Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

27/04/2010 : Les rééditions de Hergest Ridge et Ommadawn par Mercury sont prévues le 7 juin 2010. Certaines éditions contiendront de nouveaux mixages et des inédits. Plus de détails (en anglais) sur http://www.mikeoldfieldofficial.com/

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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 23:00

Article mis à jour en juillet, août et septembre 2007

Les péripéties plus récentes autour de cet album figurent dans cet article.

Mon avis sur l'album est présenté en partie dans cet autre article.


Depuis la sortie de Light + Shade, en septembre 2005, Mike Oldfield est resté très actif sur le plan de la promotion :
- il a sorti sa compil' Platinum Collection sortie en mars 2006,
- il a participé aux Nights of the Proms allemandes et espagnoles fin 2006-début 2007,
- il a fait paraître son autobiographie Changeling en mai 2007.

Les nombreuses interviews qu'a accordé Mike Oldfield pour ses promos ont également permis de suivre le développement de son nouveau projet : un album de musique instrumentale de facture complexe, inspiré par la musique classique.

En 2006, pendant sa promo pour The Platinum Collection, Mike disait de son projet en cours que ce serait
- un retour à un genre de musique instrumentale de facture plus complexe, dans la veine de ses premiers albums,
- un album en trois parties (il est finalement en deux parties),
- un album inspiré par la musique classique, qu'il écoute souvent (car son épouse Fanny écoute une radio classique),
- le retour à "de vrais doigts sur de vrais instruments", sans recours à des séquenceurs.


notp.jpg


Après cela, Mike a participé à la tournée Nights of the Proms, à l'automne-hiver 2006-2007 en Allemagne (18 dates) et en Espagne (2 dates) où il a joué des extraits de Tubular Bells, d'Ommadawn ainsi que deux chansons, le tout accompagné d'un orchestre symphonique et de choeurs. Cette expérience a peut-être contribué à orienter le projet de façon plus nette vers la musique classique. En effet, les interviews données depuis la tournée allemande nous ont appris que :

- l'album sera de la musique pour orchestre classique, piano et guitare acoustique,
- Mike Oldfield jouera lui-même du piano et de la guitare acoustique,
- il n’y aura pas du tout de guitare électrique (pour la première fois sur un album d’Oldfield),
- les parts pour orchestre ont été transcrites sur partition avec le programme Sibelius et adaptées par Karl Jenkins (Soft Machine, Adiemus),
- l’enregistrement de certaines parties a lieu à Abbey Road et des séances ont eu lieu à partir du 6 juin,
- au 5 juillet, l'enregistrement a été terminé
- la chanteuse soprano Hayley Westenra participe à l’album, de même que le pianiste Lang Lang,
- l’album s’intitulera Music of the Spheres,
- il devait initialement sortir le 12 novembre 2007, chez Mercury Records (et non pas Universal Classics comme cela avait été annoncé par un journal britannique), sous le numéro de catalogue 4766206, comme l'indiquent les fiches de l'album déjà consultable sur les sites HMV et play.com. La sortie a depuis été repoussée : voir cet article.


   jenkins.jpg     hwestenra.jpg
                                          Karl Jenkins - Hayley Westenra

Langlang.jpg                                                                              Lang Lang

Le forum du site tubular.net a relayé une information d'Universal indiquant que l'album sera sorti le 12 novembre 2007 (date ensuite repoussée) en CD et en USB flash, mais surtout communiquant la liste des morceaux présents sur l'album. Voici cette liste : 

Part 1
1.   Harbinger - 04.08  avec Lang Lang au piano
2.   Animus - 03.09  avec Lang Lang au piano
3.   Silhouette - 03.19  avec Lang Lang au piano
4.   Shabda - 04.00
5.   The Tempest - 05.48  avec Lang Lang au piano
6.   Harbinger (reprise) - 01.30  avec Lang Lang au piano
7.   On My Heart - 02.27  avec Hayley Westenra

Part 2
8.    Aurora - 03.42
9.    Prophecy - 02.54  avec Lang Lang au piano
10.  On My Heart (reprise) - 01.16
11.  Harmonia Mundi - 03.46
12.  The Other Side - 01.28
13.  Empyrean - 01.37
14.  Musica Universalis - 06.24

Durée du disque :  45.30

Plus récemment, le site tubular.net a dévoilé le projet de pochette de l'album, que voici :


pochette-mots.jpg

Les dernières informations qui ont filtré sur l'album sont apparues sur le site allemand http://www.tubular-world.com/ et sur le forum du site international http://tubular.net (postées par manintherain). Elles concernent les musiciens crédités sur l'album.

Ainsi l'orchestre qui a été assemblé pour l'occasion est baptisé le Sinfonia Sfera Orchestra.

Dirigé par Karl Jenkins, il comprend les musiciens de la liste suivante : 

Premiers violons :
Richard Stutt, Judith Temppleman, Tom Piggott-Smith, Harriott McKenzie, Tristan Gurney, Jemma McCrisken, Amy Cardigan, Joanna McWeeney, Gillan Cameron, Louisa Adridge, Kotono Sato, Jeremy Morris, Miriam Teppich, Vladimir Naumov.
Seconds violons : Peter Camble-Kelly, Emma Parker, Sophie Appleton, Jenny Chang, Holly Maleham, David Lyon, Nicholas Levy, Joanna Watts, Lucy Hartley, Jo West, Sarah Carter, Elizabeth Neil.
Altos : John Thorn, Rachel Robson, Edward Vancerspar, Emma Owens, Vincent Green, Olly Burton, Rachel Dyker, Sarah Chapman, Fay Sweet, Holly Butler.
Violoncelles : Sally Pendlebury, Jonny Byers, Chris Worsey, Verity Harding, Chris Fish, Lucy Payne, Morwenna Del Mar, Ben Trigg.
Contrebasses : Sian Hicks, Hugh Sparrow, Jeremy Watt, Kylie Davis, Frances Casey, Ben Griffis.
Flutes : Gareth Davis, Juliette Bausor.
Hautbois : Roy Carter, Rosie Jenkins.
Clarinettes : Chris Richards, Nick Ellis.
Bassons : Steven Reay, Louise Chapman.
Cors : Peter Francomb, Dave Tollington, Joe Walters, Evgeny Chebykin.
Trompettes : Gareth Small, Edward Pascal, Tom Watson.
Trombones : Simon Willis, James Adams.
Trombone basse : Rob Collinson.
Tuba : Alex Kidston.
Timbales : Steve Henderson.
Percussions : Gary Kettel, Paul Clarvis, Sam Walton, Neil Percy.

Choeurs : Mary Carewe, Jacqueline Barron, Nicole Tibbels, Mae McKenna, Heather Cairncross, Sarah Eyden


En début d'année 2007, Mike annonçait que le thème de l'album serait basé autour de l'ancien festival d'Hallowe'en c'est à dire la fête rituelle celtique de passage à l'hiver, connue également sous le nom de Samain en France. Plus récemment, Mike Oldfield a indiqué que son album s'intitulerait Music of the Spheres. Cette appellation correspond au principe de la Musica Universalis (en français Harmonie des sphères), une théorie qui pose le principe que les mouvements des corps célestes sont régi par des lois, des proportions et des harmonies similaires à celles qui régissent la musique. Tout semble indiquer qu'on n'aura pas affaire à un album "concept" aussi fort que The Songs of Distant Earth dans la mesure où la thématique semble ici interchangeable, à moins que Mike ne soit parti d'idées de saisons/mouvements, un principe que pourrait recouvrir aussi bien le thème d'Hallowe'en que celui des sphères célestes... Les titres des morceaux de l'album ayant plutôt l'air abstrait, on attend les notes dans le CD...

Sur le plan musical, la seule composition à laquelle on pourrait penser est le morceau "Mont Saint-Michel", sur l'album Voyager. Mais la participation de Karl Jenkins (les arrangements de "Mont Saint-Michel" étant de Robin Smith) et d'Hayley Westenra vont teinter Music of the Spheres d'une touche plus lyrique.



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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 22:00

(Chanteuse soprano pressentie sur le prochain album de Mike Oldfield)


westenra.jpg Hayley Westenra est née le 10 avril 1987 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Elle semble douée d'une excellente oreille musicale dès l'âge de six ans et est encouragée à étudier la musique (violon, piano, flûte, chant). A l'âge de douze ans, elle enregistre en indépendante un album qu'elle presse en petites quantités, et elle est peu après repérée par les médias néo-zélandais, puis signée par le label Universal de Nouvelle-Zélande, qui lui fait enregistrer un album solo en 2001.

Elle signe ensuite chez Decca Records (groupe Universal) et publie, en 2003, son album Pure, qui reçoit une diffusion mondiale. L'album contient des chants classiques, de la musique pop et des chants traditionnels maori. Il devient l'album à démarrer le plus vite dans les classements britanniques. 2 millions d'exemplaires ont été vendus grâce à une promo qui cible la télévision et un public jeune (Hayley a chanté dans la B.O. de Mulan II).

Installée à Londres, Hayley Westenra publie en 2005 l'album Odyssey, qui marque son virage vers la musique celtique (toujours mêlée de classique, de pop et de New Age). Elle rejoint ensuite le collectif Celtic Woman, et participe à leur second album A New Journey. Elle effectue également une tournée avec eux en 2007.

En février 2007, encore âgée de 19 ans, elle a sorti son troisième album solo international : Treasure (Celtic Treasure dans certains pays). L'album contient des compositions originales et des reprises de traditionnels, comme le fameux "Danny Boy", que le père de Mike Oldfield jouait à la guitare à ses enfants.

Celtic-Treasure.jpg

Elle serait entré en studio avec Mike Oldfield et Karl Jenkins le 6 juin dernier pour des sessions d'enregistrement, en vue du prochain album de Mike, Music of the Spheres.

La voix de Hayley Westenra se situe dans la grande tradition des voix celtiques à la Loreena McKennitt et Enya, mais dans un timbre plus soprano (aigu) et une virtuosité vocale qui lui permet d'aborder le répertoire classique. Le résultat est un mélange des ambiances de McKennitt (morceaux amples et somptueux) et de classique.


Hayley Westenra - Danny Boy

Site officiel d'Hayley Westenra



L'article est écrit d'après les informations trouvées sur la page de wikipédia consacrée à Hayley Westenra.
Par Nicolas - Publié dans : Collaborations et participations
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 23:00

Voici une traduction un peu plus conséquente de Changeling, l'autobiographie de Mike Oldfield : les huit pages traduites, prises par-ci par-là dans les chapitres 9 et 10 du livre, tournent toutes autour de la réalisation de l'album Hergest Ridge. Note : les photos ne viennent pas du livre. 


[La traduction commence après la description du concert de Tubular Bells au Queen Elizabeth Hall en juin 1973, puis de l'enregistrement du concert pour la BBC en novembre de la même année]

ouvrezlesguillemets.jpg

9. THE BEACON - 1974

[...]

A part ça, ma mémoire de cette période a disparu : tout est assez brumeux. C'était une période très étrange pour moi, un peu comme un tourbillon. Je ne faisais pas vraiment attention à ce qui se passait à la maison, dans le sens où j'étais passé à autre chose. Mes parents n'étaient pas venus au concert ; les parents faisaient partie d'un monde et les enfants d'un autre. C'est comme ça qu'étaient les gens à l'époque.

Je me souviens comment j'avais finalement pu échanger ma vieille Mini pourrie contre ce qui s'est avéré être une Bentley totalement pourrie. Je l'ai emmenée chez Jack Barclay, le concessionnaire Bentley à Berkeley Square, qui m'a dit que la faire réparer coûterait plus que le prix de la voiture. Elle avait l'air magnifique, elle avait cette adorable moquette mais si vous appuyiez trop fort sur le plancher du côté passager, votre pied passait à travers.

A cette époque, j'avais une copine que j'avais rencontré au Manoir et nous voulions vivre quelque part à la campagne. Nous nous sommes mis en route dans la Bentley, pour chercher un lieu, quelque part où habiter. Je me souviens comment nous étions partis en direction de l'ouest, par le pont de la Severn, puis par Ross-on-Wye, ensuite jusqu'à Monmouth et Hereford. Sur un simple coup de tête, nous avons conduit du nord d'Hereford à un endroit appelé Kington, juste sur la frontière galloise. Je me souviens avoir vu là une grosse colline et un club de golf à son sommet, et juste un peu en dessous il y avait une petite maison avec un panneau "à vendre" dessus. Elle avait une vue magnifique sur Kington, et on pouvait voir les montagnes noires au loin.

beacon.jpg

La maison était appelée The Beacon et elle était sur Bradnor Hill, à environ huit cent pieds (NdT : 250 mètres) de haut et sur une pente de quarante degrés. Ca n'était qu'une petite maison, fragilement construite et un peu délabrée, coincée sur cette colline entourée par des fougères et des moutons. C'était assez isolé là haut et le vent soufflait tout autour.

La maison côutait vingt mille Livres. je n'avais même pas regardé à l'intérieur, mais j'ai appelé Richard, disant : "il y a cette maison, est-ce que je peux l'acheter ?". Je pense qu'il l'a  simplement achetée et l'a déduite de mes royalties. Richard était mon manager alors en plus d'être d'être ma maison de disques, et je n'ai donc jamais eu à penser à quoi que ce soit en matière d'affaires. Je lui laissais prendre soin de tout.


[...]


En plus de ses demandes de faire une tournée, de la publicité, des interviews etc., Richard voulait un autre album, une suite. Evidemment j'avais eu un album incroyablement couronné de succès, ils ont du penser, "Que fais-tu -ha ! ha !- tu en fais un autre !". Je savais que mon contrat portait sur dix albums, mais le problème était qu'à ce moment, je ne sentais pas que j'avais une suite en moi : il y devrait bien y avoir quelque chose, un jour, mais je ne voulais pas encore faire un autre album. Toute ma vie -aussi courte qu'elle avait pu être- était allée dans Tubular Bells. Je ne savais pas ce que j'allais foutre après. Je ne voulais qu'un peu d'air.

Je sentais que Richard me mettait la pression pour faire un autre album, mais d'une façon que lui seul sait faire. Richard possède cet enthousiasme contagieux, et quand j'étais avec lui je ne paniquais plus pour quelque raison, je voulais vraiment faire ce que je pouvais pour lui. C'est vraiment catalyseur pour les gens que d'avoir cette sorte d'enthousiasme, et c'est le don de Richard, vous vous sentez vraiment plein d'énergie. Il parvient, avec son sourire et sa manière, à s'entourer de personnes talentueuses qui donneront le meilleur d'elles même pour lui.

Je me souviens d'un coup de fil en particulier. Richard me demandait : "as-tu besoin de quoi que ce soit pour recommencer à écrire de la musique ?"

J'ai dit : "heu, eh bien, il y a cet orgue que David Bedford avait, dans Kevin Ayers and the Whole World ?". Richard m'a demandé quel nom il avait. "Heu, un Farfisa ? Pas un Continental, quelque chose comme un Professional Two". Je me souvenais que c'était un gros machin ancien, tous les boutons étaient peints comme des dragées, en rose et jaune. Le week end suivant, j'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu Richard monter en titubant depuis le parking au bas de la colline, il portait en fait ce monstreux et affreux orgue Farfisa. Bien sûr, je suis descendu et je l'ai aidé à le monter. J'ai trouvé ça plutôt charmant, il aurait pu faire faire ça par quelqu'un d'autre, mais il l'avait apporté lui même.

A la longue, j'ai accepté de commencer à travailler sur un deuxième album, parce que je m'y sentais obligé. Richard voulait que je le fasse, et d'un autre coté, à ce moment je ne savais pas ce que j'allais pouvoir faire d'autre de ma vie. Je ne m'étais jamais vraiment senti comme un musicien ; un musicien était quelqu'un de différent, quelqu'un qui joue dans des orchestres, ou des clubs ou autre. J'avais fini par faire ça, mais je n'avais jamais senti que j'étais à ma place. J'en suis arrivé plus tard à croire que Richard voulait me mettre sur un nouvel album, pas seulement parce qu'il voulait écouter une autre oeuvre de musique magnifique, mais aussi parce qu'il voulait un autre album couronné de succès. C'était là sa raison mais je ne l'ai pas réalisé alors, je pensais qu'il était seulement interessé par la musique.

Avec le Farfisa, on m'avait donné du matériel d'enregistrement, des magnétophones à quatre pistes et une table de mixage. Ce n'était pas du très bon matériel, mais au moins je pouvais faire des démos plus compliquées que ma démo de Tubular Bells avec ses sons les uns sur les autres. J'avais aussi un ou deux morceaux en surplus de mes sessions du dernier album.

Avec tout ça, j'ai commencé à travailler sur quelques idées.


[...]


10.  HERGEST RIDGE - 1975


Je luttais toujours contre mes crises de panique. Toute la culpabilité, la colère émotionnelle, la perte que j'avais vécue dans le passé, tout était là à l'intérieur de moi, comme une boule d'énergie émotionnelle. De nombreuses situations ramenaient des souvenirs de mon enfance : des souvenirs-clés comme la bagarre avec mon père étaient sucsités par certaines choses, comme par exemple si je me sentais menacé physiquement. Si je ressentais une injustice, là c'était important, cela connectait à beaucoup de choses. Je me sentais souvent complètement hors de contrôle, quasiment un automate à cause de mes peurs profondément ancrées et de mon conditionnement psychologique.

Je suis sûr que c'est la même chose pour tout ceux qui se sont occupé ou ont vécu avec une personne malade pendant beaucoup d'années : on commence à la détester. Avec le temps le ressentiment se développe et vous vous trouvez à la détester pour tout le stress qu'elle vous cause. En même temps, une autre part de vous pense, "je ne devrais pas faire ça, je devrais être gentil et généreux." Cela vous remplit de culpabilité. Pour moi, cela se reliait avec toutes les autres choses, comme mes années d'enfance et comment j'avais été endoctriné par mon éducation catholique, quand on m'avait enseigné que la culpabilité est un péché. Tout cela devient un cercle vicieux.

Principalement, je dominais tout ça avec de l'alcool ; je buvais trop, mais c'était pour supprimer les crises. Je n'aimais pas prendre des médicaments de toute sorte, mais j'avais tout le temps un Valium dans mon portefeuille : occasionellement, quand j'avais une crise de panique, je grignotais un peu le cachet. Pour certaines personnes, la seule issue est de prendre des tranquillisants mais je ne voulais pas finir comme ma mère, qui était dépendante de médicaments prescrits.

J'aimais être là haut à Bradnor Hill, et être dehors au beau milieu de la campagne me mettait à l'abri de la panique. En face de la maison, il y avait cette magnifique, longue colline striée appelée Hergest Ridge. Au sommet se trouvait cet étrange rocher nommé The Whet Stone, un point de repère célèbre qui, paraît-il, datait des temps préhistoriques. Je commençais à faire des modèles réduits d'avions, avec la même sorte d'attention méticuleuse que j'avais apprise de mon père. Je m'y suis vraiment intéressé. Je me sentais en paix là bas sur la crête, seul avec mes maquettes. 


maquette.jpg


Je trouvais les animaux très apaisants, donc à un moment j'ai décidé d'avoir deux chiens, des lévriers afghans. Je pensais qu'ils étaient mignons, mais, mon Dieu, ils étaient affreux. J'ai eu un problème terrible avec l'agriculteur, car ils chassaient tous les moutons sur Bradnor Hill et en ont tué un ou deux. J'ai du m'en débarrasser, donc j'ai acheté un couple de chats persans à la place.



Quand tout s'accumulait, je pouvais me réfugier dans mon univers musical. C'était comme un cocon autour de moi, tout à l'intérieur était si beau et sûr. Je pouvais imaginer que chacun des instruments disait quelque chose -la basse n'était pas seulement une guitare basse, c'était une grande personnalité, profonde. La musique m'était aussi familière que la voix humaine et le langage humain, avec ses propres mots et phrases. Tout se tenait, dans cette logique musicale.

C'était comme si j'étais un extra-terrestre, se souvenant de ce que c'était que d'être sur sa propre planète, où les gens ne parlaient pas, ils chantaient et émettaent des sons musicaux comme moyen de communication. Si j'éteignais mon "appareil de traduction de langage", tout ce que je pouvais entendre était un son flou et du charabia. Une vraie voix humaine qui parle n'est pas du tout un son agréable, la plupart du temps. Il y a des langues qui recèlent quelques sons affreux -les sons gutturaux étranges de plusieurs langues européennes, par exemple- ce n'est pas du tout une façon très élégante de communiquer. Tandis que le magnifique monde musical était plus gracieux, une sorte de nirvana dans la musique, un lieu de sécurité dans lequel je vivais et qui empêchait les crises de panique de venir.

J'ai progressivement rassemblé mes idées et commencé concrètement à faire une démo du deuxième album. Je ne voulais pas le faire, mais je ne pensais pas vraiment que j'avais le choix. C'est arrivé plus d'une fois dans ma carrière que je n'ait pas eu envie de travailler mais je m'y mets quand même car, vraiment, qu'est ce que je ferais d'autre ? Richard m'appelait pour me demander comment j'allais, mais si je n'avais pas fait quelque chose dans la musique, je ne sais pas ce que j'aurais fait.

J'ai vraiment dû lutter pour commencer Hergest Ridge, mais après m'être poussé à commencer, ça a été comme entasser des brindilles dans un feu. Ca a pris vie par soi-même, avec ses propres impulsions et ça s'est auto-entretenu. Musicalement, cela n'avait rien à voir avec Tubular Bells. Il y avait des trompettes et des tin whistles, différentes sortes d'influences qui étaient d'une certaine façon un reflet de l'endroit où je vivais, je suppose que l'on appelerait cela des sons New Age aujourd'hui. Je roulais sur des réservoirs quasi vides quand je le confectionnais, mais jai réussi à bricoler une sorte d'album.


Au bout d'un moment, j'ai vraiment commencé à m'y immerger, ou au moins en partie. Il y avait un morceau de musique qui a terminé sur la deuxième partie d'Hergest Ridge, une simple et belle mélodie, juste à l'orgue et à la guitare acoustique. Le son de celle-ci, pour moi, était comme la conversation de quelqu'un : ils n'employaient pas des mots mais de la musique, des notes de musique et des tonalités musicales. La voix était tout simplement amicale et réconfortante et elle me disait "je suis en sécurité, je suis à l'aise, rien ne va me faire mal, je ne vais pas avoir de crise de panique, je ne vais pas me perdre dans le monde gigantestque et monstrueux où sont mes cauchemars".

beaconpiano2.jpg

Une fois que j'ai eu fini les démos, le temps est venu de tout enregistrer proprement dit. J'avais demandé à Tom Newman de m'y aider une nouvelle fois, car nous nous étions entendus si bien lors de Tubular Bells. Le Manoir était complètement réservé, alors pour commencer j'ai été mis dans des studios à Basing Street, un ancien cinéma. J'ai détesté cet endroit, je ne voulais pas du tout y travailler. Ca me conduisait à ne pas avoir envie de faire un nouvel album, mais je pouvais sentir cette pression de terminer les choses. Ensuite, nous avons été placé dans un studio quelque part comme Chipping Norton. J'ai détesté cet endroit encore plus, et à la fin nous n'utilisions même plus le temps de studio. Je ne me donnais pas la peine d'y travailler, et donc Tom et moi sortions faire voler des maquettes d'avion à la place.

Je n'avais vraiment pas le coeur à faire ça. Je devais m'en débarrasser, mais c'était comme faire sortir la dernière goutte de dentifrice de son tube. Quelle que soit énergie musicale refoulée que j'avais pu avoir en moi, je l'avais totalement livrée avec Tubular Bells et il n'en restait plus qu'un tout petit peu. Tant bien que mal, l'album fut terminé, ce qui fut plus un soulagement qu'autre chose.


hr-33.jpg



Le photographe qui avait fait la pochette de Tubular Bells, Trevor Key, est venu à Hergest Ridge pour faire la pochette. Il est arrivé avec Bootleg, le lévrier d'Irlande du Manoir : il est sur la pochette, sur la crête d'Hergest. Je n'ai pas aimé le résultat, pour être honnête. Après la pochette de Tubular Bells, qui était si puissante, celle là n'était seulement qu'un peu bizarre.

fermezlesguillemets.jpg


 [L'ouvrage poursuit par la description des projets de Orchestral Tubular Bells et Orchestral Hergest Ridge]


A lire également sur ce blog, sur les mêmes sujets :
Chronique d'Hergest Ridge
Un autre passage de Changeling
Un article sur les maisons de Mike Oldfield

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 22:32
La Fender Telecaster de Mike Oldfield a été mise aux enchères le 20 juin 2007 chez Bonhams au profit d'une oeuvre caritative, mais n'a pas trouvé preneur. Elle avait été achetée par Roy Guest, agent de Sallyangie, pour le jeune Mike Oldfield (16 ans), au moment où celui-ci avait décidé de fonder le groupe Barefoot avec son frère Terry. Mike y avait ajouté, avec l'aide de son père, le micro Bill Lawrence qu'il avait déjà posé sur sa précédente guitare.



Vente 15242 - Objets emblématiques du Cinéma et du Rock & Roll, 20 juin 2007
Knightsbridge 


Lot No : 391

La Fender Telecaster de Mike Oldfield, utilisée pour enregistrer l'album 'Tubular Bells',
F-plate avec numéro de série 180728, corps finition naturelle avec une plaque pick guard laminée noire et blanche, un micro supplémentaire Bill Lawrence, des boutons de réglage de tonalité et volume et deux interrupteurs de sélection, manche timbré NOV66B, avec une touche et des inserts en bois de rose, tête avec clés Kluson, dans une valise Fender.

Estimation : £25,000 - 35,000  (€ 37,000 - 45,000)


Note :

Cette guitare, possédée auparavant par Marc Bolan et à l'origine avec une finition "blonde", a été la seule guitare électrique à six cordes utilisée par Mike Oldfield sur son premier album, 'Tubular Bells'.
Les premières démos de Mike ont été enregistrées dans son appartement de Londres, sur un magnétophone qui lui était prêté. Il avait apporté la bande à plusieurs maisons de disques, aucune d'entre elles ne manifestant beaucoup d'enthousiasme pour celle-ci. Cependant, Tom Newman, responsable du nouveau studio de Virgin au Manoir, à Shipton-on-Cherwell, Oxfordshire, l'entendit et convinc Richard Branson de laisser du temps de studio à Mike pour enregistrer l'album. Enregistré pendant l'automne 1972 et le printemps 1973, l'album a été refusé par toutes les maisons de disques approchées par Branson et il fut donc décidé que Virgin le sortirait elle-même. Ce fut le premier album sorti par Virgin, portant le numéro de catalogue V2001.
Paru le 25 mai 1973, l'album a été numéro 1 dans les charts britanniques, devenant l'album de rock instrumental le plus vendu avec des ventes mondiales dépassant les 25 millions d'exemplaires. 

La guitare a fait l'objet d'une donation de Mike Oldfield pour pouvoir être vendue au profit de l'oeuvre caritative SANE, dédiée à la santé mentale.


Telecaster-Oldfield.jpg

21/06/07 : d'après un article sur le site de la bbc, la guitare n'a pas trouvé preneur lors de cette vente.



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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /2007 22:09
Avant un épilogue de trois pages, la conclusion du dernier chapitre de Changeling (chapitre 15 : Berlin to Now - 1990-2006) m'a touché, par le côté crépusculaire que dégagent les propos d'un Mike Oldfield qui reconnaît vieillir dans un monde qui change très vite. Je vous laisse lire une traduction avec dico de la 250e page de Changeling.




ouvrezlesguillemets.jpg Récemment, j'ai décidé de quitter de nouveau la région londonienne avec ma femme Fanny et notre fils Jake. C'était vraiment un bouleversement pour moi de quitter ma maison à Chalfont Saint Giles après tant d'années. Chose curieuse, je ne suis pas très loin de mon ancienne maison dans les Cotswolds ; ce n'est qu'à une demi-heure de route. Quand nous sommes arrivés ici, j'ai pensé "Maintenant je peux avoir une vie tranquille", mais cette philosophie n'a pas duré longtemps. Il y a une dizaine d'années, il a été question de faire un livre ; j'avais passé du temps à faire des entretiens avec Annie Nightingale, la DJ, mais ils n'ont jamais abouti à quelque chose. Alors j'ai pensé que je pourrais m'en occuper de nouveau. Maintenant que c'est fait, j'ai reconstitué mon studio et j'ai commencé à travailler sur une nouvelle oeuvre musicale.

Les choses changent tellement dans l'industrie musicale. A l'avenir, tout ne sera probablement plus qu'en téléchargement, le CD va suivre le même chemin que le vinyle. La technologie a progressé si incroyablement que j'ai des difficultés à suivre. Heureusement, je suis toujours à la pointe de la technologie pour ce qui est de l'enregistrement : je suis un bêta-testeur pour les derniers logiciels de production musicale, et je reçois donc des nouvelles versions à essayer, ce que j'adore.

Enfin, l'âge est en train de me rattraper sans que je ne l'ai vu venir. Avant, je savais faire plusieurs choses à la fois, mais je ne peux plus le faire aussi bien ; je suis fatigué là où je ne l'aurais pas été avant ; ma mémoire du court terme commence à se dégrader un petit peu, mais ce n'est pas trop mal pour le moment encore. J'ai du m'habituer à des choses comme porter des lunettes pour lire. J'ai une paire de lunettes dans chaque pièce, car si je n'ai qu'une seule paire et que je l'emmène dans la pièce d'à côté, quand je reviens là où j'étais, je me dis "Mais où sont donc ces lunettes". Donc j'ai une paire pour chaque pièce et je fais attention à bien les laisser là.

C'est vraiment une nouvelle phase dans la vie. Si vous m'aviez dit, à dix-neuf ans, quand je faisais Tubular Bells, que j'aurais cinquante-trois ans un jour et que je parlerais de tout ça, je n'aurais jamais pensé ça possible, mais ça a fini par arriver. Le monde entier a complètement changé. Je n'arrive pas à croire que je suis toujours actif, que je signifie toujours quelque chose dans l'industrie musicale. Même si les choses n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient en 1973, je suis très heureux de ma situation.

Qu'y aura-t'il ensuite ? Je projette de faire une oeuvre de musique plus classique, ce qui est la dernière chose que je n'ai pas encore faite. Après ça, je n'en sais rien. fermezlesguillemets.jpg
Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 23:30

La période qui va des derniers mois du Whole World au début de l'enregistrement de Tubular Bells était confuse. Changeling, l'autobiographie de Mike Oldfield, que je viens de recevoir et de parcourir, éclaire un peu mieux cette période, mais n'en fixe toujours pas les dates-clés, qui restent donc ici de pures hypothèses.



Dans l'article consacré au Whole World, on a vu comment Mike Oldfield avait de plus en plus envie de suivre ses propres idées musicales. A l'époque, la musique rock était essentiellement l'affaire de collectifs, et Mike avait songé à fonder son propre groupe, avant d'y renoncer après l'expérience mitigée de la fin du Whole World (un élément abordé dans Changeling qui sera ajouté dans le chapitre précédent ultérieurement).

Beocord.jpg Lors de la formation éphémère du "deuxième" Whole World, Kevin Ayers avait loué une maison à Westbourne Gardens à Tottenham pour la partager avec ses musiciens. Mike avait une petite chambre au premier étage, donnant sur le jardin. Lors de la dissolution du groupe, Kevin quitta la maison, mais informa les autres musiciens qu'il en paierait le loyer encore quelques mois. Avant de partir, il prêta à Mike son magnétophone portatif deux-pistes Bang & Olufsen Beocord 2000, sachant que Mike souhaitait travailler sur son projet solo.

Mike bricola cet appareil afin de pouvoir y faire des oberdubs en stéréo, en modifiant les câblages et en bloquant la tête d'effacement avec un bout de carton. Equipé de sa Telecaster, d'une basse Fender prêtée par Ayers, d'un orgue farfisa prêté par Bedford et d'un jouet avec des cloches, il se mit à assembler ses idées musicales.

Mike avait déjà composé ou improvisé des instrumentaux de 10-15 minutes lorsqu'il était adolescent. En 1971, il écoutait également de la musique symphonique. Mais c'est surtout les longs instrumentaux du groupe jazz Centipede, mêlant différents styles dans des pièces de 25 minutes, qui semblent l'avoir décidé à fabriquer lui aussi un long instrumental, où des thèmes entreraient et évolueraient, à la façon des évènements et des personnages d'un livre.

Le premier thème que Mike enregistre est composé spontanément dès qu'il presse la touche "enregistrement" de son magnétophone. Il est inspiré de la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach (pour le martèlement répété d'une note) et de l'instrumental Rainbow in Curved Air de Terry Tiley (pour le côté répétitif). Puis Mike ajoute la basse et commence ses premiers overdubs.

Il enchaîne d'autres séquences, les accompagnements variant parfois pour devenir les thèmes principaux d'autres passages, idée qui avait frappé Mike à l'écoute de la Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, op. 82 de Jean Sibelius. La démo finale, que Mike baptise par défaut Opus 1, est sans doute constituée d'une longue séquence et de petits instrumentaux plus ou moins relié(1). Parmi ces morceaux, figurait un thème, enregistré dans la maison de la famille Oldfield à Harold Wood, où Mike utilisa l'aspirateur de sa mère pour créer un bourdonnement sonore similaire à celui d'une cornemuse. 


Muni de sa démo, Mike Oldfield entreprend de démarcher les maisons de disques. Il commence par celle de Kevin Ayers & the Whole Word, Harvest EMI, puis Oldfield sollicite CBS, WEA, à chaque fois sans le moindre succès. "C'était extrêmement démoralisant. J'ai fini par confier les bandes au roadie du Whole World en disant, tu parles mieux que moi - essaye. Il a fait le tour et n'est pas allé plus loin lui non plus."

Oldfield-Murray.jpg Au moment où il travaille sur sa démo, Mike Oldfield manque de revenus et est parfois contraint de voler des restes de pain de son colocataire William Murray, qui vit au sous-sol (voir Mike et "Willy" sur la photo), ou de "voler des pommes de terre" dans une épicerie.


Pour gagner sa vie, Mike cherche alors des emplois de musicien. Alex Harvey le recrute pour son orchestre ainsi que comme guitariste de réserve de la comédie musicale Hair, mais Mike est renvoyé au bout de quelques mois, car il n'arrive pas à jouer en rythme et il se fait détester des autres musiciens et des danseurs (qui manquent de chuter quand Oldfield joue). Après cela, il est recruté pour jouer avec le musicien Arthur Louis (ou Lewis), qui doit enregistrer une démo dans un nouveau studio encore en construction près d'Oxford. Ce studio est The Manor (le Manoir), un studio-résidence situé dans la campagne de l'Oxfordshire, qui est le dernier projet du jeune entrepreneur de 21 ans Richard Branson, patron de la chaîne de magasins de disques nommée Virgin

Les jeunes techniciens à qui Branson a confié le projet de transformer le Manoir en studio, Tom Newman (28 ans) et Simon Heyworth, conseillés par Phil Newell, sont un peu empêtrés dans l'installation et le câblage d'un studio 8 pistes, et Branson a vendu du temps de studio a un premier groupe (Arthur Louis) pour remotiver les troupes.

manor.jpg Mike Oldfield arrive donc au Manoir en septembre(2) 1971 pour une session d'enregistrement d'une dizaine de jours. Celle-ci ne se déroule pas très bien aux yeux du jeune Oldfield -18 ans alors- qui trouve que Louis manque de talent.

Repérant la possibilité de passer sa démo à des personnes du métier, il convainc un roadie d'Arthur Louis de l'emmener pour un aller-retour du Manoir à Harold Wood (6 heures de trajet !) afin de ramener les précieuses bandes.  Les conditions exactes dans lesquelles Mike fait écouter ces bandes à Newman et Heyworth son difficiles à établir : les versions dépendent de qui des trois raconte. Toujours est-il que les deux techniciens sont conquis par la musique est promettent d'en parler ultérieurement à Richard Branson.

A son retour à Harold Wood, où il vit seul avec sa mère, depuis qu'il a dû quitter la maison de Tottenham, Mike perfectionne sa démo, travaille les différents thèmes, et enregistre d'autres démos, plus structurées. Le thème avec l'aspirateur disparaît au passage. C'est très probablement une de ces nouvelles démos que Mike a retrouvé et intégré au coffret DVD Tubular Bells en 2003. Pendant les mois qui suivent son passage au Manoir, Mike appelle régulièrement Tom Newman ou Simon Heyworth pour savoir s'il y a des nouvelles.  

Whatevershebringswesing.jpg En septembre ou en octobre de 1971, Mike est rappelé par Kevin Ayers. Ce dernier veut enregistrer un nouvel album et reprend pour l'accompagner des musiciens du Whole World : David Bedford aux claviers, Dave Dufort et William Murray à la batterie. Mike Oldfield joue de la basse ou de  la guitare sur trois morceaux. Sur la chanson désespérée Song of the Bottom of a Well, le jeu de guitare de Mike, inhabituel, justifie à lui seul la découverte du morceau. Sur la chanson plus charmante Whatevershebringswesing, le solo de guitare de Mike est d'une délicatesse émouvante. Mike joue également de la guitare sur Champagne Cowboy Blues. L'album, signé du seul Kevin Ayers, et intitulé Whatevershebringswesing, sort en janvier 1972. A ce moment, Kevin rassemble de nouveau Mike et les autres musiciens pour des passages télé et pour ré-enregistrer d'anciens titres en studio. 

Nurse.jpg En 1971, il faut également remarquer l'enregistrement du premier album de David Bedford sur lequel Mike collabore : Nurse's Song with Elephants comprend des parties de basse jouées par Mike sur le morceau-titre.  

L'année 1972 semble une période desespérée pour Mike. Il ne cherche plus à faire partie d'un groupe, mis à part un entretien avec le groupe anglais Gun, qui avait fait un tube en 1968 : Race With The Devil. Mike Oldfield est de plus en plus abattu, au fur et à mesure que les mois passent, et il boit souvent de l'alcool chez lui, avec sa mère. Au bout de plusieurs mois, il a une idée : 

"Je songeais à aller vivre en Russie, car j'avais entendu qu'on pouvait y travailler pour l'état en tant que musicien, et que quelqu'un pourrait m'y donner un studio d'enregistrement. N'importe quoi pourvu que je puisse aller dans un studio d'enregistrement."

Et là, le destin frappe à la porte, ou plutôt :

"J'essayais de trouver le numéro de l'ambassade de Russie dans les pages jaunes quand subitement, le téléphone se mit à sonner. C'était Simon Draper de Virgin, qui me demandait de venir et de dîner avec eux sur une péniche à Little Venice."

Et Mike Oldfield mit son destin en marche en répondant : "Yes, sure".

  
                                                                                                                          => 1972-1973



Notes :

(1) La démo publiée dans le coffret DVD Tubular Bells II/III n'est vraisemblablement pas la première démo de Tubular Bells faite à Tottenham, mais une démo plus élaborée faite en 1972, après qu'un exemplaire de la première démo ait été confié à Richard Branson.

(2) d'après Sean Moraghan

 

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Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /2007 20:00

Dans la lignée des articles thématiques sur Mike Oldfield (ses maisons, studios, etc.), voici la première mouture d'un sujet qui me tient très à coeur : ses guitares. L'article se base sur une très vaste série d'articles, de débats de fans et d'interviews, et nombre des infos ici présentées seront encore complétées et améliorées au fil des semaines. Le sujet est d'autant plus ardu que je ne suis pas musicien moi-même. Vos commentaires et critiques sont les bienvenus !


 

Mike Oldfield détient une vaste collection d'instruments. Rien que sur le plan des instruments à cordes, Mike possède ou a possédé une quarantaine de guitares acoustiques et électriques, et plus encore si on prend en compte les guitares basses et les autres mandolines, banjo, bouzouki, etc. Ces nombreux instruments sont listés sur la page "instruments" du site tubular.net.

 

Lors de son déménagement de Chalfont St. Giles à la région de Bristol, au début de 2006, Mike a mis en vente une dizaine de ses instruments. L'émoi a été très vif chez les fans, les débats vifs et le bonheur intense chez les quelques uns qui ont pu ainsi acheter une guitare du musicien... d'autant qu'Oldfield a vendu, parmi ces guitares, quelques pièces emblématiques de sa carrière.

Rappelons-nous des quelques guitares électriques qui ont eu sa préférence au cours de sa carrière musicale.

 

 

La Fender Telecaster

  Oldfield1Tele.jpg

Mike Oldfield a fait l'acquisition de sa Fender Telecaster en 1969, lorsqu'il a formé le groupe de rock Barefeet avec son frère Terry. Cette Telecaster Blonde 1966 avait auparavant appartenu au musicien britannique Marc Bolan (1947-1977), du groupe T-Rex.

La Fender Telecaster (surnommée "Tele") a été conçue par Leo Fender dans les années quarante. C'est l'une des premières guitares électriques à corps plein (solid-body, c'est-à-dire dans caisse de résonance acoustique). Elle a été produite et commercialisée à partir de la fin 1950, d'abord sous le nom d' Esquire puis de Broadcaster (après quelques ajustements) et enfin sous le nom de Telecaster. Elle a un son très clair et claquant, et a été utilisé par des guitaristes tels que Keith Richards (The Rolling Stones), Steve Howe (Yes), Andy Summers (Police) ou Jonny Greenwood (Radiohead).

Cette guitare a marqué les premières oeuvres de Mike Oldfield. C'est la seule guitare utilisée dans l'album Tubular Bells, et sans doute aussi dans Hergest Ridge. C'est encore une des principales guitares d'Ommadawn et d'Incantations. Son usage est moins connu ensuite, Mike l'a sans doute utilisée jusqu'à ce qu'il s'équipe en Stratocasters, vers 82-83. Mike Oldfield a réutilisé cette guitare lorsqu'il a enregistré Tubular Bells 2003, mais en ajoutant cette fois les autres guitares électriques de sa collection.

La Telecaster faisait partie des dix guitares que Mike Oldfield a mis en vente en 2006, mais le prix de réserve n'a pas été atteint. Elle a été de nouveau mise au enchères au profit de l'oeuvre caritative de Mike (Sane) au moment de la parution de son autobiographie Changeling en mai 2007, mais de nouveau sans trouver preneur. 

 

 

Les Gibson (Les Paul) SG Junior

  Oldfield2SG.gif

Mike Oldfield a acheté une Gibson de forme "SG" (une Gibson SG/Les Paul Junior Type II de 1966) après Tubular Bells. Cette guitare a été volée au Beacon avec d'autres instruments pendant qu'il travaillait sur Ommadawn. Mike Oldfield a alors acquis une Gibson SG/Les Paul Junior de 1962, et s'en est abondamment servi dans l'album Ommadawn. C'est cette guitare qui aurait été utilisée pour les solos de la fin de la partie 1 et de la partie 2. Eclipsée ensuite par une autre guitare de marque Gibson, de 1977 à 1980, cette guitare est revenue au premier plan dans les albums des années 80, notamment QE2 et Five Miles Out. C'est la guitare utilisée de bout en bout par Mike Oldfield dans son concert à Montreux en 1981.

C'est une guitare remarquablement légère, que Gibson a produit à partir de 1961 pour relancer ses ventes de guitares, le modèle phare représenté par la Gibson Les Paul étant alors en perte de vitesse. La découpe du corps de la guitare, avec ses deux échancrures (faisant saillir deux "cornes"), permet un accès plus aisé aux dernières frettes. Le modèle a été légèrement modifié au niveau du manche en 1966 ("type II").

Détrônée comme guitare-phare de Mike par la PRS à la fin des années 80 (bien qu'utilisée encore sur Tubular Bells II), cette guitare faisait partie des 10 guitares mises en vente par Mike. Elle a été acquise par un fan vivant en Suisse.

Mike possédait également une autre SG Junior modifiée (avec un micro MIDI et plus de prises) surnommée "Gibsynth" et qui aurait été utilisée au début des années 80, par exemple sur le solo de Shine.

 

 

La Gibson L6S Deluxe

  OldfieldL6S.gif

Dans les photographies où Mike pose au milieu de ses instruments dans son manoir de Througham en 1976, on reconnaît sa Telecaster, sa SG Junior mais aussi une Gibson Custom noire (dite Black Beauty) qu'on verra très peu souvent par la quite. Dans l'année qui suit, Mike Oldfield acquiert une nouvelle guitare du manufacturier Gibson, une Gibson Les Paul L6-S qui sera sa guitare principale sur les albums Incantations et Platinum, de même que dans les tournées de 1979 (Exposed) et 1980 (Platinum Tour et Knebworth). C'est une guitare qui a 24 frettes (contre 22 pour la SG Junior) et on entend Mike les utiliser toutes dans la partie 3 d'Incantations, notamment. La L6-S utilisée lors de la tournée 1980 est un modèle Blonde 2 Humbucker customisé par le luthier A.C. Zemaitis en 1980, que l'on reconnaît à sa plaque argentée (Merci à  J. pour sa correction).

A l'époque (1980), Mike décrit la L6-S comme sa guitare favorite : "J'ai tendance à utiliser la touche en entier (toutes les frettes) et j'ai essayé de trouver une guitare impeccable jusqu'en haut, la L6S est bonne, mais pas aussi bonne que je le voudrais. Je pense que je devrais vraiment prendre une E335, maintenant elles sont vraiment bien accordées. Mais j'aime le manche de la L6S, sa forme est comme il faut et, pour moi, c'est un des aspects les plus importants, les micros ne sont pas si bons mais c'est compensé par les amplis, ils rendent n'importe quoi correct."

La Gibson Les Paul a été créée au début des années cinquante par le guitariste de jazz Les Paul pour Gibson Guitar Corporation, pour concurrencer la Fender Telecaster, dans un contexte d'engouement général pour les guitares électriques. La guitare a la forme d'une guitare acoustique, avec une seule échancrure en bas pour favoriser l'accès de la main gauche aux dernières cases les plus aigues (une forme qui rappelle la Telecaster, en plus arrondi). Le modèle L6-S, spécifique avec ses 24 frettes, n'a été produit qu'entre 1972 et 1979, la variante Deluxe n'ayant été produite qu'en 3500 exemplaires.

Mike Oldfield a également eu une Gibson Les Paul TV Model 1957 (vendue en 2006) ainsi qu'une Les Paul Special ivory 1959, mais on ne sait pas s'il en a fait usage de façon significative. Il a également acheté une E335 à l'époque de Tubular Bells 2.

Après 1980, il semble que cette guitare ait été détrônée par le retour de la SG Junior dans les faveurs du guitariste.

 

 

Les Fender Stratocaster    

 

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Mike Oldfield possède plusieurs "strats". La (les) première(s) est achetée vers 1982 et est utilisée sur l'album Crises (on l'entend par exemple en intro de Shadow on the Wall). Lorsqu'il tourne la vidéo de "Moonlight Shadow", Mike possède au moins une stratocaster de finition dite "Sunburst". Dans ses passages télés, on le voit également avec une strat de finition bleue et une autre blanche et verte. Mais sa stratocaster préférée est le modèle de 1962 (ou 1961) qu'il a acheté en 1983 ou 1984, apparemment entre la sortie de "Moonlight Shadow" et l'enregistrement de Discovery. Un article consacré à cette guitare est accessible ici. Réputée comme étant sa guitare favorite, elle a finalement été mise en vente à son tour en décembre 2007.

Légère sur le plan de la maniabilité et polyvalente au niveau sonore, la stratocaster est sans doute la guitare électrique la plus emblématique par sa forme, avec des deux échancrures asymétriques. La forme a été conçue en 1953, inspirée par celle de la basse Fender Precision (Mike Joue d'une Fender Precision dans le livé télé BBC Second House de 1973). Cette guitare a été popularisée en Europe par Hank Marvin des Shadows, qui jouait justement d'un modèle de finition Fiesta Red, Fender ayant eu la bonne idée d'introduire de nouveaux coloris vifs dans ses modèles de guitares. 

 

 

Les PRS (Paul Reed Smith)

OldfieldPRS.gif  

 

Si sa strat rose saumon reste sa guitare favorite, la guitare que Mike utilise le plus depuis presque vingt ans est sa PRS Custom faite sur mesure par Paul Reed Smith.

Paul Reed Smith (né en 1956) est un luthier américain spécialisé dans les modèles hauts de gamme, et est devenu connu quand Carlos Santana a adopté une de ses guitares.

Mike Oldfield a acquis cette guitare en 1988 ou 1989, et s'en est abondamment servi à partir d'Earth Moving ;elle est très largement utilisée sur Amarok et il semble que ce soit la seule guitare sur Heaven's Open. Elle marque le passage de Mike a des sonorités très adoucies.

Mike a possédé plusieurs modèles, dont un avec un micro MIDI qui a servi à faire la guitare "saxophone" sur Tres Lunas et qui a été vendue en 2006.

Il possède toujours son modèle custom fait sur mesure, qui a été mise en avant dans tous ses concerts des années 90, et encore récemment lors de la tournée Night of the Proms en Allemagne et Espagne.

 

 


 

Les guitares mises en vente par Mike Oldfield en février 2006 : 

  • Fender Telecaster 1967 (Only electric used on Tubular Bells) £POA -pas encore vendue-
  • Fender Precision 1960 Frets taken out to be fretless £2295
  • Gibson Les Paul Junior 1957 TV Yellow Modified £2995 -vendue à un fan écossais-
  • Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1961 £2695  -vendue à un fan suisse-
  • Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1963 Heavily modified £1395  -vendue à un fan anglais-
  • PRS Custom 24 GK Pickup £1950  -vendue à un fan anglais-
  • Martin D28-12 1973 12 String Acoustic £1695  -vendue à un fan allemand-
  • Taylor K22 Custom Small Bdied Koa Aoustic £2400  -vendue à un fan-
  • Ramirez Flamenco Guitar 1975 Cyprus / Cedar £1350  -vendue à un fan anglais-
  • Ovation Adamas 1621 Redburst £POA  -vendue à un fan espagnol-
  • Deering 5 String Banjo Intermediate £995
  • John Le Voi Handmade Bouzouki £750
  • Wal 4 String Bass £1195

Les guitares mises en vente par Mike Oldfield en décembre 2007 : 

  • Fender 1961 Stratocaster Salmon Pink £POA -
  • MJV Mandolin £POA
  • Ramirez Short Scale Classical 1999  £POA -
Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /2007 10:00

Après l'article général sur les maisons de Mike Oldfield, voici un article qui s'intéresse de façon plus particulière à la résidence que Mike Oldfield s'était fait construire sur l'île méditerranéenne d'Ibiza et dans laquelle il a habité de 1996 à 1998, avant de la vendre à Noel Gallagher (d'Oasis).

Traduction de la version anglaise disponible sur tubular.net et la page de Patrick Wigful par ND - Cette version anglaise est peut-être une traduction d'un article en allemand ? 

Symphonie de Bois et Pierre

Gala n°39, 19 septembre 1996

 

Le rêve d'un homme : une maison pour l'harmonie et les notes. Ajoutez à ça le soleil et la mer sur la côte d'Ibiza. Voici l'endroit où veut habiter et composer le célèbre musicien pop Mike Oldfield.

La griffe Oldfield : beaucoup de bois, des angles arrondis et un souffle du monde ancien.

   

  Les pêcheurs d'Ibiza croient qu'ils peuvent entendre le son des sirènes et qu'une lumière verte magique brille du fond de l'océan les nuits de pleines lunes. La légende dit que c'est ici qu'Ulysse a résisté aux funestes sirènes...

Mike Oldfield a un faible pour ces sirènes - finalement le loisir de tous les musiciens - Mike Oldfield croit aux mythes parce que son architecte a trouvé une amphore antique de valeur avec une pièce vieille d'un siècle à l'intérieur, pendant qu'il plongeait au fond de la mer en face de sa nouveau maison à Ibiza.

Mike Oldfield na pas prêté attention aux pubs et aux habitués de boîtes de nuits, alors qu'il cherchait cet endroit merveilleux sur la côte sud-ouest de l'île des Baléares.  Il veut vivre une vie agréable et détendue. Il est riche, après son succès 'Tubular Bells' en 1973 et des succès en single tels que 'Moonlight Shadow' et 'Shadow On The Wall'. Grâce à sa réussite, aujourd'hui il peut commencer une nouvelle tranche de sa vie sous les rayons du soleil et sans aucune pression de travail avec ses 43 ans.

 

Il lui a été facile de dire au revoir à sa vie d'avant en Angleterre et à Malibu, à cause du climat si ensoleillé et des baies romantiques d'Ibiza. Mike dit : "le climat en Angleterre est  précisément épouvantable et j'ai aussi été déçu par le sud de la Californie. La Paifique est si froid que personne ne s'y baigne." Maintenant il a trouvé un lieu pour sa maison, qui est directement situé sur l'océan, où il est possible d'aller nager pendant un long été.

La nouvelle maison, dans son style typique de l'île, a été dessinée par lui-même sur son ordinateur. Pendant les deux ans de construction, il a pu s'y promener virtuellement. De la même façon, la piscine avec le bassin pour les enfants a été créée sur écran avec l'aide de son plus jeune fils Noah Daniel pour terminer le projet.

 

 

Avant que le château en espagne ne soit construit, il était nécessaire de préparer la pente raide près d'Es Cubells. Un investissement qui valait la peine. Aucun voisin en vue, une vue fantastique sur l'océan et une plage privée.

En roulant sur la route, il est presque impossible de voir la maison, parce que la maison se fond parfaitement dans le milieu naturel de l'île. A l'intérieur de la maison, Mike a fait attention à ce qu'aucun angle aigu ne gâche l'impression d'harmonie. Tous les angles de la maison, les fenêtres, les meubles et les niches sont arrondis. Une maison des beaux arts, imaginative comme ses chansons.

Qui plus est, Mike a fait attention à n'utiliser que des matériaux ayant au moins cent ans. Les énormes poutres proviennent d'une cave à vin italienne et les portes en bois sont celles d'un monastère en Espagne.

  Mike vit déjà ici avec sa compagne munichoise Miriam, âgée de 26 ans, mais pour le moment il est incapable de composer, car de nombreuses parties de son studio sont toujours dans sa vieille maison près de Londres. Sa soeur Sally Oldfield utilise toujours ce studio pour finir son nouvel album. Après quelques semaines, si le studio qui sera construit en pierre est terminé, le reste de son vieux studio sera envoyé de Londres à Ibiza.

Pour le moment il n'a pas encore décidé s'il doit vendre sa vieille propriété en Angleterre et s'installer à Ibiza pour toujours. Mais vivre pour toujours sous le crachin froid d'Angleterre, ce n'est pas la passion d'un "voyageur" comme Mike Oldfield. il veut voir l'océan.

 

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 00:10

Bien que la date puisse inciter à le croire, cette histoire de lion n'est pas un poisson d'avril !

 

Autour de 1976, à l'époque où Mike Oldfield habitait l'immense manoir de Througham Slad, dans la campagne du Gloucestershire, un jeune lion nommé Clyde a été hébergé quelque temps dans la maison de Mike.

Ce lion, né en captivité au zoo d'Edimbourg, avait environ un an et il était prévu de le relâcher dans la nature en Afrique. Avant ce voyage, il a séjourné à Througham, où il était gardé dans une cour close du manoir.

 

Phil Newell, qui a travaillé sur plusieurs disques de Mike Oldfield, et qui travaillait sur Boxed en 1976, a conservé un souvenir douloureux de cet animal, ainsi qu'il l'a rapporté à Dark Star dans un entretien publié en 2003. Phil Newell, qui avait l'habitude des lévriers d'Irlande du Manor (les fameux Irish wolfhounds, les plus grands chiens du monde), pensait tout savoir des gros animaux. Il a pourtant déchanté un jour, alors qu'il était assis sur une chaise à Througham : Clyde, qui était à ses côtés, a juste posé une patte sur lui et l'a secoué comme une brindille.

Plus marquant, un jour où Newell avait ouvert la fenêtre de la cuisine de Througham Slad (donnant sur la cour close), il s'est retrouvé avec le lion lui sautant dessus avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Newell s'est alors souvenu des recommandations de la personne chargée de garder le lion quand il n'était pas enfermé : dans ces cas-là, il faut frapper le lion sur le nez et lui crier dessus. Phil Newell réussit alors à faire reculer le lion, juste le temps que d'autres personnes (y compris le gardien du lion) arrivent ! Pendant quelques années, Phil Newell a conservé des cicatrices à l'épaule et sur la poitrine en souvenir de cet épisode.

 

 


 Pour lire quelques autres extraits de l'entretien (en anglais) avec Phil Newell pour Dark Star, cliquer ici.

 

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /2007 21:00

Reflection est un film du British Arts Council de Lawrence Moore, réalisé avec un petit budget entre 1976 et 1978.

Mike Oldfield a été sollicité pour réaliser la musique du documentaire en 1976 par le musicien Alan Hacker, père de la compagne de Mike à cette époque (d'après la biographie de Peter Evans "Music from the Darkness").

 

"Reflection était l'idée de Keith Critchlow, architecte et spécialiste en géométrie sacrée. Le film explore les relations entre l'espace et les formes dans le monde végétal, minéral et animal et montre comment ces principes ont guidé les bâtisseurs de temples. Les séquences comprennent des reconstitutions visuelles de l'oeuvre de Theodor Schwenk sur les effets qu'ont des vibrations de différents types sur les matériaux et des séquences sur les motifs astro-archéologiques et les motfs géométriques dans des cercles de pierre tels que Stonehenge et Moel-ty-Ucha aux Pays de Galles.
L'oeuvre de Keith à Chartres ouvrait de nouvelles perspectives et montrait les relations spatiales inhérentes à la structure de la cathédrale, en se concentrant en particulier sur le Labyrinthe et la rosace occidentale. Une séquence finale montre ses trois enfants suivant le Labyrinthe sur un morceau de musique extraordinairement émouvant composé par Mike Oldfield et joué par lui et Alan Hacker."

(Tiré de http://www.earthrod.co.uk/pastprod.html)

 

On trouve dans cette musique les morceaux "Portsmouth" et "First Excursion" (inclus en 1976 dans le coffret Boxed), des versions alternatives d'Ommadawn, et surtout des morceaux qui seront ultérieurement inclus dans Incantations et qui permettent de connaître l'avancement de cette oeuvre à la fin 1976 (date à laquelle les morceaux pour le film auraient été livrés par Oldfield).

Vers la fin du documentaire se trouve ce morceau décrit comme "extraordinairement émouvant " intitulé "Making Way", qui n'a pas été conservé sous cette forme dans Incantations (un passage similaire est présent dans la partie 4). Mike Oldfield y chante quelque chose qui ressemble à Make Way - Make Way for the strange ones - this way... - Make Way for the Strange Ones, this way the old ones.. Lawrence Moore, interrogé sur ce que Mike voulait y dire, a déclaré ceci au fanzine Airborne : "Je pense que ça reflète ses propres sentiments sur là où il voulait aller à cette époque et "Making Way" est lié à l'idée du Labyrinthe (de la cathédrale de Chartres) lui-même".

 

Ce tableau posté par EeToN en octobre 2005 sur le forum de tubular.net récapitule le contenu de la bande sonore du film.

"alt." signifie "alternatif" et signale une version différente.

"?" indique des morceaux inconnus (càd restés inédits et non adaptés dans d'autres albums)

Début/fin Titre Disque officiel contenant le morceau Section
01. 00:06 - 01:15 The Path Face B de Shine (1986) 00:00 - 01:10
02. 01:28 - 06:08 First Excursion Boxed (1976) 00:00 - 04:44
03. 08:16 - 10:49 ? -  
04.

10:49 - 11:19

? -  
05.

11:51 - 13:34

Ommadawn Pt. 1 (alt.) Ommadawn (1975) 00:38 - 01:15 / 03:12 - 04:10
06. 14:24 - 15:50 Platinum Pt. 2 (alt.) Platinum (1979) 04:14 - 04:38
07. 16:07 - 17:30 ? -  
08. 18:07 - 19:27 Ommadawn Pt. 1 (alt.) Ommadawn (1975) 08:17 - 09:00
09. 20:53 - 22:49 Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978) 00:00 - 01:43 / 14:00 - 14:20
10. 23:03 - 24:52 Woodhenge Platinum (1979) 00:00 - 02:08                  
11.

26:06 - 28:56

Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978)  12:37 - 14:40
12. 30:46 - 31:57 Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978) 12:17 - 13:34
13. 32:47 - 35:30 Incantations Pt. 4 (alt.) Incantations (1978) 13:19 - 14:40
14. 36:07 - 38:14 ? -  
15. 39:28 - 40:14 ? -  
16. 40:23 - 41:49 ? -  
17.

41:40 - 45:01

Incantations Pt. 3 (alt.) Incantations (1978) 02:12 - 04:18
18. 45:08 - 50:10 "First Incantation"    
19. 49:30 - 51:20 The Path Face B de Shine (1986) 00:00 - 01:44
20. 51:09 - 54:00 Making Way Incantations (1978) 08:06 - 08:46
21. 54:03 - 55:23 Portsmouth                             Boxed (1976) 00:00 - 01:20
22.

55:25 - 57:09      

Chartres Maze -  
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nicolas - Publié dans : Collaborations et participations
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