2007
Contrairement à la période précédente, l'époque de l'enregistrement de Tubular Bells est très documentée et abordée dans de nombreux ouvrages et beaucoup d'interviews. Le caractère quasi-légendaire de cet album y est pour beaucoup.
A la déficience d'informations succède la surabondance d'informations avec ses effets pervers : dates discordantes selon les sources ou bien anecdotes contradictoires. Malgré le niveau de détail développé ici, les informations gardent donc un petit degré d'incertitude...

Dans l'article précédent de sa biographie, il a été relaté comment la trajectoire de Mike Oldfield a croisé en 1971 celle de la jeune société Virgin, au Manoir(1), à Shipton-on-Cherwell, près d'Oxford.

La société Virgin Mail Order a été fondée par Richard Branson en 1970, alors que celui-ce n'a que vingt ans. Cette petite structure, où règne un certain esprit hippie, vend des disques par correspondance à des prix défiant toute concurrence. Le 20 janvier 1971, une grève postale débute au Royaume-Uni. Elle durera 7 semaines. Afin d'assurer la survie de son activité de vente, Branson ouvre dans l'urgence une boutique "Virgin Records" à Oxford Street. C'est le début d'un réseau de distribution qui va très vite couvrir l'ensemble du Royaume-Uni, et dont l'image branchée devra beaucoup au talent de Simon Draper, passionné de musique et acheteur chez Virgin.

Branson-Manor.jpg L'état d'esprit de Richard Branson est, déjà à cette époque, de développer ses activités par la diversification. Courant 1971, peut-être inspiré par un de ses employés appelé Tom Newman, il effectue son premier investissement important : l'achat d'un manoir au nord d'Oxford, afin d'y installer un studio-résidence permettant des sessions d'enregistrement avec hébergement au calme de la campagne. Le Manoir ouvre en novembre 1971 et accueille comme premier groupe The Bonzo Dog Band, qui vient y enregistrer son album Let's Make Up And Be Friendly. Avant son ouverture officielle et pendant les travaux de câblage du studio, le Manoir avait déjà accueilli le musicien Arthur Lewis, qui venait enregistrer une démo. Parmi les musiciens embauchés pour les sessions figurait un jeune guitariste de 18 ans appelé Mike Oldfield... l'article précédent a déjà raconté comment Oldfield avait saisi l'occasion pour remettre une démo d'une oeuvre instrumentale aux ingénieurs du studio, Tom Newman et Simon Heyworth.

En 1972, alors que le Manoir est lancé, Richard Branson et Simon Draper décident de passer à une nouvelle étape du projet Virgin : la création d'une maison de disques. Le premier disque prévu est au départ un album intitulé Manor Live, qui regroupe des sessions de différents artistes enregistrées au Manoir. Mais Branson et Draper songent également à donner une nouvelle chance à l'artiste de 19 ans qui leur avait laissé une démo l'année précédente, et pour laquelle Draper n'a trouvé aucune maison de disques intéressée. Vers août ou septembre 1972, Simon Draper appelle Mike Oldfield chez sa mère à Harold Wood, et lui propose un dîner avec P--niche-Branson.jpg Branson. Rendez-vous est pris à la deuxième boutique ouverte par Virgin, située à Notting Hill, et abritant les bureaux de la jeune entreprise. De là, Simon Draper guide Mike en voiture jusqu'à la péniche où réside Richard Branson et son épouse Kristen.

"Et voilà où j'étais, ce guitariste fou, paranoïaque, invité à un dîner sur le bateau de Richard. Je pensais qu'ils m'avaient probablement fait venir juste pour voir à quoi je ressemblais, et je savais que je devais faire un effort. Intérieurement, je pensais : "que diable fais-je ici ?" [...] Je déteste le poisson, donc bien sûr [Kristen] avait préparé du saumon. Je me forçais à le manger parce que j'étais trop terrifié de ne pas le faire, et je pense qu'ils m'ont donné un un verre de vin qui a disparu en environ une demi-seconde."

Au cours de ce dîner, Branson et Draper proposent à Oldfield de profiter du studio du Manoir pendant une semaine, afin d'y ré-enregistrer correctement sa musique. Branson demande à Mike Oldfield de quels instruments il a besoin pour faire un album et Mike déroule une liste d'instruments que l'on retrouve en partie au dos de la pochette de Tubular Bells. On lui indique que la semaine qui lui est laissée débute au Manoir, à Shipton-on-Cherwell, quinze jours plus tard.

Manor2006-3.jpg

                                                      Le Manoir en 2006



La première semaine d'enregistrement

La période où la possibilité est offerte à Mike d'enregistrer son album est un créneau d'une semaine de libre au Manoir entre des sessions d'enregistrement pour John Cale (ex-Velvet Underground) et pour The Bonzo Dog Band(2). Quand Mike Oldfield arrive au Manoir, il entend la musique de John Cale venant du studio 16 pistes construit dans l'ancienne écurie. 

Facture.jpg Il va ensuite poser ses bagages et sa Fender Telecaster et constate que la grande suite du Manoir, avec salle de bains, lui a été attribuée. Après avoir visité les lieux, il apreçoit les employés de la société de location d'instruments Maurice Placquet S.A. qui apportent les instruments loués pour sa session et reprennent ceux utilisés par Cale. Parmi ces instruments, se trouvent des cloches tubulaires(3). Mike se dit qu'elles pourraient bien lui servir. Il s'adresse donc aux employés : Est il possible de les lui laisser ? Ceux-ci acceptent, précisant qu'elles seront portées sur la facture.

Dans "Mes Virginités", Branson (qui semble prompt à inventer des anecdotes) relate que "la guitare coûtait £35, la guitare espagnole £25, l'ampli Fender £45, la mandoline £15, et le triangle était au rabais à £1. Les cloches tubulaires coûtaient £20. £20 pour des cloches tubulaires ? dis-je. Elles ont intérêt à en valoir la chandelle."

Il est déjà 5 heures de l'après-midi quand arrivent enfin les ingénieurs du Manoir : Tom Newman, Simon Heyworth, Phil Newell et Dave Hugues. Dans une atmosphère que Mike ressent comme froide, débute l'enregistrement de l'introduction de l'album sur un piano à queue Steinway. Mike joue l'ensemble de la mélodie au piano, qui dure plusieurs minutes. De premiers overdubs sont effectués mais le son devient vite une bouillie sonore, Mike, pianiste somme toute moyen, n'étant pas arrivé à maintenir régulier son tempo au piano. Les premières heures de travail de soldent donc par un échec.

piano-steinway.jpg Le deuxième jour, l'équipe s'y prend autrement. A l'initiative de Simon Heyworth, le battement d'un métronome est transmis à Mike Oldfield par un casque, pendant qu'il joue. La solution s'avère fructueuse et le piano peut être correctement enregistré, suivi par la basse, puis par la "double speed guitar". Celle-ci correspond à une guitare à la vitesse doublée, et nécessite donc d'enregistrer la guitare électrique avec un magnétophone ralenti à demi. Après avoir enregistré l'orgue Farfisa, Mike souhaite ajouter un son du type de celui qu'il avait obtenu avec le jouet dont il s'était servi pour sa démo. Cela sera obtenu avec un glockenspiel (ou carillon), joué par Phil Becque et Mike Oldfield. Becque -qui est un ex-batteur- frappe les lames tandis que Mike stoppe les notes avec ses mains.

Le motif introductif répétitif mène à une première apothéose pour laquelle Mike souhaite un passage à la flûte. Tom Newman passe un coup de fil à John Field (ex-July, ancien groupe de Tom Newman) et celui-ci vient dans la journée. Dans le passage qui suit une contrebasse est nécessaire et c'est le violoncelliste et contrebassiste Lindsay L. Cooper qui assure la partie (à ne pas confondre avec la musicienne hautboïste Lindsay Cooper de l'album Hergest Ridge).

Pour la première aopthéose (vers 4:15) et pour l'apothéose suivante (vers 9:15 dans la partie 1), Mike Oldfield souhaite obtenir l'effet d'un accord d'orgue qui "décolle", mais il n'existe pas à l'époque de boutons sur les orgues pour faire varier la fréquence du son. Les ingénieurs du Manoir proposèrent alors de jouer sur la fréquence des moteurs des magnétophones. L'astuce fut alors d'enregistrer un long accord d'orgue sur une bande, puis de le lire dans un magnéto et d'accélérer la lecture grâce à un bouton sur un transfo relié au magnétophone. Crédit en fut donné sur la pochette de Tubular Bells, qui mentionne en septième position le mystérieux "Taped motor drive amplifier organ chord".

 
Tubular Bells part 1 - (4:14 - 4:45) avec le Taped motor drive amplifier organ chord et le premier coup de cloche tubulaire de l'album...

Progressivement, Mike Oldfield ressent une adhésion des ingénieurs du Manoir autour de sa musique. L'ambiance se réchauffe jour après jour et Mike développe une complicité particulière avec Tom Newman, avec qui il s'amuse parfois à lutter sur la pelouse du Manoir. Mike Oldfield apprécie également la présence rassérénante du chien Bootleg, qui est souvent couché sous la table de mixage. L'enregistrement est également accompagné d'une généreuse consommation de whisky, dans la cave du Manoir ou dans le pub The Jolly Boatman, au bord du canal d'Oxford, à environ un kilomètre du Manoir.

jollyboatman1.jpg                                                   Le pub The Jolly Boatman aujourd'hui


jollyboatman.jpg

            Peut-être l'endroit où la production de Tubular Bells s'est négociée autour de pintes de Guinness


Au bout de cette semaine d'enregistrement, Mike Oldfield attaque le final bâti sur une longue ligne de basse, "rapide et difficile", répétée pendant cinq minutes. Voulant apparemment impressioner quelques personnes du Manoir (parmi lesquelles Jackie Byford, ex-copine de Tom Newman), Mike prend quelques rasades de whisky, enlève son tee-shirt et entame l'enregistrement de la ligne de basse, sans métronome. "Je m'en fous si mes doigts saignent, je vais aller jusqu'au bout". Après cela, il effectue ses overdubs : la guitare qui double la basse, puis tous les instruments empilés les uns après les autres. C'est à ce moment là seulement que, d'après lui : "A ce moment, je me suis souvenu des cloches tubulaires qui avaient été laissées après les sessions de John Cale, et j'ai pensé que ce serait une bonne idée de les placer en final."(4)

Les premières prises avec les cloches tubulaires ne sont pas assez impressionantes pour Mike. Il abandonne donc le maillet traditionnel pour un gros marteau en acier et frappe une cloche d'un grand coup. Le son est fantastique, mais la cloche reste marquée d'une énorme bosse.

D'après Mike, la soirée est alors déjà bien avancée (vers les onze heures du soir) quand Mike et les ingénieurs du son ouvrent un jeroboam de Guinness et attaquent un premier mixage rapide des 16 pistes, afin de pouvoir livrer une démo à Richard Branson. Le travail dure toute la nuit et Mike part se coucher au petit matin.


La fin d'année 1972

Dans les jours qui suivent, Mike Oldfield  reste au Manoir où il est hébergé dans une chambre plus petite. Simon Draper ayant apprécié l'enregistrement livré par le studio, Richard Branson accepte que Mike demeure encore quelque temps au Manoir et semble-t-il accepte-t-il de même que l'enregistrement soit poursuivi. 

Cependant, le studio est loué pour tout l'automne, avec seulement quelques éparses journées de libres. Les sessions suivantes ont donc généralement lieu durant la nuit, et parfois pendant de rares journées de libre. Simon Heyworth est beaucoup plus impliqué dans ces sessions. Dans Changeling, Mike Oldfield explique qu'il a d'abord enregistré l'épilogue de la partie 1 (à la guitare acoustique) ainsi que les choeurs avec sa soeur Sally Oldfield et la gestionnaire du manoir Mundy Ellis (par ailleurs compagne de Tom Newman et ex-compagne de Branson...).

Oldfield72.jpg Ce même choeur féminin pose également ses voix sur les thèmes débutant  la deuxième partie de Tubular Bells. Celle-ci  se constitua par l'assemblage de morceaux que Mike avait conçu séparément, mais dont les transitions sont perfectionnées durant les longs moments où Mike ne peut enregistrer. Le début de la partie 2 est un cycle de plusieurs mélodies joué à la guitare que Mike a travaillé depuis longtemps (la section "Harmonics" sur TB2003). Mike y ajoute un autre morceau de guitare acoustique ("Peace"), qui représente pour lui "un véritable sancutuaire", un refuge contre ses crises de panique. Sur sa démo de Tubular Bells, la guitare était accompagnée d'un orgue farfisa dont les notes vibraient par le jeu de Mike sur un curseur de l'orgue(5). Mais Mike ne parvient pas à reconstituer cet essai sur le Farfisa du Manoir (dont le curseur est déficient) et finalement il réalise l'accompagnement sur un orgue Lowrey, en étant très mécontent du résultat. Cette déception est compensée par la satisfaction qu'il trouve dans les effets qu'il réalise avec les mandolines.

Après cette longue section de guitare acoustique, Mike réalise le passage des "guitares cornemuses" où il joue lui même des percussions avant d'empiler les guitares électriques. Derrière ce passage, Mike reprend un morceau qu'il avait travaillé en 1969 lorsqu'il jouait avec son frère Terry au sein de Barefeet. C'est le batteur Steve Broughton, que Mike avait fréquemment croisé lors de ses tournées avec Kevin Ayers, qui vient improviser un jeu de batterie et enregistrer la piste d'accompagnement avec Mike à la basse. La piste est réussie à la deuxième prise.


La fin de l'enregistrement - février/mars 1973

A ce stade de l'enregistrement, la période de Noël approche, et Mike est contraint de quitter le studio à la demande du groupe canadien qui prend alors possession des lieux pour enregistrer. Mike Oldfield retourne donc à Harold Wood, chez sa mère, jusqu'à ce que de nouvelles opportunités d'enregistrer au Manoir se présentent, à la fin de l'hiver 1973.

Entretemps, en janvier 1973, Richard Branson s'est rendu au MIDEM, à Cannes, avec une version provisoire d'Opus 1, pour constater que personne ne s'intéresserait à un morceau rock sans batterie ni paroles. Dés son retour au studio, Mike Oldfield se fait donc harceler par Richard Branson qui réclame plus de batteries et des voix. L'édition 73 du MIDEM aura été plus fructueuse pour le jeune groupe Queen, qui y décroche son premier contrat, avec la démo de ce qui sera son premier album !

D'après Changeling, Mike relate que c'est après son retour en studio, début 73, qu'il ajoute les parties de piano de la section Caveman, en frappant violemment le clavier comme s'il donnait des coups de karaté. Puis Mike conclue sa partie 2 par la section "Ambient guitars" en réutilisant un solo de guitare qu'il jouait lors de ses concerts avec Ayers.


Les voix sur Tubular Bells : Vivian Stanshall et l'homme des cavernes

La section "Caveman" demeure cependant inachevée. Il manque toujours un thème ou un instrument principal. A la demande de Branson (cf. ci-dessus), Mike avait bien jeté quelques paroles sur le papier, mais se sentait bien incapable de chanter. Finalement, après une soirée arrosée de Guinness au Jolly Boatman, Mike décide d'entrer en studio avec une bouteille de Jameson's dont il prend des rasades. La bande magnétique est ralentie grâce au variateur conçu par les ingénieurs et Mike Oldfield délivre un chant sans doute bien loin de ce qu'attendait Richard Branson !


Tubular Bells part 2 - Extrait (Mike mettra une semaine à refaire fonctionner ses cordes vocales !)

En dehors du passage intitulé Caveman (l'homme des cavernes), pour lequel l'instrument (vocal) cité est "Piltdown Man" (un équivalent "d'Homme de Néandertal" à ceci près que l'homme de Piltdown était une supercherie scientifique...), une voix est également ajoutée à la partie 1 de Tubular Bells. La participation de Vivian Stanshall est cependant difficile à situer dans le temps, deux versions s'opposant quant à sa venue en studio.

La version de Mike Oldfield a toujours été celle de l'intervention de Stanshall à la fin de la première semaine d'enregistrement. Selon Oldfield, le groupe qui a réservé le studio au terme de la semaine qui lui a été laissée est le Bonzo Dog Band, dont Vivian Stanshall est le leader. Or, toujours selon Oldfield, les Bonzo Dogs seraient arrivés au Manoir pendant qu'il enregistrait le final. C'est à ce moment que Mike aurait eu l'idée qu'un Maître des cérémonies introduise chacun des instruments de son final.

viv.jpg Simon Heyworth se serait chargé d'aller solliciter Vivian Stanshall. Oldfield et Stanshall chaussent alors chacun un casque. Mike donne une liste d'instruments à un Stanshall passablement éméché, puis un dernier overdub est réalisé en une prise, avec Stanshall indiquant les instruments au rythme où Mike les montre du doigt sur la liste : "Grand piano... Reed and pipe organ... Glockenspiel... Bass guitar... Double speed guitar... Two slightly distorted guitars... Mandolin... Spanish guitar and introducing acoustic guitar...  Plus, Tubular Bells !"

Or, la présence des Bonzo Dogs semble étrange, compte tenu des biographies du groupe qui existent sur Internet, en ce qui concerne The Bonzo Dog Band, dont le dernier travail collectif a bien eu lieu au Manoir mais à la fin 1971 (l'album...). Les sites consacrés au Bonzos ne mentionnent aucun enregistrement à la fin de 1972. A moins qu'il ne s'agisse de sessions précoces de Vivian Stanshall pour son album solo de 1974 (Men Opening Umbrellas Ahead)...

L'autre version est celle exposée par Al Clark dans le livret du coffret Boxed (1976), corroborées par les informations données par Phil Newell, dans le numéro 24 de Dark Star.

Selon cette version, Vivian Stanshall aurait été invité au Manoir à la toute fin de l'enregistrement d'Opus 1 pour énoncer les noms des instruments, ceci ayant constitué une des réponses à la demande de Branson de "plus de voix". Dans la foulée de cet enregistrement (ou plutôt après un intermède bien arrosé), Stanshall, Tom Newman et Oldfield auraient enregistré le délire qui constituait le prélude à Sailor's Hornpipe que Mike avait enregistré afin de conclure son album -il jouait déjà ce morceau pour les rappels lors des concerts avec Kevin Ayers.

Quoiqu'il en soit, il est possible que Mike ait eu l'idée des introductions et/ou du fait d'y convier Stanshall grâce au morceau farfelu des Bonzo Dogs intitulé "The Intro and the Outro" où Vivian Stanshall présente chaque membre du groupe et son instrument, avant de partir en délire ("John Wayne, xylophone, Général de Gaulle à l'accordéon", etc.)(6).

Enfin, et c'est sans doute le plus important, c'est à la suite des introductions de Stanshall que le titre de "Tubular Bells" s'est imposé comme une évidence pour l'album.


Le mixage

Le mixage définitif de l'album est un moment héroïque de la réalisation de l'album. En effet, les 16 pistes de l'album sont sur-utilisées, au point que des instruments différent se succèdent sur chacune des pistes, ce qui oblige à des manipulations intenses des 16 niveaux de la table de mixage, pour gérer les quelques 500 sections différentes présentes sur chacune des deux parties de l'album. Afin de pouvoir gérer les manipulations, Mike Oldfield, Tom Newman et Simon Heyworth se font assister de deux autres ingénieurs du son pour disposer de dix mains sur le pupitre ! Un tableau récapitulatif et un rouleau de trois mètres de long sont nécessaires pour guider les opérations, pilotées au son de la voix de Tom Newman qui enchaîne les comptes à rebours.

Ces manipulations demandent tellement de répétitions, qu'il faut presque une semaine à l'équipe pour être au point sur les quatre premières minutes de la partie 1. Le mixage nécessite finalement trois semaines de travail, soit autant que le temps cumulé nécessaire pour l'enregistrement de l'album...

Le mixage est également le moment où se décident beaucoup des effets sonores de l'album (comme on peut également le constater en comparant les différents mixages de Tubular Bells existant : Vinyle original, Boxed, 1ère édition CD, SACD, etc...). C'est un moment où Tom Newman met beaucoup de lui-même, comme le signale Phil Newell : "Tom était surtout le musicien qui voyait Mike comme un virtuose, mais considérait qu'il pouvait également introduire ses propres idées. Alors que quand je travaillais avec Mike, il s'agissait plus de lui rendre l'enregitsrement plus facile afin qu'il puisse se consacrer à l'interprétation sans avoir a trop se concentrer sur la technique, donc nous étions très différent."
 

Parfois, des conflits éclatent entre Oldfield et Newman sur la façon de produire l'album.


Tubular Bells part 1 - Cloche solitaire

"Il y avait la cloche solitaire sur la face une quand ça fait "dong, dong". 
Il y avait une pelletée d'autres musiques tournant autour d'elle dans la partie 1, et j'ai pensé que ça serait plus sympa si ça faisait comme la cloche de brume d'un bateau dans le brouillard. Nous avons donc eu un moment où nous tirions tous les faders comme cela il n'y avait plus que ça, et en ajoutant de l'écho, cela donnait l'impression d'être à une très grande distance. C'était mon idée. Mais j'ai du me battre pour l'obtenir car Michael avait une idée différente sur ça. Habituellement, je suggérais des choses qui étaient exagérées, en partie parce que j'étais animé par ce sens du filmique."
Tom Newman, cité dans The Making of Tubular Bells

Newman-desk.jpg
                                                 Tom Newman au pupitre

 


Devant le nombre de sources et la difficulté d'en faire une bonne synthèse (et une rédaction légère), l'article sera probablement fréquemment retouché, amendé et complété durant les mois de septembre et d'octobre.

Sources :
- Mike Oldfield - Changeling
- Richard Branson - Mes Virginités
- Richard Newman - The Making of Tubular Bells
- Phil Newell, entretiens dans les numéros 24 et 25 de Dark Star
- Al Clark - Livret du coffret Boxed



Notes

(1) The Manor est repris dans sa traduction française du Manoir.
(2) La présence de John Cale semble correspondre à l'enregistrement de son deuxième album solo The Academy in Peril. La présence des Bonzo Dogs à l'automne 1972 est plus étonnante -voir le chapitre sur Vivian Stanshall dans la suite de l'article.
(3) Elles semblent avoir été utilisées par John Cale dans 3 Orchestral pieces où on entend faiblement quelque chose qui ressemble a des cloches. Cale a enregistré deux autres morceaux au Manoir : Brahms et Intro (l'introduction de Days of Steam).
(4) les cloches tubulaires ont déjà été jouées sur la partie 1 vers 4 mn 30.
(5) Les deux démos du morceau "Peace" s'achèvent toutes les deux par un thème abandonné dans Tubular Bells mais repris dans Amarok pour la section nommée "Diddlibom"
(6) Sur l'album Gorilla des Bonzo Dog Band - extrait : "Like to introduce `Legs' Larry Smith, drums / And Sam Spoons, rhythm pole / And Vernon Dudley Bohay-Nowell, bass guitar / And Neil Innes, piano. / Come in Rodney Slater on the saxophone / With Roger Ruskin Spear on tenor sax. / I, Vivian Stanshall, trumpet. / Say hello to big John Wayne, xylophone / And Robert Morley, guitar. / Billy Butlin, spoons. / And looking very relaxed, Adolf Hitler on vibes. Nice! / Princess Anne on sousaphone. Mmm.  / Introducing Liberace, clarinet / With Garner "Ted" Armstrong on vocals...



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Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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Mardi 28 août 2007
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La Toile recèle dans ses filets une ancienne et jolie tentative de fil d'informations francophone sur Mike Oldfield, hélas à la vie trop courte. 

flyingstartech.jpg Bien avant la mode des blogs, Geinoh s'était lancé au printemps 2003 dans le projet d'une newsletter portant à la fois sur l'actualité de Mike Oldfield et sur des analyses de fond de ses oeuvres antérieures. La première édition avait été proposée aux membres de la liste de diffusion francophone tubular, et avait été diffusée par mél, puis hébergée sur un site. 

Initié en solitaire par Geinoh, le projet a été renforcé en cours de route par la plume de Fabrice Chotin puis par les corrections de membres de la liste de diffusion tubular, dont l'ami Vinz qui vient nous saluer ici par ses commentaires de temps à autre. Les lettres ont été intégrées au site tubular.free.fr lors de leur cinquième édition.

Démarré avec un rythme ambitieux (1 édition par semaine), le projet s'est arrêté -à ma connaissance- au bout de six éditions pour une raison que j'ai oubliée (il me semble que la raison en était une expatriation de l'auteur, mais je ne suis plus bien sûr des évènements).

Je vous laisse redécouvrir les articles publiés dans ces six éditions, à ce jour toujours accessible sur Internet (quelques liens dans les newsletters sont morts, toutefois).



Flying Start n°1 du 5 mai 2003 - L'album QE2 (1/4) 

Flying Start n°2 du 5 mai 2003 - John R. Chatterton - L'album QE2 (2/4)

Flying Start n°3 du 19 mai 2003 - Loreena McKennitt - L'album QE2 (3/4)

Flying Start n°4 du 27 mai 2003 - Tribute to Mike Oldfield - L'album QE2 (4/4)

Flying Start n°5 du 1er juin 2003 - Les influences celtiques (1/2)
 
Flying Start n°6 du 4 septembre 2003 - The Millennium Bell - Les influences celtiques (2/2)

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Mardi 14 août 2007

Ajout du 08/03/08 : Music of the Spheres en vente sur fnac.com et amazon.fr

Music of the Spheres est disponible en pré-commande sur les sites de vente en ligne fnac.com et amazon.fr
Sur fnac.com, un internaute a noté l'album 10/10 et a produit, pour tout commentaire, une ligne recopiée de la fin de cet article du présent blog !



Ajout du 27/02/08 : Sortie du single Spheres

Le site officiel MikeOldfield.com annonce qu'un titre inédit, intitulé Spheres, sera mis en vente (téléchargement uniquement) à partir du 3 mars. 08/03/08 : on peut le télécharger par exemple sur msn.



Ajout du 24/01/08 : Lancement de Music of the Spheres au musée Guggenheim de Bilbao

D'après le blog espagnol mikeoldfieldblog.com, il y aura un concert de lancement de Music of the Spheres le 7 mars 2008 au Musée Guggenheim de Bilbao, avec Mike Oldfield et le Sinfónica de Euskadi ("l'orchestre national du Pays Basque").

En l'état actuel des informations, il semble que cet évènement ne sera pas un concert public mais une présentation à la presse, sans vente de billets.

Il convient donc plus que jamais de guetter l'éventuelle publication de dates de concert en Europe, Mike Oldfield ayant indiqué en 2007 qu'il envisageait de faire une tournée avec un orchestre pour jouer sa nouvelle oeuvre.



Ajouts du 19/01/08 : Le site officiel de Mike Oldfield annonce la sortie de Music of the Spheres

Le site mikeoldfield.com a enfin été mis à jour ! Il s'est mis aux couleurs de l'album Music of the Spheres dont la sortie est annoncée pour le 17 mars 2008. Un compte à rebours égrenne les heures et secondes qu'il reste à attendre...

Par ailleurs, une nouvelle vidéo promotionnelle a ete mise en ligne par le fan club italien de Mike Oldfield. Mike y relate comment l'inspiration lui vient fréquemment de ses ballades en moto...



Ajouts du 14/11/07 :

Encore une bonne et une mauvaise nouvelle

La mauvaise, c'est que (d'après un blog espagnol) Universal Espagne indique que la sortie de l'album Music Of The Spheres en Espagne n'est plus fixée avec certitude à janvier 2008, mais plus largement au premier trimestre 2008... Il est donc hautement probable que ce contretemps soit valable pour les autres pays... (les dernières tendance indiquent début mars 2008).

La bonne (on se console comme on peut), c'est qu'une interview télévisée de Mike Oldfield pour une télévision allemande  a été mise en ligne sur You Tube à http://www.youtube.com/watch?v=6JVzzGfndSE
Ceux qui connaissent cette ville reconnaîtront sans doute le centre ville (Museum Insel) de Berlin. L'entretien date donc probablement du déplacement de Mike à Berlin signalé en septembre (voir plus bas).




Ajouts du 20/10/07 : nouvelles vidéos promotionnelles de Music of the spheres

5 minutes d'entretien avec Mike Oldfield et Karl Jenkins : http://www.amazon.co.uk/gp/mpd/permalink/17144

Trois vidéos sur le site du fan club italien http://www.mikeoldfield.it/mikeoldfield/fanclub.cfm dont la première est celle qui était déjà connue depuis le mois dernier :
- http://www.mikeoldfield.it/mikeoldfield/demo/mots_demo/video.cfm?vidName=MotS_EPK
- http://www.mikeoldfield.it/mikeoldfield/demo/mots_demo/video.cfm?vidName=MO_Intervista (entretien)
- http://www.mikeoldfield.it/mikeoldfield/demo/mots_demo/video.cfm?vidName=MO_Studio_Tour (démonstration dans le studio de Mike Oldfield)



Ajouts du 27/09/07 :

Une bonne et une mauvaise nouvelle

La mauvaise, c'est que la sortie de l'album Music Of The Spheres est reportée à janvier 2008, car Madame Oldfield attend un deuxième enfant pour la fin d'année, ce qui contrarie la disponibilité de Mike pour une promo en novembre...

La bonne, c'est qu'une vidéo promo de l'album a été mise en ligne par le site allemand d'Universal Classics & Jazz à http://www.klassikakzente.de/_ram/promo/oldfield_epk_2007.ram




Ajout du 20/09/07 : à une cinquantaine de jours de la sortie du nouveau Mike Oldfield.

Une soirée de présentation de Music of the Spheres a eu lieu mardi 18 septembre au club Tape à Berlin (dans le quartier de Moabit, au nord de la gare principale). Mike Oldfield y a fait une apparition surprise de cinq minutes au cours de laquelle il a  répondu à quelques questions. Il a notamment indiqué qu'il pourrait éventuellement réaliser d'autres albums classiques si celui-ci venait à plaire au public.

Oldfield-Yellow.jpg                                              Photographie xxamaxx et Umusic



Ajout du 7/09/07 : à deux mois de la sortie du nouveau Mike Oldfield.


Nouveaux extraits de Music of the Spheres : le site tubular.net a posté cinq streams audio (de qualité médiocre) provenant d'Universal :

1. Harbinger

5. The Tempest

7. On My Heart

9. Prophecy

14. Musica Universalis



Texte initial du 14/08/07 :

Le prochain album de Mike Oldfield, Music of the spheres, devrait sortir dans 90 jours. Les choses se sont accélérées pour ce disque dont on savait peu de choses en début d'année, et dont la "promo" vient de commencer pour Mike !

classicfm-logo.gif A la fin du mois de juillet, Mike Oldfield a été interviewé au micro de l'émission Classic Newsnight de la radio britannique Classic FM. Lors de cette émission, où l'on a eu la confirmation de la participation de la soprano Hayley Westenra et du pianiste Lang Lang, deux courts extraits de l'album ont été dévoilés.

Le premier est une référence plus que volontaire à l'inamovible "Tubular bells". D'après le blog espagnol Mikeoldfieldblog.es, il s'agirait du morceau d'ouverture Harbinger.


Music of the Spheres - Harbinger (début)

Le deuxième est un morceau plus doux diffusé en fin d'interview :


Music of the Spheres - Harbinger (fin)


Le podcast de l'émission peut être retrouvé depuis le 10 août à http://www.classicfm.co.uk/sectional.asp?id=10074



c-j1.jpg Par ailleurs, le site https://www.classicsandjazz.co.uk présente en "featured artist" Mike Oldfield et son prochain album. Le site dépend d'Universal Music, maison de disques de Mike Oldfield (à travers Mercury Records) (01/2008 : le lien est maintenant ici)

Ce qui suit est une traduction. Attention, promo !!

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MUSIC OF THE SPHERES (Musica Universalis) - Un concept philosophique/mathématique de l'antiquité, peut-être initié par Pythagore, qui stipule que la musique est reliée aux mouvements du Soleil, de la Lune et des planètes.


Ce concept considère les proportions dans les mouvements des corps célestes, et la structure de la nature en général, comme une forme de musique. Cette "musique" n'est pas audible littéralement, mais est seulement un concept harmonique et/ou mathématique.

Si les premières mesures du nouvel album de Mike Oldfield, "Music of the spheres", semblent très familières à ceux qui se souviennent de son enregistrement historique du début des années soixante-dix (et qui ne s'en souvient pas ?), alors son auteur n'a aucune intention de s'excuser pour toute similitude, intentionnelle ou non.

"Je fais des séquences de piano répétitives", dit-il, résumant sa signature musicale. "Je suis l'homme à la séquence de piano épétitive".

Effectivement, il l'est. Mais pour des millions d'amateurs de musique, il est plus connu comme l'homme de "Tubular bells". Et il ne seront pas déçus par son nouvel album -la première véritable composition "classique" d'une carrière qui s'étend sur près de 40 ans.

Enregistré en totalité par un orchestre aux studios d'Abbey Road, et comprenant des passages d'invités comme le pianiste Lang Lang et la star du chant Hayley Westenra, "Music of the spheres" se démarque fortement des deux douzaines d'albums qui le précèdent, et en même temps est une tranche instantanément identifiable de "Mike Oldfield classique".

Commençons donc par les choses essentielles. "Je suis sûr que tout le monde va écouter et que la première chose qu'ils diront c'est : il a mis une bon sang de cloche tubulaire dessus," glousse-t-il. "Mais il y a une cloche dans tous les orchestres, donc bien sûr il y en a une dans l'album !"

C'est fort bien jusque là. Mais "Music of the spheres" n'est pas Tubular Bells IV (bien qu'il aurait été plus facile de l'intituler comme ça). Ne demandez pas à Mike de vous expliquer ce que c'est précisément : il pense que la musique la plus transcendente vient d'un endroit plus élevé.

C'est du même endroit que John Lennon prétendait trouver son inspiration. Lennon a décrit une fois comment il vivait pendant les moments où il sentait qu'il n'était qu'un canal pour la "musique des sphères" -et qu'il retranscrivait simplement "comme un médium".

"Je me suis senti comme cela pendant des années," dit Oldfield. "Il y a certainement des moments quand la musique est aussi parfaite qu'elle pourrait être -quelque chose de plus grand que notre petite civilisation et l'ensemble de la création, quelque chose qui est sacré ou presque divin. Ca n'arrive pas très souvent mais quand c'est le cas, ça vaut le coup de le décrire comme de la musique des sphères.

Tout cela est la raison pour laquelle Mike Oldfield sent qu'il y a une force extérieure le guidant dans ses tentatives musicales. "Je suis un peu comme une sage-femme, vraiment," blague-t-il. "J'essaie de mettre la musique au monde sans lui barrer la route. Si je transmets correctement, ça n'a plus qu'à venir".

Evoquer les sage-femmes mène, inévitablement, à la discussion sur la gestation de l'album. "Il y a quelques années, je me demandais quoi faire d'autre," médite Oldfield. "Je pensais que j'avais fait tout ce que je voulais faire. Je jouais avec l'idée de la retraite. Alors, j'ai eu l'idée de faire un album avec un long instrumental. je savais que quelques fans réactionnaires adoreraient. Mais l'idée de le promouvoir et de le présenter ces jours-ci et à cette époque semblait simplement rétrograde."

Finalement, Mike trouva la solution à son dilemne. Il décida de composer la musique, mais au lieu de la jouer lui-même -comme il l'avait toujours fait depuis "Tubular bells" en 1973, quand il avait été célèbre pour le fait de jouer tous les instruments- il laissa cela à un orchestre.

Le résultat est "Music of the spheres", 45 minutes de musique qui renferment tout ce qu'Oldfield représente pour des fans de musique dans une carrière qui balaye des genres du ambient/New age (avant même que chacun de ces termes n'apparaisse), musiques du monde (idem), à travers la musique pop vers la musique de film, avant-garde, électronique et dance

pochette-mots.jpg

Il dit que "Music of the spheres" est le contraire de son dernier album "Light and shade", qui était moitié chill-out, moitié high-energy. "Cette fois, j'ai pensé, à la place d'utiliser des guitares électriques et de la technologie de studio, essayons de le faire avec un véritable orchestre", explique-t-il.

L'orchestration a été arrangée par le compositeur de classique britannique vivant le plus populaire, Karl Jenkins, qui jouit également du statut de co-producteur sur l'album. Pas plus tard que quand ils firent équipe, Mike apprit du gallois qu'ils s'étaient rencontrés auparavant, quand Karl -à l'époque encore un membre du groupe expérimental Soft Machine- joua du haut-bois pour un enregistrement live de "Tubular bells" pour la BBC en 1975.

Aujourd'hui, la paire travaille de façon entièrement différente : Mike enregistre sa musique avec un programme informatique appelé Logic, tandis que Karl, comme la plupart des musiciens classiques, utilise un programme différent appelé Sibelius pour créer la notation musicale. D'une façon ou d'une autre, ils ont trouvé une manière de rendre les deux méthodes compatibles.

L'étape suivante pour oldfield était d'enregistrer tout l'album avec des échantillons d'orchestre avant de l'apporter à Jenkins pour le ré-enregistrer avec un orchestre de musiciens classiques aux studios d'Abbey Road. "Par moments", confesse Mike, qui vagabondait dans le studio pendant les enregistrements, "j'étais presque ému aux larmes par la beauté de la musique".

L'étape finale fut le mixage : un process qu'Oldfield prend plus au sérieux que beaucoup de ses contemporains, et qui peut complètement changer le son de la musique. "Le mixage est aussi important pour moi pour le son défintif que l'écriture des notes," explique Mike. "Ce que nous avons enregistré à Abbey Road est quasi méconnaissable maintenant."

Comme d'habitude avec Mike Oldfield, le résultat est difficile à étiquetter. C'est "classique" avec des moments qui rappellent Sibelius et Holst, mais ce n'est pas une symphonie, et d'autres parties sont plus des réminiscences de Steve Reich et Philip Glass. C'est un changement, mais cela contient des éléments familiers, en paticulier le style caractéristique de Mike à la guitare classique. A d'autres moments, en particulier dans des passages frappants de choeur, c'est plus en relation avec le propre répertoire de Karl.

Quoiqu'il en soit, c'est une collaboration qui ouvre de nouveaux territoires pour les deux hommes -et une formidable addition au catalogue riche et varié de Mike Oldfield, une énigme dont le seul guide philosophique est la détermination de rester fidèle à sa vision.

"La spiritualité influence définitivement ma musique," conclue-t-il. "La chose la plus importante est de faire de la musique qui reflète que nous faisons partie du monde naturel mais que nous avons cette capacité à voir un autre côté de l'existence, le côté spirituel, et l'élégance de la nature.



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Mike Oldfield a toujours été célèbre pour son approche non conventionnelle de la musique. Tout au long de sa carrière, il a cassé régulièrement des frontières musicales, et avec Music of the spheres il continue dans cette voie.

Prenant ses influences chez Holst et Rachmaninov autant que chez Steve Reich et William Orbit, cette oeuvre est classique par nature, mais est également immédiatement identifiable comme du "Mike Oldfield classique". Avec un orchestre entier et un choeur, et avec des parties solos de Mike lui-même à la guitare, de la soprano légendaire Hayley Westenra et du pianiste renommé Lang Lang, c'est une oeuvre avec une immense envergure émotionnelle et musicale. Et tandis que le morceau était entièrement conçu, produit et écrit par Mike, afin de traduire ses idées dans la notation classique traditionnelle arrangée pour les musiciens, il s'est tourné vers le compositeur de classique populaire moderne Karl Jenkins. 

Le titre du morceau est une référence à quelque chose que Mike ressent fortement : que toute la musique devrait avoir pour but de représenter le spirituel, ou des éléments de vie détachés de ce monde : quelque chose au delà du terre-à-terre et du quotidien. En cela, il a vraiment réussi.

Music of the spheres est tour à tour épique, tendre, mélancolique et triomphant. C'est l'oeuvre d'un compositeur qui par dessus tout peut faire de la musique magnifique et substantielle, quels que soient le genre et l'instrumentation.

Liste des morceaux :

1. Harbinger
2. Animus
3. Silhouette
4. Shabda
5. The Tempest
6. Harbinger Reprise
7. On My Heart (avec Hayley Westenra)
8. Aurora
9. Prophecy
10. On My Heart Reprise (avec Hayley Westenra)
11. Harmonia Mundi
12. The Other Side
13. Empyrean
14. Musica Universalis




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Enfin, on attend beaucoup que se remplisse cet onglet qui ouvre sur une page encore blanche !!




amazon-logo.gif Pour terminer (provisoirement), la fiche de l'album sur le site amazon.co.uk s'est enrichie d'un commentaire explicatif de Mike Oldfield : 


Par l'artiste
Music of the Spheres de Mike Oldfield

Dans ce monde, tout a une pulsation ou une vibration. Ce son est spécifique à chaque être vivant ou inerte et crée par lui-même une musique que nul ne peut entendre. Je crois que cela a une résonance très puissante et un effet profond sur nos vies. Qu'arriverait-il si nous poussions cela plus loin et l'appliquions a des choses plus grandes, plus puissantes ; comme un système solaire entier, ou une galaxie, quel son cela aurait-il ?

Musica Universalis est la théorie ancienne qui pose que tout corps céleste, le soleil, la lune et les étoiles ont une musique interne. C'est un concept harmonique et mathématique dérivé des mouvements des planètes dans le système solaire. La musique créée est inaudible à l'oreille humaine.

Music of the Spheres est mon interprétation de cette théorie. Chaque planète et chaque étoile, même l'univers tout entier recèle une musique que nul ne peut entendre, ceci est le son qu'il y aurait si cette musique était libérée. C'est la musique des sphères.
Mike Oldfield.




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Mercredi 4 juillet 2007

Maestro.jpg


Il semble que récemment (cela a été signalé en juin sur le forum de tubular.net), Mike Oldfield a mis en ligne sur son site officiel www.mikeoldfield.com de nouvelles versions de ses jeux "pacifiques" Maestro et Tr3s Lunas en téléchargement gratuit (aller sur "computer games" puis choisir le jeu puis "download").

Mike Oldfield avait commencé à travailler sur son projet de Music VR autour de 2000-2001 et avait sorti des mp3s destinés à servir de bande son à son jeu en projet. Un premier jeu, Tr3s Lunas, a été sorti conjointement à l'album du même nom, au printemps 2002 (l'album contenait un CD-R avec démo du jeu). Puis en mars 2004, le jeu Maestro a été mis en ligne, avec -si je me souviens bien- une démo du nom de Tube World.

Faute de succès, Mike Oldfield a ensuite abandonné cette voie dans laquelle il a dépensé beaucoup de temps et d'argent. Cet épisode de sa vie d'artiste est évoqué à la page 248 de son autobiographie Changeling (passage juste avant celui qui avait déjà été traduit ici) :


ouvrezlesguillemets.jpg Au début du nouveau millénaire, je me sentais vraiment épuisé. J'ai songé,  'que vais-je faire maintenant ?' Rob Dickins m'avait donné un exemplaire d'un jeu pour ordinateur appelé Myst, que j'avais beaucoup aimé. J'avais besoin de changement et j'avais aimé travailler moi-même sur le matériel interactif, donc je me suis dit qu'il fallait que je tente la réalisation d'un jeu complet en 3D, en utilisant de la musique. Je l'ai appelé Music VR, réalité musical virtuelle. J'ai acheté un calculateur de graphiques très cher : depuis ma première tentative, en 1994, les ordinateurs étaient devenus vingt fois plus puissants et plus rapides. Au début, j'ai travaillé avec un ou deux graphistes mais en fin de compte j'ai décidé de tout reprendre depuis le début, de travailler avec un développeur et de concevoir notre propre moteur graphique. Ca a pris un ou deux ans, mais je me suis amusé formidablement.

Le résultat a été un jeu pour ordinateur que j'ai appelé Tres Lunas. Je l'ai envoyé à tous les éditeurs de jeu mais personne n'était interessé ; ils ne voulaient que des jeux informatiques normaux, des jeux de voiture bourrés d'adrénaline ou des shoot-'em-ups, donc j'ai fini par le sortir moi-même. Nous avons eu une première adorable à Valence, dans ce qu'ils appellent la Cité des Arts et des Sciences. Il y avait un planétarium là-bas, et je me souviens d'avoir montré le jeu aux journalistes sur l'écran du planétarium.

Au total, nous avons vendu environ trois mille exemplaires. Ca n'a été rentabilisé en aucune façon, cela a coûté plusieurs centaines de milliers de livre à faire. Quoqu'il en soit, il est sorti maintenant, il y a une minuscule communauté, et quelques personnes l'aiment. J'espère que quelqu'un à l'avenir fera quelque chose dans ce goût-là, et c'est agréable d'avoir apporté une petite contribution à quelque chose qui n'est ni corrosif ni destructeur pour l'esprit des gens, en particulier des enfants. C'était une impasse créative ; que ç'ait été en avance sur son temps ou une perte de temps je ne sais pas, mais ce n'était pas perdre mon temps - j'ai aimé ça. fermezlesguillemets.jpg


Tres-Lunas.jpg


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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Samedi 30 juin 2007

Voici le premier article d'une série qui sera adaptée de l'excellente "Tourography" établie par le chroniqueur indépendant Mark Slattery pour le fanzine Dark Star. L'auteur a donné l'autorisation pour ces traductions et la publication sur ce blog. Des détails ont été corrigés ou complétés d'après les informations figurant sur le site allemand www.tubular-world.com.


 

1980 - "THE CONCERT" (TOURNEE PLATINUM)

Dates
9 avril : Loughborough (R.-U.) - 11 Lancaster (R.-U.) -12 Strathclyde (R.-U.) -13 Dundee (R.-U.) -14 Bradford (R.-U.) -? Stockholm - 17 Copenhagen - 18 Kiel - 19 Berlin - 21 Dusseldorf - 22 Munster - 23 Francfort - 24 Cologne - 25 Brême - 26 Hanovre - 28 Vienne - 29 Munich - 30 Heidelberg
4 mai - Ipswich (Gaumont) - 5 Croydon (Fairfield Hall) - 6 Bournemouth (Winter Gardens) - 8 Portsmouth (Guildhall) - 9 Gloucester (Leisure Centre) - 10 Oxford (New Theatre) - 11 Oxford (New Theatre) - 13 Brighton (Centre) - 14 Stafford (Bingley Hall) - 15 Manchester (Apollo) - 17 & 18 Edimbourg (Usher hall) - 19 & 20 Glasgow (Apollo) - 22 Newcastle City Hall - 23 Preston (Guildhall) - 24 Sheffield (City Hall) - 25 Bristol (Colston Hall) - 26 Southampton (Gaumont) - 27 Poole (Arts Centre) - 28 & 29 Londres (Stade de Wembley) - 31 Dublin (Royal Dublin Society Hall)
? juin Rotterdam (De Doelen) - ? Bruxelles (Forest National) - ? Paris (Palais Omnisport) - ? autres dates en France ? - 17 juin Stockholm (Konserthuset) - 21 Knebworth (Fayre Park) - 28 Dundonald (Playing Fields) - 29 Cork (McCroom Castle)

Musiciens (Mike Oldfield +10)
Pierre Moerlen (batterie), Nico Ramsden (guitare), Benoit Moerlen (vibraphones), Hansford Rowe (basse), Tim Cross et Pete Lemer (claviers), Pete Acock (saxophone, flûte, calrinette), Mike Frye (percussions), Wendy Roberts & Maggie Reilly (chant). 

Morceaux joués (en général)
Platinum, I Got Rythm, Punkadiddle, Incantations, Tubular Bells, Guilty, Ommadawn pt 1, Blue Peter, PortsmouthPolka, la Marche de Radetzky, Blaydon Races. Ian Emes a réalisé cinq films projetés en toile de fond.





1980---The-Concert.jpg La tournée de 1979 eu un impact sur Mike qui influença la tournée suivante. Le 5 janvier 1980, il déclara à SuperPop, "J'ai très peur à l'idée de reproduire une grosse erreur comme ça. Donc je vais faire beaucoup plus attention cette fois. J'envisage même de chercher quelqu'un pour me sponsoriser. Guinness peut-être. J'aime la Guinness." La tournée suivante fut produite par un homme appelé Andrew Miller, et Mike emmena aussi Sally (Cooper) et Molly avec lui pour, selon lui, préserver leur relation et son bien-être.


La tournée eu lieu après la sortie de Platinum et Mike déclara à Smash Hits "Nous voulons jouer dans des petites salles, dans une vingtaine de villes. Ensuite nous irons en Ecosse, en Irlande du Nord et à Dublin." Il devait y avoir une tournée aux U.S.A. à l'été 1980. Wendy Roberts se souvient d'avoir reçu un itinéraire mais, pour une raison ou une autre, la tournée n'eut pas lieu. Au concert de Gloucester, Mike offrit 10 Livres à la personne qui danserait le mieux sur 'Guilty'. Cela n'eut lieu qu'une seule fois.


La deuxième tournée fut entreprise avec un groupe de dix musiciens - "bien que ce soit encore trop grand", dit Mike au Melody Maker - et il confessa qu'il continuait à se crisper lorsqu'il y avait des erreurs et admit qu'il voulait atteindre la perfection technique au lieu de fournir un spectacle au public, et qu'il réduirait le groupe à six musiciens pour la prochaine tournée.


Knebworth-Roberts.jpg Knoebworth-Oldfield.jpg A Vienne dans la Stadhalle,  le 28 avril 1980, Mike joua Polka enchaînée avec la Marche de Radetzky, enregistrée et sortie en face B d'Arrival. La musique jouée aux concerts comprenait Tubular Bells, Ommadawn, Incantations, et Platinum, avec Guilty. Lors de son apparition à Southampton le 26 mai, des films d'animations accompagnaient la plus grande partie du spectacle. Le décor comprenait deux papillons géants dont les ailes s'ouvraient au final et les chanteuses étaient habillées dans un style années 20. Pour Punkadiddle, il y avait un dessin animé d'un gorille géant dont les yeux tournaient autour de la scène.


Le 29 juin 1980, Mike joua à Cork avec Van Morrison, Lindisfarne et les Chieftains. Le Cork Examiner écrivit : "Les débats se sont ouverts d'une façon splendide quand Mike Oldfield et son groupe de 10 musiciens sont montés sur scène et ont fait une démonstration qui a complètement relégué dans l'ombre un Morrison pourtant plus célèbre et plus médiatisé. Oldfield a joué une nouvelle version de la première partie du célèbre instrumental Tubular Bells, dans lequel le xylophone produisait un effet énorme. Malgré les problèmes de feedback, notamment avec la basse, cet arrangement a été énormément apprécié par la foule qui a fait une standing ovation à la fin. Il a aussi joué un nouvel arrangement d'Ommadawn, une de ses oeuvres préférées. Les choeurs de Maggie Reilly, auparavant membre de Cado Belle et Staglee, sont sortis du lot, ainsi que des passages de guitare scintillants d'Oldfield. Ceci aussi a été très apprécié. Son rappel a consisté en des airs irlandais traditionnels joués à la guitare électrique, recevant un accueil énorme du public."



Kneb80.jpg Cela nous mène au fameux concert de Knebworth qui figure sur la vidéo "Essential". Led Zeppelin fut tête d'affiche en 1979. Cette année là, les organisateurs avaient obtenus une autorisation pour 100,000 personnes et 200,000 sont venus. L'argent du promoteur fut pris par le manager de Led Zeppelin (Peter Grant), ce qui le contraignit à la liquidation. Les voisins se plaignirent, les concerts débordèrent et le château de Knebworth fut poursuivi pour non respect des autorisations.

Les concerts de 1980 étaient donc une affaire délicate. Les organisateurs avaient du laisser un dépôt de garantie à la municipalité en cas de non respect des autorisations. En tête d'affiche il y avait les Beach Boys, Mike Oldfield jouant juste avant eux, plus Elkie Brooks, Lindisfarne, le Blues Band et Santana.

L'investissement était de 500,000 Livres et l'autorisation était pour 100,000 personnes. Mais une semaine avant l'évènement, seulement 25,000 billets étaient vendus. Capital Radio couvrit l'évènement (67% de ses auditeurs avaient plus de 25 ans). Environ 43,000 personnes vinrent au bout du compte, selon les promoteurs. Les Beach Boys, Mike et Santana avaient tous fait Wembley dans les semaines précédentes. Le présentateur était Richard Digance. Elkie Brooks joua pendant 40 minutes et il commença à pleuvoir.

Selon Chrissie Lytton Cobbold, la propriétaire de Knebworth, Mike joua "des morceaux de Tubular Bells et plusieurs de ses albums suivants Hergest Ridge, Ommadawn et Incantations". Cela ne paraît pas tout à fait exact. Elle conclua que, "De tout point de vue -sauf financièrement- le festival de 1980 avait été un grand succès". Une critique de l'époque dit que :''le problème était qu'on dirait que le programme a été fait par quelqu'un qui semble avoir été anesthésié il y environ 7 ans." [Extrait du "Knebworth Rock festivals" par Chrissie Lytton-Cobbold pp. 66-74, Omnibus Press ISBN 0-7119-0774-9].


Plus tard cette année, le 20 septembre, eut lieu le vol dramatique de Barcelone à San Sebastian au cours duquel l'avion de Mike givra et fut secoué par une tempête au dessus des pyrénées. La chanson Five Miles Out a été basée sur cet évènement. Le 31 octobre sortit QE2.


La première conséquence pour Mike sur sa deuxième tournée fut pécunière. Après QE2, il dit, "Je ne veux plus perdre de l'argent. Vous voyez, dans cette première tournée, je voulais vraiment prendre la responsabilité de la totalité -maintenant je prendrais quelqu'un pour s'occuper de l'orchestre. Ils sont presque tous des membres du syndicat des musiciens et ils se sont presque mis en grève contre nous près de huit fois. Dès qu'ils voient une caméra de télé, ils se mettent à demander de l'argent. J'en suis même venu à songer à faire des concerts complètement seul."


Mike consacra un long entretien à Mal Reading sur radio Independent, où il fit part de ses réflexions sur quelques thèmes-clés de ses concerts. "C'est de la musique extrêmement difficile à jouer en concert parce que si vous voulez la faire correctement, il vous faut au moins cinquante personnes. Ca peut vouloir dire avoir quatre guitaristes, et j'ai essayé ça, j'ai essayé de faire la moitié des concerts avec un orchestre, et ce à quoi je suis arrivé depuis c'est de n'avoir que quelques personnes qui sont impliqués dans ce type particulier de musique. Et je trouve que l'esprit est présent même si ça n'est pas pareil que sur le disque. La façon de faire la plus satisfaisante, c'est de prendre un nombre de personnes gérable, des musiciens totalement dévoués à la musique."

"L'idée d'aller à Londres et même dans une ville comme Hereford était un peu répugnante. L'idée d'aller en Amérique et d'y faire un énorme concert était vraiment la dernière chose que je voudrais faire."

qe2-concerts.jpg "Pour QE2, ce que j'ai fait avec le groupe que j'avais pris en mars et qui comprenait 12 musiciens. Vous voyez, la première fois il y en avait 50, puis c'est descendu à 12, et j'ai trouvé que même 12 étaient encore trop, trop de gens. Ca a donc été affiné à 6 y compris moi-même, et c'est le plus solide que j'ai jamais eu. Si quelqu'un m'avait dit il y a deux ans que j'aurai pu me contenter de six personnes, j'aurais dit non, n'importe quoi. Mais en fait c'est plus facile, parce qu'il y a plus de communication et vous avez du temps pour vous parler. Notamment, comme il y a moins de gens, chacun doit donner plus. Si vous avez beaucoup de personnes, vous tendez à ne pas en faire autant que s'il y en a juste quelques uns."

"J'ai trouvé que ça marchait mieux en tournée d'avoir une attitude plus socialiste avec les gens avec qui je travaille, en leur donnant une partie des bénéfices et des choses comme ça, pour faire du spectacle leur spectacle, notre spectacle. Plutôt que de faire ce que j'ai fait sur la tournée précédente c'est à dire -"je suis le chef, vous devez faire ce que je dis pour avoir vos salaires"- tout ce que trouvé est que ça me laissait un peu à l'écart et ça causait un ressentiment amer. Je veux partager les choses dans ma propre musique, notamment les concerts."


L'expérience de Mike avait adouci sa philosophie relative à la gestion des hommes, mais il est clair qu'à cette époque, il y avait toujours une tension pour lui entre reproduire à la perfection la musique enregistrée et  la rafraîchir avec des versions réinventées pour correspondre aux exigences sonores d'un concert. Il sembla se concilier pour avancer avec moins de musiciens principalement parce que c'était moins cher et plus facile.




SEPTEMBRE 1980 : CONCERTS QE2

Dates
19 septembre : Barcelone - 20 San Sebastian - 21 Alicante - 23 Madrid - 25 Lisbonne - 26 Porto - 27 Venise - 28 Pontevedra

Musiciens (Mike Oldfield +5)
Maggie Reilly (chant), Tim Cross (claviers, vocoder), Mike Frye (batterie, percussions), Rick Fenn (basse, guitare), Morris Pert (batterie, percussions). 

Morceaux joués (en général)
Taurus 1, Sheba, Mirage, Platinum pt1, Platinum pt2, Platinum pt4, Ommadawn pt 1



DECEMBRE 1980 : CONCERTS TELEVISES

Dates
décembre ? Edimbourg Gateway Theatre - 20 Dortmund [passages télé]

Musiciens (Mike Oldfield +5)
Maggie Reilly (chant), Tim Cross (claviers, vocoder), Mike Frye (batterie, percussions), Rick Fenn (basse, guitare), Morris Pert (batterie, percussions). 

Morceaux joués
Taurus 1, ShebaPlatinum pt1, Platinum pt2, Platinum pt3, Platinum pt4, Tubular Bells pt 2, Tubular Bells pt1, Silent Night



Le 20 décembre 1980, Maggie Reilly chanta Silent Night, Holy Night (Douce nuit, sainte nuit) pour la première fois à la Westfalen Halle de Dortmund. Ca n'était pas loin de la nuit où Lennon fut tué - à l'époque où Mike séjournait à New York avec William Murray.


©Mark Slattery
Mark Slattery est un chroniqueur indépendant britannique, qui a collaboré plusieurs fois avec la fanzine Dark Star.
Son site personnel est .
L'article original a été écrit pour Dark Star et traduit par Nicolas Delnatte avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Lire également sur ce blog : l'article sur l'album Platinum

Par Nicolas - Publié dans : Tourographie
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