Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

Septembre 2011 : L'édition Deluxe d'Incantations avec le remixe de l'album de 1978, des raretés ("Pipe Tune") ainsi que des extraits inédits est sortie. Dans une interview donnée au site Drowned in Sound, Mike indique qu'il a commencé à travailler sur les remixes de Platinum et que son "grand projet" sera le mix 5.1 d'Amarok.

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Discographie

Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 15:53

Dans l'ancienne formule de BEST, Mike Oldfield disposait d'un soutien de poids en la personne du journaliste Hervé Picart. Voici la critique (toute indulgente) parue dans BEST de juin 1991 (page 79) pour l'album "Heaven's Open".

 

Quand, comme dans le cas de Mike Oldfield, on n'a plus vraiment grand chose à prouver, il ne reste plus, pour déjouer le piège enlisant de la routine, qu'à tenter de se surpasser à chaque album. Ainsi, à chacun de ses trois derniers disques, Oldfield a-t-il cherché à taquiner ses propres limites : avec "Earth Moving", le challenge consistait pour ce grand sorcier des instrumentaux à réaliser un disque de chansons ; pour "Amarok", il s'était donné comme défi de proposer son plus long instrumental et ce fut effectivement un monument. Cette fois, il s'agit pour lui, qui possède la voix d'un crapaud asthmatique, de se faire reconnaître pour un chanteur valable.

Courageuse tentative pour vaincre un fatal handicap, cet essai nous révèle un chanteur dans la moyenne, guère plus mauvais que la plupart des autres, et donc un chanteur très moyen. Par contre, son timbre marié à des mélodies adaptées donne un résultat proche de la musique de Mike & The Mechanics, ce qui le situe là très au dessus de la moyenne. Il y a là notamment un petit reggae celtique qui vaut le déplacement ("Gimme Back") et un intéressant  "Mr Shame".

En plus de ces cinq chansons-défis du ténor aphone, il y a bien sûr un instrumental tout en microséquences, sa nouvelle façon de faire, qui est loin de valoir l'époustouflant "Amarok", mais présente quand même de bien jolies plages. Au total, cela donne un album vivant, d'un artiste qui continue à faire la preuve de son dynamisme, mais qui ne s'inscrira pas parmi les oeuvres décisives de Mike... pardon... Michael (n'étant plus diminué, il n'a plus à recourir à un diminitif sans doute...) Oldfield. Juste un bel essai.

Hervé PICART

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /Sep /2006 23:29

Lorsqu'en 1992, Mike Oldfield s’installe chez Warner et prend un nouveau départ avec «Tubular Bells II», il affirme vouloir se consacrer de nouveau à la musique instrumentale. Le deuxième album sorti chez Warner, en 1994, sera bien une œuvre instrumentale : c’est «The Songs of Distant Earth».

Dans les quelques années précédant cet album, Mike Oldfield semble avoir de plus en plus besoin de se donner un challenge pour travailler. Pour ce disque ce sera le principe de composer la musique… d’un livre ! (L’idée sera reprise par Chris Franke, ex-Tangerine Dream deux ans plus tard). Grand admirateur de Arthur C. Clarke, Mike Oldfield choisit un de ses livres : « Les chants de la terre lointaine ».

« The Songs of Distant Earth » -les fans résument en TSODE- livre 17 plages musicales enchaînées, avec juste une coupure entre les morceaux 9 et 10 (sans doute pour les supports à deux faces, cassette et vinyle).

L’album délivre tout du long une musique aérienne, de ci planante de là plus rythmée, plaisante et apaisée. On est bien loin des œuvres angoissées de la jeunesse d’Oldfield. En résumant, on trouve ici un mélange d’Enigma, de Vangelis, de Deep Forest et de Mike Oldfield…

L’influence d’Enigma est probablement voulue, l’album MCMXC a.D. est encore récent (1990) et a eu tendance à créer un canon pour tous les albums concepts-dance de l’époque (Deep Forest, Stone Age…) avec l’intro planante qui va bien, le single ou un titre entraînant en deuxième position…

Ici on a bien une intro quelque peu brumeuse (sons de pseudo-baleines, voix d’un astronaute qui lit la genèse…) et un enchaînement vers un des morceaux que l’on retient le plus du disque « Let there be light », basé sur une rythmique complexe et magnifié par des chœurs et une ornementation à la guitare.

Un morceau se revendique probablement encore plus d’Enigma, c’est « Hibernaculum », sorte de chant grégorien sur une rythmique complexe, avec quelques inserts de chants ethniques. Le morceau peut également rappeler –dans son refrain- un hymne à la « 1492 » de Vangelis. La parenté avec Vangelis se ressent également dans d’autres morceaux, probablement à cause de l’omniprésence des nappes denses de synthétiseur qui tapissent chaque morceau. L’influence de Deep Forest (on sait que Mike Oldfield a apprécié leur chanson « Sweet Lullaby ») apparaît dans les échantillons ethniques et en particulier dans un chant comme « Prayer for the Earth ». Il faut cependant relativiser cette influence : Mike Oldfield a très souvent inséré des arrangements ethniques dans ses albums, dès les années 70.

Pour ce qui est du style de Mike Oldfield, le constat est paradoxal :
- Mike Oldfield a revendiqué avoir chercher à créer un son du futur, en particulier pour sa guitare. De fait, le son de guitare est considérablement « aminci » et décapé de tout velléité « râpeuse », rock… La guitare se fait par ailleurs relativement rare dans cet album. Un aspect essentiel du style de Mike Oldfield est donc quasi-absent de cet album.
- La densité habituelle (superposition démentielle d’arrangements) manque également cruellement à cet album. Mike a déclaré à cette époque : « je veux laisser plus d’air dans ma musique ». En gros, il y a moins de micro-arrangements de fou et plus de nappes de synthé pour remplir le fond sonore.
- C’est par contre une œuvre instrumentale épique et ambitieuse de Mike Oldfield façon années 70 : une heure de musique quasi-continue et très homogène. Sur ce plan, Mike n’a jamais reproduit ce type d’œuvre depuis 1994, ses derniers albums étant des juxtapositions de morceaux courts…


La musique se caractérise donc par un mélange de quelques chants magnifiques, des arabesques d’une guitare très gracile, des rythmes programmés et quelques autres voix et instrumentaux fondus dans un fond sonore très synthétique et planant.

C’est un album tranquille et relaxant sans être chiant, dans le genre de ceux de la série Enigma, avec des touches de guitare et probablement plus d’émotion : on la ressent dans ces morceaux où une guitare fragile tisse des mélodies délicates : « Let there be light », « Crystal Clear, « Ascension »… C’est sans doute cela qui fait que cet album, plus de dix ans après sa sortie, a beaucoup moins vieilli qu’un Vangelis ou un Enigma.

Pour les fans, c’est selon le point de vue le premier album du déclin (moins d’arrangements, plus de synthés) ou le dernier chef d’œuvre de Mike Oldfield. Pour les non-fans, c’est un album très intéressant, sans doute un des plus "easy-listening" de Mike Oldfield.

Ma cotation sur cet album : 7/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 14:01

Mike Oldfield a à peine plus de vingt ans quand il devient subitement riche et célèbre grâce au succès colossal de l'album "Tubular Bells" en 1973. Personnalité timide et introvertie, limite maladive, il cherche alors à échapper aux pressions et aux sollicitations qu'entraînent son succès. Il achète avec les premiers revenus de "Tubular Bells" une maison isolée à la campagne sur une colline escarpée dans l'ouest de l'Angleterre (en Herefordshire, à la frontière du Pays de Galles) et ce, près d'une crête nommée "Hergest Ridge"...


C'est là qu'il compose un album beaucoup plus pastoral et moins âpre que le premier, au grand désespoir de Richard Branson (patron de Virgin) qui attendait un "Tubular Bells 2"... "Hergest Ridge", enregistré durant le printemps 1974, sort le 28 août de la même année pour aller détrôner... "Tubular Bells" ! en tête des charts anglais...



Avant de vous décrire le contenu musical de l'album, je dois préciser que la version qui est disponible aujourd'hui en CD est assez subtilement différente de celle parue en 1974.


En effet, après ses trois premiers albums ("Tubular Bells", "Hergest Ridge" et "Ommadawn"), Mike Oldfield sort en 1976 un coffret intitulé "Boxed" qui regroupe ces trois enregistrements remixés en quadriphonie. Des trois, c'est "Hergest Ridge" qui est le plus révisé : Mike supprime un grand nombre de parties instrumentales (souvent des arrangements, mais parfois des mélodies qui étaient mixées en avant) pour en faire un album beaucoup plus sobre. Il est alors tellement satisfait du résultat qu'il décide de conserver cet enregistrement pour tous les pressages futurs d' "Hergest Ridge". Tous les CDs et tous les vinyles parus après 1976 contiennent donc la version remixée. Seuls les vinyles d'avant 1976 contiennent la version "originale", que les fans s'échangent sur internet...


La structure de l'oeuvre et certaines parties sont néanmoins inchangées. "Hergest Ridge" est constitué de deux parties (ère du vinyle oblige...), une "Part one" de 21'40 et une "Part two" de 18'51.


Hergest Ridge est un enregistrement beaucoup plus calme et serein que Tubular Bells. Mike Oldfield avait alors décrit "Tubular Bells" comme un album décrivant la ville, tandis qu'"Hergest Ridge" décrirait la campagne, la nature. Alors que dans Tubular Bells, des thèmes tantôt violents tantôt inquiétants s'enchaînent sans cesse, parfois brutalement, Hergest Ridge propose des morceaux calmes exposés tranquillement et aux transitions délicates. Au total, l'album contient beaucoup moins de thèmes différents et ceux-ci sont repris et déclinés à des humeurs variées à différents endroits du disque. L'oeuvre y gagne en homogénéïté ! Son caractère de "symphonie rock" est en outre renforcé par la contribution d'un trompettiste et de deux hautboïstes, la quasi-totalité des instruments restant étant, une fois encore, interprétés par ce multi-instrumentiste prodige qu'est Mike Oldfield.


La première partie contient en gros trois "mouvements"
- Les 8 premières minutes sont une introduction progressive très planante : une flute aigüe insinue une mélodie mystérieuse puis un orgue et des guitares installent un arpège mélodique construit sur une gamme ascendante de trois notes. D'accompagnement, ce motif devient le thème principal et hypnotise à force d'être répété. Et, par dessus, Mike Oldfield construit encore un de ces crescendos virtuoses à la guitare dont lui seul à le secret ! (Cette intro est assez différente dans la version originale de 1974).
La deuxième partie, plus courte (dans les 4 à 5 mn) est un échange mélancolique entre une trompette, un haut-bois et une guitare électrique qui s'enfle pour finir en un grondement de guitares doublé d'une avalanche de cloches tubulaires.
La dernière partie, que connaissent les possesseurs de la compilation "The Complete Mike Oldfield" commence par une mélodie sereine où s'illustrent la mandoline et (toujours) la guitare électrique ! Elle est relayée par un choeur paisible qui monte en puissance alors que les cloches tubulaires sonnent de nouveau, puis meurt dans ce même solo de flute qui avait ouvert cette première partie...


La deuxième partie est plus inégale. Le début est tout à fait paisible : une mélodie reposante avec différents orgues sur fond de guitare accoustique nous emmène vers une partie chantée accompagnée par un ensemble mandoline/flute/guitare électrique. Une reprise de l'intro planante de la première partie (la gamme de trois notes à la basse) aboutit ensuite au passage du disque qui fait débat chez les auditeurs : une transition inquiétante (guitares puis orgues) nous mène dans ce que les fans nomment la "Martian thunderstorm" ou "Electronic thunderstorm", un morceau à part dans l'album où Mike mêlant des guitares (la légende dit qu'il y en a 90 superposées...) et des orgues devient comme enragé pendant 8 minutes ! La faiblesse (pour ses détracteurs) de ce passage tient au fait qu'il est très répétitif (défaut que n'avait pas la version de 1974 qui conetnait également des voix). Quoi qu'il en soit, ce moment de folie s'arrête subitement pour faire place à un passage doux et tendre puis à une reprise plus intense du chant entendu plus tôt par la voix chaude et puissante de Clodagh Simmonds... Cette fresque pastorale s'achève tout tranquillement sur quelques notes de guitares accoustique...


Les fans de Mike Oldfield nomment en général les trois premiers albums de Mike Oldfield ("Tubular Bells", 1973 - "Hergest Ridge", 1974 - "Ommadawn", 1975) la "Trilogie Sacrée". Comme les deux autres, cet album propose un foisonnement de thèmes plus ou moins tourmentés, avec de riches ornementations virtuoses à la guitare électrique et des crescendos multiples (les anglais parlent de "climaxes", qui est aussi un synonyme d'orgasme...) qui mènent, via des transitions subtiles à d'autres thèmes qui explosent à leur tour...


Ce disque a, en commun avec "Tubular Bells", un son très années 70, du fait de l'absence de synthétiseurs et du recours systématique aux orgues pour les claviers. Il est par contre, le premier où, véritablement, le son de la guitare électrique de Mike Oldfield acquiert cette sonorité un peu nasillarde qui sera une des marques de fabrique de Mike Oldfield dans tous ses albums suivants. Dans les aigüs, cette guitare évoque quelque cri presque humain... Et ceux qui connaissent bien la musique d'Oldfield vous le diront sans doute : le guitariste britannique, qui a une authentique voix de crapaud enrhumé, chante avec sa guitare.

 

[Les images : en bas, la pochette de l'album 33 tours, en haut, la pochette CD, avce un lettrage beaucoup plus épais]
 

Ma cotation de cet album : 9/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 14:07

Je commence avec cet article un bout de la discographie de Mike Oldfield -sans chercher à être aussi exhaustif que les discographies de collectionneurs, auxquels vous renverront les liens que j'ajoute sur ce blog.

 

Commençont par l'année 1975. Mike Oldfield atteint ses 22 ans et publie cette année-là "Ommadawn", sans doute son meilleur album et "Don Alfonso", un de ses pires simples (bien que les arrangements soient excellents). C'est aussi l'année du simple "In Dulci Jubilo", devenu un classique des compiles.

 

 

21 février 1975 :

Don Alfonso

45 tours © 1975 Virgin · VS 117

 

1. Don Alfonso (04:13)
2. In Dulci Jubilo (For Maureen) (02:51)

 
Arrangements de Mike Oldfield.
"Don Alfonso" écrit par Ted Waite, "In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall.
Produit par Mike Oldfield.

Commentaire :
La chanson titre est chantée par David Bedford ; elle a été incluse dans la récente compilation de Mike Oldfield "Platinum Collection", mais avec une qualité sonore médiocre, en son mono (possible extraction de la bande sonore de la vidéo). Don Alfonso existe en plusieurs versions : la version de ce 45 tours, une version longue de 6 mn sorti sur une compilation extrêmement rare (voir plus loin) et une version chantée en allemand.
La face B rend hommage à Maureen Oldfield, la mère du musicien, décédée quelques mois auparavant. Là aussi, le morceau existe en plusieurs versions, car il sera retravaillé et re-publié ultérieurement. C'est cette version "ultérieure" qui nous est connue par les compilations.
 
 
Pochette de l'édition française, de l'édition allemande et d'une édition allemande contenant une version chantée en allemand par un certain "Paul" et produite par Edgar Froese (Tangerine Dream).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Juillet 1975 :
 
Orchestral Tubular Bells
Album © 1975 Virgin · CDV 2026
Réédité en CD - HDCD
 
1. Orchestral Tubular Bells (26:33) part one © 1974 Virgin
2. Orchestral Tubular Bells (24:30) part two © 1974 Virgin
 
Composé par Mike Oldfield, arrangé pour orchestre par David Bedford.
Royal Philharmonic Orchestra dirigé par David Bedford.
Produit par David Bedford et Mike Oldfield.
 
Commentaire :
Mike Oldfield s'est peu investi dans cette adaptation, enregistrée en 1974, et que l'on doit considérer surtout comme l'oeuvre de David Bedford. Mike Oldfield y jouant juste de la guitare sur un passage ou deux.
 
 
 
 
 
 
 
 
Octobre 1975 :
 
Ommadawn
Album © 1975 Virgin · CDV 2043
Réédité en CD - HDCD
 
1. Part One (19:23)
2. Part Two (13:54)
3. On Horseback (03:23)
 
Composé par Mike Oldfield sauf "On Horseback", paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
Commentaire :
Le troisième album de Mike Oldfield, dans la veine des deux premiers, innove cependant par ses franches inspirations ethniques (celtiques et africaines). Sans doute un des premiers disques que l'on peut qualifier de "World music".
 
La pochette qui est présentée ici est celle de l'album 33 tours. Notez le lettrage différent de la version CD.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Automne 1975 :
 
Ommadawn
45 tours © 1975 Virgin · 640.079
Sorti uniquement en France.
 
1. Ommadawn (03:31)
2. In Dulci Jubilo (02:51)
 
"Ommadawn" composé par Mike Oldfield, "In Dulci Jubilo" composé par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield.
Produit par Mike Oldfield.
 

Commentaire :
L'extrait d' "Ommadawn" est un condensé de la fin de la partie 1 de l'album qui n'est paru qu'en France.
"In Dulci Jubilo" est ici présenté dans sa version définitive.
Contrairement à ce que prétend une des pochettes ci-dessous, "In Dulci Jubilo" n'est pas un morceau de l'album "Ommadawn", même s'il en a la veine rock-folk celtique. C'est un morceau qui reste "inédit" en album, mais qui a figuré sur quasiment toutes les compilations de Mike Oldfield.
 
 
 
Pochettes différentes
 
   
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
14 novembre 1975 : 
 
In Dulci Jubilo
45 tours © 1975 Virgin · VS 131
 
1. In Dulci Jubilo (02:51
2. On Horseback (03:23)
 
"In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield, "On Horseback" composé par Mike Oldfield, paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelques pochettes alternatives (éditions espagnoles et yougoslaves)
 

 
 
 
 
 
  
 
 
Date indéterminée en 1975  :
 
V - a Virgin Compilation
33 tours
 
Compilation de Virgin regroupant des morceaux de divers artistes du label : Oldfield, David Bedford, Robert Wyatt...
On y trouve une version longue de "Don Alfonso'", jamais rééditée depuis.
 
 
 
 
 
Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 00:44

Mike Oldfield, compositeur et multi-instrumentiste britannique, a touché à une foule de genres de musique : rock symphonique, folk et musique celtique, chansons pop, dance et concept-albums à la façon de "Enigma"...

Dès lors, il est difficile de conseiller le néophyte qui souhaite découvrir la musique de Mike Oldfield... doit-il d'abord découvrir la musique ambitieuse des années 70 avec "Ommadawn", ou bien s'attaquer aux chansons pop des années 80, par exemple avec "Discovery" ? Si ça compte, il aimera les chansons et n'aimera pas les morceaux folks, ce qui complique le choix...

Heureusement, parmi les quelques compilations de Mike Oldfield, existe un double-CD qui permet de découvrir toutes les facettes de sa musique, du moins celles visitées de 1973 à 1985 (la compil' est sortie en novembre 1985).

Ce disque, qui a amené tant de nouveaux fans, c'est "The Complete Mike Oldfield".

La compilation est divisée en quatre "sections" (les 4 faces offertes par le double-vinyle). A chaque section correspond un des genres musicaux visités par Mike Oldfield.


"The Instrumental Section" propose 11 morceaux instrumentaux courts, bien souvent d'inspiration folk. Le grand intérêt de ces morceaux est également qu'ils ont souvent été à l'origine des B-sides, c'est à dire inédits en album.

- "Arrival" est une reprise de ABBA et "Wonderful Land" une reprise des Shadows, toutes deux extraites de l'album "QE2" (1980).
- "William Tell Overture", "Cuckoo Song", "Waldberg (The Peak)", "Jungle Gardenia" et "Blue Peter" n'étaient jamais sorti sur un album avant 1985.
- "Portsmouth" et "In Dulci Jubilo" sont des morceaux qui n'étaient disponibles que sur le coffret 4 disques "Boxed"...
- "Guilty", livré ici dans sa version single, n'était auparavant disponible qu'en version live sur "Exposed" (1979).
- "Etude - single edit" est la version single du thème final de la B.O. de "La Déchirure".


"The Vocal Section" s'intéresse aux chansons sorties entre 1982 et 1984, période où Mike Oldfield excelle dans les chansons pop !

- "Moonlight Shadow", "Family Man", "Mistake" et "To France" sont interprétées par la chanteuse Maggie Reilly.
- "Five Miles Out" est une chanson intéressante chantée en duo par Oldfield et Maggie Reilly. La version livrée ici serait un mix antérieur à celui livré sur l'album du même nom en 1982.
- "Crime Of Passion", chanté par Barry Palmer, n'était sorti qu'en single en 1984.
- "Shadow On The Wall", chanté par Roger Chapman, est livré ici dans sa version "extended", plus intéressante que la version normale sortie en 1983 sur l'album "Crises".


Ces deux sections remplissent le CD 1. Les deux autres occupent le CD 2. A commencer par "The Complex Section", qui propose de découvrir des extraits des grandes oeuvres progressives-symphoniques de Mike Oldfield, sorties entre 1973 et 1978.

Sont présents des extraits de :
- Ommadawn Part 1
- Tubular Bells Part 1
- Hergest Ridge Part 1
- Incantations Part 4
- Evacuation (version raccourci du thème à suspense de la B.O. de "La Déchirure")


Enfin, la dernière section, intitulée "The Live Section", regroupe quelques extraits des concerts de la période 1979-1984, où Mike enchaînait les tournées européennes. Cette section s'intéresse aux albums rock des années 79-82, transition entre la période "symphonique" et la période "pop".

On découvre ici les versions lives de
"Sheba" et "Mirage" de l'album "QE2" ;
"Platinum" de l'album du même nom ;
"Mount Teide" de "Five Miles Out".


Cette compilation est véritablement un modèle du genre, car elle peut intéresser le néophyte comme le fan invétéré.

Pour le fan "confirmé", elle apporte un bon ratio de matériel rare ou inédit et des versions lives -à part "Exposed", Mike Oldfield n'a jamais publié d'albums live.

Pour le néophyte, elle propose une "introduction idéale à la musique de Mike Oldfield". Toutes les facettes du talent du britannique y sont valorisées.

Par ailleurs, le livret contenu dans le CD analyse chacun des albums de Mike Oldfield parus entre 1973 et 1984... sa période la plus riche ! On peut ensuite se servir de cette compil' et de ces descriptifs pour acheter ensuite en connaissance de cause des albums qu'on a de bonne chance d'aimer ensuite...

Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que paraisse un jour un "Complete II" proposant le même travail de compilation "intelligente" sur la période 1985-2005... 

Ma cotation de cet album : 10/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /Mars /2006 11:18

 "Tubular Bells", album sorti le 25 mai 1973, est un jalon important de l'histoire de la musique rock. En Angleterre, Mike Oldfield reste "the man who did Tubular Bells" ; en France et ailleurs il est moins exclusivement lié à ce seul disque. Qu'a t'il de si remarquable ?

On l'oublie aujourd'hui, mais Tubular Bells a été dans les années 70 un immense succès commercial. L'album s'est vendu en quelques années à dix millions d'exemplaires (plus de vingt aujourd'hui, la réédition CD aidant). Bon certes, aujourd'hui ce chiffre paraît petit : Coldplay ou Dido par exemple vendent facilement cinq millions d'albums sans révolutionner la musique. Il faut cependant replacer ce chiffre dans le contexte de l'époque : la consommation de musique n'avait pas une telle masse, pas de vidéos clips etc... Au titre de ce succès, Mike Oldfield a été admis dans le Who's Who anglais avec Paul Mc Cartney.

Il faut aussi rappeler que c'est le succès de Tubular Bells, un des quatre premiers disques publiés par le débutant label Virgin (numéro de catalogue V2001), qui a permis à Virgin de devenir l'empire qu'il est aujourd'hui. Richard Branson serait certainement devenu riche sans Oldfield, mais sans doute pas, par exemple, au point de fonder une compagnie aérienne comme il l'a fait...
Tubular Bells a été notable musicalement pour au moins deux raisons :

- C'était la première fois qu'un musicien interprétait seul tout les instruments d'un disque : ils sont listés au dos de la pochette : à part une flûte, une batterie et les choeurs féminins, Mike Oldfield joue toutes les guitares, basses, claviers, percussions, carillon, cloches, choeurs etc... Pour cette raison, l'enregistrement a été épique à une époque qui ne connaissait pas le séquenceur et autres techniques avancées. Par ailleurs, Mike Oldfield était un jeune musicien de dix-neuf ans au moment de l'enregistrement. La musique est pourtant surprenante de maturité !

- C'est un disque de pure musique instrumentale. C'est devenu courant aujourd'hui avec notamment tous les pionniers et enfants des synthétiseurs dont la plupart ont émergé peu après Oldfield (Vangelis, Jarre etc) mais en 1973 c'était vraisemblablement une première dans la musique rock. Les groupes de rock progressif (Yes, Genesis) ou Pink Floyd proposaient certes déjà de longues compositions symphoniques mais il y avait toujours des parties chantées !

Et la musique ?

En gros, on peut dire que c'est une symphonie pour piano, orgues et instruments rock ! Le disque propose deux parties de durée à peu près égales (25 minutes), souvenir du temps où les disques avaient deux faces !

La première partie commence par le célèbre motif piano-glockenspiel (carillon) qui allait servir de thème au film l'Exorciste (il est d'ailleurs curieux que ce thème soit si lié au film alors que l'on y entend qu'une seule fois au début et discrètement). Ce motif tourmenté se répète en s'étoffant au fur et à mesure de guitares. Puis par d'habiles transitions Mike Oldfield nous fait visiter d'autres contrées musicales, plus paisibles ou plus agitées.

Au bout de onze minutes, alors que sonne à nouveau le thème d'introduction, vous avez déjà entendus des dizaines de mélodies différentes ! D'autant que Mike Oldfield a le talent de superposer les mélodies : si vous prêtez l'oreille vous découvrirez que l'accompagnement à peine audible derrière chaque motif principal est une autre mélodie complètement différente... cette technique de composition est une influence avouée de la 5e symphonie de Sibelius, que Mike a beaucoup écouté dans sa jeunesse.

Certains passages sont brefs alors que d'autres s'étirent en longueur et sont assez répétitifs (Philip Glass, de l'école répétitive éant une autre influence de Mike). C'est le cas du thème qui commence à la dix-septième minute et qui vous emmène jusqu'à la fin de la première partie : une basse et un orgue tracent un thème répétitif sur lequel, au bout de trois minutes, retentit la voix du "maître des cérémonies" Viv Stanshall qui annonce "Grand Piano" (piano à queue). Et le piano à queue fait son entrée, joue sa mélodie et s'en va. Et ainsi de suite avec une douzaine d'instruments (qui reprennent la même mélodie) à chaque fois annoncés par Stanshall !

L'apothéose est atteinte quand Stanshall annonce finalement "plus... Tubular Bells !" : déferlement de cloches tubulaires et choeurs féminins achèvent cette première partie.

Ce final de huit minutes est un moment essentiel du disque au même titre que son intro. Je pense que c'est à cause de ce final que des critiques ont parfois fait le rapprochement avec le boléro de Ravel. Dans les années 70, certains trouvaient intéressant de faire l'amour sur Tubular Bells et de réussir à jouir au moment où arrivent les cloches !!!

La deuxième partie, plus courte d'une minute trente, et surtout très différente de la première dans la construction. Alors que la première partie propose de nombreux thèmes courts et enchevêtrés, la deuxième contient cinq parties bien identifiables, plus longues et reliées par des transitions rapides.

Elle commence par un thème absolument charmant et poétique tissé par une mandoline et plusieurs guitares classiques. Au bout de huit minutes et une transition qui fait revenir les choeurs féminins, un nouveau thème plus répétitif est joué par des "guitares sonnant comme des cornemuses". Au bout de trois minutes, ce thème se met à tourbilloner alors que les percussions s'accélèrent et s'énervent. On entre alors dans la section de "l'homme des cavernes" ! C'est ici le seul passage contenant une batterie rock ! Sur des échanges de piano et de guitares électriques, Mike Oldfield de livre a de petits délires vocaux : hurlements de loups, cris rauques, borborygmes néandertaliens ! Entre ces "couplets", on trouve les solos de guitares les plus énergiques du disque ! Après un dernier solo et un long cri, la musique devient d'un coup silencieuse : sur un orgue langoureux, Mike tisse un admirable et dernier développement à la guitare électrique (elles se démultiplient en fait), très pur et mélodieux.

Le cinquième et dernier thème de cette deuxième partie est en fait un morceau quasi indépendant : "The Sailor's Hornpipe" est un thème traditionnel qui rappelle la musique de "Popeye". La mélodie y est reprise encore et encore, de plus en plus vite, jusqu'au limite de la virtuosité de Mike Oldfield, guitariste hors pair !

Ce disque fait date dans l'histoire de la musique rock, mais surtout dans la carrière de Mike Oldfield qui a l'inconvénient de débuter par l'album qui restera son plus gros succès... Tantôt il sera agacé d'être tout le temps associé à cet album, tantôt il en profitera pour nous ressortir sa version orchestrale, ses "suites" (Tubular Bells 2 puis 3) puis récemment la "compilation" Tubular Bells (regroupant des extraits de ses déclinaisons, versions lives, suites...). Pour les 30 ans de cette oeuvre, le 25 mai 2003, Mike Oldfield a cette fois réenregistré "Tubular Bells" avec des moyens modernes. C'est John Cleese (ex-Monthy Python) qui jouer le "Maître des Cérémonies" et annonce les instruments à la fin de la première partie !

 La pochette, oeuvre du photographe Trevor Key, montre une cloche tubulaire repliée sur elle même (normalement c'est un tube droit). Cette forme deviendra par la suite quasiment l'emblême, le logo de Mike Oldfield. A l'origine, l'idée viendrait de Mike Oldfield, qui avait tordu des cloches tubulaires du studio, car il les frappait avec un maillet en acier pour les faire sonner plus fortement. Trevor Key a illsutré cette idée de tube tordu en lui donnant cette forme de boucle. la composition générale, sur fond de ciel nuageux et de mer agitée semble inspirée du "Château des Pyrénées" de Magritte.

Le titre de l'album est celui qu'a voulu mike Oldfield (bien qu'en studio il se référait à cette oeuvre sous le nom "d'Opus One") alors que Richard branson avait poussé l'idée d'intituler le disque "Breakfast in Bed" et de l'illstrer d'un oeuf à la coque d'où dégoulenirait du sang. Mike Oldfield utilisera un dérivé de ce concept de façon ironique pour la couverture de 'Heaven's Open', son dernier album sous contrat Virgin.

 

Ma cotation de cet album : 8/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /Mars /2006 19:51

Albums studio

 

Années Virgin (1973-1991)

- Tubular Bells (25 mai 1973)

- Hergest Ridge (28 août 1974)

- Ommadawn (21 octobre 1975)

- Incantations (24 novembre 1978)

- Platinum (23 novembre 1979)

- QE2 (31 octobre 1980)

- Five Miles Out (19 mars 1982)

- Crises (27 mai 1983)

- Discovery (25 juin 1984)

- Islands (7 septembre 1987)

- Earth Moving (10 juillet 1989)

- Amarok (14 juin 1990)

- Heaven's Open (18 février 1991)

 

Années Warner (1992-2003)

- Tubular Bells 2 (31 août 1992)

- The Songs of Distant Earth (14 novembre 1994)

- Voyager (26 août 1996)

- Tubular Bells 3 (28 août 1998)

- Guitars (24 mai 1999)

- The Millenium Bell (26 novembre 1999)

- Tres Lunas (3 juin 2002)

- Tubular Bells 2003 (27 mai 2003)

 

Années Mercury/Universal (2005- )

- Light + Shade (26 septembre 2005)
-  Music of the Spheres (17 mars 2008)

 

Par année

1973  1974  1975  1976  1977  1978  1979  1980  1981  1982  1983  1984  1985  1986  1987  1988  1989  1990  1991  1992  1993  1994  1995  1996  1997  1998  1999  2000  2001  2002  2003  2004 2005  2006  2007 

 

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