Si la mère de Mike Oldfield (voir l'article correspondant) est en quelque sorte reponsable de sa totale implication dans la musique, art-refuge, c'est à son père que l'on doit que ce refuge ait été la musique et non autre chose.
Raymond Henry Oldfield (que l'on voit à droite de son fils Mike sur la
photo) est apparemment le fils d'une mère mélomane et excellente pianiste. Il semble avoir été lui-même passioné par la musique. Pendant la 2e guerre mondiale, alors qu'il sert dans la
Royal Air Force en Egypte, il achète une guitare acoustique. Il ne sait pas que ce geste sera à l'origine de la carrière musicale de son fils Mike, né quelques années après la fin de la guerre,
en 1953.
Pour faire plaisir à ses enfants, Ray Oldfield, médecin généraliste à Reading, accepte de temps à autre de décrocher cette guitare du mur au dessus de la cheminée, pour intérpreter le seul morceau qu'il sait jouer, le classique "Danny Boy".
Cette guitare fait rêver le petit Mike qui est fan de Hank Marvin (le guitariste des Shadows) et de Bert Weedon. Alors que l'épouse de Ray est de plus en plus souvent malade, celui-ci se laisse persuader par le petit Mike, âgé de 7 ans, de lui acheter une guitare. Ce sera une Eko.
A partir de là et des quelques accords que lui enseigne son père, Mike passe de plus en plus de temps seul dans sa chambre à apprendre à jouer de cette guitare. Il y développe une technique toute personnelle.
Mike Oldfield : "J'aimais juste la sensation [de la guitare], son toucher, sa forme. Elle était adorable, et me convenait très bien, et je n'ai rien fait d'autre pendant... de l'âge de 8 à 11 ans, je n'ai fait que jouer de la guitare dès que j'avais un moment de libre."
Au départ, il ne sait que faire du fingerpicking et jouer "Angie", le morceau de Davy Graham revisité par Bert Jansch. Pour progresser, il s'acharne sur des petits passages de Bert Jansch ou John Renbourn (guitaristes folk britanniques), qu'il écoute sans cesse avec son tourne-disque, ne cessant de replacer le saphir quelques sillons en arrière.
A l'âge de dix ans, il compose déjà ses morceaux, et vers 12 ans, passe à la guitare électrique, une Futura II, encore un fois offerte à sa demande par son père. Mais cela est déjà une autre histoire.
Mike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est
l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de 

Mike Oldfield a à peine plus de vingt ans quand il devient subitement riche et célèbre grâce au succès colossal de l'album "Tubular Bells" en 1973. Personnalité timide et introvertie, limite maladive, il cherche alors à échapper aux pressions et aux sollicitations qu'entraînent son succès. Il achète avec les premiers revenus de "Tubular Bells" une maison isolée à la campagne sur une colline escarpée dans l'ouest de l'Angleterre (en Herefordshire, à la frontière du Pays de Galles) et ce, près d'une crête nommée "Hergest Ridge"...
Les fans de Mike Oldfield nomment en général les trois premiers albums de Mike Oldfield ("Tubular Bells", 1973 - "Hergest Ridge", 1974 - "Ommadawn", 1975) la "Trilogie Sacrée". Comme les deux autres, cet album propose un foisonnement de thèmes plus ou moins tourmentés, avec de riches ornementations virtuoses à la guitare électrique et des crescendos multiples (les anglais parlent de "climaxes", qui est aussi un synonyme d'orgasme...) qui mènent, via des transitions subtiles à d'autres thèmes qui explosent à leur tour...
Don Alfonso (Ted Waite)
:
Mike Oldfield occupe en ce
moment les médias anglais pour la sortie de sa nouvelle compilation 'The Platinum Collection', un triple CD qui fait la part belle aux années Virgin (les meilleures de Mike) et n'apporte donc
rien de bien nouveau à sa discographie (déjà riche en compiles), si ce n'est une bonne demi-douzaine de versions "extended", qui intéresseront toujours les fans...
L'histoire commence durant l'été 1983. J'ai 13 ans et je suis en colonie de vacances dans la Lozère (à moins que cela ne soit dans le Puy-de-Dôme). Alors que je confectionne une guitare électrique en carton pour un spectacle de soirée, je suis séduit par la musique celtique que diffuse un lecteur de cassettes. La cassette appartient à un moniteur nommé Richard. Je regarde cette cassette et déchiffre autant que possible la mention manuscrite "Mike Oldfield - Ommabaum" (sic).
A la rentrée de septembre, je réentends parler de ce Mike Oldfield. Une chanson de lui est sur toutes les ondes. J'achète très vite le 45 tours "Moonlight Shadow", que j'écoute en boucle. La face B est vraiment horripillante. Ce "Rite of Man" est une farce, une chanson d'ivrogne... (aujourd'hui, je l'adore !).
Je me persuade alors que ce titre doit probablement figurer sur cet album de Mike Oldfield qui fait l'actualité, et je rassemble mes économies pour acheter 'Crises' à la boutique France Loisirs de Roubaix. On doit être là dans l'année 84.
Sur cette photo très récente de
Mike Oldfield, parue dans la presse britannique en mars 2006, on voit le musicien avec une de ses guitares emblématiques, reconnaissable à ses couleurs rouge et blanche.
En 2001, Mike Oldfield dit lors
d'une interview, en parlant de ses guitares : "Ma préférée est une Stratocaster rose-saumon, elle est de la même sorte utilisée par Hank Marvin avec les Shadows". Hank Marvin
est effectivement l'artiste qui a rendu populaire le modèle Fiesta Red de la "strat", la Stratocaster étant une des guitares mythiques de l'histoire du rock, adoptée aussi par des artistes tels
que Clapton.
Mike Oldfield, compositeur et multi-instrumentiste britannique, a touché à une foule de genres de musique : rock symphonique, folk et musique celtique, chansons pop, dance et concept-albums à la façon de "Enigma"...
La vie familiale de Mike Oldfield a parfois influencé sa musique. On a déjà vu comment il a pu rendre hommage à
En 1979, il rencontre Sally Cooper, qui travaille chez Virgin, et semble en tomber fou amoureux, au point de lui consacrer une chanson loufoque "Sally", que l'on ne trouve que sur les premiers pressages de 'Platinum' (1979). La chanson déplaisant à Richard Branson (patron de Virgin), Mike la remplace par la plus conventionnelle "Into Wonderland", que l'on retrouve aussi sur les versions CD, malgré la mention "Sally" sur les pochettes. Mike n'épouse pas Sally, mais lui fait tout de même trois enfants : Molly (1980), Dougal (1981) et Luke (1986).
Anita et lui auront deux autres enfants, Greta (1988) -qui a inspiré la chanson "Far Country" en 1989- et Noah (1990), mais, les choses semblent se répéter et le couple se sépare en 1991, au bout de quelques années de vie commune. Anita repart vivre en Norvège avec les deux enfants. Mike avouera rencontrer des problèmes relationnels liés à l'expérience qu'il a eu vis-à-vis de sa mère (cf. un
Finalement, Mike reprend contact avec la jeune française Fanny Vandekerckhove, qu'il avait rencontré à Ibiza, où elle travaillait dans un hôtel. Elle s'installe chez Mike et leurs démêlés défrayent également les tabloïds anglais dans un premier temps, mais finalement leur histoire se consolide, puisque Mike aurait épousé Fanny, avant la naissance d'un petit garçon, Jake (2004), son sixième enfant ! Dans l'interview qu'il a livré au Daily Mail en mars 2006, Mike Oldfield semble rasséréné et comblé par sa nouvelle paternité.
"Tubular Bells", album sorti le 25 mai 1973, est un jalon important de l'histoire de la musique rock. En Angleterre, Mike Oldfield reste "the man who did Tubular Bells" ; en France et ailleurs il est moins exclusivement lié à ce seul disque. Qu'a t'il de si remarquable ?
L'apothéose est atteinte quand Stanshall annonce finalement "plus... Tubular Bells !" : déferlement de cloches tubulaires et choeurs féminins achèvent cette première partie.
La pochette, oeuvre du photographe Trevor Key, montre une cloche tubulaire repliée sur elle même (normalement c'est un tube droit). Cette forme deviendra par la suite quasiment l'emblême, le logo de Mike Oldfield. A l'origine, l'idée viendrait de Mike Oldfield, qui avait tordu des cloches tubulaires du studio, car il les frappait avec un maillet en acier pour les faire sonner plus fortement. Trevor Key a illsutré cette idée de tube tordu en lui donnant cette forme de boucle. la composition générale, sur fond de ciel nuageux et de mer agitée semble inspirée du "Château des Pyrénées" de Magritte.
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