Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

Flash infos

Septembre 2011 : L'édition Deluxe d'Incantations avec le remixe de l'album de 1978, des raretés ("Pipe Tune") ainsi que des extraits inédits est sortie. Dans une interview donnée au site Drowned in Sound, Mike indique qu'il a commencé à travailler sur les remixes de Platinum et que son "grand projet" sera le mix 5.1 d'Amarok.

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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 00:44

Mike Oldfield, compositeur et multi-instrumentiste britannique, a touché à une foule de genres de musique : rock symphonique, folk et musique celtique, chansons pop, dance et concept-albums à la façon de "Enigma"...

Dès lors, il est difficile de conseiller le néophyte qui souhaite découvrir la musique de Mike Oldfield... doit-il d'abord découvrir la musique ambitieuse des années 70 avec "Ommadawn", ou bien s'attaquer aux chansons pop des années 80, par exemple avec "Discovery" ? Si ça compte, il aimera les chansons et n'aimera pas les morceaux folks, ce qui complique le choix...

Heureusement, parmi les quelques compilations de Mike Oldfield, existe un double-CD qui permet de découvrir toutes les facettes de sa musique, du moins celles visitées de 1973 à 1985 (la compil' est sortie en novembre 1985).

Ce disque, qui a amené tant de nouveaux fans, c'est "The Complete Mike Oldfield".

La compilation est divisée en quatre "sections" (les 4 faces offertes par le double-vinyle). A chaque section correspond un des genres musicaux visités par Mike Oldfield.


"The Instrumental Section" propose 11 morceaux instrumentaux courts, bien souvent d'inspiration folk. Le grand intérêt de ces morceaux est également qu'ils ont souvent été à l'origine des B-sides, c'est à dire inédits en album.

- "Arrival" est une reprise de ABBA et "Wonderful Land" une reprise des Shadows, toutes deux extraites de l'album "QE2" (1980).
- "William Tell Overture", "Cuckoo Song", "Waldberg (The Peak)", "Jungle Gardenia" et "Blue Peter" n'étaient jamais sorti sur un album avant 1985.
- "Portsmouth" et "In Dulci Jubilo" sont des morceaux qui n'étaient disponibles que sur le coffret 4 disques "Boxed"...
- "Guilty", livré ici dans sa version single, n'était auparavant disponible qu'en version live sur "Exposed" (1979).
- "Etude - single edit" est la version single du thème final de la B.O. de "La Déchirure".


"The Vocal Section" s'intéresse aux chansons sorties entre 1982 et 1984, période où Mike Oldfield excelle dans les chansons pop !

- "Moonlight Shadow", "Family Man", "Mistake" et "To France" sont interprétées par la chanteuse Maggie Reilly.
- "Five Miles Out" est une chanson intéressante chantée en duo par Oldfield et Maggie Reilly. La version livrée ici serait un mix antérieur à celui livré sur l'album du même nom en 1982.
- "Crime Of Passion", chanté par Barry Palmer, n'était sorti qu'en single en 1984.
- "Shadow On The Wall", chanté par Roger Chapman, est livré ici dans sa version "extended", plus intéressante que la version normale sortie en 1983 sur l'album "Crises".


Ces deux sections remplissent le CD 1. Les deux autres occupent le CD 2. A commencer par "The Complex Section", qui propose de découvrir des extraits des grandes oeuvres progressives-symphoniques de Mike Oldfield, sorties entre 1973 et 1978.

Sont présents des extraits de :
- Ommadawn Part 1
- Tubular Bells Part 1
- Hergest Ridge Part 1
- Incantations Part 4
- Evacuation (version raccourci du thème à suspense de la B.O. de "La Déchirure")


Enfin, la dernière section, intitulée "The Live Section", regroupe quelques extraits des concerts de la période 1979-1984, où Mike enchaînait les tournées européennes. Cette section s'intéresse aux albums rock des années 79-82, transition entre la période "symphonique" et la période "pop".

On découvre ici les versions lives de
"Sheba" et "Mirage" de l'album "QE2" ;
"Platinum" de l'album du même nom ;
"Mount Teide" de "Five Miles Out".


Cette compilation est véritablement un modèle du genre, car elle peut intéresser le néophyte comme le fan invétéré.

Pour le fan "confirmé", elle apporte un bon ratio de matériel rare ou inédit et des versions lives -à part "Exposed", Mike Oldfield n'a jamais publié d'albums live.

Pour le néophyte, elle propose une "introduction idéale à la musique de Mike Oldfield". Toutes les facettes du talent du britannique y sont valorisées.

Par ailleurs, le livret contenu dans le CD analyse chacun des albums de Mike Oldfield parus entre 1973 et 1984... sa période la plus riche ! On peut ensuite se servir de cette compil' et de ces descriptifs pour acheter ensuite en connaissance de cause des albums qu'on a de bonne chance d'aimer ensuite...

Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que paraisse un jour un "Complete II" proposant le même travail de compilation "intelligente" sur la période 1985-2005... 

Ma cotation de cet album : 10/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Vendredi 10 mars 2006 5 10 /03 /Mars /2006 18:48

 

La vie familiale de Mike Oldfield a parfois influencé sa musique. On a déjà vu comment il a pu rendre hommage à sa mère à au moins deux reprises ("In Dulci Jubilo" en 1975 et "Crime of Passion" en 1984). La même chose est vraie pour la famille qu'il a construit... ou plutôt "les" familles. Si Mike Oldfield a eu une oeuvre prolifique, cela est vrai également de sa vie sentimentale... et de sa descendance !

La vie sentimentale de Mike Oldfield est peu connue jusqu'en 1978, et n'a pas semblé très stable. Entre autres faits vaguement connus, il aurait vécu une courte histoire avec une musicienne, Maggie Thomas et sa petite amie en 1976 serait la fille du musicien Alan Hacker,  qui le sollicite pour composer la musique du documentaire 'Reflections', sur lequel on trouve des morceaux que l'on retrouvera notamment dans "Incantations" ou "Platinum"...

 En 1978, Mike Oldfield suit une thérapie brève contestée ("exegesis") qui fera l'objet d'un article sur ce blog à l'occasion. Dans les jours qui suivent cette thérapie, il épouse Diana Fueller, la fille du "gourou" de la thérapie, pour en divorcer quatre semaines après. On ne sait pas combien lui a coûté l'aventure...

En 1979, il rencontre Sally Cooper, qui travaille chez Virgin, et semble en tomber fou amoureux, au point de lui consacrer une chanson loufoque "Sally", que l'on ne trouve que sur les premiers pressages de 'Platinum' (1979). La chanson déplaisant à Richard Branson (patron de Virgin), Mike la remplace par la plus conventionnelle "Into Wonderland", que l'on retrouve aussi sur les versions CD, malgré la mention "Sally" sur les pochettes. Mike n'épouse pas Sally, mais lui fait tout de même trois enfants : Molly (1980), Dougal (1981) et Luke (1986).

Sur l'album 'QE2' (1980), Mike place une petite berceuse intitulée "Molly" et glisse quelques images de sa fille dans la vidéo du morceau "Wonderful Land".

 

Sally partage la vie de Mike six ans durant, mais ils se séparent vers la fin 1985 ou  en 1986 peu avant la naissance de Luke (sa relation avec Luke lui inspirera la chanson "Holy" en 1989). Mike laisse à Sally et aux trois enfants sa grande maison de Denham et part s'installer dans un nouveau manoir à proximité, à Chalfont-Saint-Giles avec la chanteuse norvégienne Anita Hergerland, avec laquelle il avait travaillé en 1985 ("Pictures in the Dark") et qu'il fera chanter sur les albums 'Islands' en 1987, 'Earth Moving' en 1989 et 'Heaven's Open' en 1991.

Anita et lui auront deux autres enfants, Greta (1988) -qui a inspiré la chanson "Far Country" en 1989- et Noah (1990), mais, les choses semblent se répéter et le couple se sépare en 1991, au bout de quelques années de vie commune. Anita repart vivre en Norvège avec les deux enfants. Mike avouera rencontrer des problèmes relationnels liés à l'expérience qu'il a eu vis-à-vis de sa mère (cf. un article plus ancien).

La vie amoureuse de Mike dans les années 90 est quelque peu chaotique, est-ce la fameuse "mid-life crisis" qui saisit Mike passé la quarantaine ? On le trouve en compagnie d'une jeune espagnole au nom de Rosa Suárez en 1992-94. Puis il passe quatre années chaotiques avec une munichoise, Miriam Felber, qui le suit dans ses (mauvais ?) trips à Ibiza. Le couple connaît plusieurs ruptures. En 1998-1999, Mike Oldfield connaît une nouvelle période d'instabilité sentimentale qui s'étale dans la presse tabloïd anglaise.

 

Finalement, Mike reprend contact avec la jeune française Fanny Vandekerckhove, qu'il avait rencontré à Ibiza, où elle travaillait dans un hôtel. Elle s'installe chez Mike et leurs démêlés défrayent également les tabloïds anglais dans un premier temps, mais finalement leur histoire se consolide, puisque Mike aurait épousé Fanny, avant la naissance d'un petit garçon, Jake (2004), son sixième enfant ! Dans l'interview qu'il a livré au Daily Mail en mars 2006, Mike Oldfield semble rasséréné et comblé par sa nouvelle paternité.

 

La famille de Mike Oldfield est occasionnellement associée à son travail. Des exemples ont déjà été cités. On peut en ajouter quelques autres : Greta Oldfield (que le voit dans la vidéo d'Innocent) est créditée pour la narration (lecture d'extraits du journal d'Anne Franck) sur le titre "Liberation" en 1999, tandis que Molly Oldfield est créditée sur l'album 'The Songs of Distant Earth', pour une contribution qui semble plutôt symbolique ! Il est possible que Molly Oldfield soit aussi à l'origine de la voix d'enfant qui compte 'one, two, three' pendant la chanson "Pictures in the Dark", mais ceci n'est pas rigoureusement établi. Fanny Vanderkerckhove a été associée quelque temps au site web officiel de Mike Oldfield, à l'époque où il servait de point de ralliement aux joueurs de Music Virtual Reality et Maestro.

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /Mars /2006 11:18

 "Tubular Bells", album sorti le 25 mai 1973, est un jalon important de l'histoire de la musique rock. En Angleterre, Mike Oldfield reste "the man who did Tubular Bells" ; en France et ailleurs il est moins exclusivement lié à ce seul disque. Qu'a t'il de si remarquable ?

On l'oublie aujourd'hui, mais Tubular Bells a été dans les années 70 un immense succès commercial. L'album s'est vendu en quelques années à dix millions d'exemplaires (plus de vingt aujourd'hui, la réédition CD aidant). Bon certes, aujourd'hui ce chiffre paraît petit : Coldplay ou Dido par exemple vendent facilement cinq millions d'albums sans révolutionner la musique. Il faut cependant replacer ce chiffre dans le contexte de l'époque : la consommation de musique n'avait pas une telle masse, pas de vidéos clips etc... Au titre de ce succès, Mike Oldfield a été admis dans le Who's Who anglais avec Paul Mc Cartney.

Il faut aussi rappeler que c'est le succès de Tubular Bells, un des quatre premiers disques publiés par le débutant label Virgin (numéro de catalogue V2001), qui a permis à Virgin de devenir l'empire qu'il est aujourd'hui. Richard Branson serait certainement devenu riche sans Oldfield, mais sans doute pas, par exemple, au point de fonder une compagnie aérienne comme il l'a fait...
Tubular Bells a été notable musicalement pour au moins deux raisons :

- C'était la première fois qu'un musicien interprétait seul tout les instruments d'un disque : ils sont listés au dos de la pochette : à part une flûte, une batterie et les choeurs féminins, Mike Oldfield joue toutes les guitares, basses, claviers, percussions, carillon, cloches, choeurs etc... Pour cette raison, l'enregistrement a été épique à une époque qui ne connaissait pas le séquenceur et autres techniques avancées. Par ailleurs, Mike Oldfield était un jeune musicien de dix-neuf ans au moment de l'enregistrement. La musique est pourtant surprenante de maturité !

- C'est un disque de pure musique instrumentale. C'est devenu courant aujourd'hui avec notamment tous les pionniers et enfants des synthétiseurs dont la plupart ont émergé peu après Oldfield (Vangelis, Jarre etc) mais en 1973 c'était vraisemblablement une première dans la musique rock. Les groupes de rock progressif (Yes, Genesis) ou Pink Floyd proposaient certes déjà de longues compositions symphoniques mais il y avait toujours des parties chantées !

Et la musique ?

En gros, on peut dire que c'est une symphonie pour piano, orgues et instruments rock ! Le disque propose deux parties de durée à peu près égales (25 minutes), souvenir du temps où les disques avaient deux faces !

La première partie commence par le célèbre motif piano-glockenspiel (carillon) qui allait servir de thème au film l'Exorciste (il est d'ailleurs curieux que ce thème soit si lié au film alors que l'on y entend qu'une seule fois au début et discrètement). Ce motif tourmenté se répète en s'étoffant au fur et à mesure de guitares. Puis par d'habiles transitions Mike Oldfield nous fait visiter d'autres contrées musicales, plus paisibles ou plus agitées.

Au bout de onze minutes, alors que sonne à nouveau le thème d'introduction, vous avez déjà entendus des dizaines de mélodies différentes ! D'autant que Mike Oldfield a le talent de superposer les mélodies : si vous prêtez l'oreille vous découvrirez que l'accompagnement à peine audible derrière chaque motif principal est une autre mélodie complètement différente... cette technique de composition est une influence avouée de la 5e symphonie de Sibelius, que Mike a beaucoup écouté dans sa jeunesse.

Certains passages sont brefs alors que d'autres s'étirent en longueur et sont assez répétitifs (Philip Glass, de l'école répétitive éant une autre influence de Mike). C'est le cas du thème qui commence à la dix-septième minute et qui vous emmène jusqu'à la fin de la première partie : une basse et un orgue tracent un thème répétitif sur lequel, au bout de trois minutes, retentit la voix du "maître des cérémonies" Viv Stanshall qui annonce "Grand Piano" (piano à queue). Et le piano à queue fait son entrée, joue sa mélodie et s'en va. Et ainsi de suite avec une douzaine d'instruments (qui reprennent la même mélodie) à chaque fois annoncés par Stanshall !

L'apothéose est atteinte quand Stanshall annonce finalement "plus... Tubular Bells !" : déferlement de cloches tubulaires et choeurs féminins achèvent cette première partie.

Ce final de huit minutes est un moment essentiel du disque au même titre que son intro. Je pense que c'est à cause de ce final que des critiques ont parfois fait le rapprochement avec le boléro de Ravel. Dans les années 70, certains trouvaient intéressant de faire l'amour sur Tubular Bells et de réussir à jouir au moment où arrivent les cloches !!!

La deuxième partie, plus courte d'une minute trente, et surtout très différente de la première dans la construction. Alors que la première partie propose de nombreux thèmes courts et enchevêtrés, la deuxième contient cinq parties bien identifiables, plus longues et reliées par des transitions rapides.

Elle commence par un thème absolument charmant et poétique tissé par une mandoline et plusieurs guitares classiques. Au bout de huit minutes et une transition qui fait revenir les choeurs féminins, un nouveau thème plus répétitif est joué par des "guitares sonnant comme des cornemuses". Au bout de trois minutes, ce thème se met à tourbilloner alors que les percussions s'accélèrent et s'énervent. On entre alors dans la section de "l'homme des cavernes" ! C'est ici le seul passage contenant une batterie rock ! Sur des échanges de piano et de guitares électriques, Mike Oldfield de livre a de petits délires vocaux : hurlements de loups, cris rauques, borborygmes néandertaliens ! Entre ces "couplets", on trouve les solos de guitares les plus énergiques du disque ! Après un dernier solo et un long cri, la musique devient d'un coup silencieuse : sur un orgue langoureux, Mike tisse un admirable et dernier développement à la guitare électrique (elles se démultiplient en fait), très pur et mélodieux.

Le cinquième et dernier thème de cette deuxième partie est en fait un morceau quasi indépendant : "The Sailor's Hornpipe" est un thème traditionnel qui rappelle la musique de "Popeye". La mélodie y est reprise encore et encore, de plus en plus vite, jusqu'au limite de la virtuosité de Mike Oldfield, guitariste hors pair !

Ce disque fait date dans l'histoire de la musique rock, mais surtout dans la carrière de Mike Oldfield qui a l'inconvénient de débuter par l'album qui restera son plus gros succès... Tantôt il sera agacé d'être tout le temps associé à cet album, tantôt il en profitera pour nous ressortir sa version orchestrale, ses "suites" (Tubular Bells 2 puis 3) puis récemment la "compilation" Tubular Bells (regroupant des extraits de ses déclinaisons, versions lives, suites...). Pour les 30 ans de cette oeuvre, le 25 mai 2003, Mike Oldfield a cette fois réenregistré "Tubular Bells" avec des moyens modernes. C'est John Cleese (ex-Monthy Python) qui jouer le "Maître des Cérémonies" et annonce les instruments à la fin de la première partie !

 La pochette, oeuvre du photographe Trevor Key, montre une cloche tubulaire repliée sur elle même (normalement c'est un tube droit). Cette forme deviendra par la suite quasiment l'emblême, le logo de Mike Oldfield. A l'origine, l'idée viendrait de Mike Oldfield, qui avait tordu des cloches tubulaires du studio, car il les frappait avec un maillet en acier pour les faire sonner plus fortement. Trevor Key a illsutré cette idée de tube tordu en lui donnant cette forme de boucle. la composition générale, sur fond de ciel nuageux et de mer agitée semble inspirée du "Château des Pyrénées" de Magritte.

Le titre de l'album est celui qu'a voulu mike Oldfield (bien qu'en studio il se référait à cette oeuvre sous le nom "d'Opus One") alors que Richard branson avait poussé l'idée d'intituler le disque "Breakfast in Bed" et de l'illstrer d'un oeuf à la coque d'où dégoulenirait du sang. Mike Oldfield utilisera un dérivé de ce concept de façon ironique pour la couverture de 'Heaven's Open', son dernier album sous contrat Virgin.

 

Ma cotation de cet album : 8/10

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /Mars /2006 16:38

Mike a accumulé à ce jour 23 albums studios en trente ans de carrière solo. Bien qu'un classement soit toujours un exercice "provisoire" (selon mon humeur du moment certains albums me plaisent plus ou moins), je vous livre mon ordre de préférence actuel de la discographie solo de Mike Oldfield...

1. Ommadawn (1975) est, depuis toujours, mon album préféré de Mike Oldfield. Il l'est également pour une grande partie de ses fans.

2. Five Miles Out (1982)
électrique, joyeux, jubilatoire... 

3. Crises (1983)
- l'album par lequel j'ai découvert Mike. Les fans sont plus partagés à son égard. 

4. Platinum (1979) - malgré ses imperfections, j'aime l'énergie électrique de cet album.

5. Hergest Ridge (1974) 

6. Discovery (1984)
- je réalise, à me relire, combien j'ai bien aimé son début des années 80...

7. Incantations (1978)

8. QE2 (1980)

9. Amarok (1990)
- un excellent d'album qui exige une qualité d'écoute souvent difficile à dégager.


Jusque là, que des albums que j'adore et qu'il est presque absurde de classer. Au delà, cela devient un peu plus mitigé...

10. Tubular Bells (1973)
- l'album qui a fait la légende 'Mike Oldfield', que j'aime beaucoup, mais que je "n'adore" pas !

11. Tubular Bells 2003 (2003)
- le même, réinterprété en 2003, mieux produit, mais un peu moins fiévreux.

12. Islands (1987)
- pour son instrumental 'The Wind Chimes'

13. Tubular Bells 2 (1992)

14. Tubular Bells 3 (1998)

15. Voyager (1996)
- essentiellement des reprises de traditionnels, mais j'adore leur interprétation !

16. The Songs of Distant Earth (1994)

17. Music of the Spheres (2008)
- l'interprétation exclusivement symphonique "standardise" quelque peu le son de cet album, qui aurait pu être tout bonnement magnifique avec des instruments et sons plus typiquement "oldfieldiens"... 


On arrive maintenant dans des albums que je n'aime que pour quelques morceaux, et malheureusement, ce sont surtout des albums récents...

18. Light+Shade (2005)

19. The Millenium Bell (1999)

20. Guitars (1999)

21. Earth Moving (1989)

22. Tres Lunas (2002)

23. Heaven's Open (1991)
- l'album que j'aime le moins, avec l'avant dernier j'y trouve peu de moments satisfaisants.

Par Nicolas - Publié dans : Mike Oldfield et moi
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Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /Mars /2006 19:51

Albums studio

 

Années Virgin (1973-1991)

- Tubular Bells (25 mai 1973)

- Hergest Ridge (28 août 1974)

- Ommadawn (21 octobre 1975)

- Incantations (24 novembre 1978)

- Platinum (23 novembre 1979)

- QE2 (31 octobre 1980)

- Five Miles Out (19 mars 1982)

- Crises (27 mai 1983)

- Discovery (25 juin 1984)

- Islands (7 septembre 1987)

- Earth Moving (10 juillet 1989)

- Amarok (14 juin 1990)

- Heaven's Open (18 février 1991)

 

Années Warner (1992-2003)

- Tubular Bells 2 (31 août 1992)

- The Songs of Distant Earth (14 novembre 1994)

- Voyager (26 août 1996)

- Tubular Bells 3 (28 août 1998)

- Guitars (24 mai 1999)

- The Millenium Bell (26 novembre 1999)

- Tres Lunas (3 juin 2002)

- Tubular Bells 2003 (27 mai 2003)

 

Années Mercury/Universal (2005- )

- Light + Shade (26 septembre 2005)
-  Music of the Spheres (17 mars 2008)

 

Par année

1973  1974  1975  1976  1977  1978  1979  1980  1981  1982  1983  1984  1985  1986  1987  1988  1989  1990  1991  1992  1993  1994  1995  1996  1997  1998  1999  2000  2001  2002  2003  2004 2005  2006  2007 

 

Autres
Inédits et raretés 1/3
Inédits et raretés 2/3
Inédits et raretés 3/3

Par Nicolas - Publié dans : Discographie
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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /Fév /2006 22:03

L'objectif de ce site est d'empiler, petit à petit, un ensemble de ressources sur la carrière et la musique du musicien britannique Mike Oldfield.

 

Je m'appelle Nicolas, j'ai une quarantaine d'années et j'ai commencé à m'intéresser à la musique de Mike Oldfield dans les années 80. Sauf mention contraire, je suis l'auteur des articles de ce site dans lequel j'ai également publié des documents fournis par Yannick , un fan suisse qui a à peu près le même âge que moi. Je fais avancer ce site de façon très irrégulière, quand mes occupations variées me ramènent de ci de là à réécouter du Mike Oldfield.

 

Les deux branches principales de ce site sont une biographie détaillée et l'inventaire de la discographie de Mike Oldfield. J'ai également entrepris de traduire en français une tourographie écrite par un journaliste indépendant anglais. Je recommande également la traduction et les développement du "Mike Oldfield Reference Guide".

Bien que ce ne soit pas la raison d'être de ce site, il y a une rubrique consacrée aux "actualités"...

 

4384.jpg

 

J'ai entrepris de traduire occasionnellement des articles consacrés à Oldfield ainsi que des extraits de son autobiographie.

 

En dehors des traductions, j'ai moi-même écrit des articles autour de "thèmes" de la carrière de Mike Oldfield : les plus populaires en terme de nombre de lectures sont les articles sur les maisons, les studios d'enregistrement et les guitares de Mike Oldfield. Deux articles plus récents permettent de suivre la carrière de Mike Oldfield sur Google Earth.

 

De nombreux visiteurs arrivent sur mon site en faisant des recherches sur "Mike Oldfield'. D'autres, un peu moins nombreux, font des recherches sur "Fanny Vandekerkhove" et tombent sur ce blog sans doute à cause de la concession people qu'est un article consacré aux "familles" de Mike...

 

Je profite de cet article pour saluer tous les visiteurs réguliers ou occasionnels de ce site.

 

 

Nicolas

Par Nicolas - Publié dans : Généralités
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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /Fév /2006 00:38

 Cette photo, initialement dévoilée lors d'une émission de la BBC, et reproduite dans son autobiographie, représente le petit Michael Oldfield avec sa mère, Maureen.

Le visage de cette femme, décédée en 1975, nous est également connue grâce à la pochette du du 45 tours "Crime of Passion", sorti près de dix ans après sa disparition. Mike rendait ainsi une nouvelle fois hommage à la mémoire de sa mère, après l'avoir déjà fait en lui dédiant un titre en face B d'un 45 tours dans le semaines suivants sa mort : "In Dulci Jubilo (for Maureen)" en 1975.

La vie douloureuse de cette femme a été à l'origine de l'engagement total de Mike Oldfield dans la musique.

Maureen Bernadine Liston est un des enfants de Michael Liston, un irlandais de Charleville, du conté de Cork. Un soir de l'année 1915, Michael Liston disparaît pour ne revenir que trois ans plus tard. Ayant sans doute bu jusqu'à être ivre dans un pub, il semble s'être laissé engager dans l'armée britannique, pour aller combattre dans les tranchées à Ypres (Mike Oldfield visitera le champ de bataille 90 ans plus tard, ce qui lui inspirera le morceau "The Gate").

Au retour de la guerre, Liston est transformé. Les quatre enfants nés après sa disparition, parmi eux Maureen (née vers 1916), auront une enfance perturbée. Quand Maureen a dix-huit ans, elle tombe amoureuse de l'anglais Raymond Henri Oldfield, qui est protestant, alors que les Liston sont catholiques. Ce mariage lui vaudra d'être rejetée par sa famille, ce qui fera un problème de plus pour Mme Oldfield.

Raymond Oldfield est un médecin généraliste qui travaille dans l'armée britannique (il a servi en Egypte à la Royal Air Force pendant la deuxième guerre mondiale), tandis que Maureen est une infirmière. Ray Oldfield est un mélomane (sa mère était très bonne pianiste).

Après la naissance de Sally Natasha en août 1947 à Dublin la famille s'installe à Reading, entre Londres et Oxford. C'est là que naît Terence le 12 août 1949. Le troisième enfant du couple arrive un peu plus tard, le 15 mai 1953 et c'est un deuxième garçon qui sera nommé Michael Gordon Oldfield.

 Sur cette photo, Michael a environ 5 ans et, à cet âge, il vit encore dans une famille heureuse. En 1961, sa mère attend un nouvel enfant, à l'âge de 45 ans. Elle donne naissance à un enfant mongolien ("syndrome de Down" en anglais). Les parents annoncent aux trois aînés que l'enfant est mort à la naissance, mais Mike apprendra plus tard qu'il avait survécu un an (trois ans selon une auttre source) dans une institution médicale.

A partir de cet épisode douloureux, tout va aller de mal en pis pour Maureen Oldfield. Elle va subir une hystérectomie, va devoir prendre des barbituriques pour retrouver le sommeil, au point de devenir dépendante à ces médicaments (ainsi qu'à l'alcool). Mike raconte : "elle ne s'intéressait plus à moi". Mme Oldfield devient si dépressive, qu'elle est emmenée quasiment tous les deux mois dans des hôpitaux, parfois au milieu de la nuit, où elle reste 30 jours à chaque fois.

Mike Oldfield dira plus tard : J'ai vécu des choses qui étaient effrayantes pour un enfant. J'aimais ma mère, mais même à un âge aussi jeune que cinq ans, je lui en voulais de ne pas être comme la mère de mes copains." Ce passif avec sa mère sera un des fardeaux dont Mike ne semble pas s'être totalement débarrassé, en tout cas jusqu'à une époque récente.

=> 1960

Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /Fév /2006 23:36

Les articles biographiques de ce blog sont établis d'après des articles et interviews disponibles sur la Toile et d'après trois ouvrages en anglais : A Man and his Music (Sean Moraghan), Music from the Darkness (Peter Evans) et The Making of Tubular Bells (Richard Newman)... Et depuis peu avec Changeling, biographie officielle écrite par Jon Collins et Mike Oldfield, sortie en mai 2007.

Sommaire

1.  La famille Oldfield 1953 : Maureen

2.  La famille Oldfield 1960 : Ray

3.  La famille Oldfield 1968 : Sally & Terry

4.  1970-71 : The Whole World

5.  1971-72 : Opus 1

6.  1972-73 : L'enregistrement au Manoir

7.  1973 : La sortie de Tubular Bells et le succès (en projet)

8.  1973-74 : Hergest Ridge  (en projet) 

9.  1974-75 : Ommadawn

10. 1976-77 : Througham Slad

11. 1977-78 - Incantations

12. 1978-79 : Guilty et Exposed

13. 1979-80 : Platinum

14. 1980-81 : QE2

15 : 1981-82 : Fives Miles Out

16 : 1982-83 : Crises

17 : 1983-84 : The Killing Fields & Discovery

Par Nicolas - Publié dans : Biographie
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Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /Fév /2006 23:32

Mike Oldfield, compositeur, guitariste et multi-instrumentiste britannique a déboulé très tôt dans l'histoire de la musique rock avec son légendaire "Tubular Bells". Il a depuis sorti des dizaines d'albums et de compilations, touchant à tous les styles et vivant plusieurs vies, tantôt calmes, tantôt débridées, en Angleterre, France, Espagne, USA...

 

Je vais essayer ici de reconstituer les fils de "ces" vies jalonées par des oeuvres magistrales ou bâclées, dont la somme constitué une des carrières les plus riches de la musique rock britannique.

Par Nicolas - Publié dans : Généralités
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