Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

27/04/2010 : Les rééditions de Hergest Ridge et Ommadawn par Mercury sont prévues le 7 juin 2010. Certaines éditions contiendront de nouveaux mixages et des inédits. Plus de détails (en anglais) sur http://www.mikeoldfieldofficial.com/

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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /2006 23:26

Si la mère de Mike Oldfield (voir l'article correspondant) est en quelque sorte reponsable de sa totale implication dans la musique, art-refuge, c'est à son père que l'on doit que ce refuge ait été la musique et non autre chose.

 

Raymond Henry Oldfield (que l'on voit à droite de son fils Mike sur la photo) est apparemment le fils d'une mère mélomane et excellente pianiste. Il semble avoir été lui-même passioné par la musique. Pendant la 2e guerre mondiale, alors qu'il sert dans la Royal Air Force en Egypte, il achète une guitare acoustique. Il ne sait pas que ce geste sera à l'origine de la carrière musicale de son fils Mike, né quelques années après la fin de la guerre, en 1953.

 

Pour faire plaisir à ses enfants, Ray Oldfield, médecin généraliste à Reading, accepte de temps à autre de décrocher cette guitare du mur au dessus de la cheminée, pour intérpreter le seul morceau qu'il sait jouer, le classique "Danny Boy".

Cette guitare fait rêver le petit Mike qui est fan de Hank Marvin (le guitariste des Shadows) et de Bert Weedon. Alors que l'épouse de Ray est de plus en plus souvent malade, celui-ci se laisse persuader par le petit Mike, âgé de 7 ans, de lui acheter une guitare. Ce sera une Eko.

 

A partir de là et des quelques accords que lui enseigne son père, Mike passe de plus en plus de temps seul dans sa chambre à apprendre à jouer de cette guitare. Il y développe une technique toute personnelle.

Mike Oldfield : "J'aimais juste la sensation [de la guitare], son toucher, sa forme. Elle était adorable, et me convenait très bien, et je n'ai rien fait d'autre pendant... de l'âge de 8 à 11 ans, je n'ai fait que jouer de la guitare dès que j'avais un moment de libre."

Au départ, il ne sait que faire du fingerpicking et jouer "Angie", le morceau de Davy Graham revisité par Bert Jansch. Pour progresser, il s'acharne sur des petits passages de Bert Jansch ou John Renbourn (guitaristes folk britanniques), qu'il écoute sans cesse avec son tourne-disque, ne cessant de replacer le saphir quelques sillons en arrière.

 

A l'âge de dix ans, il compose déjà ses morceaux, et vers 12 ans, passe à la guitare électrique, une Futura II, encore un fois offerte à sa demande par son père. Mais cela est déjà une autre histoire.

=> 1968

Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 14:01

Mike Oldfield a à peine plus de vingt ans quand il devient subitement riche et célèbre grâce au succès colossal de l'album "Tubular Bells" en 1973. Personnalité timide et introvertie, limite maladive, il cherche alors à échapper aux pressions et aux sollicitations qu'entraînent son succès. Il achète avec les premiers revenus de "Tubular Bells" une maison isolée à la campagne sur une colline escarpée dans l'ouest de l'Angleterre (en Herefordshire, à la frontière du Pays de Galles) et ce, près d'une crête nommée "Hergest Ridge"...


C'est là qu'il compose un album beaucoup plus pastoral et moins âpre que le premier, au grand désespoir de Richard Branson (patron de Virgin) qui attendait un "Tubular Bells 2"... "Hergest Ridge", enregistré durant le printemps 1974, sort le 28 août de la même année pour aller détrôner... "Tubular Bells" ! en tête des charts anglais...



Avant de vous décrire le contenu musical de l'album, je dois préciser que la version qui est disponible aujourd'hui en CD est assez subtilement différente de celle parue en 1974.


En effet, après ses trois premiers albums ("Tubular Bells", "Hergest Ridge" et "Ommadawn"), Mike Oldfield sort en 1976 un coffret intitulé "Boxed" qui regroupe ces trois enregistrements remixés en quadriphonie. Des trois, c'est "Hergest Ridge" qui est le plus révisé : Mike supprime un grand nombre de parties instrumentales (souvent des arrangements, mais parfois des mélodies qui étaient mixées en avant) pour en faire un album beaucoup plus sobre. Il est alors tellement satisfait du résultat qu'il décide de conserver cet enregistrement pour tous les pressages futurs d' "Hergest Ridge". Tous les CDs et tous les vinyles parus après 1976 contiennent donc la version remixée. Seuls les vinyles d'avant 1976 contiennent la version "originale", que les fans s'échangent sur internet...


La structure de l'oeuvre et certaines parties sont néanmoins inchangées. "Hergest Ridge" est constitué de deux parties (ère du vinyle oblige...), une "Part one" de 21'40 et une "Part two" de 18'51.


Hergest Ridge est un enregistrement beaucoup plus calme et serein que Tubular Bells. Mike Oldfield avait alors décrit "Tubular Bells" comme un album décrivant la ville, tandis qu'"Hergest Ridge" décrirait la campagne, la nature. Alors que dans Tubular Bells, des thèmes tantôt violents tantôt inquiétants s'enchaînent sans cesse, parfois brutalement, Hergest Ridge propose des morceaux calmes exposés tranquillement et aux transitions délicates. Au total, l'album contient beaucoup moins de thèmes différents et ceux-ci sont repris et déclinés à des humeurs variées à différents endroits du disque. L'oeuvre y gagne en homogénéïté ! Son caractère de "symphonie rock" est en outre renforcé par la contribution d'un trompettiste et de deux hautboïstes, la quasi-totalité des instruments restant étant, une fois encore, interprétés par ce multi-instrumentiste prodige qu'est Mike Oldfield.


La première partie contient en gros trois "mouvements"
- Les 8 premières minutes sont une introduction progressive très planante : une flute aigüe insinue une mélodie mystérieuse puis un orgue et des guitares installent un arpège mélodique construit sur une gamme ascendante de trois notes. D'accompagnement, ce motif devient le thème principal et hypnotise à force d'être répété. Et, par dessus, Mike Oldfield construit encore un de ces crescendos virtuoses à la guitare dont lui seul à le secret ! (Cette intro est assez différente dans la version originale de 1974).
La deuxième partie, plus courte (dans les 4 à 5 mn) est un échange mélancolique entre une trompette, un haut-bois et une guitare électrique qui s'enfle pour finir en un grondement de guitares doublé d'une avalanche de cloches tubulaires.
La dernière partie, que connaissent les possesseurs de la compilation "The Complete Mike Oldfield" commence par une mélodie sereine où s'illustrent la mandoline et (toujours) la guitare électrique ! Elle est relayée par un choeur paisible qui monte en puissance alors que les cloches tubulaires sonnent de nouveau, puis meurt dans ce même solo de flute qui avait ouvert cette première partie...


La deuxième partie est plus inégale. Le début est tout à fait paisible : une mélodie reposante avec différents orgues sur fond de guitare accoustique nous emmène vers une partie chantée accompagnée par un ensemble mandoline/flute/guitare électrique. Une reprise de l'intro planante de la première partie (la gamme de trois notes à la basse) aboutit ensuite au passage du disque qui fait débat chez les auditeurs : une transition inquiétante (guitares puis orgues) nous mène dans ce que les fans nomment la "Martian thunderstorm" ou "Electronic thunderstorm", un morceau à part dans l'album où Mike mêlant des guitares (la légende dit qu'il y en a 90 superposées...) et des orgues devient comme enragé pendant 8 minutes ! La faiblesse (pour ses détracteurs) de ce passage tient au fait qu'il est très répétitif (défaut que n'avait pas la version de 1974 qui conetnait également des voix). Quoi qu'il en soit, ce moment de folie s'arrête subitement pour faire place à un passage doux et tendre puis à une reprise plus intense du chant entendu plus tôt par la voix chaude et puissante de Clodagh Simmonds... Cette fresque pastorale s'achève tout tranquillement sur quelques notes de guitares accoustique...


Les fans de Mike Oldfield nomment en général les trois premiers albums de Mike Oldfield ("Tubular Bells", 1973 - "Hergest Ridge", 1974 - "Ommadawn", 1975) la "Trilogie Sacrée". Comme les deux autres, cet album propose un foisonnement de thèmes plus ou moins tourmentés, avec de riches ornementations virtuoses à la guitare électrique et des crescendos multiples (les anglais parlent de "climaxes", qui est aussi un synonyme d'orgasme...) qui mènent, via des transitions subtiles à d'autres thèmes qui explosent à leur tour...


Ce disque a, en commun avec "Tubular Bells", un son très années 70, du fait de l'absence de synthétiseurs et du recours systématique aux orgues pour les claviers. Il est par contre, le premier où, véritablement, le son de la guitare électrique de Mike Oldfield acquiert cette sonorité un peu nasillarde qui sera une des marques de fabrique de Mike Oldfield dans tous ses albums suivants. Dans les aigüs, cette guitare évoque quelque cri presque humain... Et ceux qui connaissent bien la musique d'Oldfield vous le diront sans doute : le guitariste britannique, qui a une authentique voix de crapaud enrhumé, chante avec sa guitare.

 

[Les images : en bas, la pochette de l'album 33 tours, en haut, la pochette CD, avce un lettrage beaucoup plus épais]
 

Ma cotation de cet album : 9/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /2006 11:32

Don Alfonso (Ted Waite)

 

Version originale (anglaise)

Chant : David Bedford

 

Now I'm A Toreador
I Am For Sure
I Kill Bulls By The Score
And Sometimes More
And When They Hear The Bell Ring
Inside The Bullring
The Bullocks All Start Trembling
They Know I'm Coming

 

I'm Don Alfonso
Some Call Me Pedro
But That Is Not So
I'm Don Alfonso
I Fought Bullocks Out In Sunny Spain
Out In Sunny Spain
I Fought Bulls In The Sunshine
And I Fought Them In The Rain
I'm Don Alfonso
I Work For Oxo
And All The Bullocks Are Afraid Of Me
Oh My Sword I Pull
Kill Si Bull
Yes Sir Yes Sir Three Bags Full
Then We Have Steak And Chips For Tea

 

 

I Met A Sweet Señora
In Barcelona
Her Christian Name Was Mona
She Was Thumbs Up Bona
She Told Me She Was Single
That Made Me Tingle
My Heart Went Jingle Jingle
I Said: Let's Mingle

 

I'm Don Alfonso
Some Call Me Pedro
But That Is Not So
I'm Don Alfonso
I Fought Bullocks Out In Sunny Spain
Out In Sunny Spain
I Fought Bulls In The Sunshine
And I Fought Bulls In The Rain
I'm Don Alfonso
I Work For Oxo
And All The Bullocks Are Afraid Of Me
Oh My Sword I Pull
Kill Si Bull
Yes Sir Yes Sir Three Bags Full
Then We Have Fully Beff For Tea
(répété)

 

 

Texte supplémentaire de la version longue :

I Fight Bulls Every Sunday
And Sometimes Monday
And When I Fight On Sunday
We've Cold Meat Monday
We Have Meat Hash On Tuesday
Sometimes Hashed Wednesday
We Don't Eat Meat On Friday
We Wait Till Sunday

 

I'm Don Alfonso
Some Call Me Pedro
But That Is Not So
I'm Don Alfonso
I Fought Bullocks Out In Sunny Spain
Out In Sunny Spain
I Fought Bulls In The Sunshine
And We Fought Bulls In The Rain
I'm Don Alfonso
I Work For Oxo
And All The Bullocks Are Afraid Of Me
Oh My Sword I Pull
Kill Si Bull
Yes Sir Yes Sir Three Bags Full
Then We Have Ham And Eggs For Tea

 

 


Version allemande

Chant : Paul (serait Roland Paulick, roadie de Tangerine Dream lors de leur tournée 1975)

Pour l'anecdote, le producteur de la version allemande serait Edgar Froese... de Tangerine Dream !

 

Zur Zeit Din Ich Torrero
Am Mittelmeere
Ich Fange Schwarze Bullen
Mit Butterstullen
Die Dicken Ochsen Zittern
Wenn Sie Mich Wittern
Dabei Bin Ich So Friedlich
Und Sie So Niedlich

 

Bin Don Alfonso
Genannt Auch Pedro
Doch Das Ist Nicht So
Ich Heiß' Alfonso
Ich Kämpf' Gegen Ochsen Nackt Allein
In Spaniens Sonnenschein
Doch Wenn Es Regnet
Will Mich Keiner Sehn Das Ist Nicht Schön
Ich Heiß' Alfonso
Und Kämpfe Stets Froh
Und Alle Ochsen Haben Angst Vor Mir
Ich Rufe Mit Dem Tuch Zum Kampf
Und Mache Allen Stieren Dampf
Dann Fallen Blumen In Den Sand

 

Ich Traf Eine Señora
In Barçelona
Mein Herz Sank In Die Beine
Denn Sie War Alleine
Mein Puls War Ziemlich Lose
Zu Eng Die Hose
Sie Tat Es Mir Erlauben
Ihr Herz Zu Rauben

 

Bin Don Alfonso
Genannt Auch Pedro
Doch Das Ist Nicht So
Ich Heiß' Alfonso
Ich Kämpf' Gegen Ochsen Fast Allein
In Spaniens Sonnenschein
Doch Wenn Es Regnet
Will Mich Keiner Sehn Das Ist Nicht Schön
Ich Heiß' Alfonso
Und Kämpfe Stets Froh
Und Alle Ochsen Haben Angst Vor Mir
Ich Rufe Mit Dem Tuch Zum Kampf
Und Mache Allen Stieren Dampf
Dann Fallen Damen In Den Sand

(répété)

Par Nicolas - Publié dans : Textes et paroles
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /2006 14:07

Je commence avec cet article un bout de la discographie de Mike Oldfield -sans chercher à être aussi exhaustif que les discographies de collectionneurs, auxquels vous renverront les liens que j'ajoute sur ce blog.

 

Commençont par l'année 1975. Mike Oldfield atteint ses 22 ans et publie cette année-là "Ommadawn", sans doute son meilleur album et "Don Alfonso", un de ses pires simples (bien que les arrangements soient excellents). C'est aussi l'année du simple "In Dulci Jubilo", devenu un classique des compiles.

 

 

21 février 1975 :

Don Alfonso

45 tours © 1975 Virgin · VS 117

 

1. Don Alfonso (04:13)
2. In Dulci Jubilo (For Maureen) (02:51)

 
Arrangements de Mike Oldfield.
"Don Alfonso" écrit par Ted Waite, "In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall.
Produit par Mike Oldfield.

Commentaire :
La chanson titre est chantée par David Bedford ; elle a été incluse dans la récente compilation de Mike Oldfield "Platinum Collection", mais avec une qualité sonore médiocre, en son mono (possible extraction de la bande sonore de la vidéo). Don Alfonso existe en plusieurs versions : la version de ce 45 tours, une version longue de 6 mn sorti sur une compilation extrêmement rare (voir plus loin) et une version chantée en allemand.
La face B rend hommage à Maureen Oldfield, la mère du musicien, décédée quelques mois auparavant. Là aussi, le morceau existe en plusieurs versions, car il sera retravaillé et re-publié ultérieurement. C'est cette version "ultérieure" qui nous est connue par les compilations.
 
 
Pochette de l'édition française, de l'édition allemande et d'une édition allemande contenant une version chantée en allemand par un certain "Paul" et produite par Edgar Froese (Tangerine Dream).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Juillet 1975 :
 
Orchestral Tubular Bells
Album © 1975 Virgin · CDV 2026
Réédité en CD - HDCD
 
1. Orchestral Tubular Bells (26:33) part one © 1974 Virgin
2. Orchestral Tubular Bells (24:30) part two © 1974 Virgin
 
Composé par Mike Oldfield, arrangé pour orchestre par David Bedford.
Royal Philharmonic Orchestra dirigé par David Bedford.
Produit par David Bedford et Mike Oldfield.
 
Commentaire :
Mike Oldfield s'est peu investi dans cette adaptation, enregistrée en 1974, et que l'on doit considérer surtout comme l'oeuvre de David Bedford. Mike Oldfield y jouant juste de la guitare sur un passage ou deux.
 
 
 
 
 
 
 
 
Octobre 1975 :
 
Ommadawn
Album © 1975 Virgin · CDV 2043
Réédité en CD - HDCD
 
1. Part One (19:23)
2. Part Two (13:54)
3. On Horseback (03:23)
 
Composé par Mike Oldfield sauf "On Horseback", paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
Commentaire :
Le troisième album de Mike Oldfield, dans la veine des deux premiers, innove cependant par ses franches inspirations ethniques (celtiques et africaines). Sans doute un des premiers disques que l'on peut qualifier de "World music".
 
La pochette qui est présentée ici est celle de l'album 33 tours. Notez le lettrage différent de la version CD.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Automne 1975 :
 
Ommadawn
45 tours © 1975 Virgin · 640.079
Sorti uniquement en France.
 
1. Ommadawn (03:31)
2. In Dulci Jubilo (02:51)
 
"Ommadawn" composé par Mike Oldfield, "In Dulci Jubilo" composé par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield.
Produit par Mike Oldfield.
 

Commentaire :
L'extrait d' "Ommadawn" est un condensé de la fin de la partie 1 de l'album qui n'est paru qu'en France.
"In Dulci Jubilo" est ici présenté dans sa version définitive.
Contrairement à ce que prétend une des pochettes ci-dessous, "In Dulci Jubilo" n'est pas un morceau de l'album "Ommadawn", même s'il en a la veine rock-folk celtique. C'est un morceau qui reste "inédit" en album, mais qui a figuré sur quasiment toutes les compilations de Mike Oldfield.
 
 
 
Pochettes différentes
 
   
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
14 novembre 1975 : 
 
In Dulci Jubilo
45 tours © 1975 Virgin · VS 131
 
1. In Dulci Jubilo (02:51
2. On Horseback (03:23)
 
"In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield, "On Horseback" composé par Mike Oldfield, paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelques pochettes alternatives (éditions espagnoles et yougoslaves)
 

 
 
 
 
 
  
 
 
Date indéterminée en 1975  :
 
V - a Virgin Compilation
33 tours
 
Compilation de Virgin regroupant des morceaux de divers artistes du label : Oldfield, David Bedford, Robert Wyatt...
On y trouve une version longue de "Don Alfonso'", jamais rééditée depuis.
 
 
 
 
 
Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /2006 15:09

Mike Oldfield occupe en ce moment les médias anglais pour la sortie de sa nouvelle compilation 'The Platinum Collection', un triple CD qui fait la part belle aux années Virgin (les meilleures de Mike) et n'apporte donc rien de bien nouveau à sa discographie (déjà riche en compiles), si ce n'est une bonne demi-douzaine de versions "extended", qui intéresseront toujours les fans...

Il sort également cette année des DVD, contenant des lives assez anciens. 'Exposed' est une vidéo correspondante à la tournée 1979 (un double album live existait déjà). 'Live in Montreux 1981', qui sort au printemps 2006, est quant à lui plus intéressant, car il n'existe pas d'enregistrements officiels des concerts cette période.

 

En fin d'année, Mike Oldfield devrait publier son autobiographie, co-écrite par l'écrivain Jon Collins. Ce travail de rétrospection semble l'avoir transformé. Faut-il voir là la raison de la vente par Mike d'une grande partie de sa collection de guitares, dont quelques unes avec lesquelles il a souvent joué en concert ?

 

Ses projets à plus long terme sont de réaliser un album avec de longues pièces instrumentales "dans le style" de ce qu'il faisait dans les années 73-78, c'est à dire inspirées par la musique classique. Mike Oldfield a également précisé que ce seraient "de vrais doigts sur de vrais instruments". Cela représenterait donc un virage par rapport aux années récentes, plutôt marquées par des instrumentaux courts faisant la part belle aux synthés, aux ordinateurs et aux boîtes à rythme.

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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /2006 14:08

Je ne suis pas devenu fan de Mike Oldfield en un jour. En fait, il m'a même fallu plusieurs mois pour vraiment découvrir Mike Oldfield.

 

L'histoire commence durant l'été 1983. J'ai 13 ans et je suis en colonie de vacances dans la Lozère (à moins que cela ne soit dans le Puy-de-Dôme). Alors que je confectionne une guitare électrique en carton pour un spectacle de soirée, je suis séduit par la musique celtique que diffuse un lecteur de cassettes. La cassette appartient à un moniteur nommé Richard. Je regarde cette cassette et déchiffre autant que possible la mention manuscrite "Mike Oldfield - Ommabaum" (sic).

 

 

A la rentrée de septembre, je réentends parler de ce Mike Oldfield. Une chanson de lui est sur toutes les ondes. J'achète très vite le 45 tours "Moonlight Shadow", que j'écoute en boucle. La face B est vraiment horripillante. Ce "Rite of Man" est une farce, une chanson d'ivrogne... (aujourd'hui, je l'adore !).

Dans la même période, je suis plus ou moins régulièrement une émission de TF1 pour la jeunesse, appelée "C'est super", est présentée par Jean-Loup Lafont. La musique de générique, rock, est vraiment entraînante. A la fin du générique, les crédits sont données : c'est extrait de l'album "Crises" de Mike Oldfield. Cet album traîne d'ailleurs en pleine page du catalogue France Loisirs, dont c'est sélection du trimestre. La pochette a l'air fascinante, c'est une version plus étendue de la pochette de "Moonlight Shadow". Mais mon argent de poche ne passe pas encore dans des achats de 33 tours, remplis de musiques inconnues... je n'achète alors encore que des 45 tours...

 

Une émission de la station RTL va changer ce point de vue. Un samedi matin, l'émission "Stop ou Encore" (présentée alors par Julien Lepers, me semble-t-il) diffuse plusieurs titres de Mike Oldfield. Je parviens à en enregistrer deux sur un bout de cassette. L'un des deux est un air vaguement connu (c'est une reprise rythmée d'"Arrival", un morceau d'inspiration celtique du groupe ABBA). L'autre est un morceau totalement mystérieux, qui commence par un air de flûte de pan, repris par un choeur envoûtant, soutenu par une rythmique africaine et conclu par un long solo de guitare démentiel. Le titre (horreur !) est inaudible sur la bande.

Fasciné par ce titre, je l'écoute en boucles pendant des heures, bien qu'il soit mal enregistré (par comble de malchance, j'ai du retourner la bande pendant l'enregistrement, qui s'avère donc coupé en deux, les premières secondes étant sur la fin d'une face de la cassette, le reste au début de la suivante).

 

Je me persuade alors que ce titre doit probablement figurer sur cet album de Mike Oldfield qui fait l'actualité, et je rassemble mes économies pour acheter 'Crises' à la boutique France Loisirs de Roubaix. On doit être là dans l'année 84.

 

La découverte de l'album est une grande déception. Point de choeurs et de rythmiques africaines*, mais un album plutôt dominé par les synthétiseurs. Surprise, j'y retrouve l'air du générique de "C'est Super", que j'avais oublié. Mais au début, j'ai bien du mal à accrocher à l'ensemble. Pendant longtemps, je n'apprécie que le petit instrumental vers la fin de la face B, "Taurus III", et le thème de "C'est Super" sur le long instrumental qui occupe toute la face A. Je me suis entretemps un peu lassé de "Moonlight Shadow", overdose en radio oblige...

 

En 1984 sort un autre 45 tours de Mike Oldfield, "To France". Il me séduit moins que "Moonlight Shadow" ou bien je n'ai pas de sous... en tout cas je ne l'achète pas (à 14 ans j'achète encore peu de disques... cela changera à 15 ans). Par contre, je m'enthousiasme pour sa face B, "In the Pool", que je découvre chez un ami dont le père à une excellente chaîne hi-fi. Première écoute au casque d'un morceau. "In the Pool" continue à m'enchanter, vingt ans après...

 

Et puis, sans doute en 1985, je me réinteresse à mon album à la pochette verte. La chanson "Foreign Affair" m'enchante, de même que la fin de "In High Places". Mais surtout, je me passionne de plus en plus pour ce long instrumental à la batterie excellente et aux synthés planants qu'est "Crises". Il est composé de séquences variées et enchaînées. J'adore d'abord "The Watcher and the Tower", le final, le milieu très planant, puis l'intro me séduit aussi, de même que le passage chanté "Crises, Crises, you can't get away..."

Fin 1985, je m'écoute ce morceau de 25 mn plusieurs fois chaque soir en rentrant du collège. Et je rassemble des économies pour m'offrir un second album de Mike Oldfield...

 

(*) Finalement, je ne trouverai ce morceau que quelques années après, sur l'album "Ommadawn", justement celui que j'avais entendu en vacances en 1983... "Crises" et "Ommadawn" font toujours partie de mes trois albums favoris d'Oldfield.

Par Nicolas - Publié dans : Mike Oldfield et moi
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /2006 12:01

Sur cette photo très récente de Mike Oldfield, parue dans la presse britannique en mars 2006, on voit le musicien avec une de ses guitares emblématiques, reconnaissable à ses couleurs rouge et blanche.

 

Cette guitare est bien connue des fans, qui l'ont vue à plusieurs reprises dans ses concerts (Edinburgh 92, tournée 99...) mais aussi sur la pochette du 45 tours "Pictures in the Dark". On la retrouve aussi parmi les guitares exposées dans le livret de l'album 'Guitars' (1999), parmi les objets flottant sur la pochette de 'The Millenium Bell' (1999), et sans doute est-ce l'une des deux guitares qui forment l'emblème de la compilation 'Elements'.

 

Cette guitare est une Fender Stratocaster Fiesta Red de 1962 (millésime à vérifier), une des guitares que Mike a le plus utilisé dans les années 80. Avec un traitement particulier à l'amplification (beaucoup de compression), elle donnera un son pur et étincelant, qui sera une des caractéristiques du son de Mike dans ces années-là. D'après la discographie de Richard Carter, que l'on retrouve dans le site du fan-club officiel, la stratocaster est apparue pour la première fois sur l'album 'Crises' (1983). Il devait s'agir alors de la Strat de finition sunburnt que l'on voit dans la vidéo de Moonlight Shadow. La guitare rouge et blanche de Mike semble plutôt avoir été achetée après la sortie de cette chanson, mais avant l'enregistrement de Discovery.

 

D'après un des animateurs du forum de tubular.net, bien que l'on voit Mike jouer de cette guitare dans les vidéos de "To France", "Tricks of the Light" et "Pictures in the Dark" (1984 et 1985), il est plus probable que Mike ait joué ses solos sur une autre guitare, probablement sa Gibson L-6S. Précision de fan, la "strat" de Mike serait de la variante "rose saumon" ou "rose flamant", différente d'une variante plus dans les tonalités orange. Un autre fan a remarqué que cette guitare avait une grosse rayure sur un côté, et forme l'hypothèse qu'elle date de la vidéo d'"Innocent" (1989), où Mike jette sa Stratocaster par terre. En fait il s'agirait plutôt d'une usure naturelle de la laque recouvrant cette guitare.

 

En 2001, Mike Oldfield dit lors d'une interview, en parlant de ses guitares : "Ma préférée est une Stratocaster rose-saumon, elle est de la même sorte utilisée par Hank Marvin avec les Shadows". Hank Marvin est effectivement l'artiste qui a rendu populaire le modèle Fiesta Red de la "strat", la Stratocaster étant une des guitares mythiques de l'histoire du rock, adoptée aussi par des artistes tels que Clapton.

Sur la Stratocaster, il semble que Mike Oldfield utilise des cordes de taille différente, apparemment plus épaisses que sur ses autres guitares.

 

Mike Oldfield a vendu une dizaine de ses guitares en février 2006. Ce n'était pas le cas de cette Stratocaster, qui semblait alors rester parmi ses favorites, même s'il travaillait déjà alors surtout sur des PRS depuis l'album 'Earth Moving' (1989). La Fender avait encore été utilisée pendant la tournée Night of the Proms fin 2006-début 2007.

 

StratFiestaRed.gif

 

 











Mais il semble que l'envie de Mike de rompre avec son passé et/ou de prendre sa retraite (?) ait été plus forte, puisque cette guitare a été finalement mise en vente à son tour en décembre 2007.


Strat.jpg
Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 00:44

Mike Oldfield, compositeur et multi-instrumentiste britannique, a touché à une foule de genres de musique : rock symphonique, folk et musique celtique, chansons pop, dance et concept-albums à la façon de "Enigma"...

Dès lors, il est difficile de conseiller le néophyte qui souhaite découvrir la musique de Mike Oldfield... doit-il d'abord découvrir la musique ambitieuse des années 70 avec "Ommadawn", ou bien s'attaquer aux chansons pop des années 80, par exemple avec "Discovery" ? Si ça compte, il aimera les chansons et n'aimera pas les morceaux folks, ce qui complique le choix...

Heureusement, parmi les quelques compilations de Mike Oldfield, existe un double-CD qui permet de découvrir toutes les facettes de sa musique, du moins celles visitées de 1973 à 1985 (la compil' est sortie en novembre 1985).

Ce disque, qui a amené tant de nouveaux fans, c'est "The Complete Mike Oldfield".

La compilation est divisée en quatre "sections" (les 4 faces offertes par le double-vinyle). A chaque section correspond un des genres musicaux visités par Mike Oldfield.


"The Instrumental Section" propose 11 morceaux instrumentaux courts, bien souvent d'inspiration folk. Le grand intérêt de ces morceaux est également qu'ils ont souvent été à l'origine des B-sides, c'est à dire inédits en album.

- "Arrival" est une reprise de ABBA et "Wonderful Land" une reprise des Shadows, toutes deux extraites de l'album "QE2" (1980).
- "William Tell Overture", "Cuckoo Song", "Waldberg (The Peak)", "Jungle Gardenia" et "Blue Peter" n'étaient jamais sorti sur un album avant 1985.
- "Portsmouth" et "In Dulci Jubilo" sont des morceaux qui n'étaient disponibles que sur le coffret 4 disques "Boxed"...
- "Guilty", livré ici dans sa version single, n'était auparavant disponible qu'en version live sur "Exposed" (1979).
- "Etude - single edit" est la version single du thème final de la B.O. de "La Déchirure".


"The Vocal Section" s'intéresse aux chansons sorties entre 1982 et 1984, période où Mike Oldfield excelle dans les chansons pop !

- "Moonlight Shadow", "Family Man", "Mistake" et "To France" sont interprétées par la chanteuse Maggie Reilly.
- "Five Miles Out" est une chanson intéressante chantée en duo par Oldfield et Maggie Reilly. La version livrée ici serait un mix antérieur à celui livré sur l'album du même nom en 1982.
- "Crime Of Passion", chanté par Barry Palmer, n'était sorti qu'en single en 1984.
- "Shadow On The Wall", chanté par Roger Chapman, est livré ici dans sa version "extended", plus intéressante que la version normale sortie en 1983 sur l'album "Crises".


Ces deux sections remplissent le CD 1. Les deux autres occupent le CD 2. A commencer par "The Complex Section", qui propose de découvrir des extraits des grandes oeuvres progressives-symphoniques de Mike Oldfield, sorties entre 1973 et 1978.

Sont présents des extraits de :
- Ommadawn Part 1
- Tubular Bells Part 1
- Hergest Ridge Part 1
- Incantations Part 4
- Evacuation (version raccourci du thème à suspense de la B.O. de "La Déchirure")


Enfin, la dernière section, intitulée "The Live Section", regroupe quelques extraits des concerts de la période 1979-1984, où Mike enchaînait les tournées européennes. Cette section s'intéresse aux albums rock des années 79-82, transition entre la période "symphonique" et la période "pop".

On découvre ici les versions lives de
"Sheba" et "Mirage" de l'album "QE2" ;
"Platinum" de l'album du même nom ;
"Mount Teide" de "Five Miles Out".


Cette compilation est véritablement un modèle du genre, car elle peut intéresser le néophyte comme le fan invétéré.

Pour le fan "confirmé", elle apporte un bon ratio de matériel rare ou inédit et des versions lives -à part "Exposed", Mike Oldfield n'a jamais publié d'albums live.

Pour le néophyte, elle propose une "introduction idéale à la musique de Mike Oldfield". Toutes les facettes du talent du britannique y sont valorisées.

Par ailleurs, le livret contenu dans le CD analyse chacun des albums de Mike Oldfield parus entre 1973 et 1984... sa période la plus riche ! On peut ensuite se servir de cette compil' et de ces descriptifs pour acheter ensuite en connaissance de cause des albums qu'on a de bonne chance d'aimer ensuite...

Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que paraisse un jour un "Complete II" proposant le même travail de compilation "intelligente" sur la période 1985-2005... 

Ma cotation de cet album : 10/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Vendredi 10 mars 2006 5 10 /03 /2006 18:48

 

La vie familiale de Mike Oldfield a parfois influencé sa musique. On a déjà vu comment il a pu rendre hommage à sa mère à au moins deux reprises ("In Dulci Jubilo" en 1975 et "Crime of Passion" en 1984). La même chose est vraie pour la famille qu'il a construit... ou plutôt "les" familles. Si Mike Oldfield a eu une oeuvre prolifique, cela est vrai également de sa vie sentimentale... et de sa descendance !

La vie sentimentale de Mike Oldfield est peu connue jusqu'en 1978, et n'a pas semblé très stable. Entre autres faits vaguement connus, il aurait vécu une courte histoire avec une musicienne, Maggie Thomas et sa petite amie en 1976 serait la fille du musicien Alan Hacker,  qui le sollicite pour composer la musique du documentaire 'Reflections', sur lequel on trouve des morceaux que l'on retrouvera notamment dans "Incantations" ou "Platinum"...

 En 1978, Mike Oldfield suit une thérapie brève contestée ("exegesis") qui fera l'objet d'un article sur ce blog à l'occasion. Dans les jours qui suivent cette thérapie, il épouse Diana Fueller, la fille du "gourou" de la thérapie, pour en divorcer quatre semaines après. On ne sait pas combien lui a coûté l'aventure...

En 1979, il rencontre Sally Cooper, qui travaille chez Virgin, et semble en tomber fou amoureux, au point de lui consacrer une chanson loufoque "Sally", que l'on ne trouve que sur les premiers pressages de 'Platinum' (1979). La chanson déplaisant à Richard Branson (patron de Virgin), Mike la remplace par la plus conventionnelle "Into Wonderland", que l'on retrouve aussi sur les versions CD, malgré la mention "Sally" sur les pochettes. Mike n'épouse pas Sally, mais lui fait tout de même trois enfants : Molly (1980), Dougal (1981) et Luke (1986).

Sur l'album 'QE2' (1980), Mike place une petite berceuse intitulée "Molly" et glisse quelques images de sa fille dans la vidéo du morceau "Wonderful Land".

 

Sally partage la vie de Mike six ans durant, mais ils se séparent vers la fin 1985 ou  en 1986 peu avant la naissance de Luke (sa relation avec Luke lui inspirera la chanson "Holy" en 1989). Mike laisse à Sally et aux trois enfants sa grande maison de Denham et part s'installer dans un nouveau manoir à proximité, à Chalfont-Saint-Giles avec la chanteuse norvégienne Anita Hergerland, avec laquelle il avait travaillé en 1985 ("Pictures in the Dark") et qu'il fera chanter sur les albums 'Islands' en 1987, 'Earth Moving' en 1989 et 'Heaven's Open' en 1991.

Anita et lui auront deux autres enfants, Greta (1988) -qui a inspiré la chanson "Far Country" en 1989- et Noah (1990), mais, les choses semblent se répéter et le couple se sépare en 1991, au bout de quelques années de vie commune. Anita repart vivre en Norvège avec les deux enfants. Mike avouera rencontrer des problèmes relationnels liés à l'expérience qu'il a eu vis-à-vis de sa mère (cf. un article plus ancien).

La vie amoureuse de Mike dans les années 90 est quelque peu chaotique, est-ce la fameuse "mid-life crisis" qui saisit Mike passé la quarantaine ? On le trouve en compagnie d'une jeune espagnole au nom de Rosa Suárez en 1992-94. Puis il passe quatre années chaotiques avec une munichoise, Miriam Felber, qui le suit dans ses (mauvais ?) trips à Ibiza. Le couple connaît plusieurs ruptures. En 1998-1999, Mike Oldfield connaît une nouvelle période d'instabilité sentimentale qui s'étale dans la presse tabloïd anglaise.

 

Finalement, Mike reprend contact avec la jeune française Fanny Vandekerckhove, qu'il avait rencontré à Ibiza, où elle travaillait dans un hôtel. Elle s'installe chez Mike et leurs démêlés défrayent également les tabloïds anglais dans un premier temps, mais finalement leur histoire se consolide, puisque Mike aurait épousé Fanny, avant la naissance d'un petit garçon, Jake (2004), son sixième enfant ! Dans l'interview qu'il a livré au Daily Mail en mars 2006, Mike Oldfield semble rasséréné et comblé par sa nouvelle paternité.

 

La famille de Mike Oldfield est occasionnellement associée à son travail. Des exemples ont déjà été cités. On peut en ajouter quelques autres : Greta Oldfield (que le voit dans la vidéo d'Innocent) est créditée pour la narration (lecture d'extraits du journal d'Anne Franck) sur le titre "Liberation" en 1999, tandis que Molly Oldfield est créditée sur l'album 'The Songs of Distant Earth', pour une contribution qui semble plutôt symbolique ! Il est possible que Molly Oldfield soit aussi à l'origine de la voix d'enfant qui compte 'one, two, three' pendant la chanson "Pictures in the Dark", mais ceci n'est pas rigoureusement établi. Fanny Vanderkerckhove a été associée quelque temps au site web officiel de Mike Oldfield, à l'époque où il servait de point de ralliement aux joueurs de Music Virtual Reality et Maestro.

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 11:18

 "Tubular Bells", album sorti le 25 mai 1973, est un jalon important de l'histoire de la musique rock. En Angleterre, Mike Oldfield reste "the man who did Tubular Bells" ; en France et ailleurs il est moins exclusivement lié à ce seul disque. Qu'a t'il de si remarquable ?

On l'oublie aujourd'hui, mais Tubular Bells a été dans les années 70 un immense succès commercial. L'album s'est vendu en quelques années à dix millions d'exemplaires (plus de vingt aujourd'hui, la réédition CD aidant). Bon certes, aujourd'hui ce chiffre paraît petit : Coldplay ou Dido par exemple vendent facilement cinq millions d'albums sans révolutionner la musique. Il faut cependant replacer ce chiffre dans le contexte de l'époque : la consommation de musique n'avait pas une telle masse, pas de vidéos clips etc... Au titre de ce succès, Mike Oldfield a été admis dans le Who's Who anglais avec Paul Mc Cartney.

Il faut aussi rappeler que c'est le succès de Tubular Bells, un des quatre premiers disques publiés par le débutant label Virgin (numéro de catalogue V2001), qui a permis à Virgin de devenir l'empire qu'il est aujourd'hui. Richard Branson serait certainement devenu riche sans Oldfield, mais sans doute pas, par exemple, au point de fonder une compagnie aérienne comme il l'a fait...
Tubular Bells a été notable musicalement pour au moins deux raisons :

- C'était la première fois qu'un musicien interprétait seul tout les instruments d'un disque : ils sont listés au dos de la pochette : à part une flûte, une batterie et les choeurs féminins, Mike Oldfield joue toutes les guitares, basses, claviers, percussions, carillon, cloches, choeurs etc... Pour cette raison, l'enregistrement a été épique à une époque qui ne connaissait pas le séquenceur et autres techniques avancées. Par ailleurs, Mike Oldfield était un jeune musicien de dix-neuf ans au moment de l'enregistrement. La musique est pourtant surprenante de maturité !

- C'est un disque de pure musique instrumentale. C'est devenu courant aujourd'hui avec notamment tous les pionniers et enfants des synthétiseurs dont la plupart ont émergé peu après Oldfield (Vangelis, Jarre etc) mais en 1973 c'était vraisemblablement une première dans la musique rock. Les groupes de rock progressif (Yes, Genesis) ou Pink Floyd proposaient certes déjà de longues compositions symphoniques mais il y avait toujours des parties chantées !

Et la musique ?

En gros, on peut dire que c'est une symphonie pour piano, orgues et instruments rock ! Le disque propose deux parties de durée à peu près égales (25 minutes), souvenir du temps où les disques avaient deux faces !

La première partie commence par le célèbre motif piano-glockenspiel (carillon) qui allait servir de thème au film l'Exorciste (il est d'ailleurs curieux que ce thème soit si lié au film alors que l'on y entend qu'une seule fois au début et discrètement). Ce motif tourmenté se répète en s'étoffant au fur et à mesure de guitares. Puis par d'habiles transitions Mike Oldfield nous fait visiter d'autres contrées musicales, plus paisibles ou plus agitées.

Au bout de onze minutes, alors que sonne à nouveau le thème d'introduction, vous avez déjà entendus des dizaines de mélodies différentes ! D'autant que Mike Oldfield a le talent de superposer les mélodies : si vous prêtez l'oreille vous découvrirez que l'accompagnement à peine audible derrière chaque motif principal est une autre mélodie complètement différente... cette technique de composition est une influence avouée de la 5e symphonie de Sibelius, que Mike a beaucoup écouté dans sa jeunesse.

Certains passages sont brefs alors que d'autres s'étirent en longueur et sont assez répétitifs (Philip Glass, de l'école répétitive éant une autre influence de Mike). C'est le cas du thème qui commence à la dix-septième minute et qui vous emmène jusqu'à la fin de la première partie : une basse et un orgue tracent un thème répétitif sur lequel, au bout de trois minutes, retentit la voix du "maître des cérémonies" Viv Stanshall qui annonce "Grand Piano" (piano à queue). Et le piano à queue fait son entrée, joue sa mélodie et s'en va. Et ainsi de suite avec une douzaine d'instruments (qui reprennent la même mélodie) à chaque fois annoncés par Stanshall !

L'apothéose est atteinte quand Stanshall annonce finalement "plus... Tubular Bells !" : déferlement de cloches tubulaires et choeurs féminins achèvent cette première partie.

Ce final de huit minutes est un moment essentiel du disque au même titre que son intro. Je pense que c'est à cause de ce final que des critiques ont parfois fait le rapprochement avec le boléro de Ravel. Dans les années 70, certains trouvaient intéressant de faire l'amour sur Tubular Bells et de réussir à jouir au moment où arrivent les cloches !!!

La deuxième partie, plus courte d'une minute trente, et surtout très différente de la première dans la construction. Alors que la première partie propose de nombreux thèmes courts et enchevêtrés, la deuxième contient cinq parties bien identifiables, plus longues et reliées par des transitions rapides.

Elle commence par un thème absolument charmant et poétique tissé par une mandoline et plusieurs guitares classiques. Au bout de huit minutes et une transition qui fait revenir les choeurs féminins, un nouveau thème plus répétitif est joué par des "guitares sonnant comme des cornemuses". Au bout de trois minutes, ce thème se met à tourbilloner alors que les percussions s'accélèrent et s'énervent. On entre alors dans la section de "l'homme des cavernes" ! C'est ici le seul passage contenant une batterie rock ! Sur des échanges de piano et de guitares électriques, Mike Oldfield de livre a de petits délires vocaux : hurlements de loups, cris rauques, borborygmes néandertaliens ! Entre ces "couplets", on trouve les solos de guitares les plus énergiques du disque ! Après un dernier solo et un long cri, la musique devient d'un coup silencieuse : sur un orgue langoureux, Mike tisse un admirable et dernier développement à la guitare électrique (elles se démultiplient en fait), très pur et mélodieux.

Le cinquième et dernier thème de cette deuxième partie est en fait un morceau quasi indépendant : "The Sailor's Hornpipe" est un thème traditionnel qui rappelle la musique de "Popeye". La mélodie y est reprise encore et encore, de plus en plus vite, jusqu'au limite de la virtuosité de Mike Oldfield, guitariste hors pair !

Ce disque fait date dans l'histoire de la musique rock, mais surtout dans la carrière de Mike Oldfield qui a l'inconvénient de débuter par l'album qui restera son plus gros succès... Tantôt il sera agacé d'être tout le temps associé à cet album, tantôt il en profitera pour nous ressortir sa version orchestrale, ses "suites" (Tubular Bells 2 puis 3) puis récemment la "compilation" Tubular Bells (regroupant des extraits de ses déclinaisons, versions lives, suites...). Pour les 30 ans de cette oeuvre, le 25 mai 2003, Mike Oldfield a cette fois réenregistré "Tubular Bells" avec des moyens modernes. C'est John Cleese (ex-Monthy Python) qui jouer le "Maître des Cérémonies" et annonce les instruments à la fin de la première partie !

 La pochette, oeuvre du photographe Trevor Key, montre une cloche tubulaire repliée sur elle même (normalement c'est un tube droit). Cette forme deviendra par la suite quasiment l'emblême, le logo de Mike Oldfield. A l'origine, l'idée viendrait de Mike Oldfield, qui avait tordu des cloches tubulaires du studio, car il les frappait avec un maillet en acier pour les faire sonner plus fortement. Trevor Key a illsutré cette idée de tube tordu en lui donnant cette forme de boucle. la composition générale, sur fond de ciel nuageux et de mer agitée semble inspirée du "Château des Pyrénées" de Magritte.

Le titre de l'album est celui qu'a voulu mike Oldfield (bien qu'en studio il se référait à cette oeuvre sous le nom "d'Opus One") alors que Richard branson avait poussé l'idée d'intituler le disque "Breakfast in Bed" et de l'illstrer d'un oeuf à la coque d'où dégoulenirait du sang. Mike Oldfield utilisera un dérivé de ce concept de façon ironique pour la couverture de 'Heaven's Open', son dernier album sous contrat Virgin.

 

Ma cotation de cet album : 8/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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