Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

Septembre 2011 : L'édition Deluxe d'Incantations avec le remixe de l'album de 1978, des raretés ("Pipe Tune") ainsi que des extraits inédits est sortie. Dans une interview donnée au site Drowned in Sound, Mike indique qu'il a commencé à travailler sur les remixes de Platinum et que son "grand projet" sera le mix 5.1 d'Amarok.

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Articles et entretiens

Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 10:00

Après l'article général sur les maisons de Mike Oldfield, voici un article qui s'intéresse de façon plus particulière à la résidence que Mike Oldfield s'était fait construire sur l'île méditerranéenne d'Ibiza et dans laquelle il a habité de 1996 à 1998, avant de la vendre à Noel Gallagher (d'Oasis).

Traduction de la version anglaise disponible sur tubular.net et la page de Patrick Wigful par ND - Cette version anglaise est peut-être une traduction d'un article en allemand ? 

Symphonie de Bois et Pierre

Gala n°39, 19 septembre 1996

 

Le rêve d'un homme : une maison pour l'harmonie et les notes. Ajoutez à ça le soleil et la mer sur la côte d'Ibiza. Voici l'endroit où veut habiter et composer le célèbre musicien pop Mike Oldfield.

La griffe Oldfield : beaucoup de bois, des angles arrondis et un souffle du monde ancien.

   

  Les pêcheurs d'Ibiza croient qu'ils peuvent entendre le son des sirènes et qu'une lumière verte magique brille du fond de l'océan les nuits de pleines lunes. La légende dit que c'est ici qu'Ulysse a résisté aux funestes sirènes...

Mike Oldfield a un faible pour ces sirènes - finalement le loisir de tous les musiciens - Mike Oldfield croit aux mythes parce que son architecte a trouvé une amphore antique de valeur avec une pièce vieille d'un siècle à l'intérieur, pendant qu'il plongeait au fond de la mer en face de sa nouveau maison à Ibiza.

Mike Oldfield na pas prêté attention aux pubs et aux habitués de boîtes de nuits, alors qu'il cherchait cet endroit merveilleux sur la côte sud-ouest de l'île des Baléares.  Il veut vivre une vie agréable et détendue. Il est riche, après son succès 'Tubular Bells' en 1973 et des succès en single tels que 'Moonlight Shadow' et 'Shadow On The Wall'. Grâce à sa réussite, aujourd'hui il peut commencer une nouvelle tranche de sa vie sous les rayons du soleil et sans aucune pression de travail avec ses 43 ans.

 

Il lui a été facile de dire au revoir à sa vie d'avant en Angleterre et à Malibu, à cause du climat si ensoleillé et des baies romantiques d'Ibiza. Mike dit : "le climat en Angleterre est  précisément épouvantable et j'ai aussi été déçu par le sud de la Californie. La Paifique est si froid que personne ne s'y baigne." Maintenant il a trouvé un lieu pour sa maison, qui est directement situé sur l'océan, où il est possible d'aller nager pendant un long été.

La nouvelle maison, dans son style typique de l'île, a été dessinée par lui-même sur son ordinateur. Pendant les deux ans de construction, il a pu s'y promener virtuellement. De la même façon, la piscine avec le bassin pour les enfants a été créée sur écran avec l'aide de son plus jeune fils Noah Daniel pour terminer le projet.

 

 

Avant que le château en espagne ne soit construit, il était nécessaire de préparer la pente raide près d'Es Cubells. Un investissement qui valait la peine. Aucun voisin en vue, une vue fantastique sur l'océan et une plage privée.

En roulant sur la route, il est presque impossible de voir la maison, parce que la maison se fond parfaitement dans le milieu naturel de l'île. A l'intérieur de la maison, Mike a fait attention à ce qu'aucun angle aigu ne gâche l'impression d'harmonie. Tous les angles de la maison, les fenêtres, les meubles et les niches sont arrondis. Une maison des beaux arts, imaginative comme ses chansons.

Qui plus est, Mike a fait attention à n'utiliser que des matériaux ayant au moins cent ans. Les énormes poutres proviennent d'une cave à vin italienne et les portes en bois sont celles d'un monastère en Espagne.

  Mike vit déjà ici avec sa compagne munichoise Miriam, âgée de 26 ans, mais pour le moment il est incapable de composer, car de nombreuses parties de son studio sont toujours dans sa vieille maison près de Londres. Sa soeur Sally Oldfield utilise toujours ce studio pour finir son nouvel album. Après quelques semaines, si le studio qui sera construit en pierre est terminé, le reste de son vieux studio sera envoyé de Londres à Ibiza.

Pour le moment il n'a pas encore décidé s'il doit vendre sa vieille propriété en Angleterre et s'installer à Ibiza pour toujours. Mais vivre pour toujours sous le crachin froid d'Angleterre, ce n'est pas la passion d'un "voyageur" comme Mike Oldfield. il veut voir l'océan.

 

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 22:23

Dans son édition du 22 juin 2003, le journal britannique S:2 (Sunday Express) consacre sa rubrique "Me and my record collection" à Mike Oldfield.

Entretien avec Chris Goodman. Traduction amateur : ND.

 

 

Mike Oldfield tâte affectueusement le vinyle qu’il vient de redécouvrir dans son grenier. Parmi des centaines, il a choisi ses 10 préférés, qui ont tous imprégné le chef d’œuvre qu’il a revisité maintenant pour la quatrième fois avec un ré-enregistrement complet pour Tubular Bells 2003. Oldfield a également donné des mentions spéciales à la symphonie n°5 de Mahler «un morceau de musique pour donner le cafard» ; Fairport Convention, «j’ai débuté en jouant de la musique folk», Wishbone Ash, «nous avons fait des tournées dans le circuit des collèges ensemble» ; et Robert Wyatt «du punk rock avec finesse». Ne vous attendez pas aux Sex Pistols…



1 GEORGE HARRISON   All things must pass (1970)
Ca m’a aidé à traverser ma première et pire dépression autour de 1970/1971, quand j’avais 17 ans. J’étais dans le groupe de l’ex-Soft machine Kevin Ayers et nous parcourions sans cesse l’autoroute M1 et l’Allemagne. J’ai commencé à avoir ces crises de paniques épouvantables et je ne pouvais plus fonctionner. J’écoutais alors le morceau-titre. Je me répétais que tout allait passer.

 



2 THE OVALTINEYS  Sing your all time favourites (c. 1950)
J’ai grandi à cette époque, ou un peu après (Oldfield est né en 1953) et j’ai toujours essayé de demander des choses sur Children’s favourites sur Light Programme (note : une station de radio de la BBC). Il y a une adorable naïveté autour de cette époque –quand les enfants étaient gentils. Probablement ma première initiation à la musique.

 



3 LA 5E SYMPHONIE DE BEETHOVEN  Philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan (1971)
Je devais avoir 8 ou 9 ans la première fois que j’ai entendu de la musique classique et j’ai été enthousiasmé par ce qu’un orchestre pouvait faire. Ca a beaucoup influencé Tubular Bells, pas spécialement ce morceau mais c’est le premier que j’ai entendu. Personne ne peut oublier ce «pom pom pom pom» – tellement superbe.

 



4 RAVI SHANKAR  Portrait of a Genius (1965)
La sorte d’album que vous écoutez avec vos amis quand vous avez 14 ans et que quelque un vous a donné une cigarette curieuse. J’aime le tablâ parce que je déteste les batteries. Mais le tablâ est si délicat, vous le tapotez comme avec des ailes d’oiseaux. Superbe. Pour ce qui est du titre, c’était une époque avant qu'il y ait les critiques rock et on pouvait se le permettre.

 



5 KEVIN AYERS  Whatevershebringwesing (1971)
J’étais assis au studio 2 à Abbey Road et personne d’autre n’arrivait, j’ai commencé à faire les overdubs tout seul. J’ai posé des bouts de percussion, de guitare rythmique, de basse, quelques solos de guitares et j’ai fait chanter les chœurs par le personnel de la cantine. Kevin est arrivé et n’était pas très impressionné, mais ils ont fini par utiliser ma version de toute façon. C’était donc le premier morceau que j’ai jamais fait par moi-même. Tout cela parce que personne n’était venu.

 



6 BILLY PIGG  The Border Minstrel (1971)
J’ai toujours voulu jouer de la cornemuse mais il faut pour ça être un écossais costaud avec une bouche énorme. Un jour, j’ai entendu parler de ces petites cornemuses northumbriennes. J’ai passé une année complète à la fin des années 70 à apprendre à en jouer. A la fin je pouvais jouer une paire de mélodies – c’était sacrément difficile. Billy Pigg est le Jimi Hendrix des cornemuses northumbriennes.

 



7 CREAM  Wheels of Fire (1968)
C’est fantastique la musique que ces 3 musiciens étaient capables de faire. La façon dont Eric Clapton a joué sur ces morceaux est incroyable. Je suppose qu’il s’est calmé plus tard, mais à cette époque, il jouait comme un démon. On dirait que les groupes actuels n’ont pas pu aller au bout du livre de Bert Weedon « Apprendre à jouer en un jour » . Ca semble tellement désuet d’être bon dans le monde de la musique pop.

 



8 TRAFFIC  Traffic (1968)
Quand je faisais Tubular Bells au Manoir, Winwood habitait un peu plus loin dans la rue et il lui arrivait de venir. C’était du genre « Wow, Steve Winwood ». Je suis allé à sa maison une paire de fois. C’était ma première rencontre avec une star du rock.

 

 



9 FAURE  Requiem (1962)
C’est ma troisième dépression nerveuse. Je me suis immergé dans la musique religieuse. Ca m’a gardé sain d’esprit après Tubular Bells quand les critiques m’ont attaqué. Mes parents ont essayé de m’élever en catholique mais je n’appartiens pas à une religion. Mais le monde semble quelque part divin, trop magnifique pour être un accident. De la même façon, certains aspects sont trop horribles pour que le monde soit un accident.

 



10 MIKE OLDFIELD  Tubular Bells 2003 (2003)
Tout ce que j’ai appris de ces disques est devenu le Tubular Bells original. Il me fascine d’une certaine façon. Je voulais fouiller dedans à nouveau et trouver ce qui était si bon dedans. Je ne réflechissais pas, à cette époque, je ne faisais que jouer.

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 15:05

Le 9 mai 1986, Mike Oldfield est interviewé au téléphone par l'animateur Tim Grundy à l'antenne de Picadilly radio (Manchester). L'entretien, qui débute avec des poncifs sur Tubular Bells, nous apprend ensuite comment Mike écrit les textes de ses chansons.

Tim Grundy (photo des années 90-2000 extraites d'un site de fan) et Mike Oldfield (photo 1987)

 

[Un long extrait de Tubular Bells...]

 

Tim Grundy : Juste un passage de l'album "Tubular Bells", un des plus gros succès de tous les temps. Avant de passer son nouveau simple1, nous allons discuter avec celui qui est derrière tout ça, il est en ligne maintenant. Salut Mike.

 

Mike Oldfield : Bonjour, comment allez-vous ?

 

Très bien, merci. Est-ce que ça vous fait toujours quelque chose d'entendre "Tubular Bells" ?

Eh bien, oui... heu, c'est un très bon morceau et même après les quinze dernières années, ou quel que soit le temps passé, je trouve toujours difficile de faire mieux, donc c'est vraiment un défi de renouveler cette réussite, ainsi que cette réussite musicale.

 

Vous arrive t-il de l'écouter ?

Oui, cela m'arrive en fait, parce que c’est un album qui a un très bon son pour son époque. Vous devez avoir à l’esprit qu’il n’y avait aucun synthétiseur à cette époque et que donc tout avait été joué avec des orgues, des orgues électriques au lieu de synthétiseurs. Bien sûr, aujourd’hui les studios sont informatisés et… et j’écoute cet album juste pour le son. Si je veux installer mes enceintes de studio pour que le son soit bon, je mets ce disque car c’est comme un point de référence.



Peut-être ne pourrait-on le refaire aujourd’hui avec les nouveaux équipements. Peut-être qu’il faudrait prendre de vieux équipements pour obtenir quelque chose qui ait un son aussi frappant ?

Une partie de son charme vient du fait que tout est joué à la main, alors que l’essentiel de la musique actuelle est jouée par des machines et donc il y a une sensation très humaine plus qu’une sensation mécanique.



Une des choses qui m’ont frappé l’autre jour, c’est quand j’ai écouté M. Branson parler du succès de Virgin et j’ai pensé que, vraiment, et je ne veux pas vous embarrasser, mais il n’aurait pas pu faire la moitié de ce qu’il a fait sans le succès de "Tubular Bells". Ca doit vous rendre très fier de ça.

Eh bien, ça me rend très fier et je pense qu’il est une force positive, une influence positive dans le pays, donc je suis ravi si j’ai pu y contribuer.



Etait-il un des rares preneurs, sinon le seul, à vous accepter à l’origine ?

Oh oui, toutes les autres maisons de disque m’ont foutu dehors par la peau du cou en disant « Hors de ma vue, emporte tes saletés avec toi ».



Oui, bien entendu vous avez fait beaucoup de choses depuis lors, et je ne vais pas vous rabâcher là-dessus, et nous avons les plus grand succès qui est un bon album et a une magnifique pochette. Et il me semble que vous collectionnez les pochettes ?

Oui, j’ai la plupart des pochettes accrochées au mur, les œuvres originales, parce que je considère que la pochette est très importante, elle représente l’ensemble de l’album.



Oui, avec une jolie image de l’hirondelle.

Ce que j’ai fait récemment c’est écrire des chansons, ce qui est évidemment plutôt loin de ce qu’était "Tubular Bells" et c’est une discipline différente et j’ai eu un succès raisonnable avec mes chansons. Et cet album était une compilation des singles.



Que voudriez-vous faire ? Vous avez touché à ces deux styles de musique maintenant, c’est un peu comme Jean-Michel Jarre qui avait fait deux albums dans ce genre particulier, puis qui s’est essayé avec des langages et des paroles chantées et maintenant il est de retour dans son style de départ 2. Quel style préférez-vous et sur lequel allez-vous travailler à l’avenir ?

Eh bien, les prochains albums seront un mélange des deux ; j’aime travailler sur des instrumentaux et je pense que "Crises" est sans doute le meilleur que j’ai fait depuis "Tubular Bells" mais j’apprécie aussi les chansons. Mais maintenant il y a une nouvelle dimension à ce que je fait qui est de réaliser des images pour accompagner la musique. J’ai cette installation vidéo chez moi, côte à côte avec le studio et une caméra et tout le reste et lorsque je fais de la musique, j’essaie de penser aux images qui vont aller avec et tout ceci devrait aboutir à un album vidéo qui devrait être publié en début d’année prochaine 3.



Ca semble être un projet intéressant.

Oui.



Est ce que la vidéo de 'Shine' est quelque chose que vous avez fait vous-même ?

Oui, ainsi que le single avant ça avec Aled Jones, 'Pictures In The Dark'. Elles ont été faites chez moi avec un de mes amis qui est très bon en animation par ordinateur, donc on a fait un mélange de prises de vues réelles et d’animation par ordinateur. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, personnellement.



Les graphismes dans la vidéo de 'Shine' sont d’une très haute qualité.

Merci beaucoup.



Pourquoi avez vous choisi Jon Anderson?

Eh bien, nous avions travaillé ensemble une paire de fois auparavant, nous nous étions bien entendu et j’aime sa voix et il est facile de travailler avec lui. En fait, nous avons écrit les paroles par téléphone. Il vit à la Barbarde, et ça a donc été un coup de fil très coûteux. Donc j’ai dit « Bien, la mélodie fait "da da da da da da da da da da" » et il a dit « Oh très bien, puis-je réfléchir à quelques mots pour ça » et enfin nous avons fait la chanson ensemble dans mon studio à Londres.



Certaines personnes vont sourire à l’idée que l’écriture d’une chanson puisse être si facile, mais, sérieusement, est ce que c’est souvent si facile ?

Eh bien, je dois confier mon secret. J’ai ces quelques livres. L’un est un dictionnaire de rimes. Un autre est un Roget's Thesaurus et un dictionnaire de synonymes. Je trouve que si vous savez ce dont vous voulez que la chanson parle, n’importe quelle phrase fait l’affaire comme point de départ et un titre et ce n’est pas si difficile. Peut-être qu’il faut compter 3 ou 4 jours pour obtenir les paroles d’une chanson.



Est ce que cela veut dire que certaines lignes sur lesquelles les gens vont passer des heures à chercher le sens que vous avez voulu donner, en fait c’est quelque chose que vous avez collé ensemble et cela sonnait bien et avait l’air bien sur le papier ?

C’est exact et c’est très important que les paroles sonnent bien quand elles sont chantées. Vous pouvez avoir des paroles magnifiques mais constater en les chantant qu'elles rendent affreusement mal. Donc une autre discipline est d’être capable qu’elles rendent bien dans la musique.



Bon, nous allons écouter le single maintenant. C’est un excellent single et je vois qu’il vient d’entrer dans les charts ce qui est bien.

Oh c’est génial. Oh, gardez un œil sur moi et Jon à la finale de la coupe demain parce que nous comptons y aller.



Vraiment ? Quelle équipe allez-vous supporter ?


Liverpool je pense.



Quand vous dites « je pense », c’est que vous n’êtes pas loyal à l’un des deux camps, en fait ?

Pas vraiment . J’ai grandi à Reading, donc je suis supporter de Reading, mais évidemment ils ne sont pas en finale de la Coupe.



Non, mais ils ont fait une très bonne saison.

Oui 5.

 

 

Interview restranscrite par David Prye. Traduction amateur par Nicolas Delnatte d'après le texte restranscrit disponible sur tubular.net et Pat's Mike Oldfield Page.

 

 


 

 Notes :

1 : Le simple "Shine" est sorti en avril 1986

2 : "Rendez-Vous" de Jean Michel Jarre est sorti en avril 1986

3 : Mike Oldfield évoque "Islands" et sa vidéo, qui paraîtront finalement de façon dissociée : l'album sortira en septembre 1987 alors que la vidéo ne sortira qu'en 1988.

4 : La finale de la Coupe d'Angleterre de football oppose le 10 mai 1986 le FC Liverpool au FC Everton (autre club de la ville de Liverpool). Le match sera gagné 3-1 par le FC Liverpool.

5 : Le FC Reading termine en première place du classement de troisième division et monte en deuxième division à la fin de la saison 1985-1986

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 23:46

De 1979 à 1986, Mike Oldfield vit à Denham. Le studio dans lequel il y travaille nous est connu par une photo incluse dans la pochette de l'édition 33 tours de Five Miles Out (1982). Mais on en apprend également un peu plus par l'article publié par Ena Kendall dans le supplément d'Observer Colour le 3 juillet 1983.

(traduction amateur : le terme "room" a été traduit en "studio" ou "salle d'enregistrement")

A Room of My Own

par Ena Kendall

(Supplément Observer Coulour du 3 juillet 1983)

 

Mike Oldfield a développé un goût pour les pièces carrelées lors de ces tournées internationales qui prennent une bonne moitié de l'année pour un artiste rock à succès tel que lui. La plupart de ses concerts sur le continent se sont produits dans des salles de sports de type germanique, dont les vestiaires immaculés l'ont fortement impressionnés. De fait, quand il s'est agi de concevoir son propre studio, il a décidé de carreler non seulement les murs et le sol, mais aussi le plafond.

 

Le compositeur de Tubular Bells, le disque qui a sonné à toute volée dans la scène musicale il y a dix ans, vit dans une maison à pignons près de Denham, dans cette partie du Buckinghamshire où les villages typiques de cartes postales sont pratiques pour les tournages et figurent dans des douzaines de vieux films britanniques. Les allées locales, bordées de hêtres, continuent d'attirer des célébrités en quête d'intimité, mais c'est l'aérodrome de Denham qui a décidé Mike Oldfield à déménager ici avec son avion, il y a trois ans, depuis le Gloucestershire(1). Sa maison de douze pièces, vieille de 140 ans, est entourée par les champs, avec une clotûre de pieux et traverses en bois et un jardin exceptionnel. Sa salle d'enregistrement a d'abord été dans une grange, puis a pris la partie d'un appartement et est maintenant conçue comme un lieu de refuge pour le compositeur, mitoyen à un studio rempli de circuits éléctroniques qui doivent réjouir le coeur d'Electricity Board(2).

 

Il avait des besoins acoustiques variés quand il a conçu la salle d'enregistrement. "Le coin opposé a du liège sur les murs, comme cela si je veux travailler sur, par exemple, les guitares acoustiques, le son est chaud et proche. Si je me place dans cette section carrelée, le son devient plus clair et il y a plus d'écho." Le plafond, avec des spots lumineux encastrés, est en escalier et tapissé de petites dalles de céramiques, luisantes comme du nacre et bordées de baguettes écarlates dont la couleur capte le rouge vif du carrelage au sol.

 

Seuls des musiciens sont autorisés à entrer dans le studio. Il est à demi-insonorisé et a de solides verrous sur ses deux portes. Ici, Mike Oldfield compose, travaillant parfois sur un instrument musical informatique sophistiqué, fabriqué en Australie, et comprenant un écran un clavier musical et un crayon optique(3). Mais rien ne peut vraiment le détourner de composer, et il lui arrive de griffoner des idées sur un bloc-notes ou sur du papier à cigarettes.

 

La partie "douce" du studio est assortie d'une moquette vert olive à longs poils. L'extrémité carrelée permet plus de flexibilité, et le tapis pakistanais peut être enlevé pour créer plus d'écho. Les tapis orientaux sont une passion de Mike ; il a acheté celui-là il y à huit ans avec les royalties de Tubular Bells. Les fauteuils de bureau en cuir noir sont des achats récents du West End ; la table ronde vitrée avec des garnitures en cuivre vient d'une boutique du Beaconsfield voisin. Il raffole des tables vitrées car elles donnent l'illusion de prendre moins de place.

 

Sur cette table se trouve l'un des huit boomerangs de la collection qu'il a acheté en Australie l'an dernier(4). Il aime le lancer de boomerang. "Ca demande pas mal d'entraînement pour les faire revenir, et ensuite pour les rattraper. mais celui-ci est un boomerang de chasse, pas un boomerang qui revient. Les chasseurs le lancent dans un vol de canard ou autre, il va tourner sur lui-même et va finir par en assomer un." Sur l'autre table, plus petite, se trouve une photographie de sa fille Molly, qui a trois ans (il a également un fils, Dougal, 18 mois), et le trophée doré du "Grammy" de l'Académie Nationale des Arts et Sciences de l'Enregistrement pour Tubular Bells.

 

Il conserve trois de ses 25 guitares dans cette pièce, rassemblées autour de la lampe en bronze avec son ombre colorée, un achat effectué à King's Road. Dans la Maison Oldfield, les guitares sont traitées avec une certaine révérence. "Elles ont toutes un caractère différent", dit leur propriétaire, "et elles sont utilisées dans différents buts." L'instrument à l'air gitan, au centre, avec son coprs en fibre de verre écarlate et ses décorations laminées est une guitare électrique conçue pour se brancher sur la sonorisation PA  d'un théâtre. Les deux autres sont des guitares d'apoque -environ le même âge que Mike, né en 1953. "Elles sont des antiquités, maintenant ; dans une centaine d'années, elles seront l'équivalent de stardivarius."

 

Le grand tableau contemporain accroché au mur représentant un avion volant sur des nuages orageux est de Gerard Couslon, qui est spécialisé dans les peintures d'avions de guerre. Le père de Mike Oldfield est médecin et pilote de planeur, et a présenté son fils à Coulson, qui a piloté des avions remorqueurs utilisés pour tracter les planeurs. Le tableau a été commandé pour commémorer un vol effrayant qu'avaient fait Mike et ses musiciens, survolant les Pyrénées dans une tempête. Il a romancé le vol dans un morceau intitulé "Five Miles Out".

 

Mike pilote lui-même, mais est passé des avions aux hélicoptères. Il n'avait cessé d'avoir des expériences désagréables avec son propre petit avion, comme voler en rond sans fin autour de sa maison sans savoir si le train d'atterrissage était sorti ou pas, à cause d'un voyant lumineux défectueux. "J'ai du voler jusqu'à la tour de contrôle de Denham pour qu'ils puissent regarder avec des jumelles. Par chance, le train était sorti." Aujourd'hui, il pilote des hélicoptères de location de son jardin et se sent beaucoup plus heureux.

 

Il change aussi de véhicules sur le plan musical ; il projette de composer pour le cinéma. Après un gros concert pour fêter le 10e anniversaire de Tubular Bells au stade de Wembley le 22 juillet, il va commencer à travailler sur la musique du dernier film de David Puttnam, "La déchirure" ; les feuilles de cigarette risquent d'être très demandées dans ce coin-ci de Denham.

 

Notes du blogueur-traducteur :

(1) : Mike Oldfield habitait précédemment à Througham, dans la maison décrite dans cet article

(2) : équivalent d'EDF au Royaume-Uni.

(3) : il s'agit de la description du Fairlight Computer Musical Instrument ou Fairlight CMI, le premier synthétiseur-échantilloneur, développé par la société australienne Fairlight.

(4) : La tournée "Five Miles Out" de Mike Oldfield était une tournée mondiale qui l'avait emmené en Nouvelle-Zélande et Australie en mai 1982.

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 08:00

Beyond the Ridge, portrait d'un génie
Par Karl Dallas

(MELODY MAKER, 25 octobre 1975)

Mike Oldfield l'a refait ! Après Tubular Bells, qui a explosé au hit-parade, et Hergest Ridge vient Ommadawn. Et ici, Oldfield discute de son nouvel album avec Karl Dallas.

 


"THROW 'EM?" demanda l'homme dans le pub, quand nous lui demandâmes la route. "Oh, vous voulez dire Thruff 'em, du côté où vit ce Peter Wyngarde, là où ce nouveau type qui fait de la pop vient de s'installer. On espère qu'il ne trame pas les mêmes bêtises.

Thruff 'em épelé Througham, est la nouvelle retraite campagnarde de Mike Oldfield, et la rumeur a rapidement fait le tour des habitants du Gloucestershire que Mike Oldfield, celui connu pour Tubular Bells et Hergest Ridge, était venu s'installer parmi eux pour produire son quatrième chef d'oeuvre.

Oui, vous avez bien lu, j'ai dit quatrième.

Parce qu'un moment après qu'il se soit libéré de Hergest Ridge, Mike n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait faire ensuite -si encore il allait faire quelque chose- mais maintenant qu'Ommadawn, son troisièmealbum, est sorti, sa tête bouillonne à nouveau d'idées pour de futur albums. La seule chose qui l'arrête pour le moment est le temps qu'il lui faut pour adapter une vieille grange dans sa nouvelle maison à un studio 24 pistes.

The Beacon, où Mike avait enregistré la totalité d'Ommadawn (à l'exception des percussions Jabula, qui furent enregistrées dans la folie au Manor), était au bas d'une pente raide où tout a du être transporté à bras, pianos, meubles, tables de mixages et Dolbys.

Connaissant son attrait pour l'isolement, ce n'était pas une surprise que la nouvelle maison où il vient d'emménager se situe en contrebas d'une vallée, au bout d'une route qui se termine par un chemin de terre. C'est un bâtiment magnifique, en pierres grises, dont certaines parties datent du 13e siècle, avec un jardin ornemental à la française en train d'être restauré. Bref, juste le style d'endroit, où n'importe lequel d'entre nous irait s'installer s'il devenait le compositeur  le plus vendeur du 20e siècle, avec des disques d'or jusque dans les toilettes pour le prouver.

Non que la vie de château ne soit sans problème. Malgré le parfum de pain fraîchement cuit que les crêpes exhalaient depuis la cuisine, il apparaissait qu'il y avait de sérieux problèmes sur le front culinaire, comme pomper l'eau de la source, et toutes les tasses à thé devaient être rincées sous le filet d'eau d'un jerrycan prêté par un villageois amical du voisinage.

Personne ne savait où était passé Oldfield. Il était, comme on devait l'apprendre plus tard, parti rencontrer les habitants autour de quelques pintes de Guinness. Pour boire de la Guinness, ont sait qu'il est déjà parti jusqu'à Edinbourg sur un coup de tête quand le mixage ne se passait pas bien.

Ce sont ces caprices, quand il s'agit de s'accomoder des médias qui lui ont donné une mauvaise réputation auprès de ceux qui considèrent qu'une interview est une interview et pas le moment de discuter des nouvelles du coin.

Alors que pour Mike, tous les contacts humains se valent, et les affaires sérieuses sont quelque chose qu'il est tout à fait possible d'effectuer en même temps que les choses importantes de la vie, comme faire voler des modèles réduits ou monter à cheval (son hobby actuel, comme tout le monde va rapidement le remarquer en écoutant la face deux d'Ommadawn). Et, bien entendu, boire de la Guinness.

Oldfield, cependant, est maintenant presque prêt à répondre aux questions. Après s'être détendu en écoutant  Thomas Tallis et Magma et des morceaux d'Ommadawn, qu'il voulait faire écouter à Leslie Penning, le joueur de flûte, qui ne l'avait pas entendu depuis qu'il avait enregistré ses parties, nous sommes entrés dans le vif du sujet, mais pas avant  quelques considérations préliminaires sur le titre de l'album.

Où l'avait-il trouvé ? demandai-je, sachant bien (ou pensant savoir) que c'était le mot gaélique pour "le fou".

"Je l'ai d'abord vu écrit" dit-il, "sur un bout de papier, les mots que Clodagh Simonds avait inventé. Environ une semaine après ça, j'ai regardé les mots qu'elle avait écrit et je l'ai vu là, et j'ai pensé 'c'est un nom sympa'"

Savait-il ce qu'il voulait dire, à ce moment ?

"Ca ne veut rien dire", dit-il.

C'est du gaélique, maintenai-je. Amadan (prononcé ommadawn) veut dire "le fou."

"Non," réponda-t-il, "il y a un mot qui lui ressemble vaguement, qui est gaélique et signifie fou, mais Ommadawn ne veut rien dire."

Est-ce que le titre est venu avant qu'il ne commence à travailler sur ce projet?

"Non, c'était vraiment à la fin. Le morceau avec les percussions et les voix dessus, je l'ai fait deux fois, et j'ai fait les voix plusieurs fois pour qu'elles soient parfaites, et Clodagh a fini par arriver à minuit, pour travailler toute la nuit et rentrer à Londres tôt le lendemain matin parce qu'elle devait aller à son travail."

La dernière fois que nous avions discuté, juste après Hergest Ridge, il avait pensé qu'il était peu probable que son disque suivant serait une autre oeuvre épique (pour reprendre ses propres termes du moment). Et pourtant, maintenant le voici, avec une autre oeuvre épique. Comment est-ce arrivé ?

"Il semble que c'est ce qui s'est passé," dit-il. "Ca a commencé à prendre forme au début du mois de janvier. J'avais juste deux mélodies qui allaient ensemble à la guitare accoustique, et ça sonnait bien, et j'ai tout développé à partir de ça." Il fredonna les deux premiers thèmes de la face un pour illustrer.

A-t-il trouvé ça difficile ?

"Eh bien, j'ai eu des tas de problèmes, évidemment. J'ai fait la totalité de la face un deux fois. Je pense qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, probablement avec la bande avant que je me la procure, ou alors il est possible que je l'ai passée tellement de fois, des centaines de fois, qu'elle a commencé à perdre ses oxydes, à être esquintée. Personne ne sait ce qui s'est passé. Mais c'est formidable que ce se soit passé comme ça, car autrement je ne l'aurai pas recommencé et ça n'aurait pas été moitié aussi bon. Ce que je veux dire, c'est que je l'aurai recommencé même si la bande n'avait pas été abîmée. Le premier essai devait être définitif, et quand je l'ai terminé, je l'ai écouté et réalisé que ça n'allait être qu'une démo. C'était quasiment un choc. Et je devais tout reprendre."

Précédemment, en se référant aux choses qu'il avait dites à l'époque d'Hergest Ridge, il avait dit que Tubular Bells représentait ses sentiments sur la vie en ville, tandis que le "Ridge" était une réaction au panorama qui lui avait donné son nom. Donc, que représente "Ommadawn" ?

"J'ai seulement supposé qu'ils pouvaient avoir ces sources d'inspiration", corrigea-t-il. "Je ne sais pas, vraiment. Je n'ai même pas de supposition pour le nouveau."

Quel était son était d'esprit pendant qu'il le composait ?

"Obsédé."

Par le fait de le faire?

"Mmm," acquiessa-t-il. "J'étais beaucoup pIus solide, personnellement, que quand je faisait les autres. Un peu plus confiant."

Confiant musicalement, ou personellement?

"Personellement."

Est-ce que cela veut dire qu'il s'est fait à toutes les choses qui lui étaient arrivées ?

"Non," ria-t-il.

Mais trouvait-il plus facile de faire avec la vie maintenant ?

"Je le pense, un petit peu. Je suis un peu plus solide. Je ne trouve plus tout aussi ahurissant qu'avant. Je commence à m'abituer un peu à être comme je le suis, ici."

Donc, il s'est fait à lui même, au moins ?

"Eh bien, j'ai juste commencé, vraiment. Je suppose que ce disque en est une image. La deuxième face, en particulier. Non, l'ensemble. Il n'a pas une tonalité aussi effrayée que les autres. Il sonne un peu plus solide."

Donc ce n'était pas une tentaive d'auto-thérapie musicale, comme il avait pu le suggérer au sujet de l'album précédent, mais plus un reflet de son état d'esprit actuel ?

"Eh bien, je ne sais pas. Je n'ai aucune idée de ce qui se passe. C'est une chose que je ne comprend pas, pourquoi je le fais et ce que ça représente quand c'est fini. C'est drôle."

Etait-il aussi satisfait qu'il l'était d'Hergest Ridge quand il l'avait terminé ? (un peu plus tôt, il avait réaffirmé sa satisfaction de cette oeuvre, bien qu'il parle maintenant de la remixer).

"J'en suis très satisfait. la seule différence est qu'après Hergest Ridge, je ne pouvais m'imaginer faire un album de plus. Mais après celui-ci, je peux m'imaginer en faire d'autres à la pelle. Je veux me mettre à un autre très vite. Donc ce n'est pas la fin, pour moi. Evidemment, il n'a jamais été question que je ne compose plus après Hergest Ridge, mais c'est un peu ce que j'avais ressenti. Mais, pour celui-ci, et surtout après l'avoir réalisé et avoir emménagé ici, à moins que je ne me crashe en voiture une nuit, je vais évidemment faire beaucoup de musique, affreusement beaucoup."

Des idées?

"J'ai quelques idées. Tu sais, ce sont juste des spéculations pour le moment, mais il devrait y avoir ici assez de place pour enregistrer avec un petit orchestre, et j'aimerais assez bien faire ça."

Partir en tournée ? Un mouvement de la tête. Il n'a jamais ressenti le besoin de communiquer directement avec son public.

"Pas avec un public. Je communique, en tête à tête, mais pas avec une grande masse de gens."

Nous discutâmes pendant un moment sur la chanson "horseback", qui va probablement plus faire l'objet de commentaires pour ou contre, que toute autre partie de l'album. Un peu plus tôt, Leslie Penning avait expliqué comment il avait initié Mike à l'équitation, et comment la chanson  lui avait renvoyé l'expérience si profondément qu'il avait pleuré, quasi littéralement, quand Mike la lui avait chanté.

"Je l'ai seulement découverte quand j'ai été sur le dos de ce grand animal," dit Oldfield.

Quelle était l'importance de cette chanson pour l'album ?

"Très importante. C'est comme si elle lui donnait un équilibre. Il y a eu comme un sur-pessismisme (sic) sur l'album, en particulier la fin de la première face, même si certains trouvent que ça les rend joyeux. Il y en a d'autres qui trouvent que ça les rend tristes. Ca m'a terrorisé à mort quand je l'ai fait. Quand j'ai joué la guitare électrique, j'ai trouvé ça vraiment effrayant. Je ne pouvais plus dormir. Et la chanson sur le cheval est un peu le contraire de ça. Peut-être pas le contraire, mais en tout cas, ça le compense. Il y a ce couplet dedans, 'some find it strange to be here' ('certains trouvent bizarre d'être là'). C'est certainement mon cas. Et c'est sans doute pour beaucoup dans le fait que je fais de la musique".

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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