Mike Oldfield

Mike-1978.jpgMike Oldfield, compositeur, guitariste, et multi-instrumentiste britannique est l'objet de ce blog, où je viens ajouter, une à deux fois par mois, une bribe de biographie ou  quelques informations sur sa riche discographie.

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Jeudi 29 novembre 2007

Le Mike Oldfield Music Reference Guide est un guide établi par Chris Kimber, traduit pour ce site avec l'autorisation de son auteur.

Chris Kimber, dipômé de la Guildhall School of Music, est un compositeur (voir son
site personnel) né en 1972, dont le parcours musical a été influencé par Mike Oldfield, découvert lors de son adolescence.


Ce guide référence des moments intéressants de la musique de Mike et comprend plusieurs parties qui couvrent les reprises qu'il a fait de lui-même et d'autres compositeurs, les liens entre les morceaux, les erreurs et d'autres détails intéressants qui ne sont pas facilement audibles.

Quand c'est approprié, les temps des versions CD ont été utilisé pour permettre à l'auditeur de  s'y retrouver facilement et rapidement. La musique concernée par ce guide n'est que ce qui a été publié officiellement, et ne comprend pas les vidéos, pirates ou les promos rares, etc.

Bien que certains de ces points peuvent faire l'objet de débats, ce guide est fait dans l'optique de trouver des détails et de décider par soi même s'ils sont pertinents ou pas.

Chris K.


Note : La version reprise ici est la version 1.6, disponible également (en anglais) sur tubular.net.
L'auteur ne l'a pas mise à jour depuis plusieurs années, les derniers albums ne sont donc pas présents dans ces grilles.



    Reprises   

1. La suite d’accords de Tubular Bells part 2 pendant le passage du Piltdown Man (l’homme des cavernes) est utilisée comme riff dans le passage de fuzz guitar d’Hergest Ridge part 2. 
[14’29] dans TB part 2

[11'58] dans HR part 2


2. L’introduction de Tubular Bells s’est glissée au début de la chanson Five Miles Out
[00'00] - TB Part 1
[00'10] - FMO


3. Pendant le solo du concert de Tubular Bells part 1 dans l’album Exposed, le solo reprend des passages d’Hergest Ridge et d’Ommadawn
[10'53] à [11'17] – TB Live
[11'23] - HR
[06'11] - Ommadawn


4. Le riff de basse à la fin de Tubular Bells est repris dans Charleston dans l’album Platinum.
Merci à Adam Cohen
[17'23] - TB
[02'07] - Charleston


5. Le thème "Horseback" utilisé dans la chanson située à la fin d’Ommadawn part 2, que Mike avait à une occasion évoqué sous le nom de « air de promenade », apparaît plusieurs fois dans sa musique.
[0'00] - On Horseback (soit [13'56] - Ommadawn part 2)
[11'58] - HR part 2
[04'40] - First Excursion
[07'24] & [07'43] - Taurus 1 
et sans doute d’autres encore...


6. La ligne de basse dans Incantations part 4 dans le passage avec les Marimbas est reprise dans Taurus 1 (QE2). Cependant, l’idée de cette ligne de basse est également évidente dans Hergest Ridge
[03'00] - Incantations part 4
[03'34] - Taurus 1
[02'38] - HR


7. Le solo au synthétiseur dans Conflict (QE2) est réadapté au début d’Orabidoo (Five Miles Out). 
[02'02] - Conflict

[00'54] à [01'20] - Orabidoo


8. Un des nombreux thèmes d’Amarok s’entend très clairement dans She Moves Through the Fair (Voyager). Il est interprété au violon du côté droit. 
[37'54] - Amarok (par exemple)
[03'15] - She Moves Through the Fair

9. Un autre thème d’Amarok sert de base à la mélodie de Let There Be Light (TSODE). 
[08'37] - Amarok, à la flûte

[09'44] - Amarok, à la guitare électrique
[00'10] - LTBL, bien que cette mélodie apparaisse plusieurs fois tout au long de l’album.


10. Le thème de The Wind Chimes (Islands) est repris dans Amarok
[00'13] - TWC part 1
[12'45] - Amarok, avec une harmonie différente

11. Pendant Conflict (QE2) le synthétiseur reprend le dernier mouvement (appelé Badinerie) de la Suite No. 2 en Ré Mineur, BWV 1067, de J.S. Bach. 
[01'07] - Conflict
[11'58] dans HR part 2
 

12. Dans Incantations part 3, par dessus le long solo de guitare, on peut entendre le thème de Hergest Ridge part 2 joué très lentement sur des cordes aiguës. Bien que non identique, il suit les même mouvements de haut en bas. 
[03'15] - HR part 2, au chant

[02'34] - Incantations part 3


13. Une partie du solo de guitare de Incantations part 3 est réutilisé comme intro de Punkadiddle (Platinum). 
[03'54] - Incantations part 3

[00'00] - Punkadiddle


14. Pipe tune (Face B de Cuckoo song) reprend un thème de Incantations
[02'38] - Incantations part 1 (mais aussi à sa fin)
[02'48] à la fin - Pipe Tune
 

15. Pendant le solo de Guilty en concert (Exposed), deux passages de Incantations sont repris. 
[04'05 à [04'27] - Guilty
[11'24] - Incantations part 3
[09'41] - Incantations part 4
 

16. Dans Music For The Video Wall (Face B de Magic Touch), il y a une reprise du début d’Evacuation de The Killing Fields – avec le même son de Fairlight.. 
[02'26] - MFTVW
[00'00] - Evacuation
 

17. Et puisque il est question des reprises, dans les paroles de No Dream dans Heaven’s Open, deux titres de chansons de Mike sont cités - Shadow on the Wall (Crises) et The Time Has Come (Islands). Après SOTW, il y a même un son de guitare heavy proche de celui de la chanson originale. 
[01'49] - No Dream (SOTW)
[02'00] - No Dream (TTHC) 


Voir des reprises supplémentaires dans cet article.

 
     Liens     

Ici sont indiqués les endroits où Mike a réutilisé une idée plutôt qu’effectué une reprise directe. Ca peut être, par exemple, une simple similitude mais j’ai pensé que ça valait le coup de les relever. J’aurais pu inclure TB / TB2 mais cela aurait été trop évident – donc je ne l’ai pas fait ! 
1. Bien que pas à la note près, il y a une référence à Crises dans The Wind Chimes part 2
[00'37] - Crises, ici dans le style de TB.
[15'42] - TWC
2. Presque une reprise directe du riff du passage de fin de Tubular Bells dans The Wind Chimes part 2.
[17'23] - TB
[17'44] - TWC
3. Une idée rythmique est utilisée dans Sentinel (Tubular Bells 2) de la même façon qu’elle l’était dans Crises.
[00'37] - Crises
[00'34] - Sentinel 
Le rythme étant 0-0-00-0-0-00-0-
4. Un groupe de 5 notes montantes est présent dans Incantations, Pipe Tune et Only Time Will Tell (The Songs of Distant Earth)
[00'00] - I part 2 [01'05 - I part 1, par exemple.
[00'27] - Pipe tune
[02'12] - Only Time Will Tell
5. Une suite d’accord apparaît plusieurs fois dans la musique de Mike, sous toutes les clés possibles, par exemple Sol mineur, Fa, Ré mineur 7, (parfois Mi), Sol mineur.
Exemples: TB part 2 – Le solo de guitare avant le Sailor’s hornpipe (voir aussi liaison #7)
HR, solo de hautbois
Guilty est également basé sur ça bien qu’il y manque l’accord Fa et la fin du Ré majeur.
[09'18] - Orabidoo
Autres exemples : Only Time Will Tell, Northpoint, Jungle Gardenia
6. Le thème d’Incantations est préempté dans "First Excursion" (Boxed
[4'05] - First Excursion

Incantations, partout !
Il a été également souvent réemployé dans Platinum, par exemple : [01'05] à [01'38] - Charleston, au piano

Il est également repris pendant la reprise de TB (cf. Reprises #4) donc c’est que deux morceaux sont repris en même temps !!
7. En voici maintenant un qui est extraordinaire.Bien que ce ne soit pas un dsique de Mike Oldfield, le morceau Why Are We Sleeping de l’album "BBC Radio 1 Live in concert Kevin Ayers" préempte à la fois le passage final de Tubular Bells, et le contenu harmonique d’Incantations. Je ne peux que supposer que Mike a écrit ces parties de la chanson d’Ayers, sinon Ayers se serait plaint !
TB part 2, passage de solo de guitare (avant le Sailor’s hornpipe)
[05'07] à [08'48] - Why Are We sleeping
L’ouverture de WAWS fait vraiment penser à Incantations.
8. Orabidoo et Taurus 2 sont bien sûr très similaires – étant du même album – mais c’est inhabituel pour Mike de se copier lui-même si précisément dans deux différents morceaux.
Le passage de "fugue"
[07'00] - Orabidoo

[02'00] - Taurus 2

et le passage de [07'50] à [08'33] dans Orabidoo est pratiquement identique au passage de [02'18] à [03'03] dans Taurus 2 (bien que dans Taurus 2 il soit un peu plus lent et surtout plus court !)
 
 
    Erreurs       
Ici sont indiqués les endroits où quelque chose s’est mal passé ! Mike est bien sûr quelqu’un de très attentif en studio mais parfois les choses vont de travers. Ici j’ai relevé les endroits où je pense qu’il y a des erreurs dans l’interprétation ou plus souvent dans le mixage et l’édition.
1. Dans Hergest Ridge part 1, il y a quelque chose qui me fait penser à un raccord louche (quand deux segments de musique mixée sont collés ensemble). Cela est trahi par la perte de définition dans le son de guitare.
[11'26] - HR
2. Pendant Incantations part 2 il y a un tremblement qui laisse croire que le master a collé très brièvement pendant le mastering.
[[00'58] - Incantations part 2
3. Dans Tubular Bells part 1, pendant le morceau au grondement grave, la contrebasse du côté gauche disparaît pendant un instant –revient– et disparaît de nouveau. C’est probablement à cause du trop fort remplissage des pistes alors qu’ils essayaient d’enregistrer autant qu’ils pouvaient et quelqu’un a dû appuyer sur « enregistrement » trop tôt ! 
[07'37] - TB part 1 (côté gauche)
4. Une paire de tops fantômes sont audibles dans Taurus 2 (Five Miles Out) ainsi que dans Wild Goose flaps its wings (Voyager)
[07'14] - Taurus 2 (merci Paddy!)
[03'32] - Wild Goose flaps its wings
5. Dans la partie aux cymbales « Hi-Hat » de Taurus 2 (Five Miles Out) il y a quelque chose qui ressemble à un "punch-in" louche (quand un enregistrement est commencé pendant une prise précédente)
[08'25] - Taurus 2
6. Il me semble qu’il y a une fausse note dans la "Double Speed Guitar" pendant la partie avec Viv Stanshall dans Tubular Bells part 1.
[21'37] - TB part 1
7. J’ai bien peur que ce soit un cas d’impression à travers (quand l’information sur la bande fuit sur la couche voisine) qui ait touché Incantations part 2. Le résultat est que l’on entend la musique avant qu’elle ne démarre - une sorte de pré-écho. 
[07'15] - I part 2
8. Un autre raccord peu soigné dans Hergest Ridge où nous perdons presque un demi temps.
Merci à David Porter.
[19'40] - HR
9. L’album Five Miles Out souffre de nouveau pendant Orabidoo quand une section de cordes se trouve disparaître et réapparaître de façon plutôt louche. Merci à Marcus pour me l’avoir rappelé!
Orabidoo – la section de cordes du côté gauche est coupée à [10'37] et revient à [10'50]
10. Edition numérique amusante dans la chanson Gimme Back (Heaven's Open). Je suppose que MO devait mixer deux prises ensemble, mais cela ne rend pas très bien.
Merci à Rory Ewins.
[01'53] - Gimme Back (I want my b-eat)
 
 
    Autres détails intéressants      
1. Dans Amarok, "Fuck off RB" est transmis en morse !
[[48'05] à [48'42] - Amarok, joué sur un son de cuivres aigus
2. A la toute fin de In Dulci Jubilo il y a un miaulement de chat ! Cela a été vérifié par Leslie Penning.
Merci à David Porter.
[02'48] - In Dulci Jubilo 

3. Un autre animal présent dans Taurus 2 !
[07'05] à [07'10] - Taurus 2 (des oies qui jacassent)
 



Quelques détails pourraient être ajoutés à cette liste de Chris Kimber, par exemple :

- le rire et le "Fuck off (?)" de Mike à la fin de "Music from the Balcony" dansHeaven's Open
- la référence à la Grande sarabande d'Haendel dans "Women of Ireland" dans Voyager
- les reprises de thèmes de morceaux "disparus" (Sally et Excalibur) dans d'autres morceaux
- la basse de TB dans"Angelique" dans Light+Shade...

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes et détails
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Lundi 19 novembre 2007
Cette autre nouvelle rubrique aura pour vocation de présenter, à un rythme régulier, des captures et scans de pièces de la collection de Yannick, qui s'est présenté dans cet article.

Les images sont présentées à un format réduit, mais un clic droit + "Enregistrer la photo sous..." devrait vous la sauvegarder dans sa taille normale, soit une grande taille !




Knebworth-80.Portrait.JPG Le premier objet de ma collection présenté ici est le programme du festival de Knebworth qui s’est déroulé le samedi 21 juin 1980. On peut y voir, entre autre, une photo pleine page de Mike qui est rare, par le fait qu’elle soit en couleur. En noir et blanc, elle est très connue puisqu’elle a été utilisée sur le DVD Live at Montreux et sur le programme de la tournée EUROPEAN ADVENTURE TOUR de 1981. 

Je n’ai jamais vu cette photo en couleur ailleurs que dans ce programme. Ce concert a été filmé et est sorti en cassette VHS sous le nom The Essential, en 1980 et en DVD non officiel, sous le même titre, en 2004.

Ce programme est assez rare, bien que de nos jours, le mot rare n’a pas vraiment de sens avec internet.

                                                                             Yannick 


Knebworth-80.1.JPG

Knebworth-80.2.JPG

Knebworth-80.3.JPG
 
Knebworth-80.4.JPG

  Knebworth-80.Portrait.JPG

Knebworth-80.6.JPG


Seules les pages en rapport avec Mike Oldfield sont présentées ici.

 

Articles en rapport :

Tournées 1980

Le collectionneur et son joyau

Par Nicolas - Publié dans : La collection de Yan
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Lundi 19 novembre 2007

Cela fait un moment que je souhaite ouvrir une rubrique pour interviewer des fans de Mike Oldfield, ou présenter des musiciens qui s'inspirent de Mike, ou tout simplement laisser la parole à certains des visiteurs de ce site (par le biais de rubriques de type sondages etc. quand j'aurai pris le temps de trouver des outils adaptés.

La tâche m'est pour l'instant facilitée par Yannick, qui m'a proposé de mettre en ligne des scans des documents qu'il collectionne et à qui je laisse le soin de se présenter lui-même dans cette nouvelle rubrique.

J'en profite pour saluer Jean-Jacques et Salocin, qui m'ont également fait parvenir des scans et des propositions de collaboration ces derniers mois, ainsi que mes vieux acolytes de la TML, Geinoh, Vinz et Sam.



Je m’appelle Yannick, j’ai 42 ans et je vis dans le canton du Valais au cœur des Alpes suisses.

J’ai découvert Mike en juillet 1981, lors de l’émission « Les Canards Sauvages » de la télévision suisse romande, émission qui correspondait aux « Enfants du Rock » en France. Le présentateur parlait d’un musicien anglais qui venait de cartonner au Montreux Jazz Festival. C’était ma première rencontre avec Mike Oldfield. J’ai eu comme un déclic, ou plutôt un coup de foudre. Le lendemain, je suis allé m’acheter le premier vinyle que j’ai vu de lui. C’était la compilation Music Wonderland, qui venait de paraître. J’ai eu la confirmation de ce que je pensais : la musique de ce gars là me plaisait vraiment.

Je l’ai vu pour la première fois en concert à Lausanne, en octobre 1984, lors de la tournée Discovery Tour. J’avais 19 ans. En tout, je l’ai vu 6 fois. En 1984, 1993, 1999, 2 fois en 2006 et en 2007.

2006 et 2007 furent des années extraordinaires. En décembre 2006, j’ai parcouru 1500 kms en voiture pour aller le voir jouer deux fois 20 minutes en Allemagne ( !) lors de la tournée Night of the Proms. J’avais même été tiré au sort pour le rencontrer, avec 34 fans allemands, dans son hôtel de Francfort. On était tous réunis, juste à côté de sa chambre, dans une salle spécialement réservée pour l’occasion….et il n’est pas venu. Il n’avait plus envie ; il était soi-disant malade. En mars 2007, je suis allé revoir le même concert à Madrid. J’ai été récompensé par le fait que je l’ai rencontré par hasard dans un shop de l’aéroport. Il m’a donné un autographe, mais ne m’a pas adressé la parole.

Mais le plus grand événement est arrivé en février 2006. Sur son site personnel, il avait annoncé qu’il vendait une partie de ses guitares. J’en voulais absolument une ! Tous les jours, j’allais sur le site de Chandler, un grand vendeur de guitares de Londres, pour voir la liste. La chance que j’ai eue était que j’étais derrière mon PC au moment où la liste a été mise à jour. J’ai donc été le premier à appeler Chandler, ainsi j’ai pu choisir laquelle je voulais. J’ai pris la Gibson Les Paul Jnr SG Shape 1961, que l’on voit beaucoup dans les clips et reportages de 1975 à 1984. C’était une de ses  préférées, avec la Fender rouge qu’il possède encore maintenant. Cette Gibson est très célèbre et on peut la voir dans les clips Shadow on the Wall, In Dulci Jubilo, Five Miles Out….et le DVD Live at Montreux. Et elle a servi à l’enregistrement de l’album Ommadawn. 

Yan.JPG

J’ai reçu la guitare 10 jours après le paiement et quelques semaines plus tard, un certificat signé par la direction de Chandler et ….Mike lui-même. C’est chaque fois un rêve de la voir. Le comble est qu’il l’a utilisée lors de mon premier concert en 1984 et qu’il l’avait également avec lui à Villars-Sur-Ollon lors de l’enregistrement de l’album Discovery. Au fait, j’habite à moins d’une demie heure de Villars !

Je collectionne tout ce qui ce rapporte à lui. J’ai des vinyles, cds, dvds, laser disc, mini-discs, ddc, 8 pistes, tape 71/2, cassettes, revues, livres, pirates officiels et home made, posters, cadre, disque d’or, coffrets, photos…tout cela dans toutes les langues ! Ma préférence va aux anciennes revues et vieux journaux anglais. Je n’ai pas la plus grande collection du monde, mais je pense que personne ne l’écoute autant que moi ! 3 heures par jour ! Qui dit mieux ? Ma collection a augmenté rapidement dès l’arrivée d’internet dans ma maison !

Concernant mes albums préférés, je suis comme le 90% des fans ; ce sont les premiers albums qui sont pour moi les meilleurs. Mais j’adore aussi Amarok, par exemple. Tubular Bells n’est pas un album, c’est une œuvre !

 

                  Yannick

Par Nicolas - Publié dans : Mike Oldfield et son public
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Vendredi 9 novembre 2007
Boy Genius 'Not Broke' Shock
par Karl Dallas
 (Melody Maker, 29 décembre 1979)

Les choses ne sont pas passées dans la douceur pour Mike Oldfield. Il a perdu de l'argent avec ses tournées, a mis au rebut du matériel onéreux et a eu une querelle avec son label à propos d'un morceau d'un album. KARL DALLAS prête son épaule. 



TRENTE mille fans de Mike Oldfield ont une chance modérée de trouver à leur insu une pièce de collection –et, incidemment de participer par procuration à la récente paternité de Mike– s’ils achètent un exemplaire de son dernier album.
Mike-Molly.jpg Tout est parti d’une querelle entre Mike et son label Virgin au sujet du contenu de l’album. Dans sa forme initiale, le deuxième morceau de la deuxième face contenait un hymne légèrement mièvre mais authentiquement naïf à la gloire de l’inamorata de Mike (et la mère de Molly, sa fille nouveau-né), l’étonnamment belle Sally Cooper, dont la présence au service de presse de Virgin pendant plusieurs années était pour les journalistes une meilleure raison de se traîner jusqu’à Vernon Yard que la marque particulière d’ironie laconique de son chef Al Clark.
Un coup d’œil rapide aux paroles du refrain vont vous donner une idée de la saveur de la chose :
« Sally, je ne suis qu’un gorille / Oui je t’aime toujours plus / Même un singe de Manille / Ne pourrait me faire cesser de frapper à ta porte. »
En tant que couplet, vous devez admettre que cela tend à élever Pam Ayers au niveau de T.S. Eliot, mais ça a aussi la même sorte de charme gauche que cette version qu’il a fait de "The Spaniard that Blighted My Life"1, sans parler du passage « homme-singe » de Tubular Bells, des inspirations qui doivent autant au cycle maniaco-dépressif de sa pulsion créatrice que ses mélodies les plus mémorables. De plus, Mike chante les paroles lui-même, ce qu’il n’a pas fait sur un album depuis qu’il a célébré les joies de la vie chevaline à la fin d’ « Hergest Ridge »2 -et ça ressemblait plus à un grognement de Lee Marvin.
 

CEPENDANT, comme c’est l’habitude des maisons de disques, même avec des artistes qui ont posé les fondations de leur prospérité actuelle, Virgin ne se sentait pas très disposé à céder à Mike à propos du morceau, et une longue dispute s’est ensuivie, qui à un moment a menacé de faire rater à l’album la période de ventes qui précède Noël.
lp-fr-back.jpg Pendant ce temps, les pochettes et les macarons devaient être imprimées, donc , pendant l’impasse, le deuxième morceau de la deuxième face portait le titre de la chanson originale, « Sally », et ils ont même pressé 30000 exemplaires de l’album avec la chanson initiale dessus avant que Mike ne cède, n’écrive une nouvelle mélodie –également appelée « Sally »3- qui aille avec la base rythmique d’Alan Schwartzenberg, la seule chose en commun sur les deux en dehors du titre.
Donc, de l’extérieur, il n’y a rien qui permette de distinguer les deux albums : ils ont tous la même pochette et les mêmes macarons. Mais si on lit le numéro de matrice gravé près du sillon de sortie, on voit que l’initial, comprenant « Sally » Mk I a le numéro V2141-B-1, tandis que la version approuvée par Branson, avec "Sally" Mk II, est numérotée V2141-B-3 (ce qui me suggère soudain, au fait, qu’il pourrait bien y avoir une deuxième version quelque part, numérotée B-2).
 

POURQUOI Mike, qui fut pendant plusieurs années une des étoiles les plus brillantes au firmament de Virgin, qui fut capable de les persuader à financer plus de la moitié des 500.000 Livres qu’a coûté sa dernière tournée, financièrement désastreuse4, se laisse-t-il malmener de la sorte ?
« Je trouvais que c’était charmant, » me dit-il. « J’étais vraiment sous le charme de la face entière jusqu’au moment où je leur ai donné et qu’ils l’ont détesté. J’ai tenu bon pendant un bon moment, et peut-être que je n’aurais pas dû en démordre.
« Les roadies étaient suffisamment émus pour me téléphoner et me supplier de ne pas l’enlever. Je n’aurais dû sans doute pas le faire.
“Mais vous devez conserver la conviction de ces gens, et leur faire savoir que vous coopérez.”
Il n’avait jamais eu à se préoccuper de telles choses dans le passé, lui rétorquai-je, et pendant un instant il acquiesça.
« Je n’en avais pas besoin. Mais maintenant, ce n’est pas seulement une nécessité, c’est aussi un souhait. »
 

PARLER de nécessité nous a amené, bien sûr, à l’état actuel de ses finances, qui ont fait l’objet de quelques commentaires dans la presse écrite. Il a été décrit dans des termes aussi variés que « pauvre » ou « sur la paille », ce qui est, comme je suis heureux de le révéler, une légère exagération.
5219.jpg Il projette, par exemple, de vendre son avion privé Beechcraft Sierra –mais seulement pour le remplacer par un hélicoptère, qu’il imagine naïvement pouvoir faire atterrir dans sa nouvelle résidence à Denham (Buckinghamshire), bien que je ne crois pas que les contrôleurs aériens à Heathrow seront très enthousiastes pour l’arrangement.
« Virgin et moi avons dépensé ensemble un demi million pour la tournée, sur lesquels j’ai perdu personnellement environ deux cent mille, ce qui signifie que je n’ai pas eu de royalties cette année. Ce qui veut dire que les choses ont été financièrement assez serrées, ce qui est une expérience nouvelle pour moi.
« Je sais que je ne suis pas indigent, mais je dois faire très attention. Tu sais, Virgin m’a avancé de l’argent pour payer la tournée, mais même si je n’ai jamais vu cet argent, du point de vue du percepteur, je l’ai eu, et je dois trouver les 60% d’impôt de cet argent que je n’ai jamais eu. »
En conséquence, Mike a passé des annonces pour recruter un gestionnaire pour s’occuper de ses affaires, bien qu’il pense qu’il sera en fait attendu de l’heureux élu qu’il se concentre sur le montage de tournées qui rapportent.
« Je m’en fiche si elles ne rapportent pas, tant que j’ai mes royalties l’année suivante. Je préfèrerais que mon argent ne soit pas utilisé du tout –et que quelqu’un d’autre mette l’argent et en tire ce qu’il peut.
« J’espère être de nouveau sur les routes l’an prochain, vers avril, et nous voulons conserver tous les morceaux de la dernière tournée qui ont bien marché. Quelques uns des morceaux ont bien marché, et je veux en inclure un peu du nouvel album, qui est ce que j’aurais aimé avoir à jouer l’an dernier. « Platinum » a été conçu pour être joué en concert. Les films ont bien marché, et je vais avoir plus de films.
« Le son de guitare a bien marché, bien que nous ayons fait cela d’une façon bizarre, avec une boîte à l’arrière. Le PA a plus ou moins marché, mais j’ai dû le reconstruire pour qu’il soit plus petit et plus facile à transporter.
450.jpg « J’ai jeté toutes ces affaires quadriphoniques qui n’ont pas marché, et nous vendons la table de mixage, qui n’a pas fonctionné.
« Je projette d’avoir 12 personnes, en comparaison avec le grand orchestre, mais je suis très conscient que cela ne soit pas être une déception la prochaine fois, juste parce que l’échelle a été réduite. J’ai des idées pour les films et je vais avoir Ian Eames pour les animer.
« David Bedford ne fera pas partie de la tournée. » Il a refusé de s’étendre là dessus.
« Quelques uns des concerts seront énormes, comme le stade de Wembley qui est réservé pour avril, je crois, mais je veux également jouer dans des endroits plus petits à travers le pays, jouer dans plus d’endroits, même s’ils sont plus petits. »
 

MIKE exprime un peu de déception, pour ne pas dire de la perplexité, au type d’accueil que le nouvel album a eu de la presse. Il pense –et je suis d’accord avec lui– que la plupart des critiques ont débité les mêmes clichés « éreintons-le parce que c’est ennuyeux et qu’il a tant de succès », sans remarquer la rupture considérable avec son propre passé que sa musique presque minimaliste représente.
Il reconnaît que des parties de « Platinum » sont plus simples que tout ce qu’il a composé jusqu’ici.
« J’ai appris qu’on n’a pas nécessairement à remplir chacune des pistes isolées avec 24 millions d’overdubs. Sur quelques parties, il n’y a que quatre instruments qui sont joués. Le début d’ « Incantations » était incroyablement complexe, dans chacune de ses notes et chacune de ses mesures, et les gens disaient déjà que c’était ennuyeux, donc évidemment ce n’est pas ce qu’il y dedans qui techniquement attire ou repousse les gens.
Mike-Molly2.jpg « Et puis il y a une section au milieu de « Platinum » où il y a des accords plus complexes que ce que j’ai fait avant. Ils s’insèrent d’une telle façon qu’ils semblent normaux, mais si on regarde cet accord sur un piano, c’est complètement ridicule, il n’y a même pas un nom pour ça. »
 

LA PREMIERE fois que j’ai rencontré Mike Oldfield, il était un virtuose de la guitare folk âgé de 15 ans avec des troubles de la personnalité, qu’il a appris à sublimer dans son « Tubular Bells ». Au fil des ans, j’ai appris à comprendre sa folie, et nous avons une fois passé une heure ridicule lors d’un dîner à échanger sur les dépressions nerveuses que nous avions traversés.
La fois suivante où je l’ai rencontré, après une pause raisonnable, à l’époque d’ « Incantations », il venait de suivre une thérapie et semblait plus frappé que jamais, en particulier quand il déclarait de façon si véhémente que maintenant, enfin, il était sain et il dirigeait sa propre vie.
Cette fois, je suis heureux de la rapporter, il semblait vraiment normal, plus du tout la créature animale et timide qui avait l’habitude de comparer des interviews avec des viols, et pas plus la centrale électrique régénérée que j’avais trouvé si aliénante un an plus tôt.
« J’étais très idéaliste à l’époque de ‘Tubular Bells’. Je suppose que l’on pourrait dire que j’avais une vision de ce que je voulais faire, mais c’était une vision de sûreté et de chaleur et de sécurité parce que je me sentais si peu en sécurité. Maintenant je veux réussir la clarté. Je ne peux la décrire qu’en termes picturaux, tu sais, comme si chaque album que j’avais jamais eu avait une pochette bleue dessus.
« C’est pour cela que je l’ai appelé ‘Platinum’, en partie comme une blague –tu sais, ‘Mike Oldfield est disque de platine’, mais aussi parce que c’est un métal étrange et adorable, lourd et flexible comme le plomb. Je voulais vraiment l’intituler ‘Airborne’, mais ils n’en voulaient pas.
Ils ont toujours fait des choses comme ça. Ils voulaient même que je mettre des paroles sur ‘Tubular Bells’.
"Je me sens bien et moyennement névrosé comme tout le monde, maintenant. "



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Notes : 

(1) : Karl Dallas se réfère probablement à la chanson "Don Alfonso" (la chanson "The Spaniard that Blighted My Life" est une chanson existante dans le même style), mais il est difficile de savoir si l'approximation sous la plume de Dallas est volontaire.

(2) : Karl Dallas évoque la chanson "On Horseback" qui figure en fait sur l'album "Ommadawn".

(3) : Nouvelle erreur (!) de Dallas, puisque la chanson de remplacement s'intitule "Into Wonderland". Le titre n'a jamais (?) été porté sur les pochettes (sur mon exemplaire 33 tours de Platinum, le titre du morceau était effacé), mais a été correctement imprimé sur l'étiquette centrale du disque.

(4) : L'interview se situe entre la tournée 1979 ("Exposed") qui a été un désastre financier et la tournée 1980, qui se prépare au moment de l'entretien.

Par Nicolas - Publié dans : Articles et entretiens
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