Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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Samedi 30 juin 2007

Voici le premier article d'une série qui sera adaptée de l'excellente "Tourography" établie par le chroniqueur indépendant Mark Slattery pour le fanzine Dark Star. L'auteur a donné l'autorisation pour ces traductions et la publication sur ce blog. Des détails ont été corrigés ou complétés d'après les informations figurant sur le site allemand www.tubular-world.com.


 

1980 - "THE CONCERT" (TOURNEE PLATINUM)

Dates
9 avril : Loughborough (R.-U.) - 11 Lancaster (R.-U.) -12 Strathclyde (R.-U.) -13 Dundee (R.-U.) -14 Bradford (R.-U.) -? Stockholm - 17 Copenhagen - 18 Kiel - 19 Berlin - 21 Dusseldorf - 22 Munster - 23 Francfort - 24 Cologne - 25 Brême - 26 Hanovre - 28 Vienne - 29 Munich - 30 Heidelberg
4 mai - Ipswich (Gaumont) - 5 Croydon (Fairfield Hall) - 6 Bournemouth (Winter Gardens) - 8 Portsmouth (Guildhall) - 9 Gloucester (Leisure Centre) - 10 Oxford (New Theatre) - 11 Oxford (New Theatre) - 13 Brighton (Centre) - 14 Stafford (Bingley Hall) - 15 Manchester (Apollo) - 17 & 18 Edimbourg (Usher hall) - 19 & 20 Glasgow (Apollo) - 22 Newcastle City Hall - 23 Preston (Guildhall) - 24 Sheffield (City Hall) - 25 Bristol (Colston Hall) - 26 Southampton (Gaumont) - 27 Poole (Arts Centre) - 28 & 29 Londres (Stade de Wembley) - 31 Dublin (Royal Dublin Society Hall)
? juin Rotterdam (De Doelen) - ? Bruxelles (Forest National) - ? Paris (Palais Omnisport) - ? autres dates en France ? - 17 juin Stockholm (Konserthuset) - 21 Knebworth (Fayre Park) - 28 Dundonald (Playing Fields) - 29 Cork (McCroom Castle)

Musiciens (Mike Oldfield +10)
Pierre Moerlen (batterie), Nico Ramsden (guitare), Benoit Moerlen (vibraphones), Hansford Rowe (basse), Tim Cross et Pete Lemer (claviers), Pete Acock (saxophone, flûte, calrinette), Mike Frye (percussions), Wendy Roberts & Maggie Reilly (chant). 

Morceaux joués (en général)
Platinum, I Got Rythm, Punkadiddle, Incantations, Tubular Bells, Guilty, Ommadawn pt 1, Blue Peter, PortsmouthPolka, la Marche de Radetzky, Blaydon Races. Ian Emes a réalisé cinq films projetés en toile de fond.





1980---The-Concert.jpg La tournée de 1979 eu un impact sur Mike qui influença la tournée suivante. Le 5 janvier 1980, il déclara à SuperPop, "J'ai très peur à l'idée de reproduire une grosse erreur comme ça. Donc je vais faire beaucoup plus attention cette fois. J'envisage même de chercher quelqu'un pour me sponsoriser. Guinness peut-être. J'aime la Guinness." La tournée suivante fut produite par un homme appelé Andrew Miller, et Mike emmena aussi Sally (Cooper) et Molly avec lui pour, selon lui, préserver leur relation et son bien-être.


La tournée eu lieu après la sortie de Platinum et Mike déclara à Smash Hits "Nous voulons jouer dans des petites salles, dans une vingtaine de villes. Ensuite nous irons en Ecosse, en Irlande du Nord et à Dublin." Il devait y avoir une tournée aux U.S.A. à l'été 1980. Wendy Roberts se souvient d'avoir reçu un itinéraire mais, pour une raison ou une autre, la tournée n'eut pas lieu. Au concert de Gloucester, Mike offrit 10 Livres à la personne qui danserait le mieux sur 'Guilty'. Cela n'eut lieu qu'une seule fois.


La deuxième tournée fut entreprise avec un groupe de dix musiciens - "bien que ce soit encore trop grand", dit Mike au Melody Maker - et il confessa qu'il continuait à se crisper lorsqu'il y avait des erreurs et admit qu'il voulait atteindre la perfection technique au lieu de fournir un spectacle au public, et qu'il réduirait le groupe à six musiciens pour la prochaine tournée.


Knebworth-Roberts.jpg Knoebworth-Oldfield.jpg A Vienne dans la Stadhalle,  le 28 avril 1980, Mike joua Polka enchaînée avec la Marche de Radetzky, enregistrée et sortie en face B d'Arrival. La musique jouée aux concerts comprenait Tubular Bells, Ommadawn, Incantations, et Platinum, avec Guilty. Lors de son apparition à Southampton le 26 mai, des films d'animations accompagnaient la plus grande partie du spectacle. Le décor comprenait deux papillons géants dont les ailes s'ouvraient au final et les chanteuses étaient habillées dans un style années 20. Pour Punkadiddle, il y avait un dessin animé d'un gorille géant dont les yeux tournaient autour de la scène.


Le 29 juin 1980, Mike joua à Cork avec Van Morrison, Lindisfarne et les Chieftains. Le Cork Examiner écrivit : "Les débats se sont ouverts d'une façon splendide quand Mike Oldfield et son groupe de 10 musiciens sont montés sur scène et ont fait une démonstration qui a complètement relégué dans l'ombre un Morrison pourtant plus célèbre et plus médiatisé. Oldfield a joué une nouvelle version de la première partie du célèbre instrumental Tubular Bells, dans lequel le xylophone produisait un effet énorme. Malgré les problèmes de feedback, notamment avec la basse, cet arrangement a été énormément apprécié par la foule qui a fait une standing ovation à la fin. Il a aussi joué un nouvel arrangement d'Ommadawn, une de ses oeuvres préférées. Les choeurs de Maggie Reilly, auparavant membre de Cado Belle et Staglee, sont sortis du lot, ainsi que des passages de guitare scintillants d'Oldfield. Ceci aussi a été très apprécié. Son rappel a consisté en des airs irlandais traditionnels joués à la guitare électrique, recevant un accueil énorme du public."



Kneb80.jpg Cela nous mène au fameux concert de Knebworth qui figure sur la vidéo "Essential". Led Zeppelin fut tête d'affiche en 1979. Cette année là, les organisateurs avaient obtenus une autorisation pour 100,000 personnes et 200,000 sont venus. L'argent du promoteur fut pris par le manager de Led Zeppelin (Peter Grant), ce qui le contraignit à la liquidation. Les voisins se plaignirent, les concerts débordèrent et le château de Knebworth fut poursuivi pour non respect des autorisations.

Les concerts de 1980 étaient donc une affaire délicate. Les organisateurs avaient du laisser un dépôt de garantie à la municipalité en cas de non respect des autorisations. En tête d'affiche il y avait les Beach Boys, Mike Oldfield jouant juste avant eux, plus Elkie Brooks, Lindisfarne, le Blues Band et Santana.

L'investissement était de 500,000 Livres et l'autorisation était pour 100,000 personnes. Mais une semaine avant l'évènement, seulement 25,000 billets étaient vendus. Capital Radio couvrit l'évènement (67% de ses auditeurs avaient plus de 25 ans). Environ 43,000 personnes vinrent au bout du compte, selon les promoteurs. Les Beach Boys, Mike et Santana avaient tous fait Wembley dans les semaines précédentes. Le présentateur était Richard Digance. Elkie Brooks joua pendant 40 minutes et il commença à pleuvoir.

Selon Chrissie Lytton Cobbold, la propriétaire de Knebworth, Mike joua "des morceaux de Tubular Bells et plusieurs de ses albums suivants Hergest Ridge, Ommadawn et Incantations". Cela ne paraît pas tout à fait exact. Elle conclua que, "De tout point de vue -sauf financièrement- le festival de 1980 avait été un grand succès". Une critique de l'époque dit que :''le problème était qu'on dirait que le programme a été fait par quelqu'un qui semble avoir été anesthésié il y environ 7 ans." [Extrait du "Knebworth Rock festivals" par Chrissie Lytton-Cobbold pp. 66-74, Omnibus Press ISBN 0-7119-0774-9].


Plus tard cette année, le 20 septembre, eut lieu le vol dramatique de Barcelone à San Sebastian au cours duquel l'avion de Mike givra et fut secoué par une tempête au dessus des pyrénées. La chanson Five Miles Out a été basée sur cet évènement. Le 31 octobre sortit QE2.


La première conséquence pour Mike sur sa deuxième tournée fut pécunière. Après QE2, il dit, "Je ne veux plus perdre de l'argent. Vous voyez, dans cette première tournée, je voulais vraiment prendre la responsabilité de la totalité -maintenant je prendrais quelqu'un pour s'occuper de l'orchestre. Ils sont presque tous des membres du syndicat des musiciens et ils se sont presque mis en grève contre nous près de huit fois. Dès qu'ils voient une caméra de télé, ils se mettent à demander de l'argent. J'en suis même venu à songer à faire des concerts complètement seul."


Mike consacra un long entretien à Mal Reading sur radio Independent, où il fit part de ses réflexions sur quelques thèmes-clés de ses concerts. "C'est de la musique extrêmement difficile à jouer en concert parce que si vous voulez la faire correctement, il vous faut au moins cinquante personnes. Ca peut vouloir dire avoir quatre guitaristes, et j'ai essayé ça, j'ai essayé de faire la moitié des concerts avec un orchestre, et ce à quoi je suis arrivé depuis c'est de n'avoir que quelques personnes qui sont impliqués dans ce type particulier de musique. Et je trouve que l'esprit est présent même si ça n'est pas pareil que sur le disque. La façon de faire la plus satisfaisante, c'est de prendre un nombre de personnes gérable, des musiciens totalement dévoués à la musique."

"L'idée d'aller à Londres et même dans une ville comme Hereford était un peu répugnante. L'idée d'aller en Amérique et d'y faire un énorme concert était vraiment la dernière chose que je voudrais faire."

qe2-concerts.jpg "Pour QE2, ce que j'ai fait avec le groupe que j'avais pris en mars et qui comprenait 12 musiciens. Vous voyez, la première fois il y en avait 50, puis c'est descendu à 12, et j'ai trouvé que même 12 étaient encore trop, trop de gens. Ca a donc été affiné à 6 y compris moi-même, et c'est le plus solide que j'ai jamais eu. Si quelqu'un m'avait dit il y a deux ans que j'aurai pu me contenter de six personnes, j'aurais dit non, n'importe quoi. Mais en fait c'est plus facile, parce qu'il y a plus de communication et vous avez du temps pour vous parler. Notamment, comme il y a moins de gens, chacun doit donner plus. Si vous avez beaucoup de personnes, vous tendez à ne pas en faire autant que s'il y en a juste quelques uns."

"J'ai trouvé que ça marchait mieux en tournée d'avoir une attitude plus socialiste avec les gens avec qui je travaille, en leur donnant une partie des bénéfices et des choses comme ça, pour faire du spectacle leur spectacle, notre spectacle. Plutôt que de faire ce que j'ai fait sur la tournée précédente c'est à dire -"je suis le chef, vous devez faire ce que je dis pour avoir vos salaires"- tout ce que trouvé est que ça me laissait un peu à l'écart et ça causait un ressentiment amer. Je veux partager les choses dans ma propre musique, notamment les concerts."


L'expérience de Mike avait adouci sa philosophie relative à la gestion des hommes, mais il est clair qu'à cette époque, il y avait toujours une tension pour lui entre reproduire à la perfection la musique enregistrée et  la rafraîchir avec des versions réinventées pour correspondre aux exigences sonores d'un concert. Il sembla se concilier pour avancer avec moins de musiciens principalement parce que c'était moins cher et plus facile.




SEPTEMBRE 1980 : CONCERTS QE2

Dates
19 septembre : Barcelone - 20 San Sebastian - 21 Alicante - 23 Madrid - 25 Lisbonne - 26 Porto - 27 Venise - 28 Pontevedra

Musiciens (Mike Oldfield +5)
Maggie Reilly (chant), Tim Cross (claviers, vocoder), Mike Frye (batterie, percussions), Rick Fenn (basse, guitare), Morris Pert (batterie, percussions). 

Morceaux joués (en général)
Taurus 1, Sheba, Mirage, Platinum pt1, Platinum pt2, Platinum pt4, Ommadawn pt 1



DECEMBRE 1980 : CONCERTS TELEVISES

Dates
décembre ? Edimbourg Gateway Theatre - 20 Dortmund [passages télé]

Musiciens (Mike Oldfield +5)
Maggie Reilly (chant), Tim Cross (claviers, vocoder), Mike Frye (batterie, percussions), Rick Fenn (basse, guitare), Morris Pert (batterie, percussions). 

Morceaux joués
Taurus 1, ShebaPlatinum pt1, Platinum pt2, Platinum pt3, Platinum pt4, Tubular Bells pt 2, Tubular Bells pt1, Silent Night



Le 20 décembre 1980, Maggie Reilly chanta Silent Night, Holy Night (Douce nuit, sainte nuit) pour la première fois à la Westfalen Halle de Dortmund. Ca n'était pas loin de la nuit où Lennon fut tué - à l'époque où Mike séjournait à New York avec William Murray.


©Mark Slattery
Mark Slattery est un chroniqueur indépendant britannique, qui a collaboré plusieurs fois avec la fanzine Dark Star.
Son site personnel est .
L'article original a été écrit pour Dark Star et traduit par Nicolas Delnatte avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Lire également sur ce blog : l'article sur l'album Platinum

Par Nicolas - Publié dans : Tourographie
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Dimanche 10 juin 2007

Article mis à jour en juillet, août et septembre 2007

Les péripéties plus récentes autour de cet album figurent dans cet article.

Mon avis sur l'album est présenté en partie dans cet autre article.


Depuis la sortie de Light + Shade, en septembre 2005, Mike Oldfield est resté très actif sur le plan de la promotion :
- il a sorti sa compil' Platinum Collection sortie en mars 2006,
- il a participé aux Nights of the Proms allemandes et espagnoles fin 2006-début 2007,
- il a fait paraître son autobiographie Changeling en mai 2007.

Les nombreuses interviews qu'a accordé Mike Oldfield pour ses promos ont également permis de suivre le développement de son nouveau projet : un album de musique instrumentale de facture complexe, inspiré par la musique classique.

En 2006, pendant sa promo pour The Platinum Collection, Mike disait de son projet en cours que ce serait
- un retour à un genre de musique instrumentale de facture plus complexe, dans la veine de ses premiers albums,
- un album en trois parties (il est finalement en deux parties),
- un album inspiré par la musique classique, qu'il écoute souvent (car son épouse Fanny écoute une radio classique),
- le retour à "de vrais doigts sur de vrais instruments", sans recours à des séquenceurs.


notp.jpg


Après cela, Mike a participé à la tournée Nights of the Proms, à l'automne-hiver 2006-2007 en Allemagne (18 dates) et en Espagne (2 dates) où il a joué des extraits de Tubular Bells, d'Ommadawn ainsi que deux chansons, le tout accompagné d'un orchestre symphonique et de choeurs. Cette expérience a peut-être contribué à orienter le projet de façon plus nette vers la musique classique. En effet, les interviews données depuis la tournée allemande nous ont appris que :

- l'album sera de la musique pour orchestre classique, piano et guitare acoustique,
- Mike Oldfield jouera lui-même du piano et de la guitare acoustique,
- il n’y aura pas du tout de guitare électrique (pour la première fois sur un album d’Oldfield),
- les parts pour orchestre ont été transcrites sur partition avec le programme Sibelius et adaptées par Karl Jenkins (Soft Machine, Adiemus),
- l’enregistrement de certaines parties a lieu à Abbey Road et des séances ont eu lieu à partir du 6 juin,
- au 5 juillet, l'enregistrement a été terminé
- la chanteuse soprano Hayley Westenra participe à l’album, de même que le pianiste Lang Lang,
- l’album s’intitulera Music of the Spheres,
- il devait initialement sortir le 12 novembre 2007, chez Mercury Records (et non pas Universal Classics comme cela avait été annoncé par un journal britannique), sous le numéro de catalogue 4766206, comme l'indiquent les fiches de l'album déjà consultable sur les sites HMV et play.com. La sortie a depuis été repoussée : voir cet article.


   jenkins.jpg     hwestenra.jpg
                                          Karl Jenkins - Hayley Westenra

Langlang.jpg                                                                              Lang Lang

Le forum du site tubular.net a relayé une information d'Universal indiquant que l'album sera sorti le 12 novembre 2007 (date ensuite repoussée) en CD et en USB flash, mais surtout communiquant la liste des morceaux présents sur l'album. Voici cette liste : 

Part 1
1.   Harbinger - 04.08  avec Lang Lang au piano
2.   Animus - 03.09  avec Lang Lang au piano
3.   Silhouette - 03.19  avec Lang Lang au piano
4.   Shabda - 04.00
5.   The Tempest - 05.48  avec Lang Lang au piano
6.   Harbinger (reprise) - 01.30  avec Lang Lang au piano
7.   On My Heart - 02.27  avec Hayley Westenra

Part 2
8.    Aurora - 03.42
9.    Prophecy - 02.54  avec Lang Lang au piano
10.  On My Heart (reprise) - 01.16
11.  Harmonia Mundi - 03.46
12.  The Other Side - 01.28
13.  Empyrean - 01.37
14.  Musica Universalis - 06.24

Durée du disque :  45.30

Plus récemment, le site tubular.net a dévoilé le projet de pochette de l'album, que voici :


pochette-mots.jpg

Les dernières informations qui ont filtré sur l'album sont apparues sur le site allemand http://www.tubular-world.com/ et sur le forum du site international http://tubular.net (postées par manintherain). Elles concernent les musiciens crédités sur l'album.

Ainsi l'orchestre qui a été assemblé pour l'occasion est baptisé le Sinfonia Sfera Orchestra.

Dirigé par Karl Jenkins, il comprend les musiciens de la liste suivante : 

Premiers violons :
Richard Stutt, Judith Temppleman, Tom Piggott-Smith, Harriott McKenzie, Tristan Gurney, Jemma McCrisken, Amy Cardigan, Joanna McWeeney, Gillan Cameron, Louisa Adridge, Kotono Sato, Jeremy Morris, Miriam Teppich, Vladimir Naumov.
Seconds violons : Peter Camble-Kelly, Emma Parker, Sophie Appleton, Jenny Chang, Holly Maleham, David Lyon, Nicholas Levy, Joanna Watts, Lucy Hartley, Jo West, Sarah Carter, Elizabeth Neil.
Altos : John Thorn, Rachel Robson, Edward Vancerspar, Emma Owens, Vincent Green, Olly Burton, Rachel Dyker, Sarah Chapman, Fay Sweet, Holly Butler.
Violoncelles : Sally Pendlebury, Jonny Byers, Chris Worsey, Verity Harding, Chris Fish, Lucy Payne, Morwenna Del Mar, Ben Trigg.
Contrebasses : Sian Hicks, Hugh Sparrow, Jeremy Watt, Kylie Davis, Frances Casey, Ben Griffis.
Flutes : Gareth Davis, Juliette Bausor.
Hautbois : Roy Carter, Rosie Jenkins.
Clarinettes : Chris Richards, Nick Ellis.
Bassons : Steven Reay, Louise Chapman.
Cors : Peter Francomb, Dave Tollington, Joe Walters, Evgeny Chebykin.
Trompettes : Gareth Small, Edward Pascal, Tom Watson.
Trombones : Simon Willis, James Adams.
Trombone basse : Rob Collinson.
Tuba : Alex Kidston.
Timbales : Steve Henderson.
Percussions : Gary Kettel, Paul Clarvis, Sam Walton, Neil Percy.

Choeurs : Mary Carewe, Jacqueline Barron, Nicole Tibbels, Mae McKenna, Heather Cairncross, Sarah Eyden


En début d'année 2007, Mike annonçait que le thème de l'album serait basé autour de l'ancien festival d'Hallowe'en c'est à dire la fête rituelle celtique de passage à l'hiver, connue également sous le nom de Samain en France. Plus récemment, Mike Oldfield a indiqué que son album s'intitulerait Music of the Spheres. Cette appellation correspond au principe de la Musica Universalis (en français Harmonie des sphères), une théorie qui pose le principe que les mouvements des corps célestes sont régi par des lois, des proportions et des harmonies similaires à celles qui régissent la musique. Tout semble indiquer qu'on n'aura pas affaire à un album "concept" aussi fort que The Songs of Distant Earth dans la mesure où la thématique semble ici interchangeable, à moins que Mike ne soit parti d'idées de saisons/mouvements, un principe que pourrait recouvrir aussi bien le thème d'Hallowe'en que celui des sphères célestes... Les titres des morceaux de l'album ayant plutôt l'air abstrait, on attend les notes dans le CD...

Sur le plan musical, la seule composition à laquelle on pourrait penser est le morceau "Mont Saint-Michel", sur l'album Voyager. Mais la participation de Karl Jenkins (les arrangements de "Mont Saint-Michel" étant de Robin Smith) et d'Hayley Westenra vont teinter Music of the Spheres d'une touche plus lyrique.



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Par Nicolas - Publié dans : Actualités
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Dimanche 10 juin 2007

(Chanteuse soprano pressentie sur le prochain album de Mike Oldfield)


westenra.jpg Hayley Westenra est née le 10 avril 1987 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Elle semble douée d'une excellente oreille musicale dès l'âge de six ans et est encouragée à étudier la musique (violon, piano, flûte, chant). A l'âge de douze ans, elle enregistre en indépendante un album qu'elle presse en petites quantités, et elle est peu après repérée par les médias néo-zélandais, puis signée par le label Universal de Nouvelle-Zélande, qui lui fait enregistrer un album solo en 2001.

Elle signe ensuite chez Decca Records (groupe Universal) et publie, en 2003, son album Pure, qui reçoit une diffusion mondiale. L'album contient des chants classiques, de la musique pop et des chants traditionnels maori. Il devient l'album à démarrer le plus vite dans les classements britanniques. 2 millions d'exemplaires ont été vendus grâce à une promo qui cible la télévision et un public jeune (Hayley a chanté dans la B.O. de Mulan II).

Installée à Londres, Hayley Westenra publie en 2005 l'album Odyssey, qui marque son virage vers la musique celtique (toujours mêlée de classique, de pop et de New Age). Elle rejoint ensuite le collectif Celtic Woman, et participe à leur second album A New Journey. Elle effectue également une tournée avec eux en 2007.

En février 2007, encore âgée de 19 ans, elle a sorti son troisième album solo international : Treasure (Celtic Treasure dans certains pays). L'album contient des compositions originales et des reprises de traditionnels, comme le fameux "Danny Boy", que le père de Mike Oldfield jouait à la guitare à ses enfants.

Celtic-Treasure.jpg

Elle serait entré en studio avec Mike Oldfield et Karl Jenkins le 6 juin dernier pour des sessions d'enregistrement, en vue du prochain album de Mike, Music of the Spheres.

La voix de Hayley Westenra se situe dans la grande tradition des voix celtiques à la Loreena McKennitt et Enya, mais dans un timbre plus soprano (aigu) et une virtuosité vocale qui lui permet d'aborder le répertoire classique. Le résultat est un mélange des ambiances de McKennitt (morceaux amples et somptueux) et de classique.


Hayley Westenra - Danny Boy

Site officiel d'Hayley Westenra



L'article est écrit d'après les informations trouvées sur la page de wikipédia consacrée à Hayley Westenra.
Par Nicolas - Publié dans : Collaborations et participations
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Dimanche 3 juin 2007

Voici une traduction un peu plus conséquente de Changeling, l'autobiographie de Mike Oldfield : les huit pages traduites, prises par-ci par-là dans les chapitres 9 et 10 du livre, tournent toutes autour de la réalisation de l'album Hergest Ridge. Note : les photos ne viennent pas du livre. 


[La traduction commence après la description du concert de Tubular Bells au Queen Elizabeth Hall en juin 1973, puis de l'enregistrement du concert pour la BBC en novembre de la même année]

ouvrezlesguillemets.jpg

9. THE BEACON - 1974

[...]

A part ça, ma mémoire de cette période a disparu : tout est assez brumeux. C'était une période très étrange pour moi, un peu comme un tourbillon. Je ne faisais pas vraiment attention à ce qui se passait à la maison, dans le sens où j'étais passé à autre chose. Mes parents n'étaient pas venus au concert ; les parents faisaient partie d'un monde et les enfants d'un autre. C'est comme ça qu'étaient les gens à l'époque.

Je me souviens comment j'avais finalement pu échanger ma vieille Mini pourrie contre ce qui s'est avéré être une Bentley totalement pourrie. Je l'ai emmenée chez Jack Barclay, le concessionnaire Bentley à Berkeley Square, qui m'a dit que la faire réparer coûterait plus que le prix de la voiture. Elle avait l'air magnifique, elle avait cette adorable moquette mais si vous appuyiez trop fort sur le plancher du côté passager, votre pied passait à travers.

A cette époque, j'avais une copine que j'avais rencontré au Manoir et nous voulions vivre quelque part à la campagne. Nous nous sommes mis en route dans la Bentley, pour chercher un lieu, quelque part où habiter. Je me souviens comment nous étions partis en direction de l'ouest, par le pont de la Severn, puis par Ross-on-Wye, ensuite jusqu'à Monmouth et Hereford. Sur un simple coup de tête, nous avons conduit du nord d'Hereford à un endroit appelé Kington, juste sur la frontière galloise. Je me souviens avoir vu là une grosse colline et un club de golf à son sommet, et juste un peu en dessous il y avait une petite maison avec un panneau "à vendre" dessus. Elle avait une vue magnifique sur Kington, et on pouvait voir les montagnes noires au loin.

beacon.jpg

La maison était appelée The Beacon et elle était sur Bradnor Hill, à environ huit cent pieds (NdT : 250 mètres) de haut et sur une pente de quarante degrés. Ca n'était qu'une petite maison, fragilement construite et un peu délabrée, coincée sur cette colline entourée par des fougères et des moutons. C'était assez isolé là haut et le vent soufflait tout autour.

La maison côutait vingt mille Livres. je n'avais même pas regardé à l'intérieur, mais j'ai appelé Richard, disant : "il y a cette maison, est-ce que je peux l'acheter ?". Je pense qu'il l'a  simplement achetée et l'a déduite de mes royalties. Richard était mon manager alors en plus d'être d'être ma maison de disques, et je n'ai donc jamais eu à penser à quoi que ce soit en matière d'affaires. Je lui laissais prendre soin de tout.


[...]


En plus de ses demandes de faire une tournée, de la publicité, des interviews etc., Richard voulait un autre album, une suite. Evidemment j'avais eu un album incroyablement couronné de succès, ils ont du penser, "Que fais-tu -ha ! ha !- tu en fais un autre !". Je savais que mon contrat portait sur dix albums, mais le problème était qu'à ce moment, je ne sentais pas que j'avais une suite en moi : il y devrait bien y avoir quelque chose, un jour, mais je ne voulais pas encore faire un autre album. Toute ma vie -aussi courte qu'elle avait pu être- était allée dans Tubular Bells. Je ne savais pas ce que j'allais foutre après. Je ne voulais qu'un peu d'air.

Je sentais que Richard me mettait la pression pour faire un autre album, mais d'une façon que lui seul sait faire. Richard possède cet enthousiasme contagieux, et quand j'étais avec lui je ne paniquais plus pour quelque raison, je voulais vraiment faire ce que je pouvais pour lui. C'est vraiment catalyseur pour les gens que d'avoir cette sorte d'enthousiasme, et c'est le don de Richard, vous vous sentez vraiment plein d'énergie. Il parvient, avec son sourire et sa manière, à s'entourer de personnes talentueuses qui donneront le meilleur d'elles même pour lui.

Je me souviens d'un coup de fil en particulier. Richard me demandait : "as-tu besoin de quoi que ce soit pour recommencer à écrire de la musique ?"

J'ai dit : "heu, eh bien, il y a cet orgue que David Bedford avait, dans Kevin Ayers and the Whole World ?". Richard m'a demandé quel nom il avait. "Heu, un Farfisa ? Pas un Continental, quelque chose comme un Professional Two". Je me souvenais que c'était un gros machin ancien, tous les boutons étaient peints comme des dragées, en rose et jaune. Le week end suivant, j'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu Richard monter en titubant depuis le parking au bas de la colline, il portait en fait ce monstreux et affreux orgue Farfisa. Bien sûr, je suis descendu et je l'ai aidé à le monter. J'ai trouvé ça plutôt charmant, il aurait pu faire faire ça par quelqu'un d'autre, mais il l'avait apporté lui même.

A la longue, j'ai accepté de commencer à travailler sur un deuxième album, parce que je m'y sentais obligé. Richard voulait que je le fasse, et d'un autre coté, à ce moment je ne savais pas ce que j'allais pouvoir faire d'autre de ma vie. Je ne m'étais jamais vraiment senti comme un musicien ; un musicien était quelqu'un de différent, quelqu'un qui joue dans des orchestres, ou des clubs ou autre. J'avais fini par faire ça, mais je n'avais jamais senti que j'étais à ma place. J'en suis arrivé plus tard à croire que Richard voulait me mettre sur un nouvel album, pas seulement parce qu'il voulait écouter une autre oeuvre de musique magnifique, mais aussi parce qu'il voulait un autre album couronné de succès. C'était là sa raison mais je ne l'ai pas réalisé alors, je pensais qu'il était seulement interessé par la musique.

Avec le Farfisa, on m'avait donné du matériel d'enregistrement, des magnétophones à quatre pistes et une table de mixage. Ce n'était pas du très bon matériel, mais au moins je pouvais faire des démos plus compliquées que ma démo de Tubular Bells avec ses sons les uns sur les autres. J'avais aussi un ou deux morceaux en surplus de mes sessions du dernier album.

Avec tout ça, j'ai commencé à travailler sur quelques idées.


[...]


10.  HERGEST RIDGE - 1975


Je luttais toujours contre mes crises de panique. Toute la culpabilité, la colère émotionnelle, la perte que j'avais vécue dans le passé, tout était là à l'intérieur de moi, comme une boule d'énergie émotionnelle. De nombreuses situations ramenaient des souvenirs de mon enfance : des souvenirs-clés comme la bagarre avec mon père étaient sucsités par certaines choses, comme par exemple si je me sentais menacé physiquement. Si je ressentais une injustice, là c'était important, cela connectait à beaucoup de choses. Je me sentais souvent complètement hors de contrôle, quasiment un automate à cause de mes peurs profondément ancrées et de mon conditionnement psychologique.

Je suis sûr que c'est la même chose pour tout ceux qui se sont occupé ou ont vécu avec une personne malade pendant beaucoup d'années : on commence à la détester. Avec le temps le ressentiment se développe et vous vous trouvez à la détester pour tout le stress qu'elle vous cause. En même temps, une autre part de vous pense, "je ne devrais pas faire ça, je devrais être gentil et généreux." Cela vous remplit de culpabilité. Pour moi, cela se reliait avec toutes les autres choses, comme mes années d'enfance et comment j'avais été endoctriné par mon éducation catholique, quand on m'avait enseigné que la culpabilité est un péché. Tout cela devient un cercle vicieux.

Principalement, je dominais tout ça avec de l'alcool ; je buvais trop, mais c'était pour supprimer les crises. Je n'aimais pas prendre des médicaments de toute sorte, mais j'avais tout le temps un Valium dans mon portefeuille : occasionellement, quand j'avais une crise de panique, je grignotais un peu le cachet. Pour certaines personnes, la seule issue est de prendre des tranquillisants mais je ne voulais pas finir comme ma mère, qui était dépendante de médicaments prescrits.

J'aimais être là haut à Bradnor Hill, et être dehors au beau milieu de la campagne me mettait à l'abri de la panique. En face de la maison, il y avait cette magnifique, longue colline striée appelée Hergest Ridge. Au sommet se trouvait cet étrange rocher nommé The Whet Stone, un point de repère célèbre qui, paraît-il, datait des temps préhistoriques. Je commençais à faire des modèles réduits d'avions, avec la même sorte d'attention méticuleuse que j'avais apprise de mon père. Je m'y suis vraiment intéressé. Je me sentais en paix là bas sur la crête, seul avec mes maquettes. 


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Je trouvais les animaux très apaisants, donc à un moment j'ai décidé d'avoir deux chiens, des lévriers afghans. Je pensais qu'ils étaient mignons, mais, mon Dieu, ils étaient affreux. J'ai eu un problème terrible avec l'agriculteur, car ils chassaient tous les moutons sur Bradnor Hill et en ont tué un ou deux. J'ai du m'en débarrasser, donc j'ai acheté un couple de chats persans à la place.



Quand tout s'accumulait, je pouvais me réfugier dans mon univers musical. C'était comme un cocon autour de moi, tout à l'intérieur était si beau et sûr. Je pouvais imaginer que chacun des instruments disait quelque chose -la basse n'était pas seulement une guitare basse, c'était une grande personnalité, profonde. La musique m'était aussi familière que la voix humaine et le langage humain, avec ses propres mots et phrases. Tout se tenait, dans cette logique musicale.

C'était comme si j'étais un extra-terrestre, se souvenant de ce que c'était que d'être sur sa propre planète, où les gens ne parlaient pas, ils chantaient et émettaent des sons musicaux comme moyen de communication. Si j'éteignais mon "appareil de traduction de langage", tout ce que je pouvais entendre était un son flou et du charabia. Une vraie voix humaine qui parle n'est pas du tout un son agréable, la plupart du temps. Il y a des langues qui recèlent quelques sons affreux -les sons gutturaux étranges de plusieurs langues européennes, par exemple- ce n'est pas du tout une façon très élégante de communiquer. Tandis que le magnifique monde musical était plus gracieux, une sorte de nirvana dans la musique, un lieu de sécurité dans lequel je vivais et qui empêchait les crises de panique de venir.

J'ai progressivement rassemblé mes idées et commencé concrètement à faire une démo du deuxième album. Je ne voulais pas le faire, mais je ne pensais pas vraiment que j'avais le choix. C'est arrivé plus d'une fois dans ma carrière que je n'ait pas eu envie de travailler mais je m'y mets quand même car, vraiment, qu'est ce que je ferais d'autre ? Richard m'appelait pour me demander comment j'allais, mais si je n'avais pas fait quelque chose dans la musique, je ne sais pas ce que j'aurais fait.

J'ai vraiment dû lutter pour commencer Hergest Ridge, mais après m'être poussé à commencer, ça a été comme entasser des brindilles dans un feu. Ca a pris vie par soi-même, avec ses propres impulsions et ça s'est auto-entretenu. Musicalement, cela n'avait rien à voir avec Tubular Bells. Il y avait des trompettes et des tin whistles, différentes sortes d'influences qui étaient d'une certaine façon un reflet de l'endroit où je vivais, je suppose que l'on appelerait cela des sons New Age aujourd'hui. Je roulais sur des réservoirs quasi vides quand je le confectionnais, mais jai réussi à bricoler une sorte d'album.


Au bout d'un moment, j'ai vraiment commencé à m'y immerger, ou au moins en partie. Il y avait un morceau de musique qui a terminé sur la deuxième partie d'Hergest Ridge, une simple et belle mélodie, juste à l'orgue et à la guitare acoustique. Le son de celle-ci, pour moi, était comme la conversation de quelqu'un : ils n'employaient pas des mots mais de la musique, des notes de musique et des tonalités musicales. La voix était tout simplement amicale et réconfortante et elle me disait "je suis en sécurité, je suis à l'aise, rien ne va me faire mal, je ne vais pas avoir de crise de panique, je ne vais pas me perdre dans le monde gigantestque et monstrueux où sont mes cauchemars".

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Une fois que j'ai eu fini les démos, le temps est venu de tout enregistrer proprement dit. J'avais demandé à Tom Newman de m'y aider une nouvelle fois, car nous nous étions entendus si bien lors de Tubular Bells. Le Manoir était complètement réservé, alors pour commencer j'ai été mis dans des studios à Basing Street, un ancien cinéma. J'ai détesté cet endroit, je ne voulais pas du tout y travailler. Ca me conduisait à ne pas avoir envie de faire un nouvel album, mais je pouvais sentir cette pression de terminer les choses. Ensuite, nous avons été placé dans un studio quelque part comme Chipping Norton. J'ai détesté cet endroit encore plus, et à la fin nous n'utilisions même plus le temps de studio. Je ne me donnais pas la peine d'y travailler, et donc Tom et moi sortions faire voler des maquettes d'avion à la place.

Je n'avais vraiment pas le coeur à faire ça. Je devais m'en débarrasser, mais c'était comme faire sortir la dernière goutte de dentifrice de son tube. Quelle que soit énergie musicale refoulée que j'avais pu avoir en moi, je l'avais totalement livrée avec Tubular Bells et il n'en restait plus qu'un tout petit peu. Tant bien que mal, l'album fut terminé, ce qui fut plus un soulagement qu'autre chose.


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Le photographe qui avait fait la pochette de Tubular Bells, Trevor Key, est venu à Hergest Ridge pour faire la pochette. Il est arrivé avec Bootleg, le lévrier d'Irlande du Manoir : il est sur la pochette, sur la crête d'Hergest. Je n'ai pas aimé le résultat, pour être honnête. Après la pochette de Tubular Bells, qui était si puissante, celle là n'était seulement qu'un peu bizarre.

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 [L'ouvrage poursuit par la description des projets de Orchestral Tubular Bells et Orchestral Hergest Ridge]


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Chronique d'Hergest Ridge
Un autre passage de Changeling
Un article sur les maisons de Mike Oldfield

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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