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    <title><![CDATA[Mike-Oldfield.net - Site de ressources en français sur Mike Oldfield (Articles et entretiens)]]></title>
    <link>http://www.mike-oldfield.net/categorie-1179623.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Articles et entretiens&quot; du blog &quot;Mike-Oldfield.net - Site de ressources en français sur Mike Oldfield&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Mike-Oldfield.net - Site de ressources en français sur Mike Oldfield (Articles et entretiens)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 21:21:58 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 20 Jan 2012 21:21:58 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.mike-oldfield.net</copyright>            <category>Articles et entretiens</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Article dans le Mail On Sunday, janvier 2008]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-16286461.html</link>        <description><![CDATA[<em><font color="#000080">Voici le premier article qui nous renseigne sur l'état d'esprit de Mike Oldfield depuis son installation à Majorque. C'est bien loin d'être&nbsp;rassurant.&nbsp;Ce n'est
  cependant pas le premier coup de déprime post-partum de Mike, après un gros travail.</font></em><br>
  <br>
  <hr>
  <br>
  <br>
  <font size="4">J'ai déménagé à Majorque parce que la Grande-Bretagne d'aujourd'hui est bien trop pénible (même pour moi)</font><br>
  <br>
  Par Richard Holledge<br>
  Publié dans le <a href="http://www.mailonsunday.co.uk">Mail On Sunday</a> du Dimanche 13 janvier 2008.<br>
  Traduit par ND<br>
  <br>
  <br>
  <img class="CtreTexte" height="383" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/MailSunday.jpg" width="598"><br>
  <br>
  <br>
  <div>
    Mike Oldfield, le mystique musical qui a eu ses périodes de tourmente pendant ses trente ans de carrière de musicien à succès, semble avoir enfin trouvé un peu de paix intérieure.
  </div>
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    Il sirote son café et roule avec satisfaction une cigarette pendant qu’il regarde par dessus la Marina, à Palma, Majorque, l’île qui est maintenant devenue sa résidence permanente.<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    «&nbsp;L’essentiel est de pouvoir vivre sans cette horrible&nbsp;énergie de travail&nbsp;» dit le créateur de <em>Tubular Bells</em>, l’instrumental épique qui s’est abattu comme une tempête sur
    les charts il y a 35 ans et qui a vendu depuis plus de huit millions d’exemplaires.
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    «&nbsp;J’ai passé des années dans des studios d’enregistrement à essayer de créer la chose parfaite – tout le temps pressé dit il, en décrivant la dur labeur de son dernier album <em>Music of the
    Spheres</em>, qui va sortir en mars. J’en ai assez. »<br>
    <br>
    <img class="CtreTexte" height="295" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/MailSunday2.jpg" width="399">
  </div>
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  <div>
    Il a en eu de même assez de la Grande-Bretagne et a troqué Old Down House à Tockington, Gloucestershire avec 54 acres, contre une villa avec 5 chambres dans la campagne de Majorque et un yacht de
    70 pieds amarré dans les environs de Palma.
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    «&nbsp;Je suis le plus heureux dans mon canot, sortant comme je le veux dans la baie avec rien d’autre autour de moi que les vagues. Je stoppe le moteur et respire le calme. C’est un sentiment
    que je n’ai jamais connu avant », dit Oldfield, qui a travaillé comme bassiste dans <em>Hair</em>, la comédie musicale des années soixante, pendant qu’il&nbsp;couvait son rêve de lancer une
    carrière qui lui a rapporté 15 millions de Livre.
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    Une rencontre chanceuse avec Richard Branson lui a apporté non seulement un contrat, mais a également lancé Virgin, la maison de disques de l’entrepreneur.
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    Ca a également permis à Oldfield de connaître les Iles Baléares, où les Branson ont des liens familiaux – la mère de Richard, Eve, était une agent immobilier pionnière dans les années
    cinquante.<br>
    &nbsp;
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    <img class="GcheTexte" height="365" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/MailSunday4.jpg" width="211">Oldfield, 54 ans, est un personnage agité, avec
    deux mariages –dont l’un n’a duré qu’un mois avec le chef d’une thérapie de groupe qu’il avait suivi pour accroître sa confiance en lui – et deux relations durables qui ont donné vie à cinq
    enfants. Aujourd’hui, avec sa seconde épouse d’origine française, Fanny, son fils de trois ans Jake et un bébé en route, le troubadour a acheté sa quatrième maison en moins de dix ans.
  </div>
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  <div>
    Il a vendu sa maison du Gloucestershire pour près de 3,5 millions de Livre, une plus value confortable puisqu’il l’avait acheté pour 2,1 millions deux ans plus tôt.
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    «&nbsp;Sachant que le marché se tassait, c’était un bon prix », dit il. «&nbsp;J’avais construit une piscine couverte et une véranda ainsi que mon studio mais il y restait du travail à faire. »
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    Autant que pour s'y rafraîchir,&nbsp;la famille va utiliser le yacht pour se rendre dans l’appartement qu’ils louent à Monaco comme résidence d’hiver. Oldfield cite plusieurs raisons pour avoir
    quitté la Grande Bretagne, notamment l’affreux été de l’an dernier.
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    «&nbsp;J’étais sur la M5 à Birmingham », se rappelle t-il. «&nbsp;La pluie s’abattait si fort qu'on se croyait dans les rapides du Colorado. Si je n’était pas sorti de l’autoroute, j’aurai été
    bloqué là toute la nuit. Il m'a fallu cinq heures pour rentrer à la maison. »
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    «&nbsp;J’ai discuté avec ma femme et dit&nbsp;: tu sais, nous ne sommes pas obligé de vivre ici, nous pouvons aller autre part. J’avais expérimenté la vie à Ibiza pendant les années
    quatre-vingt-dix et j’ai pensé que je pourrais faire quelque chose de nouveau comme ça, et nous avons ainsi décidé de venir ici&nbsp;pour démarrer une nouvelle vie. »
  </div>
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    &nbsp;
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    En l’espace de quelques jours, la famille avec son épagneul Fluff et ses deux chevaux était en route. «&nbsp;Nous avons trouvé cet endroit magnifique dans les plaines à vingt minutes de Palma
    quasiment tout de suite, » dit il. «&nbsp;Ce n’est pas encore fini. Il n’y a pas d’électricité, donc nous avons un générateur ce qui implique que, tous les trois jours, je charge la voiture avec
    des bidons&nbsp;de diesel. »
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    «&nbsp;L’eau arrive dans un réservoir et nous utilisons l’eau de pluie des gouttières pour le jardin. Le propriétaire précédent avait&nbsp;réalisé un puits, mais nous n’avons pas assez
    d’électricité pour alimenter la pompe. »
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    «&nbsp;Le confort de la vie me manque quand même. Quand il n’y a pas d’électricité, vous vous sentez perdu. Je ne peux pas regarder la télévision, rien ne marche. Un jour ou l'autre les réseaux
    seront installés mais ça va prendre quelque temps. »
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    La maison, qui a été constuite il y a deux ans et était sur le marché pour 1,9 millions, a cinq chambres, deux salles de séjour principales et une grande cuisine / salle à manger. Un grand patio
    ombragé surplombe la piscine et traverse le jardin jusqu’aux écuries. Le studio d’Oldfield est au rez-de-chaussée avec,&nbsp; empilées dehors,&nbsp;des piles de boîtes pleines de câbles et
    équipements inutiles.
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    «&nbsp;Tout ce dont vous avez besoin maintenant est un portable, un clavier et une paire d’enceintes », dit l’homme qui a créé <em>Tubular Bells</em> en jouant 20 instruments lui-même et en
    utilisant 2000 bandes pour copier les pistes et en travaillant avec deux ingénieurs du son à temps plein.
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    La nouvelle maison illustre une tendance dans les propriété de Majorque, où les acquéreurs sont obligés de chercher dans les terres, grâce à un moratoire d’octobre dernier sur la construction
    côtière. Il a également acheté sur un marché solide où les prix se sont accalmi à 10% après avoir doublé en cinq ans en 2006.
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    La maison se situe au bout d'un mile d’une route à orniéres de poussière rouge avec une vue sur les montagnes enneigées du Nord. «&nbsp;On se sent vraiment en Espagne ici&nbsp;», dit-il «&nbsp;en
    particulier quand les touristes sont partis. J’ai trois motos et j’aime rouler en dehors des routes, explorer la campagne où il y a de charmants villages, tous avec une église et un restaurant
    avec de la cuisine espagnole vraiment bonne.&nbsp;»
  </div>
  <div>
    <br>
    La seule chose qui dérange la tranquillité est le souffle du générateur, et il passe donc la plupart de son temps sur son bateau qu’il utilise comme un bureau.
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    «&nbsp;J’ai appris comment piloter le yacht pour pouvoir partir pour Monaco, et quand le bébé sera né, nous partirons là-bas pour un mois ou deux car c’est un meilleur endroit pour
    l’hiver.&nbsp;»
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    Curieusement pour un homme qui a passé des mois dans la solitude à Hergest Ridge dans le Shropshire rural – ce qui lui a inspiré son deuxième album – il n’a pas aucun souhait de retourner à la
    maison.
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    <img class="DrteTexte" style="width: 238px; height: 339px" height="600" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/MailSunday3.jpg" width="417">«&nbsp;En
    Angleterre, il y a une sorte de linceul de nuages qui peut rester pendant des mois. C’est affreusement déprimant. Ca allait quand je travaillais et que je me plongeais dans le studio mais après
    ce dernier album je&nbsp;crois que j’ai n’ai plus du tout l'énergie pour travailler. »<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Alors ils ont interdits de fumer dans les pubs et c’était la goutte d'eau qui fait déborder le vase, » dit-il.<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    «&nbsp;L’Angleterre était un endroit différent pour grandir pendant les années cinquante, » dit-il. Nous jouions au football et au cricket dans les rues, c’était bien plus sûr. Nos héros étaient
    des gens comme des pilotes de spitfire, pas des footballeurs. Cette Grande-Bretagne est maintenant partie. La Grande-Bretagne est devenue plus violente. Mais ici, l’esplanade est bourrée d’ados
    espagnols tous les week ends, tous s'musent de faço, fabuleuse et je n'ai jamais entendu une sirène ni vu de la violence. »
  </div>
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    &nbsp;
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  <div>
    Avec son nouvel album&nbsp;de musique&nbsp;classique terminé, Oldfield peut se détendre. Cela lui a pris neuf mois pour créer l’œuvre ce qui a nécessité 86 musiciens, dont le pianiste Lang Lang
    et la chenteuse Hayley Westenra. L’album a les tintinnabulements typiques d’Oldfield et a pour sujet&nbsp;l’ancienne théorie qui veut que tout corps céleste, le soleil, la lune et les étoiles ont
    leur musique intérieure.
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    &nbsp;
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  <div>
    Il dit&nbsp;: «&nbsp;je suis toujours capable de me mettre en mode de haute concentration, mais je trouve cela très fatigant. Maintenant, la chose la plus excitante qui nous arrive sont les
    allées et venues du berger local et ses 200 moutons. »
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    &nbsp;
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  <div>
    Plutôt un contraste avec sa période à Ibiza où il est passé par une «&nbsp;phase de clubbing&nbsp;» si incongrue qu’il l’a décrite comme s’il s'était «&nbsp;engagé à mi-chemin dans le couloir qui
    mène à la folie&nbsp;».<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    «&nbsp;C’est agréable de se lever et de se sentir en forme et pas avec une terrible gueule de bois, sans regretter ce que vous avez pu faire la nuit d’avant.&nbsp;»<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Se coucher tôt et se lever tôt, voir le soleil se lever, c’est quelque chose de magnifique. Quand vous avez 54 ans, il ne reste qu’un nombre limité d’années devant vous et vous avez besoin
    de pouvoir en profiter.
  </div>
  <div>
    Maintenant,&nbsp;ma vie consiste totalement dans le confort, porter des shorts, et se baigner de soleil. C’est si apaisant pour l’âme.&nbsp;»
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 08:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e5ae26649f06e3c472d7c64b5c39debd</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-16286461-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Article du MELODY MAKER, décembre 1979]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-13683279.html</link>        <description><![CDATA[<font size="4">Boy Genius 'Not Broke' Shock</font>
  <div>
    par Karl Dallas<br>
    &nbsp;(Melody Maker, 29 décembre 1979)
  </div>
  <div>
    <br>
    <em>Les choses ne sont pas passées dans la douceur pour Mike Oldfield. Il a perdu de l'argent avec ses tournées, a mis au rebut du matériel onéreux et a eu une querelle avec son label à propos
    d'un morceau d'un album. KARL DALLAS prête son épaule.&nbsp;<br></em>
  </div>
  <div>
    <br>
    <br>
    <br>
    TRENTE mille fans de Mike Oldfield ont une chance modérée de trouver à leur insu une pièce de collection –et, incidemment de participer par procuration à la récente paternité de Mike– s’ils
    achètent un exemplaire de son dernier album.
  </div>
  <div>
    <img class="DrteTexte" style="width: 248px; height: 341px" height="560" alt="Mike-Molly.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/Mike-Molly.jpg" width="400">Tout est
    parti d’une querelle entre Mike et son label Virgin au sujet du contenu de l’album. Dans sa forme initiale, le deuxième morceau de la deuxième face contenait un hymne légèrement mièvre
    mais&nbsp;authentiquement naïf à la gloire de l’inamorata de Mike (et la mère de Molly, sa fille nouveau-né), l’étonnamment belle Sally Cooper, dont la présence au service de presse de Virgin
    pendant plusieurs années était pour les journalistes une meilleure raison de se traîner jusqu’à Vernon Yard que la marque particulière d’ironie laconique de son chef Al Clark.
  </div>
  <div>
    Un coup d’œil rapide aux paroles du refrain vont vous donner une idée de la saveur de la chose :
  </div>
  <div>
    « Sally, je ne suis qu’un gorille / Oui je t’aime toujours plus / Même un singe de Manille / Ne pourrait me faire cesser de frapper à ta porte. »
  </div>
  <div>
    En tant que couplet, vous devez admettre que cela tend à élever Pam Ayers au niveau de T.S. Eliot, mais ça a aussi la même sorte de charme gauche que cette version qu’il a fait de "The Spaniard
    that Blighted My Life"<font color="#000080"><sup>1</sup></font>, sans parler du passage «&nbsp;homme-singe&nbsp;» de Tubular Bells, des inspirations qui doivent autant au cycle maniaco-dépressif
    de sa pulsion créatrice que ses mélodies les plus mémorables. De plus, Mike chante les paroles lui-même, ce qu’il n’a pas fait sur un album depuis qu’il a célébré les joies de la vie chevaline à
    la fin d’&nbsp;«&nbsp;Hergest Ridge&nbsp;»<sup><font color="#000080">2</font></sup> -et ça ressemblait plus à un grognement de Lee Marvin.
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <br>
    CEPENDANT, comme c’est l’habitude des maisons de disques, même avec des artistes qui ont posé les fondations de leur prospérité actuelle, Virgin ne se sentait pas très disposé à céder à Mike à
    propos du morceau, et une longue dispute s’est ensuivie, qui&nbsp;à un moment a menacé de faire rater à l’album la période de ventes qui précède Noël.
  </div>
  <div>
    <img class="GcheTexte" style="width: 305px; height: 300px" height="600" alt="lp-fr-back.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/lp-fr-back.jpg" width="600">Pendant ce temps,
    les pochettes et les macarons devaient être imprimées, donc , pendant l’impasse, le deuxième morceau de la deuxième face portait le titre de la chanson originale, «&nbsp;Sally&nbsp;», et ils ont
    même pressé 30000 exemplaires de l’album avec la chanson initiale dessus avant que Mike ne cède, n’écrive une nouvelle mélodie –également appelée «&nbsp;Sally&nbsp;»<sup><font color=
    "#000080">3</font></sup>- qui aille avec la base rythmique d’Alan Schwartzenberg, la seule chose en commun sur les deux en dehors du titre.
  </div>
  <div>
    Donc, de l’extérieur, il n’y a rien qui permette de distinguer les deux albums&nbsp;: ils ont tous la même pochette et les mêmes macarons. Mais si on lit le numéro de matrice gravé près du sillon
    de sortie, on voit que l’initial, comprenant «&nbsp;Sally&nbsp;» Mk I a le numéro V2141-B-1, tandis que la version approuvée par Branson, avec&nbsp;"Sally" Mk II, est numérotée V2141-B-3 (ce qui
    me suggère soudain, au fait, qu’il pourrait bien y avoir une deuxième version quelque part, numérotée B-2).
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <br>
    POURQUOI Mike, qui fut pendant plusieurs années une des étoiles les plus brillantes au firmament de Virgin, qui fut capable de les persuader à financer plus de la moitié des 500.000 Livres qu’a
    coûté sa dernière tournée, financièrement désastreuse<sup><font color="#000080">4</font></sup>, se laisse-t-il malmener de la sorte&nbsp;?
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Je trouvais que c’était charmant,&nbsp;» me dit-il.&nbsp;«&nbsp;J’étais vraiment sous le charme de la face entière jusqu’au moment où je leur ai donné et qu’ils l’ont détesté. J’ai tenu
    bon pendant un bon moment, et peut-être que je n’aurais pas dû en démordre.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Les roadies étaient suffisamment émus pour me téléphoner et me supplier de ne pas l’enlever. Je n’aurais dû sans doute pas le faire.
  </div>
  <div>
    “Mais vous devez conserver la conviction de ces gens, et leur faire savoir que vous coopérez.”
  </div>
  <div>
    Il n’avait jamais eu à se préoccuper de telles choses dans le passé, lui rétorquai-je, et pendant un instant il acquiesça.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Je n’en avais pas besoin. Mais maintenant, ce n’est pas seulement une nécessité, c’est aussi un souhait.&nbsp;»
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <br>
    PARLER de nécessité nous a amené, bien sûr, à l’état actuel de ses finances, qui ont fait l’objet de quelques commentaires dans la presse écrite. Il a été décrit dans des termes aussi variés que
    «&nbsp;pauvre&nbsp;» ou «&nbsp;sur la paille&nbsp;», ce qui est, comme je suis heureux de le révéler, une légère exagération.
  </div>
  <div>
    <img class="DrteTexte" style="width: 188px; height: 273px" height="600" alt="5219.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/5219.jpg" width="438">Il projette, par
    exemple, de vendre son avion privé Beechcraft Sierra –mais seulement pour le remplacer par un hélicoptère, qu’il imagine naïvement pouvoir faire atterrir dans sa nouvelle résidence à Denham
    (Buckinghamshire), bien que je ne crois pas que les contrôleurs aériens à Heathrow seront très enthousiastes pour l’arrangement.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Virgin et moi avons dépensé ensemble un demi million pour la tournée, sur lesquels j’ai perdu personnellement environ deux cent mille, ce qui signifie que je n’ai pas eu de royalties cette
    année. Ce qui veut dire que les choses ont été financièrement assez serrées, ce qui est une expérience nouvelle pour moi.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Je sais que je ne suis pas indigent, mais je dois faire très attention. Tu sais, Virgin m’a avancé de l’argent pour payer la tournée, mais même si je n’ai jamais vu cet argent, du point de
    vue du percepteur, je l’ai eu, et je dois trouver les 60% d’impôt de cet argent que je n’ai jamais eu.&nbsp;»
  </div>
  <div>
    En conséquence, Mike a passé des annonces pour recruter un gestionnaire pour s’occuper de ses affaires, bien qu’il pense qu’il sera en fait attendu de l’heureux élu qu’il se concentre sur le
    montage de tournées qui rapportent.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Je m’en fiche si elles ne rapportent pas, tant que j’ai mes royalties l’année suivante. Je préfèrerais que mon argent ne soit pas utilisé du tout –et que quelqu’un d’autre mette l’argent
    et en tire ce qu’il peut.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;J’espère être de nouveau sur les routes l’an prochain, vers avril, et nous voulons conserver tous les morceaux de la dernière tournée qui ont bien marché. Quelques uns des morceaux ont
    bien marché, et je veux en inclure un peu du nouvel album, qui est ce que j’aurais aimé avoir à jouer l’an dernier. «&nbsp;Platinum&nbsp;» a été conçu pour être joué en concert. Les films ont
    bien marché, et je vais avoir plus de films.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Le son de guitare a bien marché, bien que nous ayons fait cela d’une façon bizarre, avec une boîte à l’arrière. Le PA a plus ou moins marché, mais j’ai dû le reconstruire pour qu’il soit
    plus petit et plus facile à transporter.
  </div>
  <div>
    <img class="GcheTexte" style="width: 294px; height: 284px" height="492" alt="450.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/450.jpg" width="500">«&nbsp;J’ai jeté toutes
    ces affaires quadriphoniques qui n’ont pas marché, et nous vendons la table de mixage, qui n’a pas fonctionné.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Je projette d’avoir 12 personnes, en comparaison avec le grand orchestre, mais je suis très conscient que cela ne soit pas être une déception la prochaine fois, juste parce que l’échelle a
    été réduite. J’ai des idées pour les films et je vais avoir Ian Eames pour les animer.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;David Bedford ne fera pas partie de la tournée.&nbsp;» Il a refusé de s’étendre là dessus.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;Quelques uns des concerts seront énormes, comme le stade de Wembley qui est réservé pour avril, je crois, mais je veux également jouer dans des endroits plus petits à travers le pays,
    jouer dans plus d’endroits, même s’ils sont plus petits.&nbsp;»
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <br>
    MIKE exprime un peu de déception, pour ne pas dire de la perplexité, au type d’accueil que le nouvel album a eu de la presse. Il pense –et je suis d’accord avec lui– que la plupart des critiques
    ont débité les mêmes clichés «&nbsp;éreintons-le parce que c’est ennuyeux et qu’il a tant de succès&nbsp;», sans remarquer la rupture considérable avec son propre passé que sa musique presque
    minimaliste représente.
  </div>
  <div>
    Il reconnaît que des parties de «&nbsp;Platinum&nbsp;» sont plus simples que tout ce qu’il a composé jusqu’ici.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;J’ai appris qu’on n’a pas nécessairement à remplir chacune des pistes isolées avec 24 millions d’overdubs. Sur quelques parties, il n’y a que quatre instruments qui sont joués. Le début
    d’&nbsp;«&nbsp;Incantations&nbsp;» était incroyablement complexe, dans chacune de ses notes et chacune de ses mesures, et les gens disaient déjà que c’était ennuyeux, donc évidemment ce n’est pas
    ce qu’il y dedans qui techniquement attire ou repousse les gens.
  </div>
  <div>
    <img class="DrteTexte" style="width: 365px; height: 346px" height="376" alt="Mike-Molly2.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/Mike-Molly2.jpg" width="400">«&nbsp;Et
    puis il y a une section au milieu de «&nbsp;Platinum&nbsp;» où il y a des accords plus complexes que ce que j’ai fait avant. Ils s’insèrent d’une telle façon qu’ils semblent normaux, mais si on
    regarde cet accord sur un piano, c’est complètement ridicule, il n’y a même pas un nom pour ça.&nbsp;»
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <br>
    LA PREMIERE fois que j’ai rencontré Mike Oldfield, il était un virtuose de la guitare folk âgé de 15 ans avec des troubles de la personnalité, qu’il a appris à sublimer dans son «&nbsp;Tubular
    Bells&nbsp;». Au fil des ans, j’ai appris à comprendre sa folie, et nous avons une fois passé une heure ridicule lors d’un dîner à échanger sur les dépressions nerveuses que nous avions
    traversés.
  </div>
  <div>
    La fois suivante où je l’ai rencontré, après une pause raisonnable, à l’époque d’&nbsp;«&nbsp;Incantations&nbsp;», il venait de suivre une thérapie et semblait plus frappé que jamais, en
    particulier quand il déclarait de façon si véhémente que maintenant, enfin, il était sain et il dirigeait sa propre vie.
  </div>
  <div>
    Cette fois, je suis heureux de la rapporter, il semblait vraiment normal, plus du tout la créature animale et timide qui avait l’habitude de comparer des interviews avec des viols, et pas plus la
    centrale électrique régénérée que j’avais trouvé si aliénante un an plus tôt.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;J’étais très idéaliste à l’époque de ‘Tubular Bells’. Je suppose que l’on pourrait dire que j’avais une vision de ce que je voulais faire, mais c’était une vision de sûreté et de chaleur
    et de sécurité parce que je me sentais si peu en sécurité. Maintenant je veux réussir la clarté. Je ne peux la décrire qu’en termes picturaux, tu sais, comme si chaque album que j’avais jamais eu
    avait une pochette bleue dessus.
  </div>
  <div>
    «&nbsp;C’est pour cela que je l’ai appelé ‘Platinum’, en partie comme une blague –tu sais,&nbsp;‘Mike Oldfield est disque de platine’, mais aussi parce que c’est un métal étrange et adorable,
    lourd et flexible comme le plomb. Je voulais vraiment l’intituler ‘Airborne’, mais ils n’en voulaient pas.
  </div>
  <div>
    Ils ont toujours fait des choses comme ça. Ils voulaient même que je mettre des paroles sur ‘Tubular Bells’.<br>
    "Je me sens bien et moyennement névrosé comme tout le monde, maintenant. "<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    Articles associés :<br>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-6122987.html">L'album Platinum</a><br>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10531500.html">Les tournées de 1980</a><br>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-4221337.html">Article de Karl Dallas de 1975</a>
  </div>
  <hr>
  <p>
    <font color="#000080"><strong>Notes :</strong></font>&nbsp;
  </p>
  <p>
    <font color="#000080">(1) : Karl Dallas se réfère probablement à la chanson "Don Alfonso" (la</font> <font color="#000080">chanson "The Spaniard that Blighted My Life" est une chanson existante
    dans le même style), mais il est difficile de savoir si l'approximation sous la plume de Dallas est volontaire.<br></font><font color="#000080"><br>
    (2) : Karl Dallas évoque la chanson "On Horseback" qui figure en fait sur l'album "Ommadawn".<br></font><font color="#000080"><br>
    (3) : Nouvelle erreur (!) de Dallas, puisque la chanson de remplacement s'intitule "Into Wonderland".&nbsp;Le titre n'a jamais (?) été porté sur les pochettes (sur mon exemplaire 33 tours de
    Platinum, le titre du morceau était effacé), mais a été correctement imprimé sur l'étiquette centrale du disque.<br></font><font color="#000080"><br>
    (4) : L'interview se situe entre la tournée 1979 ("Exposed") qui a été un désastre financier et la tournée 1980, qui se prépare au moment de l'entretien.</font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Nov 2007 23:35:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">30899e25b15598b66649e99d6499104b</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-13683279-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Archives oldfieldiennes : la newsletter Flying Start]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-12031462.html</link>        <description><![CDATA[
  <img class="CtreTexte" style="width: 568px; height: 55px" height="60" alt="fliyngstart.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/fliyngstart.jpg" width="596"><br>
  <br>
  <br>
  La Toile recèle dans ses filets une ancienne et jolie tentative de fil d'informations francophone sur Mike Oldfield, hélas à la vie trop courte.&nbsp;<br>
  <br>
  <img class="DrteTexte" style="width: 126px; height: 238px" height="300" alt="flyingstartech.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Articles-entretiens/flyingstartech.jpg" width="170">Bien
  avant la mode des blogs, Geinoh s'était lancé au printemps 2003 dans le projet d'une newsletter portant à la fois sur l'actualité de Mike Oldfield et sur des analyses de fond de ses oeuvres
  antérieures. La première édition avait été proposée aux membres de la liste de diffusion francophone tubular, et avait été diffusée par mél, puis hébergée sur un site.&nbsp;<br>
  <br>
  Initié en solitaire par Geinoh, le projet a été renforcé en cours de route par la plume de <u><strong>Fabrice</strong></u>&nbsp;Chotin puis par les corrections de membres de la liste de diffusion
  tubular, dont l'ami Vinz qui vient nous saluer ici&nbsp;par ses commentaires de temps à autre.&nbsp;Les lettres&nbsp;ont été intégrées au site <a href=
  "http://www.tubular.free.fr/">tubular.free.fr</a> lors de leur cinquième édition.<br>
  <br>
  Démarré avec un rythme ambitieux (1 édition par semaine), le projet s'est arrêté -à ma connaissance- au bout de six éditions pour une raison que j'ai oubliée (il me semble que la raison en était
  une expatriation de l'auteur, mais je ne suis plus bien sûr des évènements).<br>
  <br>
  Je vous laisse redécouvrir les articles publiés dans ces six éditions, à ce jour toujours accessible sur Internet (quelques liens dans les newsletters sont morts, toutefois).<br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <a href="http://familynews.chez-alice.fr/flyingstart/flyingstart_1.htm">Flying Start n°1 du 5 mai 2003</a> <font color="#000000">- L'album QE2 (1/4)&nbsp;</font><br>
  <br>
  <a href="http://familynews.chez-alice.fr/flyingstart/flyingstart_2.htm">Flying Start n°2 du 5 mai 2003</a> - John R. Chatterton - L'album QE2 (2/4)<br>
  <br>
  <a href="http://familynews.chez-alice.fr/flyingstart/flyingstart_3.htm">Flying Start n°3 du&nbsp;19 mai 2003</a> <font color="#000000">- Loreena McKennitt - L'album QE2 (3/4)</font><br>
  <br>
  <a href="http://familynews.chez-alice.fr/flyingstart/flyingstart_4.htm">Flying Start n°4 du&nbsp;27 mai 2003</a> <font color="#000000">- Tribute to Mike Oldfield - L'album QE2 (4/4)</font><br>
  <br>
  <a href="http://familynews.chez-alice.fr/flyingstart/flyingstart_5.htm">Flying Start n°5 du&nbsp;1er juin 2003</a> - Les influences celtiques (1/2)<br>
  &nbsp;<br>
  <a href="http://familynews.chez-alice.fr/flyingstart/flyingstart_6.htm">Flying Start n°6 du&nbsp;4 septembre&nbsp;2003</a>&nbsp;- The Millennium Bell - Les influences celtiques (2/2)<br>
  <br>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Aug 2007 13:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6c1d5daa52e0f6319fbd70330049bd35</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-12031462-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quelques extraits de Changeling autour d'Hergest Ridge]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-10630136.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    <font color="#000080"><em>Voici une traduction un peu plus conséquente de</em> Changeling<em>, l'autobiographie de Mike Oldfield : les huit pages traduites, prises par-ci par-là dans les
    chapitres 9 et 10 du livre, tournent toutes autour de la réalisation de l'album</em> Hergest Ridge. <em>Note&nbsp;: les photos ne viennent pas du livre.</em></font>&nbsp;
  </p>
  <hr>
  [La traduction commence après la description du concert de <em>Tubular Bells</em> au Queen Elizabeth Hall en juin 1973, puis de l'enregistrement du concert pour la BBC en novembre de la même
  année]<br>
  <br>
  <img class="GcheTexte" style="width: 38px; height: 52px" height="80" alt="ouvrezlesguillemets.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Divers/ouvrezlesguillemets.jpg" width="60" key=
  "df069a7cf4a7040183bbcdb5b4872df0"><br>
  <br>
  <strong>9. THE BEACON - 1974</strong><br>
  <br>
  [...]<br>
  <br>
  A part ça, ma mémoire de cette période a disparu : tout est assez brumeux. C'était une période très étrange pour moi, un peu comme un tourbillon. Je ne faisais pas vraiment attention à ce qui se
  passait à la maison, dans le sens où j'étais passé à autre chose. Mes parents n'étaient pas venus au concert ; les parents faisaient partie d'un monde et les enfants d'un autre. C'est comme ça
  qu'étaient les gens à l'époque.<br>
  <br>
  Je me souviens comment j'avais finalement pu échanger ma vieille Mini pourrie contre ce qui s'est avéré être une Bentley totalement pourrie. Je l'ai emmenée chez Jack Barclay, le concessionnaire
  Bentley à Berkeley Square, qui m'a dit que la faire réparer coûterait plus que le prix de la voiture. Elle avait l'air magnifique, elle avait cette adorable moquette mais si vous appuyiez trop fort
  sur le plancher du côté&nbsp;passager, votre pied passait à travers.<br>
  <br>
  A cette époque, j'avais une copine que j'avais rencontré au Manoir et nous voulions vivre quelque part à la campagne. Nous nous sommes mis en route dans la Bentley, pour chercher un lieu, quelque
  part où habiter. Je me souviens comment nous étions partis&nbsp;en direction de&nbsp;l'ouest, par le pont de la Severn, puis par Ross-on-Wye, ensuite jusqu'à Monmouth et Hereford. Sur un simple
  coup de tête, nous avons conduit du nord d'Hereford à un&nbsp;endroit appelé Kington, juste sur la frontière galloise. Je me souviens avoir vu là&nbsp;une grosse colline et un club de golf à son
  sommet, et juste un peu en dessous il y avait une petite maison avec un panneau "à vendre" dessus. Elle&nbsp;avait&nbsp;une vue magnifique sur Kington, et on pouvait voir les montagnes noires au
  loin.<br>
  <br>
  <p align="center">
    <img class="CtreTexte" height="171" alt="beacon.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/beacon.jpg" width="228">
  </p>La maison était appelée The Beacon et elle était sur Bradnor Hill, à environ huit cent pieds (NdT : 250 mètres) de haut et sur une pente de quarante degrés. Ca n'était qu'une petite maison,
  fragilement construite et un peu délabrée, coincée sur cette colline entourée par des fougères et des moutons. C'était assez isolé là haut et le vent soufflait tout autour.<br>
  <br>
  La maison côutait vingt mille Livres. je n'avais même pas regardé à l'intérieur, mais j'ai appelé Richard, disant : "il y a cette maison, est-ce que je peux l'acheter ?". Je pense qu'il l'a&nbsp;
  simplement achetée et l'a déduite de mes royalties. Richard était mon manager alors en plus d'être d'être ma maison de disques, et je n'ai donc jamais eu à penser à quoi que ce soit en matière
  d'affaires. Je lui laissais&nbsp;prendre soin de tout.<br>
  <br>
  <br>
  [...]<br>
  <br>
  <br>
  En plus de ses demandes de faire une tournée, de la publicité, des interviews etc., Richard voulait un autre album, une suite. Evidemment j'avais eu un album incroyablement couronné de succès, ils
  ont du penser, "Que fais-tu -ha ! ha !- tu en fais un autre !". Je savais que mon contrat portait sur dix albums, mais le problème était qu'à ce moment, je ne sentais pas que j'avais une suite en
  moi : il y devrait bien y avoir quelque chose, un jour, mais je ne voulais pas encore faire un autre album. Toute ma vie -aussi courte qu'elle avait pu être- était allée dans <em>Tubular
  Bells</em>. Je ne savais pas ce que j'allais foutre après. Je ne voulais qu'un peu d'air.<br>
  <br>
  Je sentais que Richard me mettait la pression pour faire un autre album, mais d'une façon que lui seul sait faire. Richard possède cet enthousiasme contagieux, et quand j'étais avec lui je ne
  paniquais plus pour quelque raison, je voulais vraiment faire ce que je pouvais pour lui. C'est vraiment catalyseur pour les gens que d'avoir cette sorte d'enthousiasme, et c'est le don de Richard,
  vous vous sentez vraiment plein d'énergie. Il parvient, avec son sourire et sa manière, à s'entourer de personnes talentueuses qui donneront le meilleur d'elles même pour lui.<br>
  <br>
  Je me souviens d'un coup de fil en particulier. Richard me demandait : "as-tu besoin de quoi que ce soit pour recommencer à écrire de la musique ?"<br>
  <br>
  J'ai dit : "heu, eh bien, il y a cet orgue que David Bedford avait, dans Kevin Ayers and the Whole World ?". Richard m'a demandé quel nom il avait. "Heu, un Farfisa ? Pas un Continental, quelque
  chose comme un Professional Two". Je me souvenais que c'était un gros machin ancien, tous les boutons étaient peints comme des dragées, en rose et&nbsp;jaune. Le week end suivant, j'ai regardé par
  la fenêtre&nbsp;et j'ai vu Richard monter en titubant depuis le parking au bas de la colline, il&nbsp;portait en fait ce monstreux et affreux orgue Farfisa. Bien sûr, je suis descendu et je l'ai
  aidé à le monter. J'ai trouvé ça plutôt charmant, il aurait pu faire faire ça par quelqu'un d'autre, mais il l'avait apporté lui même.<br>
  <br>
  A la longue, j'ai accepté de commencer à travailler sur un deuxième album, parce que je m'y sentais obligé. Richard voulait que je le fasse, et d'un autre coté, à ce moment je ne savais pas ce que
  j'allais pouvoir faire d'autre de ma vie. Je ne m'étais jamais vraiment&nbsp;senti comme un musicien ; un musicien était quelqu'un de différent, quelqu'un qui joue dans des orchestres, ou des clubs
  ou autre. J'avais fini par faire ça, mais je n'avais jamais senti que j'étais à ma place. J'en suis arrivé plus tard à croire que Richard voulait me mettre sur un nouvel album, pas seulement parce
  qu'il voulait écouter une autre oeuvre de musique magnifique, mais aussi parce qu'il voulait un autre album couronné de succès. C'était là sa raison mais je ne l'ai pas réalisé alors, je pensais
  qu'il était seulement interessé par la musique.<br>
  <br>
  Avec le Farfisa, on m'avait donné du matériel d'enregistrement, des magnétophones à quatre pistes et une table de mixage. Ce n'était pas du&nbsp;très bon matériel, mais au moins je pouvais faire
  des démos plus compliquées que ma démo de <em>Tubular Bells</em> avec ses sons les uns sur les autres. J'avais aussi un ou deux morceaux en surplus de mes sessions du dernier album.<br>
  <br>
  Avec tout ça, j'ai commencé à travailler sur quelques idées.<br>
  <br>
  <br>
  [...]<br>
  <br>
  <br>
  <strong>10.&nbsp; HERGEST RIDGE - 1975</strong><br>
  <br>
  <br>
  Je luttais toujours contre mes crises de panique. Toute la culpabilité, la colère émotionnelle, la perte que j'avais vécue dans le passé, tout était là à l'intérieur de moi, comme une boule
  d'énergie émotionnelle. De nombreuses situations ramenaient des souvenirs de mon enfance : des souvenirs-clés comme la bagarre avec mon père étaient sucsités par certaines choses, comme par exemple
  si je me sentais menacé physiquement. Si je ressentais une injustice, là c'était important, cela connectait à beaucoup de choses. Je me sentais souvent complètement hors de contrôle, quasiment un
  automate à cause de mes peurs profondément ancrées et de mon conditionnement psychologique.<br>
  <br>
  Je suis sûr que c'est la même chose pour tout ceux qui se sont occupé ou ont vécu avec une personne malade pendant beaucoup d'années : on commence à la détester. Avec le temps le ressentiment se
  développe et vous vous trouvez à la détester pour tout le stress qu'elle vous cause. En même temps, une autre part de vous pense, "je ne devrais pas faire ça, je devrais être gentil et généreux."
  Cela vous remplit de culpabilité. Pour moi, cela se reliait avec toutes les autres choses, comme mes années d'enfance et comment j'avais été endoctriné par mon éducation catholique, quand on
  m'avait enseigné que la culpabilité est un péché. Tout cela devient un cercle vicieux.<br>
  <br>
  Principalement, je dominais tout ça avec de&nbsp;l'alcool ; je buvais trop, mais c'était pour supprimer les crises. Je n'aimais pas prendre des médicaments de toute sorte, mais j'avais tout le
  temps un Valium dans mon portefeuille : occasionellement, quand j'avais une crise de panique, je grignotais un peu le cachet. Pour certaines personnes, la seule issue est de prendre des
  tranquillisants mais je ne voulais pas finir comme ma mère, qui était dépendante de médicaments prescrits.<br>
  <br>
  J'aimais être là haut à Bradnor Hill, et être dehors au beau milieu de la campagne me mettait à l'abri de la panique. En face de la maison, il y avait cette magnifique, longue colline striée
  appelée Hergest Ridge. Au sommet se trouvait cet étrange rocher nommé The Whet Stone, un point de repère célèbre qui, paraît-il, datait des temps préhistoriques. Je commençais à faire des modèles
  réduits d'avions, avec la même sorte d'attention méticuleuse que j'avais apprise de mon père. Je m'y suis vraiment intéressé. Je me sentais en paix là bas sur la crête, seul avec mes
  maquettes.&nbsp;<br>
  <br>
  <br>
  <p align="center">
    <img class="CtreTexte" height="249" alt="maquette.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/maquette.jpg" width="400">
  </p>
  <p>
    <br>
    Je trouvais les animaux très apaisants, donc à un moment j'ai décidé d'avoir deux chiens, des lévriers afghans. Je pensais qu'ils étaient mignons, mais, mon Dieu, ils étaient affreux. J'ai eu un
    problème terrible avec l'agriculteur, car ils chassaient tous les moutons sur Bradnor Hill et en ont tué un ou deux. J'ai du&nbsp;m'en débarrasser, donc j'ai acheté un couple de chats persans à
    la place.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    Quand tout s'accumulait, je pouvais me réfugier dans mon univers musical. C'était comme un cocon autour de moi, tout à l'intérieur était si beau et sûr. Je pouvais imaginer que chacun
    des&nbsp;instruments disait quelque chose -la basse n'était pas seulement une guitare basse, c'était une grande personnalité, profonde. La musique m'était aussi familière que la voix humaine et
    le langage humain, avec ses propres mots et phrases. Tout se tenait, dans cette logique musicale.<br>
    <br>
    C'était comme si j'étais un extra-terrestre, se souvenant de ce que c'était que d'être sur sa propre planète, où les gens ne parlaient pas, ils chantaient et émettaent des sons musicaux comme
    moyen de communication. Si j'éteignais mon "appareil de traduction de langage", tout ce que je pouvais entendre était un son flou et du charabia. Une vraie voix humaine qui parle n'est pas du
    tout un son agréable, la plupart du temps.&nbsp;Il y a des langues&nbsp;qui recèlent quelques sons affreux -les sons gutturaux étranges de plusieurs langues européennes, par exemple- ce n'est pas
    du tout une façon très élégante de communiquer. Tandis que le magnifique monde musical était plus gracieux, une sorte de nirvana dans la musique, un lieu de sécurité dans lequel je vivais et qui
    empêchait les crises de panique de venir.<br>
    <br>
    J'ai progressivement rassemblé mes idées et commencé concrètement à faire une démo du deuxième album. Je ne voulais pas le faire, mais je ne pensais pas vraiment que j'avais le choix. C'est
    arrivé plus d'une fois dans ma carrière que je n'ait pas eu envie de travailler mais je m'y mets quand même car, vraiment, qu'est ce que je ferais d'autre ? Richard m'appelait pour me demander
    comment j'allais, mais si je n'avais pas fait quelque chose dans la musique, je ne sais pas ce que j'aurais fait.<br>
    <br>
    J'ai vraiment dû lutter pour commencer <em>Hergest Ridge</em>, mais après m'être poussé à commencer, ça a été comme entasser des brindilles dans un feu. Ca a pris vie par soi-même, avec ses
    propres impulsions et ça s'est auto-entretenu. Musicalement, cela n'avait rien à voir avec <em>Tubular Bells</em>. Il y avait des trompettes et des tin whistles, différentes sortes d'influences
    qui étaient d'une certaine façon un reflet de l'endroit où je vivais, je suppose que l'on appelerait cela des sons New Age aujourd'hui. Je roulais sur des réservoirs quasi vides quand je le
    confectionnais, mais jai réussi à bricoler une sorte d'album.
  </p><br>
  Au bout d'un moment, j'ai vraiment commencé à m'y immerger, ou au moins en partie. Il y avait un morceau de musique qui a terminé sur la deuxième partie d'<em>Hergest Ridge</em>, une simple et
  belle mélodie, juste à l'orgue et à la guitare acoustique. Le son de celle-ci, pour moi, était comme la conversation de quelqu'un : ils n'employaient pas des mots mais de la musique, des notes de
  musique et des tonalités musicales. La voix était tout simplement amicale et réconfortante et elle me disait "je suis en sécurité, je suis à l'aise, rien ne va me faire mal, je ne vais pas avoir de
  crise de panique, je ne vais pas me perdre dans le monde gigantestque et monstrueux où sont mes cauchemars".<br>
  <br>
  <p align="center">
    <img class="CtreTexte" height="600" alt="beaconpiano2.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/beaconpiano2.jpg" width="498">
  </p>Une fois que j'ai eu fini les démos, le temps est venu de tout enregistrer proprement dit. J'avais demandé à Tom Newman de m'y aider une nouvelle fois, car nous nous étions entendus si bien
  lors de <em>Tubular Bells</em>. Le Manoir était complètement réservé, alors pour commencer j'ai été mis dans des studios à Basing Street, un ancien cinéma. J'ai détesté cet endroit, je ne voulais
  pas du tout y travailler. Ca me conduisait à&nbsp;ne pas avoir&nbsp;envie de faire un nouvel album, mais je pouvais sentir cette pression de terminer les choses. Ensuite, nous avons été placé dans
  un studio quelque part comme Chipping Norton. J'ai détesté cet endroit encore plus, et à la fin nous n'utilisions même plus le temps de studio. Je ne me donnais pas la peine d'y travailler,&nbsp;et
  donc Tom et moi sortions faire voler des maquettes d'avion à la place.<br>
  <br>
  Je n'avais vraiment pas le coeur à faire ça. Je devais m'en débarrasser, mais c'était comme faire sortir la dernière goutte de dentifrice de son tube. Quelle que soit&nbsp;énergie musicale refoulée
  que j'avais pu avoir en&nbsp;moi, je l'avais totalement livrée avec <em>Tubular Bells</em> et il n'en restait plus qu'un tout petit peu. Tant bien que mal, l'album fut terminé, ce qui fut plus un
  soulagement qu'autre chose.<br>
  <br>
  <br>
  <p align="center">
    <img class="CtreTexte" height="216" alt="hr-33.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/hr-33.jpg" width="216">
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    Le photographe qui avait fait la pochette de <em>Tubular Bells</em>, Trevor Key, est&nbsp;venu à Hergest Ridge pour faire la pochette. Il est arrivé avec Bootleg, le lévrier d'Irlande du Manoir :
    il est sur la pochette, sur la crête d'Hergest. Je n'ai pas aimé le résultat, pour être honnête. Après la pochette de <em>Tubular Bells</em>, qui était si puissante, celle là n'était seulement
    qu'un peu bizarre.
  </p>
  <p>
    <img class="DrteTexte" style="width: 38px; height: 50px" height="80" alt="fermezlesguillemets.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Divers/fermezlesguillemets.jpg" width="60" key=
    "266b5a072d5b23d26dd6dd299274737b"><br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;[L'ouvrage poursuit par la description des projets de <em>Orchestral Tubular Bells</em> et <em>Orchestral Hergest Ridge</em>]<br>
    <br>
    <br>
    A lire également sur ce blog, sur les mêmes sujets&nbsp;:<br>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-2501508.html">Chronique d'Hergest Ridge</a><br>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10558511.html">Un autre passage de Changeling</a><br>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-5848219.html">Un article sur les maisons de Mike Oldfield</a>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Jun 2007 23:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2cfe655a6e62d88689af1f74e38c36d8</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-10630136-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A la fin de Changeling...]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-10558511.html</link>        <description><![CDATA[
  <em><font color="#000080">Avant un épilogue de trois pages, la conclusion du dernier chapitre de <strong>Changeling</strong> (chapitre 15 : Berlin to Now - 1990-2006) m'a touché, par le côté
  crépusculaire que dégagent les propos d'un Mike Oldfield qui reconnaît vieillir dans un monde qui change très vite. Je vous laisse lire une traduction&nbsp;avec dico&nbsp;de la 250<sup>e</sup> page
  de Changeling.</font></em><br>
  <hr>
  <br>
  <br>
  <br>
  <img class="GcheTexte" style="width: 87px; height: 126px" height="80" alt="ouvrezlesguillemets.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Divers/ouvrezlesguillemets.jpg" width="60" key=
  "df069a7cf4a7040183bbcdb5b4872df0">Récemment, j'ai décidé de quitter de nouveau la région londonienne avec ma femme Fanny et notre fils Jake. C'était vraiment un bouleversement pour moi de quitter
  ma maison à Chalfont Saint Giles après tant d'années. Chose curieuse, je ne suis pas très loin de mon ancienne maison dans les Cotswolds ; ce n'est qu'à une demi-heure de route. Quand nous sommes
  arrivés ici, j'ai pensé "Maintenant je peux avoir une vie tranquille", mais cette philosophie n'a pas duré longtemps. Il y a une dizaine d'années, il a été question de faire un livre ; j'avais
  passé du temps à faire des entretiens avec Annie Nightingale, la DJ, mais ils n'ont jamais abouti à quelque chose. Alors j'ai pensé que je pourrais m'en occuper de nouveau. Maintenant que c'est
  fait, j'ai reconstitué mon studio et j'ai commencé à travailler sur une nouvelle oeuvre musicale.<br>
  <br>
  Les choses changent tellement dans l'industrie musicale. A l'avenir, tout ne sera probablement plus qu'en téléchargement, le CD va suivre le même chemin que le vinyle. La technologie a progressé si
  incroyablement que j'ai des difficultés à suivre. Heureusement, je suis toujours à la pointe de la technologie pour ce qui est de l'enregistrement : je suis un bêta-testeur pour les derniers
  logiciels de production musicale, et je reçois donc des nouvelles versions à essayer, ce que j'adore.<br>
  <br>
  Enfin, l'âge est en train de me rattraper sans que je ne l'ai vu venir. Avant, je savais faire plusieurs choses à la fois, mais je ne peux plus le faire aussi bien ; je suis fatigué là où je ne
  l'aurais pas été avant ; ma mémoire du court terme commence à se dégrader un petit peu, mais ce n'est pas trop mal pour le moment encore. J'ai du m'habituer à des choses comme porter des lunettes
  pour lire. J'ai une paire de lunettes dans chaque pièce, car si je n'ai qu'une seule paire et que je l'emmène dans la pièce d'à côté, quand je reviens là où j'étais, je me dis "Mais où sont donc
  ces lunettes". Donc j'ai une paire pour chaque pièce et je fais attention à bien les laisser là.<br>
  <br>
  C'est vraiment une nouvelle phase dans la vie. Si vous m'aviez dit, à dix-neuf ans, quand je faisais <em>Tubular Bells</em>, que j'aurais cinquante-trois ans un jour et que je parlerais de tout ça,
  je n'aurais jamais pensé ça possible, mais&nbsp;ça a fini par&nbsp;arriver. Le monde entier a complètement changé. Je n'arrive pas à croire que je suis toujours actif, que je signifie toujours
  quelque chose dans l'industrie musicale. Même si les choses n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient en 1973, je suis très&nbsp;heureux de ma situation.<br>
  <br>
  Qu'y aura-t'il ensuite ? Je projette de faire une oeuvre de musique plus classique, ce qui est la dernière chose que je n'ai pas encore faite. Après ça, je n'en sais rien.<img class="DrteTexte"
  style="width: 94px; height: 122px" height="80" alt="fermezlesguillemets.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/Divers/fermezlesguillemets.jpg" width="60" key=
  "266b5a072d5b23d26dd6dd299274737b">

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 24 May 2007 22:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6712ba32ed8da53ce6d4a4069ea1e746</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-10558511-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Article dans Gala, 1996]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-6311503.html</link>        <description><![CDATA[<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff"><font color="#000080"><em>Apr&egrave;s l'article g&eacute;n&eacute;ral sur les <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-5848219.html">maisons de Mike Oldfield</a>, voici un article qui s'int&eacute;resse de fa&ccedil;on plus particuli&egrave;re &agrave; la r&eacute;sidence que Mike Oldfield s'&eacute;tait fait construire sur l'&icirc;le m&eacute;diterran&eacute;enne d'Ibiza et dans laquelle il a habit&eacute; de 1996 &agrave; 1998, avant de la vendre &agrave; Noel Gallagher (d'Oasis).</em></font></font></p>
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff"><font color="#000080"><em>Traduction de la version anglaise disponible sur tubular.net et la page de Patrick Wigful&nbsp;par ND -&nbsp;Cette version anglaise est peut-&ecirc;tre une traduction d'un article en&nbsp;allemand ?</em>&nbsp;</font></font></p>
<p><font color="#000080"></font></p>
<p><font size="5">Symphonie de Bois et Pierre</font></p>
<p>Gala n&deg;39, 19 septembre 1996</p>
<p>&nbsp;<img class="CtreTexte" height="85" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells8.jpg" width="134" /></p>
<p><em></em></p>
<p><em>Le r&ecirc;ve d'un homme : une maison pour l'harmonie et les notes. Ajoutez &agrave; &ccedil;a le soleil et la mer sur la c&ocirc;te d'Ibiza. Voici l'endroit o&ugrave; veut habiter et composer le c&eacute;l&egrave;bre musicien pop Mike Oldfield.</em></p>
<p><em>La griffe Oldfield : beaucoup de bois, des angles&nbsp;arrondis et un souffle du monde ancien.</em></p>
<p><img class="CtreTexte" height="175" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells1.jpg" width="197" />&nbsp; <img class="CtreTexte" height="175" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells2.jpg" width="247" />&nbsp; </p>
<p>&nbsp;<img class="DrteTexte" style="WIDTH: 107px; HEIGHT: 179px" height="250" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells3.jpg" width="156" />Les p&ecirc;cheurs d'Ibiza croient qu'ils peuvent entendre le son des sir&egrave;nes et qu'une lumi&egrave;re verte magique brille du fond de l'oc&eacute;an les nuits de pleines lunes. La l&eacute;gende dit que c'est&nbsp;ici qu'Ulysse a r&eacute;sist&eacute; aux funestes sir&egrave;nes...</p>
<p>Mike Oldfield a un faible pour ces sir&egrave;nes - finalement le loisir de tous les musiciens -&nbsp;Mike Oldfield croit aux mythes parce que son architecte a trouv&eacute; une amphore antique de valeur avec une pi&egrave;ce vieille d'un si&egrave;cle &agrave; l'int&eacute;rieur, pendant qu'il plongeait au fond de la mer en face de sa nouveau maison &agrave; Ibiza.</p>
<p>Mike Oldfield na pas pr&ecirc;t&eacute; attention aux pubs et aux habitu&eacute;s de bo&icirc;tes de nuits, alors qu'il cherchait cet endroit merveilleux sur la c&ocirc;te sud-ouest de l'&icirc;le des Bal&eacute;ares.&nbsp;&nbsp;Il veut vivre une vie agr&eacute;able et d&eacute;tendue. Il est riche, apr&egrave;s son succ&egrave;s 'Tubular Bells' en 1973 et des succ&egrave;s en single tels que 'Moonlight Shadow' et 'Shadow On The Wall'. Gr&acirc;ce &agrave; sa r&eacute;ussite, aujourd'hui il peut commencer une nouvelle tranche de sa vie sous les rayons du soleil et sans aucune pression de travail avec ses 43 ans.</p>
<p>&nbsp; </p>
<p><img class="CtreTexte" height="250" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells9.jpg" width="199" /></p>
<p>Il&nbsp;lui a &eacute;t&eacute; facile de dire au revoir &agrave; sa vie d'avant en Angleterre et &agrave; Malibu, &agrave; cause du climat si ensoleill&eacute; et des baies romantiques d'Ibiza. Mike dit : &quot;le climat en Angleterre est&nbsp; pr&eacute;cis&eacute;ment &eacute;pouvantable et j'ai aussi &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u par le sud de la Californie. La Paifique est si froid que personne ne s'y baigne.&quot; Maintenant il a trouv&eacute; un lieu pour sa maison, qui est directement situ&eacute; sur l'oc&eacute;an, o&ugrave; il est possible d'aller nager pendant un long&nbsp;&eacute;t&eacute;.</p>
<p>La nouvelle maison, dans son style typique de l'&icirc;le, a &eacute;t&eacute; dessin&eacute;e par lui-m&ecirc;me sur son ordinateur. Pendant les deux ans de construction, il a pu s'y promener virtuellement. De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, la piscine avec le bassin pour les enfants a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e sur &eacute;cran avec l'aide de son plus jeune fils Noah Daniel pour terminer le projet.</p>
<p>&nbsp; <img class="CtreTexte" style="WIDTH: 279px; HEIGHT: 181px" height="200" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells6.jpg" width="311" /></p>
<p>&nbsp; </p>
<p>Avant que le ch&acirc;teau en espagne ne soit construit, il &eacute;tait n&eacute;cessaire de pr&eacute;parer la pente raide pr&egrave;s d'Es Cubells. Un investissement qui valait la peine. Aucun voisin en vue, une vue fantastique sur l'oc&eacute;an et une plage priv&eacute;e.</p>
<p>En roulant sur la route, il est presque impossible de voir la maison, parce que la maison se fond parfaitement dans&nbsp;le milieu naturel de l'&icirc;le. A l'int&eacute;rieur de la maison, Mike a fait attention &agrave; ce qu'aucun angle aigu ne g&acirc;che l'impression d'harmonie. Tous les angles de la maison, les fen&ecirc;tres, les meubles et les niches sont arrondis.&nbsp;Une maison des beaux arts, imaginative comme ses chansons.</p>
<p><img class="CtreTexte" style="WIDTH: 253px; HEIGHT: 186px" height="200" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells5.jpg" width="276" /></p>
<p><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 122px; HEIGHT: 157px" height="250" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells7.jpg" width="209" />Qui plus est, Mike a fait attention &agrave; n'utiliser que des mat&eacute;riaux ayant au moins cent ans. Les &eacute;normes poutres proviennent d'une&nbsp;cave &agrave; vin italienne et les portes en bois sont celles d'un monast&egrave;re en Espagne.</p>
<p>&nbsp; Mike vit d&eacute;j&agrave; ici avec sa compagne munichoise Miriam, &acirc;g&eacute;e de 26 ans, mais pour le moment il est incapable de composer, car de nombreuses parties de son studio sont toujours dans sa vieille maison pr&egrave;s de Londres. Sa soeur Sally Oldfield utilise toujours ce studio pour finir son nouvel album. Apr&egrave;s quelques semaines, si le studio qui sera construit en pierre est termin&eacute;, le reste de son vieux studio sera envoy&eacute; de Londres &agrave; Ibiza.</p>
<p>Pour le moment il n'a pas encore d&eacute;cid&eacute; s'il doit vendre sa vieille propri&eacute;t&eacute; en Angleterre et s'installer &agrave; Ibiza pour toujours. Mais vivre pour toujours sous le crachin froid d'Angleterre, ce n'est pas la passion d'un &quot;voyageur&quot; comme Mike Oldfield. il veut voir l'oc&eacute;an.</p>
<p>&nbsp;<img class="CtreTexte" height="175" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/escubells4.jpg" width="253" /></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 07 Apr 2007 10:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f2a3a101aff0c5589aa4227af5736955</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-6311503-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Entretien dans S:2 (Sunday Express) (2003)]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-5990535.html</link>        <description><![CDATA[<p><em>Dans son &eacute;dition du 22 juin 2003, le journal britannique S:2 (Sunday Express) consacre sa rubrique &quot;Me and my record collection&quot; &agrave; Mike Oldfield.</em></p>
<p>Entretien avec Chris Goodman. Traduction amateur : ND.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="CtreTexte" height="341" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/morecordcollection.jpg" width="500" />&nbsp;</p>
<p>Mike Oldfield t&acirc;te affectueusement le vinyle qu&rsquo;il vient de red&eacute;couvrir dans son grenier. Parmi des centaines, il a choisi ses 10 pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s, qui ont tous impr&eacute;gn&eacute; le chef d&rsquo;&oelig;uvre qu&rsquo;il a revisit&eacute; maintenant pour la quatri&egrave;me fois avec un r&eacute;-enregistrement complet pour <em>Tubular Bells 2003</em>. Oldfield a &eacute;galement donn&eacute; des mentions sp&eacute;ciales &agrave; la symphonie n&deg;5 de Mahler &laquo;un morceau de musique pour donner le cafard&raquo; ; Fairport Convention, &laquo;j&rsquo;ai d&eacute;but&eacute; en jouant de la musique folk&raquo;, Wishbone Ash, &laquo;nous avons fait des tourn&eacute;es dans le circuit des&nbsp;coll&egrave;ges ensemble&raquo; ; et Robert Wyatt &laquo;du punk rock avec finesse&raquo;. Ne vous attendez pas aux Sex Pistols&hellip; </p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 86px; HEIGHT: 89px" height="146" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/1harrison.jpg" width="150" />1</font> GEORGE HARRISON &nbsp; All things must pass</strong> (1970) <br />Ca m&rsquo;a aid&eacute; &agrave; traverser ma premi&egrave;re et pire d&eacute;pression autour de 1970/1971, quand j&rsquo;avais 17 ans. J&rsquo;&eacute;tais dans le groupe de l&rsquo;ex-Soft machine Kevin Ayers et nous parcourions sans cesse l&rsquo;autoroute M1 et l&rsquo;Allemagne. J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; avoir ces crises de paniques &eacute;pouvantables et je ne pouvais plus fonctionner. J&rsquo;&eacute;coutais alors le morceau-titre. Je me r&eacute;p&eacute;tais que <em>tout allait passer</em>. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 88px; HEIGHT: 83px" height="149" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/2ovaltineys.jpg" width="150" />2</font> THE OVALTINEYS&nbsp; Sing your all time favourites</strong> (c. 1950) <br />J&rsquo;ai grandi &agrave; cette &eacute;poque, ou un peu apr&egrave;s (Oldfield est n&eacute; en 1953) et j&rsquo;ai toujours essay&eacute; de demander des choses sur <em>Children&rsquo;s favourites</em> sur <em>Light Programme</em> (note : une station de radio de la BBC). Il y a une adorable na&iuml;vet&eacute; autour de cette &eacute;poque &ndash;quand les enfants &eacute;taient gentils. Probablement ma premi&egrave;re initiation &agrave; la musique. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 87px; HEIGHT: 85px" height="150" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/3karajan.jpg" width="150" />3</font>&nbsp;LA 5E SYMPHONIE DE BEETHOVEN&nbsp; Philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan</strong> (1971) <br />Je devais avoir 8 ou 9 ans la premi&egrave;re fois que j&rsquo;ai entendu de la musique classique et j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; enthousiasm&eacute; par ce qu&rsquo;un orchestre pouvait faire. Ca a beaucoup influenc&eacute; <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2085455.html">Tubular Bells</a>, pas sp&eacute;cialement ce morceau mais c&rsquo;est le premier que j&rsquo;ai entendu. Personne ne peut oublier ce &laquo;pom pom pom pom&raquo; &ndash; tellement superbe. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 87px; HEIGHT: 86px" height="87" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/4shankar.jpg" width="92" />4</font> RAVI SHANKAR&nbsp; Portrait of a Genius</strong> (1965)<br />La sorte d&rsquo;album que vous &eacute;coutez avec vos amis quand vous avez 14 ans et que quelque un vous a donn&eacute; une cigarette curieuse. J&rsquo;aime le tabl&acirc; parce que je d&eacute;teste les batteries. Mais le tabl&acirc; est si d&eacute;licat, vous le tapotez comme avec des ailes d&rsquo;oiseaux. Superbe. Pour ce qui est du titre, c&rsquo;&eacute;tait une &eacute;poque avant qu'il y ait les critiques rock et on pouvait se le permettre. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 85px; HEIGHT: 84px" height="150" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/5ayers.jpg" width="150" />5</font> KEVIN AYERS&nbsp; Whatevershebringwesing</strong> (1971)<br />J&rsquo;&eacute;tais assis au studio 2 &agrave; Abbey Road et personne d&rsquo;autre n&rsquo;arrivait, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; faire les <em>overdubs</em> tout seul. J&rsquo;ai pos&eacute; des bouts de percussion, de guitare rythmique, de basse, quelques solos de guitares et j&rsquo;ai fait chanter les ch&oelig;urs par le personnel de la cantine. Kevin est arriv&eacute; et n&rsquo;&eacute;tait pas tr&egrave;s impressionn&eacute;, mais ils ont fini par utiliser ma version de toute fa&ccedil;on. C&rsquo;&eacute;tait donc le premier morceau que j&rsquo;ai jamais fait par moi-m&ecirc;me. Tout cela parce que personne n&rsquo;&eacute;tait venu. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 87px; HEIGHT: 84px" height="147" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/6pigg.jpg" width="150" />6</font> BILLY PIGG&nbsp; The Border Minstrel</strong> (1971)<br />J&rsquo;ai toujours voulu jouer de la cornemuse mais il faut pour &ccedil;a &ecirc;tre un &eacute;cossais costaud avec une bouche &eacute;norme. Un jour, j&rsquo;ai entendu parler de ces petites cornemuses northumbriennes. J&rsquo;ai pass&eacute; une ann&eacute;e compl&egrave;te &agrave; la fin des ann&eacute;es 70 &agrave; apprendre &agrave; en jouer. A la fin je pouvais jouer une paire de m&eacute;lodies &ndash; c&rsquo;&eacute;tait sacr&eacute;ment difficile. Billy Pigg est le Jimi Hendrix des cornemuses northumbriennes. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 86px; HEIGHT: 87px" height="150" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/7cream.jpg" width="150" />7</font> CREAM&nbsp; Wheels of Fire</strong> (1968)<br />C&rsquo;est fantastique la musique que ces 3 musiciens &eacute;taient capables de&nbsp;faire. La fa&ccedil;on dont Eric Clapton a jou&eacute; sur ces morceaux est incroyable. Je suppose qu&rsquo;il s&rsquo;est calm&eacute; plus tard, mais &agrave; cette &eacute;poque, il&nbsp;jouait comme un d&eacute;mon. On dirait que les groupes actuels n&rsquo;ont pas pu aller au bout du livre de Bert Weedon &laquo; Apprendre &agrave; jouer en un jour &raquo; . Ca semble tellement d&eacute;suet d&rsquo;&ecirc;tre bon dans le monde de la musique pop. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 87px; HEIGHT: 84px" height="97" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/8traffic.jpg" width="100" />8</font> TRAFFIC&nbsp; Traffic</strong> (1968)<br />Quand je faisais <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2085455.html"><em>Tubular Bells</em></a> au Manoir, Winwood habitait un peu plus loin dans la rue et il lui arrivait de venir. C&rsquo;&eacute;tait du genre &laquo; Wow, Steve Winwood &raquo;. Je suis all&eacute; &agrave; sa maison une paire de fois. C&rsquo;&eacute;tait ma premi&egrave;re rencontre avec une star du rock. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 88px; HEIGHT: 85px" height="148" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/9faure.jpg" width="150" />9</font> FAURE&nbsp; Requiem</strong> (1962)<br />C&rsquo;est ma troisi&egrave;me d&eacute;pression nerveuse. Je me suis immerg&eacute; dans la musique religieuse. Ca m&rsquo;a gard&eacute; sain d&rsquo;esprit apr&egrave;s <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2085455.html"><em>Tubular Bells</em></a> quand les critiques m&rsquo;ont attaqu&eacute;. Mes parents ont essay&eacute; de m&rsquo;&eacute;lever en catholique mais je n&rsquo;appartiens pas &agrave; une religion. Mais le monde semble quelque part divin, trop magnifique pour &ecirc;tre un accident. De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, certains aspects sont trop horribles pour que le monde soit un accident. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br /><br /><strong><font color="#0000ff"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 92px; HEIGHT: 86px" height="150" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/10tb2003.jpg" width="150" />10</font> MIKE OLDFIELD&nbsp; Tubular Bells 2003</strong>&nbsp;(2003) <br />Tout ce que j&rsquo;ai appris de ces disques est devenu le <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2085455.html"><em>Tubular Bells</em></a> original. Il me fascine d&rsquo;une certaine fa&ccedil;on. Je voulais fouiller dedans &agrave; nouveau et trouver ce qui &eacute;tait si bon dedans. Je ne r&eacute;flechissais pas, &agrave; cette &eacute;poque, je ne faisais que jouer. <br /></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Mar 2007 22:23:19 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">260cc86cbc3eeed3999869f7c869eb05</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-5990535-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Interview de Mike Oldfield sur Picadilly radio (1986)]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-5212277.html</link>        <description><![CDATA[<p><em>Le 9 mai 1986, Mike Oldfield est interview&eacute; au t&eacute;l&eacute;phone par l'animateur Tim Grundy &agrave; l'antenne de Picadilly radio (Manchester). L'entretien, qui d&eacute;bute avec des poncifs sur Tubular Bells, nous apprend ensuite comment Mike &eacute;crit les textes de ses chansons.</em></p>
<p><em></em></p>
<p><em></em><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 249px; HEIGHT: 221px" height="274" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/grundy.jpeg" width="316" /><img class="CtreTexte" style="WIDTH: 219px; HEIGHT: 223px" height="534" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/oldfield87.jpg" width="500" /></p>
<p><em></em></p>
<p><em>Tim Grundy (photo des ann&eacute;es 90-2000 extraites d'un </em><a href="http://www.timgrundy.co.uk"><em>site de fan</em></a><em>) et Mike Oldfield (photo 1987)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[Un long extrait de Tubular Bells...]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font color="#800080"><strong>Tim Grundy :</strong> Juste un passage de l'album &quot;Tubular Bells&quot;, un des plus gros succ&egrave;s de tous les temps. Avant de passer son nouveau simple<sup>1</sup>, nous allons discuter avec celui qui est derri&egrave;re tout &ccedil;a, il est en&nbsp;ligne maintenant. Salut Mike.</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mike Oldfield :</strong> Bonjour, comment allez-vous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font color="#800080">Tr&egrave;s bien, merci. Est-ce que &ccedil;a vous fait toujours quelque chose d'entendre &quot;Tubular Bells&quot; ?</font></p>
<p>Eh bien, oui... heu, c'est un tr&egrave;s bon morceau et m&ecirc;me apr&egrave;s les quinze derni&egrave;res ann&eacute;es, ou quel que soit le temps pass&eacute;, je trouve toujours difficile de faire mieux, donc c'est vraiment un d&eacute;fi de renouveler cette r&eacute;ussite, ainsi que cette r&eacute;ussite musicale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font color="#800080">Vous arrive t-il de l'&eacute;couter ?</font></p>
<p>Oui, cela m'arrive&nbsp;en fait, parce que c&rsquo;est un album qui a un tr&egrave;s bon son pour son &eacute;poque. Vous devez avoir &agrave; l&rsquo;esprit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun synth&eacute;tiseur &agrave; cette &eacute;poque et que donc tout avait &eacute;t&eacute; jou&eacute; avec des orgues, des orgues &eacute;lectriques au lieu de synth&eacute;tiseurs. Bien s&ucirc;r, aujourd&rsquo;hui les studios sont informatis&eacute;s et&hellip; et j&rsquo;&eacute;coute cet album juste pour le son. Si je veux installer mes enceintes de studio pour que le son soit bon, je mets ce disque car c&rsquo;est comme un point de r&eacute;f&eacute;rence. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Peut-&ecirc;tre ne pourrait-on le refaire aujourd&rsquo;hui avec les nouveaux &eacute;quipements. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;il faudrait prendre de vieux &eacute;quipements pour obtenir quelque chose qui ait un son aussi frappant ?</font> <br /><br />Une partie de son charme vient du fait que tout est jou&eacute; &agrave; la main, alors que l&rsquo;essentiel de la musique actuelle est jou&eacute;e par des machines et donc il y a une sensation tr&egrave;s humaine plus qu&rsquo;une sensation m&eacute;canique. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Une des choses qui m&rsquo;ont frapp&eacute; l&rsquo;autre jour, c&rsquo;est quand j&rsquo;ai &eacute;cout&eacute; M. Branson parler du succ&egrave;s de Virgin et j&rsquo;ai pens&eacute; que, vraiment, et je ne veux pas vous embarrasser, mais il n&rsquo;aurait pas pu faire la moiti&eacute; de ce qu&rsquo;il a fait sans le succ&egrave;s de &quot;Tubular Bells&quot;. Ca doit vous rendre tr&egrave;s fier de &ccedil;a.</font> <br /><br />Eh bien, &ccedil;a me rend tr&egrave;s fier et je pense qu&rsquo;il est une force positive, une influence positive dans le pays, donc je suis ravi si j&rsquo;ai pu y contribuer. </p>
<p><br /><br /><font color="#000080"><font color="#800080">Etait-il un des rares preneurs, sinon le seul, &agrave; vous accepter &agrave; l&rsquo;origine ?</font> <br /></font><br />Oh oui, toutes les autres maisons de disque m&rsquo;ont foutu dehors par la peau du cou en disant &laquo; Hors de ma vue, emporte tes salet&eacute;s avec toi &raquo;. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 190px; HEIGHT: 198px" height="491" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/complete.jpg" width="535" />Oui, bien entendu vous avez fait beaucoup de choses depuis lors, et je ne vais pas vous rab&acirc;cher l&agrave;-dessus, et nous avons les plus grand succ&egrave;s qui est un bon album et a une magnifique pochette. Et il me semble que vous collectionnez les pochettes ? <br /></font><br />Oui, j&rsquo;ai la plupart des pochettes accroch&eacute;es au mur, les &oelig;uvres originales, parce que je consid&egrave;re que la pochette est tr&egrave;s importante, elle repr&eacute;sente l&rsquo;ensemble de l&rsquo;album. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Oui, avec une jolie image de l&rsquo;hirondelle.</font> <br /><br />Ce que j&rsquo;ai fait r&eacute;cemment c&rsquo;est &eacute;crire des chansons, ce qui est &eacute;videmment plut&ocirc;t loin de ce qu&rsquo;&eacute;tait &quot;Tubular Bells&quot; et c&rsquo;est une discipline diff&eacute;rente et j&rsquo;ai eu un succ&egrave;s raisonnable avec mes chansons. Et cet album &eacute;tait une compilation des singles. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Que voudriez-vous faire ? Vous avez touch&eacute; &agrave; ces deux styles de musique maintenant, c&rsquo;est un peu comme Jean-Michel Jarre qui avait fait deux albums dans ce genre particulier, puis qui s&rsquo;est essay&eacute; avec des langages et des paroles chant&eacute;es et maintenant il est de retour dans son style de d&eacute;part <sup>2</sup>. Quel style pr&eacute;f&eacute;rez-vous et sur lequel allez-vous travailler &agrave; l&rsquo;avenir ?</font> <br /><br />Eh bien, les prochains albums seront un m&eacute;lange des deux ; j&rsquo;aime travailler sur des instrumentaux et je pense que &quot;Crises&quot; est sans doute le meilleur que j&rsquo;ai fait depuis &quot;Tubular Bells&quot; mais j&rsquo;appr&eacute;cie aussi les chansons. Mais maintenant il y a une nouvelle dimension &agrave; ce que je fait qui est de r&eacute;aliser des images pour accompagner la musique. J&rsquo;ai cette installation vid&eacute;o chez moi, c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te avec le studio et une cam&eacute;ra et tout le reste et lorsque je fais de la musique, j&rsquo;essaie de penser aux images qui vont aller avec et tout ceci devrait aboutir &agrave; un album vid&eacute;o qui devrait &ecirc;tre publi&eacute; en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e prochaine <sup>3</sup>. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Ca semble &ecirc;tre un projet int&eacute;ressant.</font> <br /><br />Oui.</p>
<p><br /><br /><font color="#800080"><img class="DrteTexte" style="WIDTH: 192px; HEIGHT: 138px" height="331" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/clip-shine.jpg" width="591" />Est ce que la vid&eacute;o de 'Shine' est quelque chose que vous avez fait vous-m&ecirc;me ? <br /></font><br />Oui, ainsi que le single avant &ccedil;a avec Aled Jones, 'Pictures In The Dark'. Elles ont &eacute;t&eacute; faites chez moi avec un de mes amis qui est tr&egrave;s bon en animation par ordinateur, donc on a fait un m&eacute;lange de prises de vues r&eacute;elles et d&rsquo;animation par ordinateur. C&rsquo;est quelque chose que j&rsquo;aime beaucoup, personnellement. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Les graphismes dans la vid&eacute;o de 'Shine' sont d&rsquo;une tr&egrave;s haute qualit&eacute;.</font> <br /><br />Merci beaucoup.</p>
<p><br /><br /><font color="#000080"><font color="#800080">Pourquoi avez vous choisi Jon Anderson?</font> <br /></font><br />Eh bien, nous avions travaill&eacute; ensemble une paire de fois auparavant, nous nous &eacute;tions bien entendu et j&rsquo;aime sa voix et il est facile de travailler avec lui. En fait, nous avons &eacute;crit les paroles par t&eacute;l&eacute;phone. Il vit&nbsp;&agrave; la&nbsp;Barbarde, et &ccedil;a a donc &eacute;t&eacute; un coup de fil tr&egrave;s co&ucirc;teux. Donc j&rsquo;ai dit &laquo; Bien, la m&eacute;lodie fait &quot;da da da da da da da da da da&quot; &raquo; et il a dit &laquo; Oh tr&egrave;s bien, puis-je r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; quelques mots pour &ccedil;a &raquo; et enfin nous avons fait la chanson ensemble dans mon studio &agrave; Londres. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Certaines personnes vont sourire &agrave; l&rsquo;id&eacute;e que l&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;une chanson puisse &ecirc;tre si facile, mais, s&eacute;rieusement, est ce que c&rsquo;est souvent si facile ?</font> <br /><br />Eh bien, je dois confier mon secret. J&rsquo;ai ces quelques livres. L&rsquo;un est un dictionnaire de rimes. Un autre est un Roget's Thesaurus et un dictionnaire de synonymes. Je trouve que si vous savez ce dont vous voulez que la chanson parle, n&rsquo;importe quelle phrase fait l&rsquo;affaire comme point de d&eacute;part et un titre et ce n&rsquo;est pas si difficile. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;il faut compter 3 ou 4 jours pour obtenir les paroles d&rsquo;une chanson. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 253px; HEIGHT: 257px" height="599" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/shine.jpg" width="597" />Est ce que cela veut dire que certaines lignes sur lesquelles les gens vont passer des heures &agrave; chercher le sens que vous avez voulu donner, en fait c&rsquo;est quelque chose que vous avez coll&eacute; ensemble et cela sonnait bien et avait l&rsquo;air bien sur le papier ? <br /></font><br />C&rsquo;est exact et c&rsquo;est tr&egrave;s important que les paroles sonnent bien quand elles sont chant&eacute;es. Vous pouvez avoir des paroles magnifiques mais constater en les chantant qu'elles rendent affreusement mal. Donc une autre discipline est d&rsquo;&ecirc;tre capable qu&rsquo;elles rendent bien dans la musique. </p>
<p><br /><br /><font color="#000080"><font color="#800080">Bon, nous allons &eacute;couter le single maintenant. C&rsquo;est un excellent single et je vois qu&rsquo;il vient d&rsquo;entrer dans les charts ce qui est bien.</font> <br /></font><br />Oh c&rsquo;est g&eacute;nial. Oh, gardez un &oelig;il sur moi et Jon &agrave; la finale de la coupe demain <sup>4&nbsp;</sup>parce que nous comptons y aller. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Vraiment ? Quelle &eacute;quipe allez-vous supporter ?</font> </p>
<p><br />Liverpool je pense. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Quand vous dites &laquo; je pense &raquo;, c&rsquo;est que vous n&rsquo;&ecirc;tes pas loyal &agrave; l&rsquo;un des deux camps, en fait ? <br /></font></p>
<p>Pas vraiment . J&rsquo;ai grandi &agrave; Reading, donc je suis supporter de Reading, mais &eacute;videmment ils ne sont pas en finale de la Coupe. </p>
<p><br /><br /><font color="#800080">Non, mais ils ont fait une tr&egrave;s bonne saison.</font> <br /><br /><font color="#800080"><font color="#000000">Oui <sup>5</sup>.</font></font></p>
<p><font color="#800080"><font color="#000000"></font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font color="#800080"><font color="#000000">Interview restranscrite par David Prye. Traduction amateur par Nicolas Delnatte d'apr&egrave;s le texte restranscrit disponible sur <a href="http://tubular.net/articles/85_xx.shtml">tubular.net</a> et <a href="http://www.toucansolutions.com/oldfield/articles/picadilly.htm">Pat's Mike Oldfield Page</a>.</font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><font color="#800080">&nbsp;Notes :</font></strong> </p>
<p>1 : Le simple &quot;Shine&quot; est sorti en avril 1986 <br /><br />2 : &quot;Rendez-Vous&quot; de Jean Michel Jarre est sorti en avril 1986 <br /><br />3 : Mike Oldfield &eacute;voque &quot;Islands&quot; et sa vid&eacute;o, qui para&icirc;tront finalement de fa&ccedil;on dissoci&eacute;e : l'album sortira en septembre 1987 alors que la vid&eacute;o ne sortira qu'en 1988. <br /><br />4 : La finale de la Coupe d'Angleterre de football oppose le 10 mai 1986 le FC Liverpool au FC Everton (autre club de la ville de Liverpool). Le match sera gagn&eacute; 3-1 par le FC Liverpool. <br /><br />5 : Le FC Reading termine en premi&egrave;re place du classement de troisi&egrave;me division et monte en deuxi&egrave;me division &agrave; la fin de la saison 1985-1986 </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 10 Jan 2007 15:05:21 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">18813b92aab18e632d923bb661b91d17</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-5212277-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Article sur le studio de Mike Oldfield, juillet 1983]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-4646135.html</link>        <description><![CDATA[<p><em>De 1979 &agrave; 1986, Mike Oldfield vit &agrave; Denham. Le studio dans lequel il y travaille nous est connu par une photo incluse dans la pochette de l'&eacute;dition 33 tours de Five Miles Out (1982). Mais on en apprend &eacute;galement un peu plus par l'article publi&eacute; par Ena Kendall dans le suppl&eacute;ment d'Observer Colour le 3 juillet 1983.</em></p>
<p><em><img class="CtreTexte" style="WIDTH: 522px; HEIGHT: 356px" height="406" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/studio82.jpg" width="600" /></em></p>
<p><em>(traduction amateur : le terme &quot;room&quot; a &eacute;t&eacute; traduit en &quot;studio&quot; ou &quot;salle d'enregistrement&quot;)</em></p>
<p><font size="3"><strong>A Room of My Own</strong></font></p>
<p>par Ena Kendall</p>
<p>(Suppl&eacute;ment Observer Coulour du 3 juillet 1983)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mike Oldfield a d&eacute;velopp&eacute; un go&ucirc;t pour les pi&egrave;ces carrel&eacute;es lors de ces tourn&eacute;es internationales qui prennent une bonne moiti&eacute; de l'ann&eacute;e pour un artiste rock &agrave; succ&egrave;s tel que lui. La plupart de ses concerts sur le continent se sont produits dans des salles de sports de type germanique, dont les vestiaires immacul&eacute;s l'ont fortement impressionn&eacute;s. De fait, quand il s'est agi de concevoir son propre studio, il a d&eacute;cid&eacute; de carreler non seulement les murs et le sol, mais aussi le plafond.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le compositeur de <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2085455.html">Tubular Bells</a>, le disque qui a sonn&eacute; &agrave; toute vol&eacute;e dans la sc&egrave;ne musicale il y a dix ans, vit dans une maison &agrave; pignons pr&egrave;s de Denham, dans cette partie du Buckinghamshire o&ugrave; les villages typiques de cartes postales sont pratiques pour les tournages et figurent dans des douzaines de vieux films britanniques. Les all&eacute;es locales, bord&eacute;es de h&ecirc;tres, continuent d'attirer des c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s en qu&ecirc;te d'intimit&eacute;, mais c'est l'a&eacute;rodrome de Denham qui a d&eacute;cid&eacute; Mike Oldfield &agrave; d&eacute;m&eacute;nager ici avec son avion, il y a trois ans, depuis le Gloucestershire<sup><font style="BACKGROUND-COLOR: #ffffff" color="#000080">(1)</font></sup>. Sa maison de douze pi&egrave;ces, vieille de 140 ans, est entour&eacute;e par les champs, avec une clot&ucirc;re de pieux et traverses en bois et un jardin exceptionnel. Sa salle d'enregistrement a d'abord &eacute;t&eacute; dans une grange, puis a pris la partie d'un appartement et est maintenant con&ccedil;ue comme un lieu de refuge pour le compositeur, mitoyen &agrave; un studio rempli de circuits &eacute;l&eacute;ctroniques qui doivent r&eacute;jouir le coeur d'Electricity Board<sup><font color="#000080">(2)</font></sup>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il avait des besoins acoustiques vari&eacute;s quand il a con&ccedil;u la salle d'enregistrement. &quot;<em>Le coin oppos&eacute; a du li&egrave;ge sur les murs, comme cela si je veux travailler sur, par exemple, les guitares acoustiques, le son est chaud et proche. Si je me place dans cette section carrel&eacute;e, le son devient plus clair et il y a plus d'&eacute;cho</em>.&quot; Le plafond, avec des spots lumineux encastr&eacute;s, est en escalier et tapiss&eacute; de petites dalles de c&eacute;ramiques, luisantes comme du nacre et bord&eacute;es de baguettes &eacute;carlates dont la couleur capte le rouge vif du carrelage au sol.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seuls des musiciens sont autoris&eacute;s &agrave; entrer dans le studio. Il est &agrave; demi-insonoris&eacute; et a de solides verrous sur ses deux portes. Ici, Mike Oldfield compose, travaillant parfois sur un instrument musical informatique sophistiqu&eacute;, fabriqu&eacute; en Australie, et comprenant un &eacute;cran un clavier musical et un crayon optique<sup><font color="#000080">(3)</font></sup>. Mais rien ne peut vraiment le d&eacute;tourner de composer, et il lui arrive de griffoner des id&eacute;es sur un bloc-notes ou sur du papier &agrave; cigarettes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La partie &quot;douce&quot; du studio est assortie d'une moquette vert olive &agrave; longs poils. L'extr&eacute;mit&eacute; carrel&eacute;e permet plus de flexibilit&eacute;, et le tapis pakistanais peut &ecirc;tre enlev&eacute; pour cr&eacute;er plus d'&eacute;cho. Les tapis orientaux sont une passion de Mike ; il a achet&eacute; celui-l&agrave; il y &agrave; huit ans avec les royalties de Tubular Bells. Les fauteuils de bureau en cuir noir sont des achats r&eacute;cents du West End ; la table ronde vitr&eacute;e avec des garnitures en cuivre vient d'une boutique du Beaconsfield voisin.&nbsp;Il raffole des tables vitr&eacute;es car elles donnent l'illusion de prendre moins de place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur cette table se trouve l'un des huit boomerangs de la collection qu'il a achet&eacute; en Australie l'an dernier<sup><font color="#000080">(4)</font></sup>. Il aime le lancer de boomerang. &quot;<em>Ca demande pas mal d'entra&icirc;nement pour les faire revenir, et ensuite pour les rattraper. mais celui-ci est un boomerang de chasse, pas un boomerang qui revient. Les chasseurs le lancent dans un vol de canard ou autre, il va tourner sur lui-m&ecirc;me et va finir par en assomer un.&quot;</em> Sur l'autre table, plus petite, se trouve une photographie de sa fille Molly, qui a trois ans (il a &eacute;galement un fils, Dougal, 18 mois), et le troph&eacute;e dor&eacute; du &quot;Grammy&quot; de l'Acad&eacute;mie Nationale des Arts et Sciences de l'Enregistrement pour <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2085455.html">Tubular Bells</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il conserve trois de ses 25 guitares dans cette pi&egrave;ce, rassembl&eacute;es autour de la lampe en bronze avec son ombre color&eacute;e, un achat effectu&eacute; &agrave; King's Road. Dans la Maison Oldfield, les guitares sont trait&eacute;es avec une certaine r&eacute;v&eacute;rence. &quot;<em>Elles ont toutes un caract&egrave;re diff&eacute;rent</em>&quot;, dit leur propri&eacute;taire, &quot;<em>et elles sont utilis&eacute;es dans diff&eacute;rents buts</em>.&quot; L'instrument &agrave; l'air gitan, au centre, avec son coprs en fibre de verre &eacute;carlate et ses d&eacute;corations lamin&eacute;es est une guitare &eacute;lectrique con&ccedil;ue pour se brancher sur la sonorisation PA&nbsp; d'un th&eacute;&acirc;tre. Les deux autres sont des guitares d'apoque -environ le m&ecirc;me &acirc;ge que Mike, n&eacute; en 1953. &quot;<em>Elles sont des antiquit&eacute;s, maintenant ; dans une centaine d'ann&eacute;es, elles seront l'&eacute;quivalent de stardivarius</em>.&quot;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 319px; HEIGHT: 231px" height="435" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/coulson.jpg" width="599" />Le grand tableau contemporain accroch&eacute; au mur repr&eacute;sentant un avion volant sur des nuages orageux est de Gerard Couslon, qui est sp&eacute;cialis&eacute; dans les peintures d'avions de guerre. Le <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2544851.html">p&egrave;re</a> de Mike Oldfield est m&eacute;decin et pilote de planeur, et a pr&eacute;sent&eacute; son fils &agrave; Coulson, qui a pilot&eacute; des avions remorqueurs utilis&eacute;s pour tracter les planeurs. Le tableau a &eacute;t&eacute; command&eacute; pour comm&eacute;morer un vol effrayant qu'avaient fait Mike et ses musiciens, survolant les Pyr&eacute;n&eacute;es dans une temp&ecirc;te. Il a romanc&eacute; le vol dans un morceau intitul&eacute; &quot;<a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-4367518.html">Five Miles Out</a>&quot;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mike pilote lui-m&ecirc;me, mais est pass&eacute; des avions aux h&eacute;licopt&egrave;res. Il n'avait cess&eacute; d'avoir des exp&eacute;riences d&eacute;sagr&eacute;ables avec son propre petit avion, comme voler en rond sans fin autour de sa maison sans savoir si le train d'atterrissage &eacute;tait sorti ou pas, &agrave; cause d'un voyant lumineux d&eacute;fectueux. &quot;<em>J'ai du voler jusqu'&agrave; la tour de contr&ocirc;le de Denham pour qu'ils puissent regarder avec des jumelles. Par chance, le train &eacute;tait sorti</em>.&quot; Aujourd'hui, il pilote des h&eacute;licopt&egrave;res de location de son jardin et se sent beaucoup plus heureux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il change aussi de v&eacute;hicules sur le plan musical ; il projette de composer pour le cin&eacute;ma. Apr&egrave;s un gros concert pour f&ecirc;ter le 10e anniversaire de Tubular Bells au stade de Wembley le 22 juillet, il va commencer &agrave; travailler sur la musique du dernier film de David Puttnam, &quot;La d&eacute;chirure&quot; ; les feuilles de cigarette risquent d'&ecirc;tre tr&egrave;s demand&eacute;es dans ce coin-ci de Denham.</p>
<p>&nbsp;</p>
<font color="#0000ff">
<p><font color="#0000ff"><u>Notes du blogueur-traducteur</u> :</font></p>
<p><font color="#0000ff">(1) : Mike Oldfield habitait pr&eacute;c&eacute;demment &agrave; Througham, dans la maison d&eacute;crite dans </font><a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-4221337.html"><font color="#0000ff">cet article</font></a><font color="#0000ff">.&nbsp;</font></p>
<p><font color="#0000ff">(2) : &eacute;quivalent d'EDF au Royaume-Uni.</font></p>
<p><font color="#0000ff">(3) : il s'agit de la description du Fairlight Computer Musical Instrument ou Fairlight CMI, le premier synth&eacute;tiseur-&eacute;chantilloneur, d&eacute;velopp&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; australienne Fairlight.</font></p>
<p><font color="#0000ff">(4) : La tourn&eacute;e &quot;Five Miles Out&quot; de Mike Oldfield &eacute;tait une tourn&eacute;e mondiale qui l'avait emmen&eacute; en Nouvelle-Z&eacute;lande et Australie en mai 1982.</font></p>
</font>]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Nov 2006 23:46:05 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d000c1e380bbe398fa17a155ad37111c</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-4646135-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Article du MELODY MAKER, octobre 1975]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-4221337.html</link>        <description><![CDATA[<p><strong><font size="3">Beyond the Ridge, portrait d'un g&eacute;nie</font><br /></strong>Par Karl Dallas</p>
<p>(MELODY MAKER, 25 octobre 1975)<br /></p>
<p>Mike Oldfield l'a refait ! Apr&egrave;s <em>Tubular Bells</em>, qui a explos&eacute; au hit-parade, et <em>Hergest</em> <em>Ridge</em> vient <em>Ommadawn</em>. Et ici, Oldfield discute de son nouvel album avec Karl Dallas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br />&quot;THROW 'EM?&quot; demanda l'homme dans le pub, quand nous lui demand&acirc;mes la route. &quot;Oh, vous voulez dire Thruff 'em, du c&ocirc;t&eacute; o&ugrave; vit ce Peter Wyngarde, l&agrave; o&ugrave; ce nouveau type qui fait de la pop vient de s'installer. On esp&egrave;re qu'il ne trame pas les m&ecirc;mes b&ecirc;tises.</p>
<p>Thruff 'em &eacute;pel&eacute; Througham, est la nouvelle retraite campagnarde de Mike Oldfield, et la rumeur a rapidement fait le tour des habitants du Gloucestershire que Mike Oldfield, celui connu pour <em>Tubular Bells</em> et <em>Hergest Ridge</em>, &eacute;tait venu s'installer parmi eux pour produire son quatri&egrave;me chef d'oeuvre. </p>
<p>Oui, vous avez bien lu, j'ai dit quatri&egrave;me.</p>
<p>Parce qu'un moment apr&egrave;s qu'il se soit lib&eacute;r&eacute; de <em>Hergest Ridge</em>, Mike n'avait pas la moindre id&eacute;e de ce qu'il allait faire ensuite -si encore il allait faire quelque chose- mais maintenant qu'<em>Ommadawn</em>, son troisi&egrave;mealbum, est sorti, sa t&ecirc;te bouillonne &agrave; nouveau d'id&eacute;es pour de futur albums. La seule chose qui l'arr&ecirc;te pour le moment est le temps qu'il lui faut pour adapter une vieille grange dans sa nouvelle maison&nbsp;&agrave; un studio 24 pistes.</p>
<p><em>The Beacon</em>, o&ugrave; Mike avait enregistr&eacute; la totalit&eacute; d'<em>Ommadawn</em> (&agrave; l'exception des percussions Jabula, qui furent enregistr&eacute;es dans la folie&nbsp;au <em>Manor</em>),&nbsp;&eacute;tait au bas d'une pente raide o&ugrave; tout a du &ecirc;tre&nbsp;transport&eacute; &agrave; bras, pianos, meubles, tables de mixages et Dolbys.</p>
<p><img class="DrteTexte" style="WIDTH: 326px; HEIGHT: 254px" height="300" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/througham.jpg" width="400" />Connaissant son attrait pour l'isolement, ce n'&eacute;tait pas une surprise que la nouvelle maison o&ugrave; il vient d'emm&eacute;nager se situe&nbsp;en contrebas d'une vall&eacute;e, au bout d'une route qui se termine par un chemin de terre. C'est un b&acirc;timent magnifique, en pierres grises, dont certaines parties datent du 13e si&egrave;cle, avec un jardin ornemental&nbsp;&agrave; la fran&ccedil;aise en train d'&ecirc;tre restaur&eacute;. Bref, juste le style d'endroit, o&ugrave; n'importe lequel d'entre nous irait s'installer s'il devenait le compositeur&nbsp; le plus vendeur du 20e si&egrave;cle, avec des disques d'or jusque dans les toilettes pour le prouver.</p>
<p>Non que la vie de ch&acirc;teau ne soit sans probl&egrave;me. Malgr&eacute; le parfum de pain fra&icirc;chement cuit que les cr&ecirc;pes exhalaient depuis la cuisine, il apparaissait qu'il y avait de s&eacute;rieux probl&egrave;mes sur le front culinaire, comme pomper l'eau de la source, et toutes les tasses&nbsp;&agrave; th&eacute; devaient &ecirc;tre&nbsp;rinc&eacute;es sous le filet d'eau d'un jerrycan pr&ecirc;t&eacute; par un villageois amical du voisinage.</p>
<p>Personne ne savait o&ugrave; &eacute;tait pass&eacute; Oldfield. Il &eacute;tait, comme on devait l'apprendre plus tard, parti rencontrer les habitants autour de quelques pintes de Guinness. Pour boire de la Guinness, ont sait qu'il est d&eacute;j&agrave; parti jusqu'&agrave; Edinbourg sur un coup de t&ecirc;te quand le mixage ne se passait pas bien.</p>
<p>Ce sont ces caprices, quand il s'agit de s'accomoder des m&eacute;dias qui lui ont donn&eacute; une mauvaise r&eacute;putation aupr&egrave;s de ceux qui consid&egrave;rent qu'une interview est une interview et pas le moment de discuter des nouvelles du coin.</p>
<p>Alors que pour Mike, tous les contacts humains se valent, et les affaires s&eacute;rieuses sont quelque chose qu'il est tout &agrave; fait possible d'effectuer en m&ecirc;me temps que les choses importantes de la vie, comme faire voler des mod&egrave;les r&eacute;duits ou monter &agrave; cheval (son hobby actuel, comme tout le monde va rapidement le remarquer en &eacute;coutant la face&nbsp;deux d'<em>Ommadawn</em>). Et, bien entendu, boire de la Guinness.</p>
<p><img class="GcheTexte" height="400" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/omma.jpg" width="272" />Oldfield, cependant, est maintenant presque pr&ecirc;t &agrave; r&eacute;pondre aux questions. Apr&egrave;s s'&ecirc;tre d&eacute;tendu en &eacute;coutant &nbsp;Thomas Tallis&nbsp;et Magma&nbsp;et des morceaux d'<em>Ommadawn</em>,&nbsp;qu'il voulait faire &eacute;couter &agrave; Leslie Penning, le joueur de fl&ucirc;te, qui ne l'avait pas entendu depuis qu'il avait enregistr&eacute; ses parties, nous sommes entr&eacute;s dans le vif du sujet, mais pas avant&nbsp; quelques consid&eacute;rations pr&eacute;liminaires sur le titre de l'album.</p>
<p>O&ugrave; l'avait-il trouv&eacute; ? demandai-je, sachant bien (ou pensant savoir) que c'&eacute;tait le mot ga&eacute;lique pour &quot;le fou&quot;.</p>
<p>&quot;Je l'ai d'abord vu &eacute;crit&quot; dit-il, &quot;sur un bout de papier, les mots que Clodagh Simonds avait invent&eacute;. Environ une semaine apr&egrave;s &ccedil;a, j'ai regard&eacute; les mots qu'elle avait &eacute;crit et je l'ai vu l&agrave;, et j'ai pens&eacute; 'c'est un nom sympa'&quot;</p>
<p>Savait-il ce qu'il voulait dire, &agrave; ce moment ?</p>
<p>&quot;Ca ne veut rien dire&quot;, dit-il.</p>
<p>C'est du ga&eacute;lique, maintenai-je. <em>Amadan</em> (prononc&eacute; ommadawn)&nbsp;veut dire&nbsp;&quot;le fou.&quot; </p>
<p>&quot;Non,&quot; r&eacute;ponda-t-il, &quot;il y a un mot qui lui ressemble vaguement, qui est ga&eacute;lique et signifie fou, mais <em>Ommadawn</em> ne veut rien dire.&quot; </p>
<p>Est-ce que le titre est venu avant qu'il ne commence &agrave; travailler sur ce projet? </p>
<p>&quot;Non, c'&eacute;tait vraiment &agrave; la fin. Le morceau avec les percussions et les voix dessus, je l'ai fait deux fois, et j'ai fait les voix plusieurs fois pour qu'elles soient parfaites, et Clodagh a fini par arriver &agrave; minuit, pour travailler toute la nuit et rentrer &agrave; Londres t&ocirc;t le lendemain matin parce qu'elle devait aller &agrave; son travail.&quot; </p>
<p>La derni&egrave;re fois que nous avions discut&eacute;, juste apr&egrave;s <em>Hergest Ridge</em>, il avait pens&eacute; qu'il &eacute;tait peu probable que son disque suivant serait une autre oeuvre &eacute;pique (pour reprendre ses propres termes du moment). Et pourtant, maintenant le voici, avec une autre oeuvre &eacute;pique. Comment est-ce arriv&eacute; ?</p>
<p>&quot;Il semble que c'est ce qui s'est pass&eacute;,&quot; dit-il. &quot;Ca a commenc&eacute; &agrave; prendre forme au d&eacute;but du mois de janvier. J'avais juste deux m&eacute;lodies qui allaient ensemble &agrave; la guitare accoustique, et &ccedil;a sonnait bien, et j'ai tout d&eacute;velopp&eacute; &agrave; partir de &ccedil;a.&quot; Il fredonna les deux premiers th&egrave;mes de la face un pour illustrer.</p>
<p>A-t-il trouv&eacute; &ccedil;a difficile ?</p>
<p><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 312px; HEIGHT: 176px" height="223" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/mischpult.jpg" width="312" />&quot;Eh bien, j'ai eu des tas de probl&egrave;mes, &eacute;videmment. J'ai fait la totalit&eacute; de la face un deux fois. Je pense qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, probablement avec la bande avant que je me la procure, ou alors il est possible que je l'ai pass&eacute;e tellement de fois, des centaines de fois, qu'elle a commenc&eacute; &agrave; perdre ses oxydes, &agrave; &ecirc;tre esquint&eacute;e. Personne ne sait ce qui s'est pass&eacute;. Mais c'est formidable que ce se soit pass&eacute; comme &ccedil;a, car autrement je ne l'aurai pas recommenc&eacute; et &ccedil;a n'aurait pas &eacute;t&eacute; moiti&eacute; aussi bon. Ce que je veux dire, c'est que je l'aurai recommenc&eacute; m&ecirc;me si la bande n'avait pas &eacute;t&eacute;&nbsp;ab&icirc;m&eacute;e.&nbsp;Le premier essai devait &ecirc;tre d&eacute;finitif, et quand je l'ai termin&eacute;, je l'ai &eacute;cout&eacute; et r&eacute;alis&eacute; que &ccedil;a n'allait &ecirc;tre qu'une d&eacute;mo. C'&eacute;tait quasiment un choc. Et je devais tout reprendre.&quot; </p>
<p>Pr&eacute;c&eacute;demment, en se r&eacute;f&eacute;rant aux choses qu'il avait dites &agrave; l'&eacute;poque d'<em>Hergest Ridge</em>, il avait dit que <em>Tubular Bells</em> repr&eacute;sentait ses sentiments sur la vie en ville, tandis que le&nbsp;&quot;Ridge&quot; &eacute;tait une r&eacute;action au panorama qui lui avait donn&eacute; son nom. Donc, que repr&eacute;sente &quot;<em>Ommadawn</em>&quot; ?</p>
<p>&quot;J'ai seulement suppos&eacute; qu'ils pouvaient avoir ces sources d'inspiration&quot;, corrigea-t-il. &quot;Je ne sais pas,&nbsp;vraiment. Je n'ai m&ecirc;me pas de supposition pour le nouveau.&quot;</p>
<p>Quel &eacute;tait son &eacute;tait d'esprit pendant qu'il le composait ?</p>
<p>&quot;Obs&eacute;d&eacute;.&quot; </p>
<p>Par le fait de le faire? </p>
<p>&quot;Mmm,&quot; acquiessa-t-il. &quot;J'&eacute;tais beaucoup pIus solide, personnellement, que quand je faisait les autres. Un peu plus confiant.&quot; </p>
<p>Confiant musicalement, ou personellement? </p>
<p>&quot;Personellement.&quot; </p>
<p>Est-ce que cela veut dire qu'il s'est fait &agrave; toutes les choses qui lui &eacute;taient arriv&eacute;es ?</p>
<p>&quot;Non,&quot; ria-t-il.</p>
<p>Mais trouvait-il plus facile de faire avec la vie maintenant ?</p>
<p>&quot;Je le pense, un petit peu. Je suis un peu plus solide. Je ne trouve plus tout&nbsp;aussi ahurissant qu'avant. Je commence &agrave; m'abituer un peu &agrave; &ecirc;tre comme je le suis, ici.&quot; </p>
<p><img class="DrteTexte" height="433" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/mike-oldfield-2-pic.jpg" width="300" />Donc, il s'est fait &agrave;&nbsp;lui m&ecirc;me, au moins ?</p>
<p>&quot;Eh bien, j'ai juste commenc&eacute;, vraiment. Je suppose que ce disque en est une image. La deuxi&egrave;me face, en particulier. Non, l'ensemble. Il n'a pas une tonalit&eacute; aussi effray&eacute;e que les autres. Il sonne un peu plus solide.&quot;</p>
<p>Donc ce n'&eacute;tait pas une tentaive d'auto-th&eacute;rapie musicale, comme il avait pu le sugg&eacute;rer au sujet de l'album pr&eacute;c&eacute;dent, mais plus un reflet de son &eacute;tat d'esprit actuel ?</p>
<p>&quot;Eh bien, je ne sais pas. Je n'ai aucune id&eacute;e de ce qui se passe. C'est une chose que je ne comprend pas, pourquoi je le fais et ce que &ccedil;a repr&eacute;sente quand c'est fini. C'est dr&ocirc;le.&quot;</p>
<p>Etait-il aussi satisfait qu'il l'&eacute;tait d'<em>Hergest</em> <em>Ridge</em> quand il l'avait termin&eacute; ? (un peu plus t&ocirc;t, il avait r&eacute;affirm&eacute; sa satisfaction de cette oeuvre, bien qu'il parle maintenant de la remixer).</p>
<p>&quot;J'en suis tr&egrave;s satisfait. la seule diff&eacute;rence est qu'apr&egrave;s <em>Hergest Ridge</em>, je ne pouvais m'imaginer faire un album de plus. Mais apr&egrave;s celui-ci, je peux m'imaginer en faire d'autres &agrave; la pelle.&nbsp;Je veux me mettre &agrave; un autre tr&egrave;s vite. Donc ce n'est pas la fin, pour moi. Evidemment, il n'a jamais &eacute;t&eacute; question que je ne compose plus apr&egrave;s <em>Hergest Ridge</em>, mais c'est un peu ce que j'avais ressenti. Mais, pour celui-ci, et surtout apr&egrave;s l'avoir r&eacute;alis&eacute; et avoir emm&eacute;nag&eacute; ici, &agrave; moins que je ne me crashe en voiture une nuit, je vais &eacute;videmment faire beaucoup de musique, affreusement beaucoup.&quot;</p>
<p>Des id&eacute;es? </p>
<p>&quot;J'ai quelques id&eacute;es. Tu sais, ce sont juste des sp&eacute;culations pour le moment, mais il devrait y avoir ici assez de place pour enregistrer avec un petit orchestre, et j'aimerais assez bien faire &ccedil;a.&quot;</p>
<p>Partir en tourn&eacute;e ? Un mouvement de la t&ecirc;te. Il n'a jamais ressenti le besoin de communiquer directement avec son public.</p>
<p>&quot;Pas avec un public. Je communique,&nbsp;en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te, mais pas avec une grande masse de gens.&quot;</p>
<p>Nous discut&acirc;mes pendant un moment sur la chanson &quot;horseback&quot;, qui va probablement plus faire l'objet de commentaires pour&nbsp;ou contre, que toute autre partie de l'album. Un peu plus t&ocirc;t, Leslie Penning avait expliqu&eacute; comment il avait initi&eacute; Mike &agrave; l'&eacute;quitation, et comment la chanson&nbsp; lui avait renvoy&eacute; l'exp&eacute;rience si profond&eacute;ment qu'il avait pleur&eacute;, quasi litt&eacute;ralement, quand Mike la lui avait chant&eacute;.</p>
<p>&quot;Je l'ai seulement d&eacute;couverte quand j'ai &eacute;t&eacute; sur le dos de ce grand animal,&quot; dit Oldfield.</p>
<p>Quelle &eacute;tait l'importance de cette chanson pour l'album ? </p>
<p>&quot;Tr&egrave;s importante. C'est comme si elle lui donnait un &eacute;quilibre. Il y a eu comme un sur-pessismisme (sic) sur l'album, en particulier la fin de la premi&egrave;re face, m&ecirc;me si certains trouvent que &ccedil;a les rend joyeux. Il y en a d'autres qui trouvent que &ccedil;a les rend tristes. Ca m'a terroris&eacute; &agrave; mort quand je l'ai fait. Quand j'ai jou&eacute; la guitare &eacute;lectrique, j'ai trouv&eacute; &ccedil;a vraiment effrayant. Je ne pouvais plus dormir. Et la chanson sur le cheval est un peu le contraire de &ccedil;a. Peut-&ecirc;tre pas le contraire, mais en tout cas, &ccedil;a le compense.&nbsp;Il y a ce couplet dedans, 'some find it strange to be here' ('certains trouvent bizarre d'&ecirc;tre l&agrave;'). C'est certainement mon cas. Et c'est sans doute pour beaucoup dans le fait que je fais de la musique&quot;.</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 19 Oct 2006 08:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aa8e244b184b167baa3e707b884aeb83</guid>
                <category>Articles et entretiens</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-4221337-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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