Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

Septembre 2011 : L'édition Deluxe d'Incantations avec le remixe de l'album de 1978, des raretés ("Pipe Tune") ainsi que des extraits inédits est sortie. Dans une interview donnée au site Drowned in Sound, Mike indique qu'il a commencé à travailler sur les remixes de Platinum et que son "grand projet" sera le mix 5.1 d'Amarok.

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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 15:53

Dans l'ancienne formule de BEST, Mike Oldfield disposait d'un soutien de poids en la personne du journaliste Hervé Picart. Voici la critique (toute indulgente) parue dans BEST de juin 1991 (page 79) pour l'album "Heaven's Open".

 

Quand, comme dans le cas de Mike Oldfield, on n'a plus vraiment grand chose à prouver, il ne reste plus, pour déjouer le piège enlisant de la routine, qu'à tenter de se surpasser à chaque album. Ainsi, à chacun de ses trois derniers disques, Oldfield a-t-il cherché à taquiner ses propres limites : avec "Earth Moving", le challenge consistait pour ce grand sorcier des instrumentaux à réaliser un disque de chansons ; pour "Amarok", il s'était donné comme défi de proposer son plus long instrumental et ce fut effectivement un monument. Cette fois, il s'agit pour lui, qui possède la voix d'un crapaud asthmatique, de se faire reconnaître pour un chanteur valable.

Courageuse tentative pour vaincre un fatal handicap, cet essai nous révèle un chanteur dans la moyenne, guère plus mauvais que la plupart des autres, et donc un chanteur très moyen. Par contre, son timbre marié à des mélodies adaptées donne un résultat proche de la musique de Mike & The Mechanics, ce qui le situe là très au dessus de la moyenne. Il y a là notamment un petit reggae celtique qui vaut le déplacement ("Gimme Back") et un intéressant  "Mr Shame".

En plus de ces cinq chansons-défis du ténor aphone, il y a bien sûr un instrumental tout en microséquences, sa nouvelle façon de faire, qui est loin de valoir l'époustouflant "Amarok", mais présente quand même de bien jolies plages. Au total, cela donne un album vivant, d'un artiste qui continue à faire la preuve de son dynamisme, mais qui ne s'inscrira pas parmi les oeuvres décisives de Mike... pardon... Michael (n'étant plus diminué, il n'a plus à recourir à un diminitif sans doute...) Oldfield. Juste un bel essai.

Hervé PICART

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /Sep /2006 23:29

Lorsqu'en 1992, Mike Oldfield s’installe chez Warner et prend un nouveau départ avec «Tubular Bells II», il affirme vouloir se consacrer de nouveau à la musique instrumentale. Le deuxième album sorti chez Warner, en 1994, sera bien une œuvre instrumentale : c’est «The Songs of Distant Earth».

Dans les quelques années précédant cet album, Mike Oldfield semble avoir de plus en plus besoin de se donner un challenge pour travailler. Pour ce disque ce sera le principe de composer la musique… d’un livre ! (L’idée sera reprise par Chris Franke, ex-Tangerine Dream deux ans plus tard). Grand admirateur de Arthur C. Clarke, Mike Oldfield choisit un de ses livres : « Les chants de la terre lointaine ».

« The Songs of Distant Earth » -les fans résument en TSODE- livre 17 plages musicales enchaînées, avec juste une coupure entre les morceaux 9 et 10 (sans doute pour les supports à deux faces, cassette et vinyle).

L’album délivre tout du long une musique aérienne, de ci planante de là plus rythmée, plaisante et apaisée. On est bien loin des œuvres angoissées de la jeunesse d’Oldfield. En résumant, on trouve ici un mélange d’Enigma, de Vangelis, de Deep Forest et de Mike Oldfield…

L’influence d’Enigma est probablement voulue, l’album MCMXC a.D. est encore récent (1990) et a eu tendance à créer un canon pour tous les albums concepts-dance de l’époque (Deep Forest, Stone Age…) avec l’intro planante qui va bien, le single ou un titre entraînant en deuxième position…

Ici on a bien une intro quelque peu brumeuse (sons de pseudo-baleines, voix d’un astronaute qui lit la genèse…) et un enchaînement vers un des morceaux que l’on retient le plus du disque « Let there be light », basé sur une rythmique complexe et magnifié par des chœurs et une ornementation à la guitare.

Un morceau se revendique probablement encore plus d’Enigma, c’est « Hibernaculum », sorte de chant grégorien sur une rythmique complexe, avec quelques inserts de chants ethniques. Le morceau peut également rappeler –dans son refrain- un hymne à la « 1492 » de Vangelis. La parenté avec Vangelis se ressent également dans d’autres morceaux, probablement à cause de l’omniprésence des nappes denses de synthétiseur qui tapissent chaque morceau. L’influence de Deep Forest (on sait que Mike Oldfield a apprécié leur chanson « Sweet Lullaby ») apparaît dans les échantillons ethniques et en particulier dans un chant comme « Prayer for the Earth ». Il faut cependant relativiser cette influence : Mike Oldfield a très souvent inséré des arrangements ethniques dans ses albums, dès les années 70.

Pour ce qui est du style de Mike Oldfield, le constat est paradoxal :
- Mike Oldfield a revendiqué avoir chercher à créer un son du futur, en particulier pour sa guitare. De fait, le son de guitare est considérablement « aminci » et décapé de tout velléité « râpeuse », rock… La guitare se fait par ailleurs relativement rare dans cet album. Un aspect essentiel du style de Mike Oldfield est donc quasi-absent de cet album.
- La densité habituelle (superposition démentielle d’arrangements) manque également cruellement à cet album. Mike a déclaré à cette époque : « je veux laisser plus d’air dans ma musique ». En gros, il y a moins de micro-arrangements de fou et plus de nappes de synthé pour remplir le fond sonore.
- C’est par contre une œuvre instrumentale épique et ambitieuse de Mike Oldfield façon années 70 : une heure de musique quasi-continue et très homogène. Sur ce plan, Mike n’a jamais reproduit ce type d’œuvre depuis 1994, ses derniers albums étant des juxtapositions de morceaux courts…


La musique se caractérise donc par un mélange de quelques chants magnifiques, des arabesques d’une guitare très gracile, des rythmes programmés et quelques autres voix et instrumentaux fondus dans un fond sonore très synthétique et planant.

C’est un album tranquille et relaxant sans être chiant, dans le genre de ceux de la série Enigma, avec des touches de guitare et probablement plus d’émotion : on la ressent dans ces morceaux où une guitare fragile tisse des mélodies délicates : « Let there be light », « Crystal Clear, « Ascension »… C’est sans doute cela qui fait que cet album, plus de dix ans après sa sortie, a beaucoup moins vieilli qu’un Vangelis ou un Enigma.

Pour les fans, c’est selon le point de vue le premier album du déclin (moins d’arrangements, plus de synthés) ou le dernier chef d’œuvre de Mike Oldfield. Pour les non-fans, c’est un album très intéressant, sans doute un des plus "easy-listening" de Mike Oldfield.

Ma cotation sur cet album : 7/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 15:42

Moonlight Shadow (paroles et musique : Mike Oldfield)

Chant : Maggie Reilly

 

The Last That Ever She Saw Him
Carried Away By A Moonlight Shadow
He Passed On Worried And Warning
Carried Away By A Moonlight Shadow
Lost In A Riddle That Saturday Night
Far Away On The Other Side
He Was Caught In The Middle Of A Desperate Fight
And She Couldn't Find How To Push Through



The Trees That Whisper In The Evening
Carried Away By A Moonlight Shadow
Sing A song Of Sorrow And Grieving
Carried Away By A Moonlight Shadow
All She Saw Was The Silhouette Of A Gun
Far Away On The Other Side
He Was Shot Six Times By A Man On The Run
And She Couldn't Find How To Push Through

(Refrain)

I Stay, I Pray
See You In Heaven Far Away
I Stay, I Pray
See You In Heaven One Day


Four A.M. In The Morning
Carried Away By A Moonlight Shadow
I Watched Your Vision Forming
Carried Away By A Moonlight Shadow
Stars Moved Slowly In The Silvery Night
Far Away On The Other Side
Will You Come To Talk To Me This Night
But She Couldn't Find How To Push Through

(Refrain)

Far Away On The Other Side

Caught In The Middle Of A Hundred And Five
The Night Was Heavy And The Air Was Alive
But She Couldn't Find How To Push Through

(Refrain x3)

[Couplet supplémentaire de la version maxi 45 tours]
The Last Time Ever She'd See Him
Carried Away By A Moonlight Shadow
The Crowd Gather Just Beneath Him
Carried Away By A Moonlight Shadow
Caught In The Middle Of A Hundred And Five
Far Away On The Other Side
The Night Was Heavy And The Air Was Alive
But She Couldn't Find How To Push Through


Carried Away By A Moonlight Shadow
Carried Away By A Moonlight Shadow
Far Away On The Other Side
But She Couldn't Find How To Push Through
 
 

 

 
Par Nicolas - Publié dans : Textes et paroles
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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 23:26

Si la mère de Mike Oldfield (voir l'article correspondant) est en quelque sorte reponsable de sa totale implication dans la musique, art-refuge, c'est à son père que l'on doit que ce refuge ait été la musique et non autre chose.

 

Raymond Henry Oldfield (que l'on voit à droite de son fils Mike sur la photo) est apparemment le fils d'une mère mélomane et excellente pianiste. Il semble avoir été lui-même passioné par la musique. Pendant la 2e guerre mondiale, alors qu'il sert dans la Royal Air Force en Egypte, il achète une guitare acoustique. Il ne sait pas que ce geste sera à l'origine de la carrière musicale de son fils Mike, né quelques années après la fin de la guerre, en 1953.

 

Pour faire plaisir à ses enfants, Ray Oldfield, médecin généraliste à Reading, accepte de temps à autre de décrocher cette guitare du mur au dessus de la cheminée, pour intérpreter le seul morceau qu'il sait jouer, le classique "Danny Boy".

Cette guitare fait rêver le petit Mike qui est fan de Hank Marvin (le guitariste des Shadows) et de Bert Weedon. Alors que l'épouse de Ray est de plus en plus souvent malade, celui-ci se laisse persuader par le petit Mike, âgé de 7 ans, de lui acheter une guitare. Ce sera une Eko.

 

A partir de là et des quelques accords que lui enseigne son père, Mike passe de plus en plus de temps seul dans sa chambre à apprendre à jouer de cette guitare. Il y développe une technique toute personnelle.

Mike Oldfield : "J'aimais juste la sensation [de la guitare], son toucher, sa forme. Elle était adorable, et me convenait très bien, et je n'ai rien fait d'autre pendant... de l'âge de 8 à 11 ans, je n'ai fait que jouer de la guitare dès que j'avais un moment de libre."

Au départ, il ne sait que faire du fingerpicking et jouer "Angie", le morceau de Davy Graham revisité par Bert Jansch. Pour progresser, il s'acharne sur des petits passages de Bert Jansch ou John Renbourn (guitaristes folk britanniques), qu'il écoute sans cesse avec son tourne-disque, ne cessant de replacer le saphir quelques sillons en arrière.

 

A l'âge de dix ans, il compose déjà ses morceaux, et vers 12 ans, passe à la guitare électrique, une Futura II, encore un fois offerte à sa demande par son père. Mais cela est déjà une autre histoire.

=> 1968

Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 14:01

Mike Oldfield a à peine plus de vingt ans quand il devient subitement riche et célèbre grâce au succès colossal de l'album "Tubular Bells" en 1973. Personnalité timide et introvertie, limite maladive, il cherche alors à échapper aux pressions et aux sollicitations qu'entraînent son succès. Il achète avec les premiers revenus de "Tubular Bells" une maison isolée à la campagne sur une colline escarpée dans l'ouest de l'Angleterre (en Herefordshire, à la frontière du Pays de Galles) et ce, près d'une crête nommée "Hergest Ridge"...


C'est là qu'il compose un album beaucoup plus pastoral et moins âpre que le premier, au grand désespoir de Richard Branson (patron de Virgin) qui attendait un "Tubular Bells 2"... "Hergest Ridge", enregistré durant le printemps 1974, sort le 28 août de la même année pour aller détrôner... "Tubular Bells" ! en tête des charts anglais...



Avant de vous décrire le contenu musical de l'album, je dois préciser que la version qui est disponible aujourd'hui en CD est assez subtilement différente de celle parue en 1974.


En effet, après ses trois premiers albums ("Tubular Bells", "Hergest Ridge" et "Ommadawn"), Mike Oldfield sort en 1976 un coffret intitulé "Boxed" qui regroupe ces trois enregistrements remixés en quadriphonie. Des trois, c'est "Hergest Ridge" qui est le plus révisé : Mike supprime un grand nombre de parties instrumentales (souvent des arrangements, mais parfois des mélodies qui étaient mixées en avant) pour en faire un album beaucoup plus sobre. Il est alors tellement satisfait du résultat qu'il décide de conserver cet enregistrement pour tous les pressages futurs d' "Hergest Ridge". Tous les CDs et tous les vinyles parus après 1976 contiennent donc la version remixée. Seuls les vinyles d'avant 1976 contiennent la version "originale", que les fans s'échangent sur internet...


La structure de l'oeuvre et certaines parties sont néanmoins inchangées. "Hergest Ridge" est constitué de deux parties (ère du vinyle oblige...), une "Part one" de 21'40 et une "Part two" de 18'51.


Hergest Ridge est un enregistrement beaucoup plus calme et serein que Tubular Bells. Mike Oldfield avait alors décrit "Tubular Bells" comme un album décrivant la ville, tandis qu'"Hergest Ridge" décrirait la campagne, la nature. Alors que dans Tubular Bells, des thèmes tantôt violents tantôt inquiétants s'enchaînent sans cesse, parfois brutalement, Hergest Ridge propose des morceaux calmes exposés tranquillement et aux transitions délicates. Au total, l'album contient beaucoup moins de thèmes différents et ceux-ci sont repris et déclinés à des humeurs variées à différents endroits du disque. L'oeuvre y gagne en homogénéïté ! Son caractère de "symphonie rock" est en outre renforcé par la contribution d'un trompettiste et de deux hautboïstes, la quasi-totalité des instruments restant étant, une fois encore, interprétés par ce multi-instrumentiste prodige qu'est Mike Oldfield.


La première partie contient en gros trois "mouvements"
- Les 8 premières minutes sont une introduction progressive très planante : une flute aigüe insinue une mélodie mystérieuse puis un orgue et des guitares installent un arpège mélodique construit sur une gamme ascendante de trois notes. D'accompagnement, ce motif devient le thème principal et hypnotise à force d'être répété. Et, par dessus, Mike Oldfield construit encore un de ces crescendos virtuoses à la guitare dont lui seul à le secret ! (Cette intro est assez différente dans la version originale de 1974).
La deuxième partie, plus courte (dans les 4 à 5 mn) est un échange mélancolique entre une trompette, un haut-bois et une guitare électrique qui s'enfle pour finir en un grondement de guitares doublé d'une avalanche de cloches tubulaires.
La dernière partie, que connaissent les possesseurs de la compilation "The Complete Mike Oldfield" commence par une mélodie sereine où s'illustrent la mandoline et (toujours) la guitare électrique ! Elle est relayée par un choeur paisible qui monte en puissance alors que les cloches tubulaires sonnent de nouveau, puis meurt dans ce même solo de flute qui avait ouvert cette première partie...


La deuxième partie est plus inégale. Le début est tout à fait paisible : une mélodie reposante avec différents orgues sur fond de guitare accoustique nous emmène vers une partie chantée accompagnée par un ensemble mandoline/flute/guitare électrique. Une reprise de l'intro planante de la première partie (la gamme de trois notes à la basse) aboutit ensuite au passage du disque qui fait débat chez les auditeurs : une transition inquiétante (guitares puis orgues) nous mène dans ce que les fans nomment la "Martian thunderstorm" ou "Electronic thunderstorm", un morceau à part dans l'album où Mike mêlant des guitares (la légende dit qu'il y en a 90 superposées...) et des orgues devient comme enragé pendant 8 minutes ! La faiblesse (pour ses détracteurs) de ce passage tient au fait qu'il est très répétitif (défaut que n'avait pas la version de 1974 qui conetnait également des voix). Quoi qu'il en soit, ce moment de folie s'arrête subitement pour faire place à un passage doux et tendre puis à une reprise plus intense du chant entendu plus tôt par la voix chaude et puissante de Clodagh Simmonds... Cette fresque pastorale s'achève tout tranquillement sur quelques notes de guitares accoustique...


Les fans de Mike Oldfield nomment en général les trois premiers albums de Mike Oldfield ("Tubular Bells", 1973 - "Hergest Ridge", 1974 - "Ommadawn", 1975) la "Trilogie Sacrée". Comme les deux autres, cet album propose un foisonnement de thèmes plus ou moins tourmentés, avec de riches ornementations virtuoses à la guitare électrique et des crescendos multiples (les anglais parlent de "climaxes", qui est aussi un synonyme d'orgasme...) qui mènent, via des transitions subtiles à d'autres thèmes qui explosent à leur tour...


Ce disque a, en commun avec "Tubular Bells", un son très années 70, du fait de l'absence de synthétiseurs et du recours systématique aux orgues pour les claviers. Il est par contre, le premier où, véritablement, le son de la guitare électrique de Mike Oldfield acquiert cette sonorité un peu nasillarde qui sera une des marques de fabrique de Mike Oldfield dans tous ses albums suivants. Dans les aigüs, cette guitare évoque quelque cri presque humain... Et ceux qui connaissent bien la musique d'Oldfield vous le diront sans doute : le guitariste britannique, qui a une authentique voix de crapaud enrhumé, chante avec sa guitare.

 

[Les images : en bas, la pochette de l'album 33 tours, en haut, la pochette CD, avce un lettrage beaucoup plus épais]
 

Ma cotation de cet album : 9/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /Avr /2006 11:32

Don Alfonso (Ted Waite)

 

Version originale (anglaise)

Chant : David Bedford

 

Now I'm A Toreador
I Am For Sure
I Kill Bulls By The Score
And Sometimes More
And When They Hear The Bell Ring
Inside The Bullring
The Bullocks All Start Trembling
They Know I'm Coming

 

I'm Don Alfonso
Some Call Me Pedro
But That Is Not So
I'm Don Alfonso
I Fought Bullocks Out In Sunny Spain
Out In Sunny Spain
I Fought Bulls In The Sunshine
And I Fought Them In The Rain
I'm Don Alfonso
I Work For Oxo
And All The Bullocks Are Afraid Of Me
Oh My Sword I Pull
Kill Si Bull
Yes Sir Yes Sir Three Bags Full
Then We Have Steak And Chips For Tea

 

 

I Met A Sweet Señora
In Barcelona
Her Christian Name Was Mona
She Was Thumbs Up Bona
She Told Me She Was Single
That Made Me Tingle
My Heart Went Jingle Jingle
I Said: Let's Mingle

 

I'm Don Alfonso
Some Call Me Pedro
But That Is Not So
I'm Don Alfonso
I Fought Bullocks Out In Sunny Spain
Out In Sunny Spain
I Fought Bulls In The Sunshine
And I Fought Bulls In The Rain
I'm Don Alfonso
I Work For Oxo
And All The Bullocks Are Afraid Of Me
Oh My Sword I Pull
Kill Si Bull
Yes Sir Yes Sir Three Bags Full
Then We Have Fully Beff For Tea
(répété)

 

 

Texte supplémentaire de la version longue :

I Fight Bulls Every Sunday
And Sometimes Monday
And When I Fight On Sunday
We've Cold Meat Monday
We Have Meat Hash On Tuesday
Sometimes Hashed Wednesday
We Don't Eat Meat On Friday
We Wait Till Sunday

 

I'm Don Alfonso
Some Call Me Pedro
But That Is Not So
I'm Don Alfonso
I Fought Bullocks Out In Sunny Spain
Out In Sunny Spain
I Fought Bulls In The Sunshine
And We Fought Bulls In The Rain
I'm Don Alfonso
I Work For Oxo
And All The Bullocks Are Afraid Of Me
Oh My Sword I Pull
Kill Si Bull
Yes Sir Yes Sir Three Bags Full
Then We Have Ham And Eggs For Tea

 

 


Version allemande

Chant : Paul (serait Roland Paulick, roadie de Tangerine Dream lors de leur tournée 1975)

Pour l'anecdote, le producteur de la version allemande serait Edgar Froese... de Tangerine Dream !

 

Zur Zeit Din Ich Torrero
Am Mittelmeere
Ich Fange Schwarze Bullen
Mit Butterstullen
Die Dicken Ochsen Zittern
Wenn Sie Mich Wittern
Dabei Bin Ich So Friedlich
Und Sie So Niedlich

 

Bin Don Alfonso
Genannt Auch Pedro
Doch Das Ist Nicht So
Ich Heiß' Alfonso
Ich Kämpf' Gegen Ochsen Nackt Allein
In Spaniens Sonnenschein
Doch Wenn Es Regnet
Will Mich Keiner Sehn Das Ist Nicht Schön
Ich Heiß' Alfonso
Und Kämpfe Stets Froh
Und Alle Ochsen Haben Angst Vor Mir
Ich Rufe Mit Dem Tuch Zum Kampf
Und Mache Allen Stieren Dampf
Dann Fallen Blumen In Den Sand

 

Ich Traf Eine Señora
In Barçelona
Mein Herz Sank In Die Beine
Denn Sie War Alleine
Mein Puls War Ziemlich Lose
Zu Eng Die Hose
Sie Tat Es Mir Erlauben
Ihr Herz Zu Rauben

 

Bin Don Alfonso
Genannt Auch Pedro
Doch Das Ist Nicht So
Ich Heiß' Alfonso
Ich Kämpf' Gegen Ochsen Fast Allein
In Spaniens Sonnenschein
Doch Wenn Es Regnet
Will Mich Keiner Sehn Das Ist Nicht Schön
Ich Heiß' Alfonso
Und Kämpfe Stets Froh
Und Alle Ochsen Haben Angst Vor Mir
Ich Rufe Mit Dem Tuch Zum Kampf
Und Mache Allen Stieren Dampf
Dann Fallen Damen In Den Sand

(répété)

Par Nicolas - Publié dans : Textes et paroles
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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 14:07

Je commence avec cet article un bout de la discographie de Mike Oldfield -sans chercher à être aussi exhaustif que les discographies de collectionneurs, auxquels vous renverront les liens que j'ajoute sur ce blog.

 

Commençont par l'année 1975. Mike Oldfield atteint ses 22 ans et publie cette année-là "Ommadawn", sans doute son meilleur album et "Don Alfonso", un de ses pires simples (bien que les arrangements soient excellents). C'est aussi l'année du simple "In Dulci Jubilo", devenu un classique des compiles.

 

 

21 février 1975 :

Don Alfonso

45 tours © 1975 Virgin · VS 117

 

1. Don Alfonso (04:13)
2. In Dulci Jubilo (For Maureen) (02:51)

 
Arrangements de Mike Oldfield.
"Don Alfonso" écrit par Ted Waite, "In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall.
Produit par Mike Oldfield.

Commentaire :
La chanson titre est chantée par David Bedford ; elle a été incluse dans la récente compilation de Mike Oldfield "Platinum Collection", mais avec une qualité sonore médiocre, en son mono (possible extraction de la bande sonore de la vidéo). Don Alfonso existe en plusieurs versions : la version de ce 45 tours, une version longue de 6 mn sorti sur une compilation extrêmement rare (voir plus loin) et une version chantée en allemand.
La face B rend hommage à Maureen Oldfield, la mère du musicien, décédée quelques mois auparavant. Là aussi, le morceau existe en plusieurs versions, car il sera retravaillé et re-publié ultérieurement. C'est cette version "ultérieure" qui nous est connue par les compilations.
 
 
Pochette de l'édition française, de l'édition allemande et d'une édition allemande contenant une version chantée en allemand par un certain "Paul" et produite par Edgar Froese (Tangerine Dream).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Juillet 1975 :
 
Orchestral Tubular Bells
Album © 1975 Virgin · CDV 2026
Réédité en CD - HDCD
 
1. Orchestral Tubular Bells (26:33) part one © 1974 Virgin
2. Orchestral Tubular Bells (24:30) part two © 1974 Virgin
 
Composé par Mike Oldfield, arrangé pour orchestre par David Bedford.
Royal Philharmonic Orchestra dirigé par David Bedford.
Produit par David Bedford et Mike Oldfield.
 
Commentaire :
Mike Oldfield s'est peu investi dans cette adaptation, enregistrée en 1974, et que l'on doit considérer surtout comme l'oeuvre de David Bedford. Mike Oldfield y jouant juste de la guitare sur un passage ou deux.
 
 
 
 
 
 
 
 
Octobre 1975 :
 
Ommadawn
Album © 1975 Virgin · CDV 2043
Réédité en CD - HDCD
 
1. Part One (19:23)
2. Part Two (13:54)
3. On Horseback (03:23)
 
Composé par Mike Oldfield sauf "On Horseback", paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
Commentaire :
Le troisième album de Mike Oldfield, dans la veine des deux premiers, innove cependant par ses franches inspirations ethniques (celtiques et africaines). Sans doute un des premiers disques que l'on peut qualifier de "World music".
 
La pochette qui est présentée ici est celle de l'album 33 tours. Notez le lettrage différent de la version CD.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Automne 1975 :
 
Ommadawn
45 tours © 1975 Virgin · 640.079
Sorti uniquement en France.
 
1. Ommadawn (03:31)
2. In Dulci Jubilo (02:51)
 
"Ommadawn" composé par Mike Oldfield, "In Dulci Jubilo" composé par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield.
Produit par Mike Oldfield.
 

Commentaire :
L'extrait d' "Ommadawn" est un condensé de la fin de la partie 1 de l'album qui n'est paru qu'en France.
"In Dulci Jubilo" est ici présenté dans sa version définitive.
Contrairement à ce que prétend une des pochettes ci-dessous, "In Dulci Jubilo" n'est pas un morceau de l'album "Ommadawn", même s'il en a la veine rock-folk celtique. C'est un morceau qui reste "inédit" en album, mais qui a figuré sur quasiment toutes les compilations de Mike Oldfield.
 
 
 
Pochettes différentes
 
   
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
14 novembre 1975 : 
 
In Dulci Jubilo
45 tours © 1975 Virgin · VS 131
 
1. In Dulci Jubilo (02:51
2. On Horseback (03:23)
 
"In Dulci Jubilo" écrit par Robert Lucas Pearsall, arrangements de Mike Oldfield, "On Horseback" composé par Mike Oldfield, paroles de Mike Oldfield & William Murray.
Produit par Mike Oldfield.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quelques pochettes alternatives (éditions espagnoles et yougoslaves)
 

 
 
 
 
 
  
 
 
Date indéterminée en 1975  :
 
V - a Virgin Compilation
33 tours
 
Compilation de Virgin regroupant des morceaux de divers artistes du label : Oldfield, David Bedford, Robert Wyatt...
On y trouve une version longue de "Don Alfonso'", jamais rééditée depuis.
 
 
 
 
 
Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /Mars /2006 15:09

Mike Oldfield occupe en ce moment les médias anglais pour la sortie de sa nouvelle compilation 'The Platinum Collection', un triple CD qui fait la part belle aux années Virgin (les meilleures de Mike) et n'apporte donc rien de bien nouveau à sa discographie (déjà riche en compiles), si ce n'est une bonne demi-douzaine de versions "extended", qui intéresseront toujours les fans...

Il sort également cette année des DVD, contenant des lives assez anciens. 'Exposed' est une vidéo correspondante à la tournée 1979 (un double album live existait déjà). 'Live in Montreux 1981', qui sort au printemps 2006, est quant à lui plus intéressant, car il n'existe pas d'enregistrements officiels des concerts cette période.

 

En fin d'année, Mike Oldfield devrait publier son autobiographie, co-écrite par l'écrivain Jon Collins. Ce travail de rétrospection semble l'avoir transformé. Faut-il voir là la raison de la vente par Mike d'une grande partie de sa collection de guitares, dont quelques unes avec lesquelles il a souvent joué en concert ?

 

Ses projets à plus long terme sont de réaliser un album avec de longues pièces instrumentales "dans le style" de ce qu'il faisait dans les années 73-78, c'est à dire inspirées par la musique classique. Mike Oldfield a également précisé que ce seraient "de vrais doigts sur de vrais instruments". Cela représenterait donc un virage par rapport aux années récentes, plutôt marquées par des instrumentaux courts faisant la part belle aux synthés, aux ordinateurs et aux boîtes à rythme.

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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /Mars /2006 14:08

Je ne suis pas devenu fan de Mike Oldfield en un jour. En fait, il m'a même fallu plusieurs mois pour vraiment découvrir Mike Oldfield.

 

L'histoire commence durant l'été 1983. J'ai 13 ans et je suis en colonie de vacances dans la Lozère (à moins que cela ne soit dans le Puy-de-Dôme). Alors que je confectionne une guitare électrique en carton pour un spectacle de soirée, je suis séduit par la musique celtique que diffuse un lecteur de cassettes. La cassette appartient à un moniteur nommé Richard. Je regarde cette cassette et déchiffre autant que possible la mention manuscrite "Mike Oldfield - Ommabaum" (sic).

 

 

A la rentrée de septembre, je réentends parler de ce Mike Oldfield. Une chanson de lui est sur toutes les ondes. J'achète très vite le 45 tours "Moonlight Shadow", que j'écoute en boucle. La face B est vraiment horripillante. Ce "Rite of Man" est une farce, une chanson d'ivrogne... (aujourd'hui, je l'adore !).

Dans la même période, je suis plus ou moins régulièrement une émission de TF1 pour la jeunesse, appelée "C'est super", est présentée par Jean-Loup Lafont. La musique de générique, rock, est vraiment entraînante. A la fin du générique, les crédits sont données : c'est extrait de l'album "Crises" de Mike Oldfield. Cet album traîne d'ailleurs en pleine page du catalogue France Loisirs, dont c'est sélection du trimestre. La pochette a l'air fascinante, c'est une version plus étendue de la pochette de "Moonlight Shadow". Mais mon argent de poche ne passe pas encore dans des achats de 33 tours, remplis de musiques inconnues... je n'achète alors encore que des 45 tours...

 

Une émission de la station RTL va changer ce point de vue. Un samedi matin, l'émission "Stop ou Encore" (présentée alors par Julien Lepers, me semble-t-il) diffuse plusieurs titres de Mike Oldfield. Je parviens à en enregistrer deux sur un bout de cassette. L'un des deux est un air vaguement connu (c'est une reprise rythmée d'"Arrival", un morceau d'inspiration celtique du groupe ABBA). L'autre est un morceau totalement mystérieux, qui commence par un air de flûte de pan, repris par un choeur envoûtant, soutenu par une rythmique africaine et conclu par un long solo de guitare démentiel. Le titre (horreur !) est inaudible sur la bande.

Fasciné par ce titre, je l'écoute en boucles pendant des heures, bien qu'il soit mal enregistré (par comble de malchance, j'ai du retourner la bande pendant l'enregistrement, qui s'avère donc coupé en deux, les premières secondes étant sur la fin d'une face de la cassette, le reste au début de la suivante).

 

Je me persuade alors que ce titre doit probablement figurer sur cet album de Mike Oldfield qui fait l'actualité, et je rassemble mes économies pour acheter 'Crises' à la boutique France Loisirs de Roubaix. On doit être là dans l'année 84.

 

La découverte de l'album est une grande déception. Point de choeurs et de rythmiques africaines*, mais un album plutôt dominé par les synthétiseurs. Surprise, j'y retrouve l'air du générique de "C'est Super", que j'avais oublié. Mais au début, j'ai bien du mal à accrocher à l'ensemble. Pendant longtemps, je n'apprécie que le petit instrumental vers la fin de la face B, "Taurus III", et le thème de "C'est Super" sur le long instrumental qui occupe toute la face A. Je me suis entretemps un peu lassé de "Moonlight Shadow", overdose en radio oblige...

 

En 1984 sort un autre 45 tours de Mike Oldfield, "To France". Il me séduit moins que "Moonlight Shadow" ou bien je n'ai pas de sous... en tout cas je ne l'achète pas (à 14 ans j'achète encore peu de disques... cela changera à 15 ans). Par contre, je m'enthousiasme pour sa face B, "In the Pool", que je découvre chez un ami dont le père à une excellente chaîne hi-fi. Première écoute au casque d'un morceau. "In the Pool" continue à m'enchanter, vingt ans après...

 

Et puis, sans doute en 1985, je me réinteresse à mon album à la pochette verte. La chanson "Foreign Affair" m'enchante, de même que la fin de "In High Places". Mais surtout, je me passionne de plus en plus pour ce long instrumental à la batterie excellente et aux synthés planants qu'est "Crises". Il est composé de séquences variées et enchaînées. J'adore d'abord "The Watcher and the Tower", le final, le milieu très planant, puis l'intro me séduit aussi, de même que le passage chanté "Crises, Crises, you can't get away..."

Fin 1985, je m'écoute ce morceau de 25 mn plusieurs fois chaque soir en rentrant du collège. Et je rassemble des économies pour m'offrir un second album de Mike Oldfield...

 

(*) Finalement, je ne trouverai ce morceau que quelques années après, sur l'album "Ommadawn", justement celui que j'avais entendu en vacances en 1983... "Crises" et "Ommadawn" font toujours partie de mes trois albums favoris d'Oldfield.

Par Nicolas - Publié dans : Mike Oldfield et moi
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /Mars /2006 12:01

Sur cette photo très récente de Mike Oldfield, parue dans la presse britannique en mars 2006, on voit le musicien avec une de ses guitares emblématiques, reconnaissable à ses couleurs rouge et blanche.

 

Cette guitare est bien connue des fans, qui l'ont vue à plusieurs reprises dans ses concerts (Edinburgh 92, tournée 99...) mais aussi sur la pochette du 45 tours "Pictures in the Dark". On la retrouve aussi parmi les guitares exposées dans le livret de l'album 'Guitars' (1999), parmi les objets flottant sur la pochette de 'The Millenium Bell' (1999), et sans doute est-ce l'une des deux guitares qui forment l'emblème de la compilation 'Elements'.

 

Cette guitare est une Fender Stratocaster Fiesta Red de 1962 (millésime à vérifier), une des guitares que Mike a le plus utilisé dans les années 80. Avec un traitement particulier à l'amplification (beaucoup de compression), elle donnera un son pur et étincelant, qui sera une des caractéristiques du son de Mike dans ces années-là. D'après la discographie de Richard Carter, que l'on retrouve dans le site du fan-club officiel, la stratocaster est apparue pour la première fois sur l'album 'Crises' (1983). Il devait s'agir alors de la Strat de finition sunburnt que l'on voit dans la vidéo de Moonlight Shadow. La guitare rouge et blanche de Mike semble plutôt avoir été achetée après la sortie de cette chanson, mais avant l'enregistrement de Discovery.

 

D'après un des animateurs du forum de tubular.net, bien que l'on voit Mike jouer de cette guitare dans les vidéos de "To France", "Tricks of the Light" et "Pictures in the Dark" (1984 et 1985), il est plus probable que Mike ait joué ses solos sur une autre guitare, probablement sa Gibson L-6S. Précision de fan, la "strat" de Mike serait de la variante "rose saumon" ou "rose flamant", différente d'une variante plus dans les tonalités orange. Un autre fan a remarqué que cette guitare avait une grosse rayure sur un côté, et forme l'hypothèse qu'elle date de la vidéo d'"Innocent" (1989), où Mike jette sa Stratocaster par terre. En fait il s'agirait plutôt d'une usure naturelle de la laque recouvrant cette guitare.

 

En 2001, Mike Oldfield dit lors d'une interview, en parlant de ses guitares : "Ma préférée est une Stratocaster rose-saumon, elle est de la même sorte utilisée par Hank Marvin avec les Shadows". Hank Marvin est effectivement l'artiste qui a rendu populaire le modèle Fiesta Red de la "strat", la Stratocaster étant une des guitares mythiques de l'histoire du rock, adoptée aussi par des artistes tels que Clapton.

Sur la Stratocaster, il semble que Mike Oldfield utilise des cordes de taille différente, apparemment plus épaisses que sur ses autres guitares.

 

Mike Oldfield a vendu une dizaine de ses guitares en février 2006. Ce n'était pas le cas de cette Stratocaster, qui semblait alors rester parmi ses favorites, même s'il travaillait déjà alors surtout sur des PRS depuis l'album 'Earth Moving' (1989). La Fender avait encore été utilisée pendant la tournée Night of the Proms fin 2006-début 2007.

 

StratFiestaRed.gif

 

 











Mais il semble que l'envie de Mike de rompre avec son passé et/ou de prendre sa retraite (?) ait été plus forte, puisque cette guitare a été finalement mise en vente à son tour en décembre 2007.


Strat.jpg
Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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