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    <title><![CDATA[www.mike-oldfield.net - french website (Biographie)]]></title>
    <link>http://www.mike-oldfield.net/categorie-520991.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Biographie&quot; du blog &quot;www.mike-oldfield.net - french website&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[www.mike-oldfield.net - french website (Biographie)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 25 May 2010 20:12:36 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 25 May 2010 20:12:36 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.mike-oldfield.net</copyright>            <category>Biographie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[1972-73 - L'enregistrement au Manoir]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-10132155.html</link>        <description><![CDATA[
  <font color="#000080"><em>Contrairement à la période précédente, l'époque de l'enregistrement de</em> Tubular Bells</font> <em><font color="#000080">est très documentée et abordée dans de nombreux
  ouvrages et beaucoup d'interviews. Le caractère quasi-légendaire de cet album y est pour beaucoup.<br>
  A la déficience d'informations succède la surabondance d'informations avec ses effets pervers : dates discordantes selon les sources ou bien anecdotes contradictoires. Malgré le niveau de détail
  développé ici, les informations&nbsp;gardent donc un petit degré d'incertitude...</font></em>
  <hr>
  <p align="left">
    Dans <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10132154.html">l'article précédent</a> de sa biographie, il a été relaté comment la trajectoire de Mike Oldfield a croisé en 1971 celle de la
    jeune société Virgin, au <em>Manoir</em><font color="#333399"><sup>(1)</sup></font>, à Shipton-on-Cherwell, près d'Oxford.<br>
    <br>
    La société <strong>Virgin Mail Order a été fondée par Richard Branson en 1970</strong>, alors que celui-ce n'a que vingt ans. Cette petite structure, où règne un certain esprit hippie, vend des
    disques par correspondance à des prix défiant toute concurrence. Le 20 janvier 1971, une grève postale débute au Royaume-Uni. Elle durera 7 semaines. Afin d'assurer la survie de son activité de
    vente, Branson ouvre dans l'urgence une boutique "Virgin Records" à Oxford Street. C'est le début d'un réseau de distribution qui va très vite couvrir l'ensemble du Royaume-Uni,&nbsp;et dont
    l'image branchée devra beaucoup au&nbsp;talent de Simon Draper, passionné de musique et acheteur chez Virgin.<br>
    <br>
    <img class="DrteTexte" style="width: 237px; height: 221px" height="545" alt="Branson-Manor.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Branson-Manor.jpg" width="600">L'état
    d'esprit de Richard Branson est, déjà à cette époque, de <strong>développer ses activités par la diversification</strong>. Courant 1971, peut-être inspiré par un de ses employés appelé
    <strong>Tom Newman</strong>, il effectue son premier investissement important : l'achat d'un manoir au nord d'Oxford, afin d'y installer un studio-résidence permettant des sessions
    d'enregistrement avec hébergement au calme de la campagne. Le Manoir ouvre en novembre 1971 et accueille comme premier groupe The Bonzo Dog Band, qui vient y enregistrer son album <em>Let's Make
    Up And Be Friendly</em>. Avant son ouverture officielle et pendant les travaux de câblage du&nbsp;studio, le Manoir avait déjà accueilli le musicien Arthur Lewis, qui venait enregistrer une démo.
    Parmi les musiciens embauchés pour les sessions figurait un jeune guitariste de 18 ans appelé Mike Oldfield... <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10132154.html">l'article
    précédent</a>&nbsp;a déjà raconté comment Oldfield avait saisi l'occasion pour remettre une démo d'une oeuvre instrumentale aux ingénieurs du studio, Tom Newman et Simon Heyworth.<br>
    <br>
    En 1972, alors que le Manoir&nbsp;est lancé,&nbsp;Richard Branson et Simon Draper décident de passer à une nouvelle étape&nbsp;du projet Virgin : <strong>la création d'une maison de
    disques</strong>. Le premier disque prévu est au départ un album intitulé <em>Manor Live</em>, qui regroupe des sessions de différents artistes enregistrées au Manoir. Mais Branson et Draper
    songent également à donner une nouvelle chance à l'artiste de 19 ans qui leur avait laissé une démo l'année précédente, et pour laquelle Draper n'a trouvé aucune maison de disques intéressée.
    Vers août ou septembre 1972, Simon Draper appelle Mike Oldfield chez sa mère à Harold Wood, et lui propose un dîner&nbsp;avec <img class="GcheTexte" style="width: 219px; height: 135px" height=
    "190" alt="P--niche-Branson.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/P--niche-Branson.jpg" width="300">Branson. Rendez-vous est pris à la deuxième boutique ouverte par Virgin,
    située&nbsp;à Notting Hill, et abritant les bureaux&nbsp;de la jeune entreprise. De là, Simon Draper guide Mike en voiture jusqu'à la péniche où réside Richard Branson et son épouse Kristen.<br>
    <br>
    "<em>Et voilà où j'étais, ce guitariste fou, paranoïaque, invité à un dîner sur le bateau de Richard. Je pensais&nbsp;qu'ils m'avaient probablement fait venir juste pour voir à quoi je
    ressemblais, et je savais que je devais faire un effort. Intérieurement, je pensais : "que diable fais-je ici ?" [...] Je déteste le poisson, donc bien sûr [Kristen] avait préparé du saumon. Je
    me forçais à le manger parce que j'étais trop terrifié de ne pas le faire, et je pense qu'ils m'ont donné un un verre de vin qui a disparu en environ une demi-seconde</em>."<br>
    <br>
    Au cours de ce dîner, Branson et Draper proposent à Oldfield de profiter du studio du Manoir pendant une semaine, afin d'y ré-enregistrer correctement sa musique. Branson demande à Mike Oldfield
    de quels instruments il a besoin pour faire un album et Mike déroule une liste d'instruments que l'on retrouve en partie au dos de la pochette de <em>Tubular Bells</em>. On lui indique que la
    semaine qui lui est laissée débute au Manoir, à Shipton-on-Cherwell,&nbsp;quinze jours&nbsp;plus tard.
  </p><img class="CtreTexte" style="width: 525px; height: 401px" height="450" alt="Manor2006-3.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Manor2006-3.jpg" width="600">
  <p align="left">
    <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp; Le Manoir en 2006</em><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <strong><font color="#000080" size="3">La première semaine d'enregistrement</font><br></strong><br>
    La période où la possibilité est offerte à Mike d'enregistrer son album est un créneau d'une semaine de libre au Manoir entre des sessions d'enregistrement pour John Cale (ex-Velvet Underground)
    et pour The Bonzo Dog Band<font color="#333399"><sup>(2)</sup></font>. Quand Mike Oldfield arrive au Manoir, il entend la musique de John Cale venant du studio 16 pistes construit dans l'ancienne
    écurie.&nbsp;<br>
    <br>
    <img class="DrteTexte" style="width: 325px; height: 295px" height="543" alt="Facture.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Facture.jpg" width="600">Il va ensuite&nbsp;poser
    ses bagages et sa Fender Telecaster&nbsp;et constate que la grande suite du Manoir, avec salle de bains, lui a été attribuée. Après avoir visité les lieux, il apreçoit les employés de la société
    de location d'instruments Maurice Placquet S.A. qui apportent les instruments loués pour sa session et reprennent&nbsp;ceux utilisés par&nbsp;Cale. <strong>Parmi ces instruments, se trouvent des
    cloches tubulaires</strong><font color="#333399"><sup>(3)</sup></font>. Mike se dit qu'elles pourraient bien lui servir. Il s'adresse donc aux employés : Est il possible de les lui laisser ?
    Ceux-ci acceptent, précisant qu'elles seront portées sur la facture.
  </p>
  <p align="left">
    Dans "Mes Virginités", Branson (qui semble prompt à inventer des anecdotes) relate que "<em>la guitare coûtait £35, la guitare espagnole £25, l'ampli Fender £45, la mandoline £15, et le triangle
    était au rabais à £1. Les cloches tubulaires coûtaient £20. £20 pour des cloches tubulaires ? dis-je. Elles ont intérêt à en valoir la chandelle."</em><br>
    <br>
    Il est déjà 5 heures de l'après-midi quand arrivent enfin les ingénieurs du Manoir : Tom Newman,&nbsp;Simon Heyworth, Phil Newell et Dave Hugues. Dans une atmosphère que Mike ressent comme
    froide, débute l'enregistrement de l'introduction de l'album sur un piano à queue Steinway. Mike joue l'ensemble de la mélodie au piano, qui dure plusieurs minutes. De premiers overdubs sont
    effectués mais le son devient vite une bouillie sonore, Mike, pianiste somme toute moyen, n'étant pas arrivé à&nbsp;maintenir régulier son tempo au piano. Les premières heures de travail de
    soldent donc par un échec.<br>
    <br>
    <img class="GcheTexte" height="155" alt="piano-steinway.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/piano-steinway.jpg" width="129">Le deuxième jour, l'équipe s'y prend autrement.
    A l'initiative de Simon Heyworth, le battement d'un métronome est transmis à Mike Oldfield par un casque, pendant qu'il joue. La solution s'avère fructueuse et le piano peut être correctement
    enregistré, suivi par la basse, puis par la "double speed guitar". Celle-ci correspond à une guitare à la vitesse doublée, et nécessite donc d'enregistrer la guitare électrique avec un
    magnétophone ralenti à demi. Après avoir enregistré l'orgue Farfisa, Mike souhaite ajouter un son du type de celui qu'il avait obtenu avec le jouet dont il s'était servi pour sa démo. Cela sera
    obtenu avec un glockenspiel (ou carillon), joué par Phil Becque et Mike Oldfield. Becque -qui est un ex-batteur- frappe les lames tandis que Mike stoppe les notes avec ses mains.<br>
    <br>
    Le motif introductif répétitif mène à une première apothéose pour laquelle Mike souhaite un passage à la flûte. Tom Newman passe un coup de fil à John Field (ex-July, ancien groupe de Tom Newman)
    et celui-ci vient dans la journée. Dans le&nbsp;passage qui suit&nbsp;une contrebasse est nécessaire et c'est le violoncelliste et contrebassiste&nbsp;Lindsay L. Cooper qui assure la partie (à ne
    pas confondre avec la musicienne hautboïste Lindsay Cooper de l'album Hergest Ridge).<br>
    <br>
    Pour la première aopthéose (vers 4:15) et pour l'apothéose suivante (vers 9:15 dans la partie 1), Mike Oldfield souhaite obtenir l'effet d'un accord d'orgue qui "décolle", mais il n'existe pas à
    l'époque de boutons sur les orgues pour faire varier la fréquence du son. Les ingénieurs du Manoir proposèrent alors de jouer sur la fréquence des moteurs des magnétophones. L'astuce fut alors
    d'enregistrer un long accord d'orgue sur une bande, puis de le lire dans un magnéto et d'accélérer la lecture grâce à un bouton sur un transfo relié au magnétophone. Crédit en fut donné sur la
    pochette de Tubular Bells, qui mentionne en septième position <strong>le mystérieux "Taped motor drive amplifier organ chord".</strong><br>
    <br>
    <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/pitch-farfisa.mp3" width="200" height="20"><param name="movie" value="_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/pitch-farfisa.mp3" /></object>&nbsp;<br>
    <font color="#003300"><em>Tubular Bells part 1&nbsp;-&nbsp;</em>(4:14 - 4:45) avec le <em>Taped motor drive amplifier organ chord</em> et le premier coup de cloche tubulaire de
    l'album...</font><br>
    <br>
    Progressivement, Mike Oldfield ressent une adhésion des ingénieurs du Manoir autour de sa musique. L'ambiance se réchauffe jour après jour et Mike développe une complicité particulière avec Tom
    Newman, avec qui il s'amuse parfois à lutter sur la pelouse du Manoir. Mike Oldfield apprécie également la présence rassérénante du chien Bootleg, qui est souvent couché sous la table de mixage.
    L'enregistrement est également accompagné d'une généreuse consommation de whisky, dans la cave du Manoir ou dans le pub <em>The Jolly Boatman</em>, au bord du canal d'Oxford, à environ un
    kilomètre du Manoir.
  </p><img class="CtreTexte" style="width: 509px; height: 391px" height="452" alt="jollyboatman1.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/jollyboatman1.jpg" width="599"><font color=
  "#333399"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  Le pub The Jolly Boatman aujourd'hui</em></font><br>
  <br>
  <br>
  <img class="CtreTexte" style="width: 516px; height: 388px" height="457" alt="jollyboatman.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/jollyboatman.jpg" width="599">
  <p align="left">
    <em><font color="#333399">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Peut-être l'endroit où la production de Tubular Bells s'est négociée autour de pintes de
    Guinness<br></font></em><br>
    <br>
    Au bout de cette semaine d'enregistrement, Mike Oldfield attaque le final bâti sur une longue ligne de basse, "rapide et difficile", répétée pendant&nbsp;cinq minutes. Voulant apparemment
    impressioner quelques personnes du Manoir (parmi lesquelles Jackie Byford, ex-copine de Tom Newman), Mike prend quelques rasades de whisky, enlève son tee-shirt et entame l'enregistrement de la
    ligne de basse, sans métronome. "<em>Je m'en fous si mes doigts saignent, je vais aller jusqu'au bout</em>". Après cela, il effectue ses overdubs : la guitare qui double la basse, puis tous les
    instruments empilés les uns après les autres. C'est à ce moment là seulement que, d'après lui : "<em>A ce moment, je me suis souvenu des cloches tubulaires qui avaient été laissées après les
    sessions de John Cale, et j'ai pensé que ce serait une bonne idée de les placer en final</em>."<font color="#333399"><sup>(4)</sup></font><br>
    <br>
    Les premières prises avec les cloches tubulaires ne sont pas assez impressionantes pour Mike. Il abandonne donc le maillet traditionnel pour un gros marteau en acier et frappe une cloche d'un
    grand coup. Le son est fantastique, mais la cloche reste marquée d'une énorme bosse.<br>
    <br>
    D'après Mike, la soirée est alors déjà bien avancée (vers les onze heures du soir) quand Mike et les ingénieurs du son ouvrent un jeroboam de Guinness et attaquent un premier mixage rapide des 16
    pistes, afin de pouvoir livrer une démo à Richard Branson. Le travail dure toute la nuit et Mike part se coucher au petit matin.
  </p>
  <p align="justify">
    <strong><font color="#000080" size="3"><br>
    La fin d'année 1972</font></strong>
  </p>
  <p>
    <span id="fck_dom_range_temp_1190316342265_793">Dans les jours qui suivent, Mike Oldfield&nbsp; reste au Manoir où il est hébergé dans une chambre plus petite. Simon Draper ayant apprécié
    l'enregistrement livré par le studio, Richard Branson accepte que Mike demeure encore quelque temps au Manoir et semble-t-il accepte-t-il de même que l'enregistrement soit poursuivi.&nbsp;<br>
    <br>
    Cependant, le studio&nbsp;est loué pour tout l'automne, avec seulement quelques&nbsp;éparses journées de libres. <strong>Les sessions suivantes ont donc généralement lieu durant la nuit, et
    parfois pendant de rares journées de libre.</strong>&nbsp;Simon Heyworth est beaucoup plus impliqué dans ces sessions.&nbsp;Dans <em>Changeling</em>, Mike Oldfield explique qu'il a d'abord
    enregistré l'épilogue de la partie 1 (à la guitare acoustique) ainsi que les choeurs avec sa soeur Sally Oldfield et la gestionnaire du manoir Mundy Ellis (par ailleurs compagne de Tom Newman et
    ex-compagne de Branson...).<br>
    <br>
    <img class="DrteTexte" style="width: 230px; height: 339px" height="400" alt="Oldfield72.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Oldfield72.jpg" width="271">Ce même choeur
    féminin pose également ses voix sur les thèmes débutant&nbsp; la deuxième partie de <em>Tubular Bells</em>. Celle-ci&nbsp; se constitua par l'assemblage de morceaux que Mike avait conçu
    séparément, mais dont les transitions sont perfectionnées durant les longs moments où Mike ne peut enregistrer.&nbsp;Le début de la partie 2 est un cycle de plusieurs mélodies joué à la
    guitare&nbsp;que Mike a travaillé depuis longtemps (la section "Harmonics" sur TB2003). Mike y ajoute un autre morceau de guitare acoustique ("Peace"), qui représente pour lui "un véritable
    sancutuaire", un refuge contre ses crises de panique. Sur sa démo de <em>Tubular Bells</em>, la guitare était accompagnée d'un orgue farfisa dont les notes vibraient par le jeu de Mike sur un
    curseur de l'orgue<font color="#333399"><sup>(5)</sup></font>. Mais Mike ne parvient pas à reconstituer cet essai sur le Farfisa du Manoir (dont le curseur est déficient) et finalement il réalise
    l'accompagnement sur un orgue Lowrey, en étant très mécontent du résultat. Cette déception est compensée par la satisfaction qu'il trouve dans les effets qu'il réalise avec les mandolines.<br>
    <br>
    Après cette longue section de guitare acoustique, Mike réalise le passage des "guitares cornemuses" où il joue lui même des percussions avant d'empiler les guitares électriques. Derrière ce
    passage, Mike reprend un morceau qu'il avait travaillé en 1969 lorsqu'il jouait avec son frère Terry au sein de Barefeet. C'est le batteur Steve Broughton, que Mike avait fréquemment croisé lors
    de ses <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-5688417.html">tournées avec Kevin Ayers</a>, qui vient improviser un jeu de batterie et enregistrer la piste d'accompagnement avec Mike à la
    basse. La piste est réussie à la deuxième prise.<br>
    <br>
    <br>
    <strong><font color="#000080" size="3">La fin de l'enregistrement - février/mars 1973</font></strong><br>
    <br>
    A ce stade de l'enregistrement, la période&nbsp;de Noël approche, et Mike est contraint de quitter le studio à la demande du groupe canadien qui prend alors&nbsp;possession des lieux pour
    enregistrer. Mike Oldfield retourne donc à Harold Wood, chez sa mère, jusqu'à ce que de nouvelles opportunités d'enregistrer au Manoir se présentent, à la fin de l'hiver 1973.<br>
    <br>
    Entretemps, en janvier 1973, Richard Branson s'est rendu au MIDEM, à Cannes, avec une version provisoire d'Opus 1, pour constater que personne ne s'intéresserait à un morceau rock sans batterie
    ni paroles. Dés son retour au studio, Mike Oldfield se fait donc harceler par Richard Branson qui réclame plus de batteries et des voix. L'édition 73 du MIDEM aura été plus fructueuse pour le
    jeune groupe Queen, qui y décroche son premier contrat, avec la démo de ce qui sera son premier album !<br>
    <br>
    D'après <em>Changeling</em>, Mike relate que c'est après son retour en studio, début 73, qu'il ajoute les parties de piano de la section Caveman, en frappant violemment le clavier comme s'il
    donnait des coups de karaté. Puis Mike conclue sa partie 2 par la section "Ambient guitars" en réutilisant un solo de guitare qu'il jouait lors de ses concerts avec Ayers.<br>
    <br>
    <br>
    <strong><font color="#000080" size="3">Les voix sur <em>Tubular Bells</em> : Vivian Stanshall et l'homme des cavernes<br>
    <br></font></strong>La section "Caveman" demeure cependant inachevée. Il manque toujours&nbsp;un thème ou un instrument principal. A la demande de Branson (cf. ci-dessus), Mike avait bien jeté
    quelques paroles sur le papier, mais se sentait bien incapable de chanter. Finalement,&nbsp;après une soirée arrosée de Guinness au Jolly Boatman, Mike décide d'entrer en studio avec une
    bouteille de Jameson's dont il prend des rasades. La bande magnétique&nbsp;est ralentie grâce au variateur conçu par les ingénieurs et Mike Oldfield délivre un chant sans doute bien loin de ce
    qu'attendait Richard Branson !<br>
    <br>
    <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/chant.mp3" width="200" height="20"><param name="movie" value="_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/chant.mp3" /></object><br>
    <font color="#003300"><em>Tubular Bells part&nbsp;2&nbsp;-&nbsp;Extrait</em> (Mike mettra une semaine à refaire fonctionner ses cordes vocales !)</font><br>
    <br>
    En dehors du passage intitulé Caveman (l'homme des cavernes), pour lequel l'instrument (vocal) cité est "Piltdown Man" (un équivalent "d'Homme de Néandertal" à ceci près que l'homme de Piltdown
    était une supercherie scientifique...), une voix est également ajoutée à la partie 1 de Tubular Bells. La participation de Vivian Stanshall est cependant difficile à situer dans le temps, deux
    versions s'opposant quant à sa venue en studio.<br>
    <br>
    <strong>La version de Mike Oldfield</strong> a toujours été celle de l'intervention de Stanshall à la fin de la première semaine d'enregistrement. Selon Oldfield, le groupe qui a réservé le
    studio au terme de la semaine qui lui a été&nbsp;laissée est le Bonzo Dog Band, dont Vivian Stanshall est le leader. Or, toujours selon Oldfield, les Bonzo Dogs seraient arrivés au Manoir pendant
    qu'il enregistrait le final. C'est&nbsp;à ce&nbsp;moment que Mike aurait eu l'idée qu'un Maître des cérémonies introduise chacun des instruments de son final.<br>
    <br>
    <img class="DrteTexte" style="width: 245px; height: 386px" height="500" alt="viv.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/viv.jpg" width="340">Simon Heyworth se serait chargé
    d'aller solliciter Vivian Stanshall. Oldfield et Stanshall chaussent alors chacun un casque. Mike donne une liste d'instruments à un Stanshall passablement éméché, puis un dernier overdub est
    réalisé en une prise, avec Stanshall indiquant les instruments au rythme où Mike les montre du doigt sur la liste : "<em>Grand piano... Reed and pipe organ... Glockenspiel... Bass guitar...
    Double speed guitar... Two slightly distorted guitars... Mandolin... Spanish guitar and introducing acoustic guitar...&nbsp;&nbsp;Plus, Tubular Bells !"</em><br>
    <br>
    Or, la présence des Bonzo Dogs semble&nbsp;étrange, compte tenu des biographies du groupe qui existent sur Internet,&nbsp;en ce qui concerne The Bonzo Dog Band, dont le dernier travail collectif
    a bien eu lieu au Manoir mais à la fin 1971 (l'album...). Les sites consacrés au Bonzos ne mentionnent aucun enregistrement à la fin de 1972. A moins qu'il ne s'agisse de sessions précoces de
    Vivian Stanshall pour son album solo de 1974 (<em>Men Opening Umbrellas Ahead</em>)...<br>
    <br>
    <strong>L'autre version</strong> est celle exposée par Al Clark dans le livret du coffret <em>Boxed</em> (1976), corroborées par les informations données par&nbsp;Phil Newell, dans le numéro 24
    de Dark Star.<br>
    <br>
    Selon cette version, Vivian Stanshall aurait été invité au Manoir à la toute fin de l'enregistrement d'Opus 1 pour énoncer les noms des instruments, ceci ayant constitué une des réponses à la
    demande de Branson de "plus de voix". Dans la foulée de cet enregistrement (ou plutôt après un intermède bien arrosé), Stanshall, Tom Newman et Oldfield auraient enregistré le délire qui
    constituait le prélude à <em>Sailor's Hornpipe</em> que Mike avait enregistré afin de conclure son album -il jouait déjà ce morceau pour les rappels lors des concerts avec Kevin Ayers.<br>
    <br>
    Quoiqu'il en soit, il est possible que Mike ait eu l'idée des introductions et/ou du fait d'y convier Stanshall grâce au morceau farfelu des Bonzo Dogs intitulé "<em>The Intro and the Outro</em>"
    où Vivian Stanshall présente chaque membre du groupe et son instrument, avant de partir en délire ("John Wayne, xylophone, Général de Gaulle à l'accordéon", etc.)<font color=
    "#333399"><sup>(6)</sup></font>.<br>
    <br>
    Enfin, et c'est sans doute le plus important, c'est à la suite des introductions de Stanshall que le <strong>titre de "Tubular Bells"</strong> s'est imposé comme une évidence pour l'album.<br>
    <br>
    <br>
    <strong><font color="#000080" size="3">Le mixage</font></strong><br>
    <br>
    Le mixage définitif de l'album est un moment&nbsp;héroïque de la réalisation de l'album. En effet, les 16 pistes de l'album sont sur-utilisées, au point que des instruments différent se succèdent
    sur chacune des pistes, ce qui oblige à des manipulations intenses des 16 niveaux de la table de mixage, pour gérer les quelques 500 sections différentes présentes sur chacune des deux parties de
    l'album.&nbsp;Afin de pouvoir gérer les manipulations, Mike Oldfield, Tom Newman et Simon Heyworth se font assister de deux autres ingénieurs du son pour disposer de dix mains sur le pupitre ! Un
    tableau récapitulatif et un rouleau de trois mètres de long sont nécessaires pour guider les opérations, pilotées au son de la voix de Tom Newman qui enchaîne les comptes à rebours.<br>
    <br>
    Ces manipulations demandent tellement de répétitions, qu'il faut presque une semaine à l'équipe pour être au point sur les quatre premières minutes de la partie 1. Le mixage nécessite finalement
    trois semaines de travail, soit autant que le temps cumulé nécessaire pour l'enregistrement de l'album...<br>
    <br>
    Le mixage est également le moment où se décident beaucoup des effets sonores de l'album (comme on peut également le constater en comparant les différents mixages de <em>Tubular Be</em>lls
    existant : Vinyle original, Boxed, 1ère édition CD, SACD, etc...). C'est un moment où Tom Newman met beaucoup de lui-même, comme le signale Phil Newell : "<em>Tom était surtout le musicien qui
    voyait Mike comme un virtuose, mais considérait qu'il pouvait également introduire ses propres idées. Alors que quand je travaillais avec Mike, il s'agissait plus de lui rendre l'enregitsrement
    plus facile afin qu'il puisse se consacrer à l'interprétation sans avoir a trop se concentrer sur la technique, donc nous étions très différent."</em></span>&nbsp;
  </p>
  <p>
    Parfois, des conflits éclatent entre Oldfield et Newman sur la façon de produire l'album.<br>
    <br>
    <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/lonely-bell.mp3" width="200" height="20"><param name="movie" value="_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/26/50/67/Extraits/lonely-bell.mp3" /></object><br>
    <font color="#003300"><em>Tubular Bells part&nbsp;1&nbsp;-&nbsp;Cloche solitaire</em><br></font><br>
    <em>"Il y avait la cloche solitaire sur la face une quand ça fait "dong, dong".&nbsp;<br>
    Il y avait une pelletée d'autres musiques tournant autour d'elle dans la partie 1, et j'ai pensé que ça serait plus sympa si ça faisait comme la cloche de brume d'un bateau dans le brouillard.
    Nous avons donc eu un moment où nous tirions tous les faders comme cela il n'y avait plus que ça, et en ajoutant de l'écho, cela donnait l'impression d'être à une très grande distance. C'était
    mon idée. Mais j'ai du me battre pour l'obtenir car Michael avait une idée différente sur ça. Habituellement, je suggérais des choses qui étaient exagérées, en partie parce que j'étais animé par
    ce sens du filmique."</em> Tom Newman, cité&nbsp;dans <em>The Making of Tubular Bells<br></em>
  </p><img class="CtreTexte" height="334" alt="Newman-desk.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Newman-desk.jpg" width="472"><br>
  <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  &nbsp;Tom Newman au pupitre</em>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p align="left">
    Devant le nombre de sources et la difficulté d'en faire une bonne synthèse (et une rédaction légère), l'article sera&nbsp;probablement fréquemment retouché, amendé&nbsp;et complété durant les
    mois de septembre et d'octobre.<br>
    <br>
    <strong>Sources</strong> :<br>
    - Mike Oldfield - <em>Changeling</em><br>
    - Richard Branson - <em>Mes Virginités</em><br>
    - Richard Newman - <em>The Making of Tubular Bells</em><br>
    - Phil Newell, entretiens dans les numéros 24 et 25 de <em>Dark Star</em><br>
    - Al Clark - Livret du coffret <em>Boxed</em>
  </p>
  <hr>
  <p align="left">
    <br>
    <strong><font color="#333399"><u>Notes</u></font></strong><br>
    <br>
    <font color="#333399">(1)</font> <em>The Manor</em> est repris dans sa traduction française du <em>Manoir</em>.<br>
    <font color="#333399">(2)</font> La présence de John Cale semble correspondre à l'enregistrement de son deuxième album solo <em>The Academy in Peril</em>. La présence des Bonzo Dogs à l'automne
    1972 est plus étonnante -voir le chapitre sur Vivian Stanshall dans la suite de l'article.<br>
    <font color="#333399">(3)</font> Elles semblent avoir été utilisées par John Cale dans <em>3 Orchestral pieces</em> où on entend faiblement quelque chose qui ressemble a des cloches. Cale a
    enregistré deux autres morceaux au Manoir : <em>Brahms</em> et <em>Intro</em> (l'introduction de <em>Days of Steam</em>).<br>
    <font color="#333399">(4)</font> les cloches tubulaires ont déjà été jouées sur la partie 1 vers 4 mn 30.<br>
    <font color="#333399">(5)</font> Les deux démos du morceau "Peace" s'achèvent toutes les deux par un thème abandonné dans <em>Tubular Bells</em> mais repris dans <em>Amarok</em> pour la section
    nommée "Diddlibom"<br>
    <font color="#333399">(6)</font> Sur l'album Gorilla des Bonzo Dog Band&nbsp;- extrait : "Like to introduce `Legs' Larry Smith, drums&nbsp;/ And Sam Spoons, rhythm pole / And Vernon Dudley
    Bohay-Nowell, bass guitar / And Neil Innes, piano. / Come in Rodney Slater on the saxophone / With Roger Ruskin Spear on tenor sax.&nbsp;/ I, Vivian Stanshall, trumpet.&nbsp;/ Say hello to big
    John Wayne, xylophone / And Robert Morley, guitar.&nbsp;/ Billy Butlin, spoons. / And looking very relaxed, Adolf Hitler on vibes. Nice! / Princess Anne on sousaphone. Mmm.&nbsp; / Introducing
    Liberace, clarinet / With Garner "Ted" Armstrong on vocals...<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; <a href=
    "http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.mike-oldfield.net%2Farticle-10132155.html&amp;langpair=fr%7Cen&amp;hl=fr&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8&amp;prev=%2Flanguage_tools">This text
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  </p>&nbsp;

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 Sep 2007 23:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-10132155</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-10132155-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[1971-72 - Opus 1]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-10132154.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    <em><font color="#000080">La période qui va des derniers mois du Whole World au début de l'enregistrement de Tubular Bells était confuse. <strong>Changeling</strong>, l'autobiographie de Mike
    Oldfield, que je viens de recevoir et de parcourir, éclaire un peu mieux cette période, mais n'en fixe toujours pas les dates-clés, qui restent donc ici de pures hypothèses.<br>
    <br></font></em>
  </p>
  <hr>
  <br>
  Dans l'article consacré au <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-5688417.html">Whole World</a>, on a vu comment Mike Oldfield avait de plus en plus envie de suivre ses propres idées
  musicales. A l'époque, la musique rock était essentiellement l'affaire de collectifs, et Mike avait songé à fonder son propre groupe, avant d'y renoncer après l'expérience mitigée de la fin du
  Whole World (un élément abordé dans <em>Changeling</em> qui sera ajouté dans le chapitre précédent ultérieurement).<br>
  <br>
  <img class="GcheTexte" style="width: 234px; height: 189px" height="266" alt="Beocord.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Beocord.jpg" width="344" >Lors de la formation éphémère du "deuxième" Whole World, Kevin Ayers avait loué une maison à Westbourne Gardens à Tottenham pour la partager avec ses musiciens.
  Mike avait une petite chambre au premier étage, donnant sur le jardin. Lors de la dissolution du groupe, Kevin quitta la maison, mais informa les autres musiciens qu'il en paierait le loyer encore
  quelques mois. Avant de partir, <strong>il prêta à Mike son magnétophone portatif deux-pistes Bang &amp; Olufsen Beocord 2000</strong>,&nbsp;sachant que Mike souhaitait travailler sur son projet
  solo.<br>
  <br>
  Mike bricola cet appareil&nbsp;afin de pouvoir y faire des oberdubs en stéréo, en modifiant les câblages et en bloquant la tête d'effacement avec un bout de carton.&nbsp;Equipé de sa
  <strong>Telecaster</strong>, d'une <strong>basse Fender</strong> prêtée par Ayers, d'un <strong>orgue farfisa</strong> prêté par Bedford et d'un <strong>jouet avec des cloches</strong>, il se mit à
  assembler ses idées musicales.<br>
  <br>
  Mike avait déjà composé ou improvisé&nbsp;des instrumentaux de 10-15 minutes lorsqu'il était adolescent. En 1971, il écoutait également de la musique symphonique. Mais c'est surtout les longs
  instrumentaux du groupe jazz Centipede, mêlant différents styles dans des pièces de 25 minutes, qui semblent l'avoir décidé à fabriquer lui aussi un long instrumental, où des thèmes entreraient et
  évolueraient, à la façon des évènements et des personnages d'un livre.<br>
  <br>
  Le <strong>premier thème</strong> que Mike enregistre est composé spontanément dès qu'il presse la touche "enregistrement" de son magnétophone. Il est inspiré de la célèbre <em>Toccata et Fugue en
  ré mineur</em> de Jean-Sébastien Bach (pour le martèlement répété d'une note) et de l'instrumental <em>Rainbow in Curved Air</em> de Terry Tiley (pour le côté répétitif).&nbsp;Puis Mike ajoute la
  basse et commence ses premiers overdubs.<br>
  <br>
  Il enchaîne d'autres séquences, les accompagnements variant parfois pour devenir les thèmes principaux d'autres passages, idée qui avait frappé Mike à l'écoute de la <em>Symphonie n° 5 en mi bémol
  majeur, op. 82</em> de Jean Sibelius. La démo finale, que&nbsp;Mike baptise par défaut&nbsp;<em>Opus 1</em>,&nbsp;est sans doute constituée d'une longue séquence et de petits instrumentaux plus ou
  moins relié<sup><font color="#000080">(1)</font></sup>. Parmi ces morceaux, figurait un thème, enregistré dans la maison de la famille Oldfield à Harold Wood, où Mike utilisa l'aspirateur de sa
  mère&nbsp;pour créer un bourdonnement sonore similaire à celui d'une cornemuse.&nbsp;<br>
  <p>
    <br>
    Muni de sa démo, Mike Oldfield entreprend de démarcher les maisons de disques. Il commence par celle de Kevin Ayers &amp; the Whole Word, Harvest EMI, puis Oldfield sollicite CBS, WEA, à chaque
    fois sans le moindre succès. <em>"C'était extrêmement démoralisant. J'ai fini par confier les bandes au roadie du Whole World en disant, tu&nbsp;parles mieux que moi - essaye. Il a fait le tour
    et n'est pas allé plus loin lui non plus."<br></em><br>
    <img class="DrteTexte" style="width: 196px; height: 343px" height="420" alt="Oldfield-Murray.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Oldfield-Murray.jpg" width="248" >Au moment où il travaille sur sa démo, Mike Oldfield manque de revenus et est parfois contraint de voler des restes de pain de son colocataire William Murray,
    qui vit au sous-sol <font color="#000080">(voir Mike et "Willy" sur la photo)</font>, ou de "voler des pommes de terre" dans une épicerie.<br>
    <br>
    <br>
    Pour gagner sa vie,&nbsp;Mike cherche alors des emplois de musicien. Alex Harvey le recrute pour son orchestre ainsi que comme guitariste de réserve de la comédie musicale Hair, mais Mike est
    renvoyé au bout de quelques mois, car il n'arrive pas à jouer en rythme et il se fait détester des autres musiciens et des danseurs (qui manquent de chuter quand Oldfield joue). Après cela,
    <strong>il est recruté pour jouer avec le musicien Arthur Louis</strong> (ou Lewis), qui doit <strong>enregistrer une démo dans un nouveau studio</strong> encore en&nbsp;construction près
    d'Oxford. Ce studio est <em>The Manor</em> (le Manoir), un studio-résidence situé dans la campagne de l'Oxfordshire, qui est le dernier projet du jeune <strong>entrepreneur de 21 ans</strong>
    <strong>Richard Branson</strong>, patron de la chaîne de magasins de disques&nbsp;nommée <em>Virgin</em>.&nbsp;<br>
    <br>
    Les jeunes techniciens à qui Branson a confié le projet de transformer le Manoir en studio, Tom Newman (28 ans) et Simon Heyworth, conseillés par Phil Newell, sont un peu empêtrés dans
    l'installation et le câblage d'un studio 8 pistes, et Branson a vendu du temps de studio a un premier groupe (Arthur Louis) pour remotiver les troupes.<br>
    <br>
    <img class="GcheTexte" style="width: 224px; height: 165px" height="450" alt="manor.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/manor.jpg" width="600" >Mike Oldfield arrive donc au Manoir en septembre<font color="#000080"><sup>(2)</sup></font> 1971 pour une session d'enregistrement d'une dizaine de jours.
    Celle-ci ne se déroule pas très bien aux yeux du jeune Oldfield -18 ans alors- qui trouve que Louis manque de talent.<br>
    <br>
    Repérant la possibilité de passer sa démo à des personnes du métier, il convainc un roadie d'Arthur Louis de l'emmener pour un aller-retour du Manoir à Harold Wood (6 heures de trajet !) afin de
    ramener les précieuses bandes.&nbsp; Les conditions exactes dans lesquelles Mike fait écouter ces bandes à Newman et Heyworth son difficiles à établir : les versions dépendent de qui des
    trois&nbsp;raconte. Toujours est-il que les <strong>deux techniciens sont conquis par la musique</strong> est promettent d'en parler ultérieurement à Richard Branson.<br>
    <br>
    A son retour à Harold Wood, où il vit seul avec sa mère, depuis qu'il a dû quitter la maison de Tottenham, Mike perfectionne sa démo, travaille les différents thèmes, et enregistre d'autres
    démos, plus structurées. Le thème avec l'aspirateur disparaît au passage. C'est très probablement une de ces nouvelles démos que Mike a retrouvé et intégré au coffret DVD <em>Tubular Bells</em>
    en 2003. Pendant les mois qui suivent son passage au Manoir, Mike appelle régulièrement Tom Newman ou Simon Heyworth pour savoir s'il y a des nouvelles.&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="DrteTexte" style="width: 144px; height: 137px" height="299" alt="Whatevershebringswesing.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Whatevershebringswesing.jpg" width=
    "300" >En septembre ou en octobre de 1971, Mike est rappelé par Kevin Ayers. Ce dernier veut enregistrer un nouvel album et reprend pour l'accompagner des
    musiciens du Whole World : David Bedford aux claviers, Dave Dufort et William Murray à la batterie. <strong>Mike Oldfield&nbsp;joue de&nbsp;la basse&nbsp;ou de&nbsp;&nbsp;la guitare sur trois
    morceaux</strong>. Sur la chanson désespérée <em>Song of the Bottom of a Well</em>, le jeu de guitare de Mike, inhabituel, justifie à lui seul la découverte du morceau. Sur la chanson plus
    charmante <em>Whatevershebringswesing</em>, le solo de guitare de Mike est d'une délicatesse émouvante. Mike joue également de la guitare sur <em>Champagne Cowboy Blues</em>. L'album, signé du
    seul&nbsp;Kevin Ayers, et intitulé <em>Whatevershebringswesing</em>, sort en janvier 1972. A ce moment, Kevin rassemble de nouveau Mike et les autres musiciens pour des passages télé et pour
    ré-enregistrer d'anciens titres en studio.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="GcheTexte" style="width: 113px; height: 116px" height="155" alt="Nurse.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Nurse.jpg" width="155" >En 1971, il faut également remarquer l'enregistrement du premier album de <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-5564595.html">David Bedford</a> sur
    lequel Mike collabore :&nbsp;<em>Nurse's Song with Elephants</em> comprend des parties de basse jouées par Mike sur le morceau-titre.&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p dir="ltr" style="margin-right: 0px">
    L'année 1972 semble une période desespérée pour Mike. Il ne cherche plus à faire partie d'un groupe, mis à part un entretien avec le groupe anglais Gun, qui avait fait un tube en 1968 : <em>Race
    With The Devil</em>. Mike Oldfield est de plus en plus abattu, au fur et à mesure que les mois passent, et il boit souvent de l'alcool chez lui, avec sa mère. Au bout de plusieurs mois, il a une
    idée :&nbsp;<br>
    <br>
    <em>"Je songeais à aller vivre en Russie, car j'avais entendu qu'on pouvait y travailler pour l'état en tant que musicien, et que quelqu'un pourrait m'y donner un studio
    d'enregistrement.&nbsp;N'importe quoi pourvu que je puisse aller dans un studio d'enregistrement."<br></em><br>
    Et là, le destin frappe à la porte, ou plutôt :<br>
    <br>
    <em>"J'essayais de trouver le numéro de l'ambassade de Russie dans les pages jaunes quand subitement, le téléphone se mit à sonner. C'était Simon Draper de Virgin, qui me demandait de venir et de
    dîner avec eux sur une péniche à Little Venice."</em>
  </p>
  <p>
    Et Mike Oldfield mit son destin en marche en répondant : "<em>Yes, sure</em>".
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;=&gt;
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10132155.html">1972-1973</a>
  </p>
  <hr>
  <br>
  <font color="#000080"><strong><u>Notes :</u></strong></font><br>
  <br>
  <font color="#000080">(1) La démo publiée dans le coffret DVD Tubular Bells II/III n'est vraisemblablement pas la première démo de Tubular Bells faite à Tottenham, mais une démo plus élaborée faite
  en 1972, après qu'un exemplaire de la première démo ait été confié à Richard Branson.<br>
  <br>
  (2) d'après Sean Moraghan</font>
  <p>
    <font color="#000080">&nbsp;</font>
  </p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href=
  "http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.mike-oldfield.net%2Farticle-10132154.html&amp;langpair=fr%7Cen&amp;hl=fr&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8&amp;prev=%2Flanguage_tools">This text in
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]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 May 2007 23:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-10132154</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-10132154-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[1970-71 - The Whole World]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-5688417.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    En 1966, <strong>Kevin Ayers</strong> (chanteur et bassiste) fonde le groupe de rock psychédélique Soft Machine avec le chanteur et batteur Robert Wyatt, le guitariste Daevid Allen et le
    claviériste Mike Ratledge<sup><font color="#000080">(1)</font></sup>. En 1969, Kevin Ayers, en désaccord avec l’évolution jazzy de Soft Machine, quitte le groupe pour écrire ses propres chansons
    et enregistrer un album solo, <em>Joy of a Toy</em>. Un compositeur lui est recommandé pour travailler les arrangements orchestraux du disque : <a href=
    "http://mike-oldfield.over-blog.com/article-5564595.html">David Bedford</a>. Bedford a alors 32 ans, et Ayers 25.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="DrteTexte" style="width: 180px; height: 199px" height="500" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/oldfield16.jpg" width="430">Au début de 1970, Kevin Ayers
    recrute des musiciens pour pouvoir jouer les chansons de son album en concert. C’est tout naturellement qu’il conserve les services de David Bedford aux claviers. Il recrute ensuite le
    saxophoniste Lol Coxhill (37 ans), puis le batteur Mick Fincher. Cependant, comme Kevin Ayers souhaite tenir la guitare, il lui manque un bassiste. Il fait donc passer une annonce dans le
    <em>Melody Maker</em>. En février 1970, chez EMI à Manchester Square, le groupe auditionne,&nbsp;<strong>un adolescent de 16 ans&nbsp;1/2, un certain Mike Oldfield, qui s'avère brillant à la
    basse</strong> <sup><font color="#000080">(2)</font></sup>. Mike est donc recruté à son tour et rejoint cette troupe de musiciens baptisée <em>The Whole World</em> ("le monde entier").
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="GcheTexte" style="width: 141px; height: 141px" height="151" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/shooting-at-the-moon.jpg" width="148">Le groupe entame alors des
    prestations scéniques des chansons de <em>Joy of a Toy</em>. Kevin Ayers encourage l’improvisation et la fantaisie. Repérant le talent de Mike Oldfield à la guitare, il laisse ce dernier prendre
    occasionnellement le rôle de guitariste lors des spectacles, mais le confine malgré tout au rôle de bassiste lorsqu’il enregistre un nouvel album en juin 1970, <em>Shooting at the Moon</em> (le
    disque sort en octobre 1970 et sera le seul sorti sous le nom "Kevin Ayers and the Whole World"). Mike Oldfield joue de la guitare sur la seule chanson&nbsp;<em>Lunatics Lament</em> et sur
    l'instrumental <em>Pisser dans un Violon.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sean Moraghan, auteur d'une biographie de Mike Oldfield,&nbsp;considère que les audaces musicales de cet album (variété de styles, enchaînements, répétitions…), qu’il attribue notamment à David
    Bedford, auront une grande influence sur le style de Mike Oldfield dans ses premiers albums.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/wholeworldshooting.jpg">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au sein du groupe, David Bedford se rapproche de Mike, chez qui il admire les talents de musicien. Il&nbsp;parle souvent de musique classique avec lui, notamment pendant tous les temps morts qui
    existent durant les interminables tournées du groupe.&nbsp;Kevin Ayers prend également le jeune musicien sous son aile et l'initie à la consommation du vin.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="CtreTexte" style="width: 484px; height: 413px" height="420" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/wholeworld1.jpg" width="484">
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;<font color="#000080"><em>Mick Fincher, David Bedford, Lol Coxhill, Mike Oldfield et Kevin Ayers</em></font>
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En juillet 1970, Mick Fincher est remplacé par un nouveau batteur, Dave Dufort, mais revient cependant tenir la batterie sur un 45 tours enregistré par Ayers en septembre, <em>Butterfly Dance /
    Stars</em>, sur lequel Mike se voit déjà confier plus de parties de guitare. A l’automne, le groupe reprend les tournées pour plusieurs mois. La tension au sein du groupe s’accroît, notamment du
    fait de Mike Oldfield qui souhaite de plus en plus d’indépendance musicale dans le groupe. Les tournées sont souvent chaotiques, marquées par l’alcool.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="DrteTexte" style="width: 152px; height: 233px" height="383" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/mike70.jpg" width="250">Pendant ces tournées, quelques musiciens
    parviennent à mener à bien des projets solos. David Bedford compose <em>The Garden of Love</em> en août 1970, qu'il interprète avec le <em>Whole World</em> en concert, mais qu'il n'enregistrera
    jamais en album. Lol Coxhill sortira son album <em>Ear of the Beholder</em> en 1971 sur le label de John Peel, Dandelion. Le disque rassemble des morceaux au saxophone, des chansons des années
    30&nbsp;ou 40 travaillées avec Bedford, telles que <em>Pretty Little Girl</em>, <em>Two Little Pigeons</em> et <em>Don Alfonso,</em> et enfin trois morceaux du <em>Whole</em>
    <em>World</em>,&nbsp;<em>Vorblifa-Exit</em>, <em>A Collective Improvisation</em> et <em>The Rythmic Hooker</em>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img style="width: 215px; height: 173px" height="240" alt="Mike1970.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/biographie/Mike1970.jpg" width="317" key="0842fe44805c7b15d8b83996f6653da4"
    class="GcheTexte">En mars 1971, Mike Oldfield et David Bedford participent à un album de <em>Edgar Broughton Band</em> (groupe hippie qui houe du hard rock, de la même maison de disques que
    <em>The Whole World, EMI</em>). Mike joue de la mandoline sur <em>Thinking of You</em>. Toujours selon Sean Moraghan, cette prise de contact de Mike avec le hard rock va également influencer Mike
    Oldfield.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En avril 1971, Mike Oldfield menace Kevin Ayers de quitter le groupe et pose des conditions pour rester : Ayers doit arrêter de boire, ne plus jouer de guitare et virer Lol Coxhill. Il faut
    croire que le talent de Mike Oldfield est alors déjà indispensable à Ayers, puisque ce dernier accepte l'ultimatum. Le <em>Whole World</em> est dissout, est un groupe est reconstitué de façon
    moins officielle, autour de Mike Oldfield et de David Bedford. Les nouveaux venus sont Andy Robertson (bassiste) et William Murray (batteur), ce dernier étant un ami de Terry Oldfield.
  </p>
  <p>
    <img class="CtreTexte" style="width: 503px; height: 339px" height="420" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/wholeworld2.jpg" width="600">
  </p>
  <p align="center">
    <em><font color="#000080">Kevin Ayers, Mike Oldfield, William Murray, David Bedford (en arrière) et&nbsp; (incertain) Andy Robertson</font></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mike Oldfield crée de nouveaux arrangements pour les chansons de Kevin Ayers, et introduit parfois des idées qu'il rassemble pour un grand instrumental dont il a l'idée... Selon
    Moraghan,&nbsp;l’esprit original qu’Ayers voulait insuffler à son groupe n’étant plus présent, Kevin Ayers met fin à l'aventure de cette nouvelle incarnation du <em>Whole World</em> en juillet
    1971<sup><font color="#000080">(3)</font></sup>. Selon David Bedford, le groupe prend fin suite à un accident de moto de Bedford et du départ de Mike Oldfield, qui souhaite se consacrer à ses
    propres compositions. Kevin Ayers aurait alors poursuivi ses tournées avec un nouveau groupe constitué de Zoot Money aux claviers,&nbsp;Ollie Halsall à la guitare et&nbsp;Archie Leggett&nbsp;à
    la&nbsp;basse, sans doute avec le nom de <em>Whole World</em>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A ce moment, les musiciens vivent ensemble dans un appartement à Tottenham, quartier populaire à forte&nbsp;population immigrée&nbsp;de Londres. Kevin Ayers prête un magnétophone stéréo Beocord
    Bang &amp; Olufsen à Mike Oldfield et celui-ci commence à rassembler ses idées musicales et à enregistrer une&nbsp;instrumental en&nbsp;solo. Ce sera <em>Tubular bells</em>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="right">
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10132154.html">&nbsp;=&gt; 1971-72</a>
  </p>
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    &nbsp;
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  <hr>
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    <strong><font color="#000080">Notes :</font></strong>
  </p>
  <p>
    <font color="#000080">(1) :</font> Daevid Allen sera ensuite un membre du groupe Gong. Mike Ratledge va poursuivre Soft Machine, notamment avec Karl Jenkins. Ces deux musiciens vont accompagner
    Mike en 1973 pour Tubular Bells dans l'émission BBC 2nd House. Il connaîtront le succès en 1995 avec le disque Adiemus sur lesquel chante Miriam Stockley... chanteuse pour Mike en 1999 !
  </p>
  <p>
    <font color="#000080">(2) :</font> Mike Oldfield n'est pourtant qu'un débutant à la basse ! Selon Sean Moraghan, l'audition a lieu juste après (le lendemain) de la dissolution de Barefeet, le
    groupe de Mike et Terry Oldfield.
  </p>
  <p>
    <font color="#000080">(3) :</font> Ces musiciens seront néanmoins rappelés par Kevin Ayers pour l'accompagner sur l'enregistrement de son album solo <em>Whatevershebringwesing</em> vers octobre
    1971. William Murray travaillera encore avec Mike Oldfield en 1975 (<em>Ommadawn</em>) et 1990 (<em>Amarok</em>).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Sources :</strong>
  </p>
  <p>
    Sean Moraghan : <em>Mike Oldfield, A Man and his Music</em>
  </p>
  <p>
    Deux entretiens avec David Bedford, disponibles en anglais <a href="http://www.jeffgower.com/bedford/interview89a.html">ici</a> et <a href=
    "http://www.users.globalnet.co.uk/~marwak/archive/bedford.htm">ici</a>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Feb 2007 22:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-5688417</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-5688417-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[1968 - La famille Oldfield (3/3) : Sally et Terry]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-4060283.html</link>        <description><![CDATA[
  A l'âge de 12 ou 13 ans (autour de 1965), <font size="1"><span style="font-size: 9pt; font-family: Arial"><font size="1">Mike Oldfield forme un duo avec un ami et joue dans des clubs folks de
  Reading (Mike avait vraisemblablement déjà joué seul auparavant dans des clubs). Ce duo prend fin quand la famille Oldfield quitte <strong>Reading</strong> (66 km à l'ouest de Londres) pour
  s'installer à <strong>Hornchurch</strong> (Essex, aujourd'hui dans le Grand Londres), à 25 km à l'est du centre de la capitale anglaise.</font>&nbsp;</span>&nbsp;</font>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial"><font size="1"><img class="DrteTexte" style="width: 245px; height: 196px" height="262" alt="" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/discographie/sallyangie.jpg" width="308">A 15 ans, Mike Oldfield quitte brutalement l'école, selon le biographe Sean Moraghan*, "parce qu'ils voulaient
    qu'il coupe ses longs cheveux". A ce moment, sa grande soeur <strong>Sally</strong> lui propose de la rejoindre au sein d'un duo folk. Mike et Sally composent quelques morceaux ensembles et
    baptisent leur groupe <em><strong>The Sallyangie</strong></em>, d'après le prénom de l'une et le titre de la mélodie favorite de l'autre. Le nom du groupe est parfois écrit <em>The Sally
    Angie</em> ou simplement <em>Sallyangie</em>, selon les supports qui seront publiés par la suite.</font></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial"><font size="1">Selon Sean Moraghan, le duo se contente de produire des&nbsp;concerts au printemps 1968, mais&nbsp;ils sont ensuite repérés par le
    guitariste britannique John Renbourn qui les recommande à sa maison de disque, Transatlantic. Selon les notes accompagnant la dernière édition CD de <em>Sallyangie</em>, c'est Sally Oldfield qui
    aurait démarché John Renbourn et Bert Jansch&nbsp;et aurait seulement&nbsp;ensuite recruté Mike. Quoiqu'il en soit, Mike et Sally Oldfield décrochent alors un contrat et enregistrent un album,
    <em>Children of the Sun</em>, qui sort en novembre 1968. Mike n'est cependant pas&nbsp;satisfait de l'orientation musicale très "sirupeuse" du groupe et apprécie surtout de jouer des
    instrumentaux lors des concerts. Il s'agit peut-être de ceux délivrés sur le disque bonus de la dernière réédition CD&nbsp;de <em>Children of the Sun</em>, qui comprennent des ébauches de thèmes
    que l'on retrouvera dans <em>Ommadawn</em> (1975)&nbsp;ou <em>Amarok</em> (1990). L'insatisfaction musicale de Mike Oldfield et ses querelles avec sa soeur amèneront le groupe à se séparer fin
    1969. Mike Oldfield traverse ensuite une période dépressive, pendant laquelle il compose (selon Sean Moraghan)&nbsp;un des thèmes accoustiques du début de "<em>Tubular Bells (part
    2)</em>".</font></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0pt">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font size="1">Dans les
    mois qui suivent, Mike Oldfield demeure chez son père et forme un groupe avec trois autres musiciens dont son grand frère <strong>Terry</strong>. Le groupe se nomme <em>Barefeet</em> ("pieds
    nus") et Mike y tient sa nouvelle guitare électrique, une Fender Telecaster qui avait appartenu auparavant à Marc Bolan (chanteur de Tyrannosaurus Rex). Parmi leur répértoire se trouvait
    peut-être un morceau rock qui allait devenir le thème de l'homme des cavernes sur "<em>Tubular Bells (part 2)</em>". Quoiqu'il en soit, le groupe ne semblait pas être très bon et se sépare au
    bout de quelques mois, après un concert "désastreux".</font></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font size="1">(*) Sean
    Moraghan - <em>A Man and his Music</em></font></span>
  </p>
  <p align="right">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><strong><a href=
    "http://www.mike-oldfield.net/article-5688417.html"><font color="#0000FF" size="1">=&gt; 1970-71</font></a></strong></span>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Oct 2006 23:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-4060283</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-4060283-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[1960 - La famille Oldfield (2/3) : Ray]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-2544851.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Si la mère de Mike Oldfield (voir&nbsp;<a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2007526.html">l'article</a> correspondant) est en quelque sorte reponsable de sa totale implication dans
    la musique,&nbsp;art-refuge, c'est à son père que l'on doit que ce refuge ait été la musique et non autre chose.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="GcheTexte" height="252" alt="" width="348" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/father.jpg" />Raymond Henry Oldfield (que l'on voit à droite de son fils Mike sur la
    photo) est apparemment le fils d'une mère mélomane et excellente pianiste. Il semble avoir été lui-même&nbsp;passioné par&nbsp;la musique. Pendant la 2e guerre mondiale, alors qu'il sert dans la
    Royal Air Force en Egypte, il achète une guitare acoustique. Il ne sait pas que ce geste sera à l'origine de la carrière musicale de son fils Mike, né quelques années après la fin de la guerre,
    en 1953.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pour faire plaisir à ses enfants, Ray Oldfield, médecin généraliste à Reading,&nbsp;accepte de temps à autre de décrocher cette guitare du mur au dessus de la cheminée, pour intérpreter le seul
    morceau qu'il sait jouer, le classique "Danny Boy".
  </p>
  <p>
    Cette guitare fait rêver le petit Mike qui est fan de Hank Marvin (le guitariste des Shadows) et de Bert Weedon. Alors que l'épouse de Ray est de plus en plus souvent malade, celui-ci se laisse
    persuader par le petit Mike, âgé de 7 ans, de lui acheter une guitare. Ce sera une Eko.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A partir de là et des quelques accords que lui enseigne son père, Mike passe de plus en plus de temps seul dans sa chambre à apprendre à jouer de cette guitare. Il y développe une technique toute
    personnelle.
  </p>
  <p>
    Mike Oldfield : "J'aimais juste la sensation [de la guitare], son toucher, sa forme.&nbsp;Elle était adorable, et me convenait très bien, et je n'ai rien fait d'autre pendant... de l'âge de 8 à
    11 ans, je n'ai fait que jouer de la guitare dès que j'avais un moment de libre."
  </p>
  <p>
    Au départ, il ne sait que faire du fingerpicking et jouer "Angie", le morceau de Davy Graham revisité par Bert Jansch.&nbsp;Pour progresser, il s'acharne sur des petits passages de Bert Jansch ou
    John Renbourn (guitaristes folk britanniques), qu'il écoute sans cesse avec son tourne-disque, ne cessant de replacer le saphir quelques sillons en arrière.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A l'âge de dix ans, il compose déjà ses morceaux, et vers 12 ans, passe à la guitare électrique, une Futura II, encore un fois offerte à sa demande par son père. Mais cela est déjà une autre
    histoire.
  </p>
  <p align="right">
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-4060283.html">=&gt; 1968</a>
  </p>
]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Apr 2006 23:26:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-2544851</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-2544851-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[1953 - La famille Oldfield (1/3 : Maureen)]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-2007526.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/bio1.jpg">&nbsp;Cette photo, initialement dévoilée lors d'une émission&nbsp;de la BBC, et reproduite dans son
    autobiographie, représente&nbsp;le petit Michael&nbsp;Oldfield&nbsp;avec sa mère, Maureen.
  </p>
  <p>
    Le visage de cette femme, décédée en 1975, nous est également connue grâce à la pochette du du 45 tours "Crime of Passion", sorti près de dix ans après sa disparition. Mike rendait ainsi une
    nouvelle fois hommage à la mémoire de sa mère, après l'avoir déjà fait en lui dédiant un titre en face B d'un 45 tours dans le semaines suivants sa mort : "<a href=
    "http://www.mike-oldfield.net/article-14464452.html">In Dulci Jubilo (for Maureen)</a>" en 1975.<img class="DrteTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/bio2.jpg">
  </p>
  <p>
    La vie douloureuse de cette femme a été à l'origine de l'engagement total de Mike Oldfield dans la musique.
  </p>
  <p>
    <strong>Maureen Bernadine Liston</strong> est un des enfants de Michael Liston, un irlandais de Charleville, du conté de Cork. Un soir de l'année&nbsp;1915, Michael Liston disparaît pour ne
    revenir que trois ans plus tard. Ayant sans doute&nbsp;bu jusqu'à être ivre dans un pub, il semble s'être laissé&nbsp;engager dans l'armée britannique,&nbsp;pour aller combattre dans&nbsp;les
    tranchées à Ypres (Mike Oldfield visitera le champ de bataille 90 ans plus tard, ce qui lui inspirera le morceau "The Gate").
  </p>
  <p>
    Au retour de la guerre, Liston est transformé. Les quatre enfants nés après sa disparition, parmi eux Maureen (née&nbsp;vers 1916), auront une enfance perturbée. Quand Maureen a dix-huit ans,
    elle tombe amoureuse de l'anglais Raymond Henri Oldfield, qui est protestant, alors que les Liston sont catholiques. Ce mariage lui vaudra d'être rejetée par sa famille, ce qui fera un problème
    de plus pour Mme Oldfield.
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-2544851.html">Raymond Oldfield</a> est un médecin généraliste qui travaille dans l'armée britannique&nbsp;(il a servi en Egypte à la Royal Air Force
    pendant la deuxième guerre mondiale), tandis que Maureen est une infirmière. Ray Oldfield est un mélomane (sa mère était&nbsp;très bonne&nbsp;pianiste).
  </p>
  <p>
    Après la naissance de Sally Natasha en août 1947 à Dublin la famille s'installe à Reading, entre Londres et Oxford. C'est là que naît Terence&nbsp;le 12 août 1949. Le troisième enfant&nbsp;du
    couple arrive un peu plus tard,&nbsp;le 15 mai 1953 et c'est un deuxième garçon qui sera nommé <strong>Michael Gordon Oldfield</strong>.
  </p>
  <p>
    <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/oldfield/bio3.jpg">&nbsp;Sur cette photo,&nbsp;Michael a environ 5 ans et, à cet âge, il vit encore dans une famille
    heureuse. En 1961, sa mère attend un nouvel enfant, à l'âge de 45 ans. Elle donne naissance à un enfant mongolien ("syndrome de Down" en anglais). Les parents annoncent aux trois aînés&nbsp;que
    l'enfant est mort à la naissance, mais Mike apprendra plus tard qu'il avait survécu un an (trois ans selon une auttre source) dans une institution médicale.
  </p>
  <p>
    A partir de cet épisode douloureux, tout va aller de mal en pis pour Maureen Oldfield. Elle va subir une hystérectomie, va devoir prendre des barbituriques pour retrouver le sommeil, au point de
    devenir dépendante à ces médicaments (ainsi qu'à l'alcool).&nbsp;Mike raconte : "elle ne s'intéressait plus à moi". Mme Oldfield devient si dépressive, qu'elle est emmenée quasiment tous les deux
    mois&nbsp;dans des hôpitaux, parfois au milieu de la nuit, où elle reste 30 jours à chaque fois.
  </p>
  <p>
    Mike Oldfield dira plus tard : J'ai vécu des choses qui étaient effrayantes pour un enfant. J'aimais ma mère, mais même à un âge aussi jeune que cinq ans, je lui en voulais de ne pas être comme
    la mère de mes copains." Ce passif avec sa mère sera un des fardeaux dont Mike ne semble pas s'être totalement débarrassé, en tout cas jusqu'à une époque récente.
  </p>
  <p align="right">
    <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-2544851.html">=&gt; 1960</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Feb 2006 00:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-2007526</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-2007526-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Biographie de Mike Oldfield]]></title>
        <link>http://www.mike-oldfield.net/article-2007079.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    <em><img class="DrteTexte" style="width: 239px; height: 215px" height="433" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/26/50/67/album/mo1978-1.jpg" width="500">Les articles biographiques de ce blog
    sont établis d'après des articles et interviews disponibles sur la Toile et d'après trois ouvrages en anglais : <strong>A Man and his</strong> <strong>Music</strong> (Sean Moraghan),
    <strong>Music from the Darkness</strong> (Peter Evans) et <strong>The Making of Tubular Bells</strong> (Richard Newman)... Et depuis peu avec <strong>Changeling</strong>, <strong>biographie
    officielle écrite par Jon Collins et Mike Oldfield</strong>, sortie en mai 2007.</em>
  </p>
  <p>
    <strong><font color="#000080">Sommaire</font></strong>
  </p>
  <p>
    1. &nbsp;<a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2007526.html">La famille Oldfield 1953 : Maureen</a>
  </p>
  <p>
    2.&nbsp; <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-2544851.html">La famille Oldfield 1960 : Ray</a>
  </p>
  <p>
    3.&nbsp; <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-4060283.html">La famille Oldfield 1968 : Sally &amp; Terry</a>
  </p>
  <p>
    4.&nbsp; <a href="http://mike-oldfield.over-blog.com/article-5688417.html">1970-71 : The Whole World</a>
  </p>
  <p>
    5.&nbsp; <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10132154.html">1971-72 : Opus 1</a>
  </p>
  <p>
    6.&nbsp; <a href="http://www.mike-oldfield.net/article-10132155.html">1972-73 : L'enregistrement au Manoir</a>
  </p>
  <p>
    7.&nbsp; 1973 : La sortie de Tubular Bells et le succès <em>(en projet)</em>
  </p>
  <p>
    8.&nbsp; 1973-74 : Hergest Ridge&nbsp; <em>(en projet)</em>&nbsp;
  </p>
  <p>
    9.&nbsp; 1974-75 : Ommadawn<br>
    <br>
    10. 1976-77 : Througham Slad<br>
    <br>
    11. 1977-78 - Incantations<br>
    <br>
    12. 1978-79 : Guilty et Exposed<br>
    <br>
    13. 1979-80 : Platinum<br>
    <br>
    14. 1980-81 : QE2<br>
    <br>
    15 : 1981-82 : Fives Miles Out<br>
    <br>
    16 : 1982-83 : Crises<br>
    <br>
    17 : 1983-84 : The Killing Fields &amp; Discovery
  </p>

  
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        <pubDate>Mon, 27 Feb 2006 23:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="true">mike-oldfield.over-blog.com-2007079</guid>
                <category>Biographie</category>        <comments>http://www.mike-oldfield.net/article-2007079-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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